"Ca va bien comme ça !",dans un communiqué, le Réseau éducation sans frontière (RESF) dénonce l'expulsion vers la Pologne de la famille Odikadze, le mardi 20 juillet. RESF rappelle également que le père David est atteint d'une hépatite C, que la mère Zinaida vient de faire une fausse couche et que leur enfant Georgi est âgé de huit mois.
Quatre policiers se sont emparés de la famille Odikadze alors qu’elle sortait de sa chambre au centre de rétention administrative de Lyon pour le petit déjeuner et, ni une ni deux, sans leur laisser le temps d’avertir qui que ce soit ni le temps de prendre leurs affaires, ils les ont embarqués manu militari dans un avion spécialement affrété pour eux.", raconte l'association.
"Arrivés à Varsovie, Zinaida réussit à joindre son frère quelques courtes minutes au téléphone pour le prévenir et lui raconter les conditions de leur départ. Depuis nous sommes sans nouvelles car le téléphone ne passe plus, nous ne savons pas où ils sont, dans quelles conditions…" s'inquiète RESF.
La famille avait été arrêtée le 7 juillet dernier à son domicile, l'expulsion étant prévue le lendemain, vers la Pologne. Leur avocat avait alors fait appel, mais le tribunal administratif de Lyon confirme, le 8 juillet, que la famille est toujours expulsable.
Mari, femme et enfant sont maintenus quinze jours, au centre de rétention administrative de Lyon sur la décision du juge des libertés et de la détention. Un délai nécessaire pour que la préfecture obtienne de la Pologne un nouvel arrêté de réadmission.
Pour les autorités, Zinaida et David sont des demandeurs d'asile relevant des accords Dublin 2 : ils doivent retourner dans le premier pays par lequel ils sont entrés en Europe pour y déposer une demande d'asile.
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/societe/20100721.OBS7462/une-famille-georgienne-expulsee-vers-la-pologne.html
jeudi 22 juillet 2010
BP pris en flagrant délit de trucage de photos
Un blogueur américain a révélé qu'au moins deux clichés diffusés par la compagnie dans sa communication de crise ont été grossièrement retouchés à l'aide de Photoshop. L'entreprise a reconnu son erreur et présenté des excuses.
Les dirigeants de BP sont dans l'embarras. Pris la main dans la caisse à outils du logiciel de retouche Photoshop. Un blogueur américain, John Aravosis, a en effet révélé lundi soir qu'une photo de la cellule de surveillance des opérations sous-marines diffusée par BP a été truquée. Sur ce cliché, les silhouettes des ingénieurs ont été grossièrement détourées pour que le contenu des trois écrans de contrôle situés juste devant eux soit remplacé. L'information a été rapidement confirmée lorsque BP a décidé, pour couper court aux rumeurs, de publier le cliché «original» sur son site. Tout en prenant bien soin de supprimer l'image polémique afin de ne laisser aucune trace durable de la photo trafiquée.
Le porte-parole de BP, Scott Dean, a par ailleurs reconnu la faute et expliqué au Washington Post qu'il n'y avait rien de malicieux dans cette manipulation. «Habituellement, nous n'utilisons Photoshop que pour corriger les couleurs ou recadrer l'image. Dans ce cas, les photographes ont copié-collé trois captures d'écran sur les moniteurs qui n'affichaient aucune vidéo à ce moment». Il s'agissait probablement d'une tentative maladroite pour faire passer visuellement l'idée que les ingénieurs étaient très occupés par les opérations de colmatage du puits dans le golfe du Mexique.
La crédibilité de BP entamée
Mais le mal est fait. Et il est d'autant plus grand que, mardi, le même blogueur publiait une deuxième photo retouchée par la compagnie. Un nouveau détourage étonnamment raté pour permettre de placer une image sur un écran de vidéoprojection situé derrière les ingénieurs. L'original de ce cliché n'a pas encore été rendu public par BP. Difficile de savoir dans ces conditions s'il s'agissait cette fois-ci de remplir un écran vide ou de remplacer ce qui était réellement projeté. Dans un cas comme dans l'autre, le groupe pétrolier devra non seulement faire amende honorable, mais surtout mettre un terme à ces pratiques peu professionnelles visiblement courantes. «Nous avons informé nos équipes de post-production afin qu'elles ne refassent plus ce genre d'opérations à l'avenir», a assuré le porte-parole de BP.
L'amateurisme des retouches est tellement évident qu'il en deviendrait presque comique s'il ne soulevait pas la question de la crédibilité et de la transparence de la communication de crise du pétrolier. Depuis le début de la catastrophe, celle-ci était pourtant jugée par les professionnels du secteur comme un modèle du genre. Au moment où les délicates opérations de contention du brut sont toujours en cours, ce faux-pas pourrait se révéler très gênant. Le grand public pourrait fort bien commencer à douter des discours rassurants de l'entreprise quant à la solidité du puits. Alors que le test du super-entonnoir bouchant la fuite et augmentant dangereusement la pression dans le puits vient d'être prolongé, cela ne pouvait pas tomber plus mal.
http://www.lefigaro.fr/international/2010/07/21/01003-20100721ARTFIG00358-bp-pris-en-flagrant-delit-de-trucage-de-photos.php
Les dirigeants de BP sont dans l'embarras. Pris la main dans la caisse à outils du logiciel de retouche Photoshop. Un blogueur américain, John Aravosis, a en effet révélé lundi soir qu'une photo de la cellule de surveillance des opérations sous-marines diffusée par BP a été truquée. Sur ce cliché, les silhouettes des ingénieurs ont été grossièrement détourées pour que le contenu des trois écrans de contrôle situés juste devant eux soit remplacé. L'information a été rapidement confirmée lorsque BP a décidé, pour couper court aux rumeurs, de publier le cliché «original» sur son site. Tout en prenant bien soin de supprimer l'image polémique afin de ne laisser aucune trace durable de la photo trafiquée.
Le porte-parole de BP, Scott Dean, a par ailleurs reconnu la faute et expliqué au Washington Post qu'il n'y avait rien de malicieux dans cette manipulation. «Habituellement, nous n'utilisons Photoshop que pour corriger les couleurs ou recadrer l'image. Dans ce cas, les photographes ont copié-collé trois captures d'écran sur les moniteurs qui n'affichaient aucune vidéo à ce moment». Il s'agissait probablement d'une tentative maladroite pour faire passer visuellement l'idée que les ingénieurs étaient très occupés par les opérations de colmatage du puits dans le golfe du Mexique.
La crédibilité de BP entamée
Mais le mal est fait. Et il est d'autant plus grand que, mardi, le même blogueur publiait une deuxième photo retouchée par la compagnie. Un nouveau détourage étonnamment raté pour permettre de placer une image sur un écran de vidéoprojection situé derrière les ingénieurs. L'original de ce cliché n'a pas encore été rendu public par BP. Difficile de savoir dans ces conditions s'il s'agissait cette fois-ci de remplir un écran vide ou de remplacer ce qui était réellement projeté. Dans un cas comme dans l'autre, le groupe pétrolier devra non seulement faire amende honorable, mais surtout mettre un terme à ces pratiques peu professionnelles visiblement courantes. «Nous avons informé nos équipes de post-production afin qu'elles ne refassent plus ce genre d'opérations à l'avenir», a assuré le porte-parole de BP.
L'amateurisme des retouches est tellement évident qu'il en deviendrait presque comique s'il ne soulevait pas la question de la crédibilité et de la transparence de la communication de crise du pétrolier. Depuis le début de la catastrophe, celle-ci était pourtant jugée par les professionnels du secteur comme un modèle du genre. Au moment où les délicates opérations de contention du brut sont toujours en cours, ce faux-pas pourrait se révéler très gênant. Le grand public pourrait fort bien commencer à douter des discours rassurants de l'entreprise quant à la solidité du puits. Alors que le test du super-entonnoir bouchant la fuite et augmentant dangereusement la pression dans le puits vient d'être prolongé, cela ne pouvait pas tomber plus mal.
http://www.lefigaro.fr/international/2010/07/21/01003-20100721ARTFIG00358-bp-pris-en-flagrant-delit-de-trucage-de-photos.php
mercredi 21 juillet 2010
Massacre de milliers de petites baleines et de dauphins
C'est certainement l'un des massacres animaliers les plus répugnants de la planète. En comparaison, la corrida ressemble à une gentille opérette. Chaque année, depuis le IXe siècle, les habitants des îles Féroé massacrent au couteau et à la hache des milliers de globicéphales noirs (petites baleines) et divers dauphins qu'ils rabattent vers leurs fjords au moyen de barques. Pourquoi une telle démarche ? Ces descendants des Vikings disent perpétuer une tradition locale. Ils se justifient aussi en prétendant se procurer de la viande pour leur alimentation.
Les dernières images de ces actions appelées Grind remontaient à 16 ans. Elles montraient une mer de sang avec des gamins gambadant au milieu des cadavres de baleines et de dauphins. Depuis, les Féroïens prenaient garde d'éloigner brutalement tous les photographes des lieux de leurs "exploits" sanguinaires. Jusqu'au 19 juillet dernier ! Ce jour-là, un membre de l'association Sea Shepherd a pu se glisser parmi la foule admirant 236 globicéphales éventrés et égorgés, alignés sur le quai du port de Klaksvik, sur l'île de Bordhoy. Les photos prises par Peter Hammarstedt montrent des cadavres, les entrailles à l'air. On aperçoit de nombreuses femelles gravides, dont les foetus ont été extraits de leurs corps.
Ce genre d'actions "traditionnelles" est autorisé par le gouvernement local des Féroé dans vingt et une baies dépendant de dix-sept villages, bien que les globicéphales soient strictement protégés par les conventions internationales. De nombreuses autres associations, dont Sea Sheperd, militent pour l'interdiction de ce type de "massacres". Reconnu par des Féroïens, Peter Hammarstedt a sauté dans un avion pour quitter l'île.
http://www.lepoint.fr/actu-science/massacre-de-milliers-de-petites-baleines-et-de-dauphins-21-07-2010-1217100_59.php
Les dernières images de ces actions appelées Grind remontaient à 16 ans. Elles montraient une mer de sang avec des gamins gambadant au milieu des cadavres de baleines et de dauphins. Depuis, les Féroïens prenaient garde d'éloigner brutalement tous les photographes des lieux de leurs "exploits" sanguinaires. Jusqu'au 19 juillet dernier ! Ce jour-là, un membre de l'association Sea Shepherd a pu se glisser parmi la foule admirant 236 globicéphales éventrés et égorgés, alignés sur le quai du port de Klaksvik, sur l'île de Bordhoy. Les photos prises par Peter Hammarstedt montrent des cadavres, les entrailles à l'air. On aperçoit de nombreuses femelles gravides, dont les foetus ont été extraits de leurs corps.
Ce genre d'actions "traditionnelles" est autorisé par le gouvernement local des Féroé dans vingt et une baies dépendant de dix-sept villages, bien que les globicéphales soient strictement protégés par les conventions internationales. De nombreuses autres associations, dont Sea Sheperd, militent pour l'interdiction de ce type de "massacres". Reconnu par des Féroïens, Peter Hammarstedt a sauté dans un avion pour quitter l'île.
http://www.lepoint.fr/actu-science/massacre-de-milliers-de-petites-baleines-et-de-dauphins-21-07-2010-1217100_59.php
Affaire Bettencourt: l'ex-comptable a reçu 400.000 euros de Françoise Meyers-Bettencourt
Ce qui s'ajoute aux 400.000 versés par sa mère...
Claire Thibout, l'ex-comptable de Liliane Bettencourt qui a évoqué un éventuel financement politique illégal, a reçu 400.000 euros de la part de la fille de la milliardaire, Françoise Meyers-Bettencourt. Cette somme aurait été versée en 2008, lors de son licenciement, selon son avocat, Antoine Gillot, interrogé par Mediapart ce mardi.
L’ex-comptable aurait également fait part de cette information à la juge de Nanterre Isabelle Prévost-Desprez, qui mène un supplément d’information dans l’enquête sur l’abus de faiblesse reprochée à François-Marie Banier sur Liliane Bettencourt.
«Une somme forfaitaire nette de 800.000 euros»
Selon Antoine Gillot, la décision du versement remonte à 2007, alors que l’ex-comptable confiait ses doutes à l’héritière sur l'attitude de François-Marie Banier et du gestionnaire de fortune Patrice de Maistre. «Mme Meyers-Bettencourt, parfaitement consciente du risque que Claire prend à l'époque en lui fournissant des informations, lui signe en juillet 2007 une lettre au terme de laquelle elle s'engage, si Claire Thibout venait à être licenciée pour cette raison, à lui régler le complément entre l'indemnité qui lui serait réglée et une somme forfaitaire nette de 800.000 euros», explique l’avocat.
Interrogé par le Canard Enchaîné, l'avocat de Françoise Meyers-Bettencourt Olivier Metzner a répondu qu'il s'agissait de respecter les «dernières volontés d'André Bettencourt», mort en novembre 2007, au cas où Claire Thibout perdrait son travail.
Antoine Gillot a également précisé que sa cliente était «à bout», après avoir été entendue six fois en trois semaines par la justice.
http://www.20minutes.fr/article/585773/Affaire-Bettencourt-l-ex-comptable-a-recu-400-000-euros-de-Francoise-Meyers-Bettencourt.php
Claire Thibout, l'ex-comptable de Liliane Bettencourt qui a évoqué un éventuel financement politique illégal, a reçu 400.000 euros de la part de la fille de la milliardaire, Françoise Meyers-Bettencourt. Cette somme aurait été versée en 2008, lors de son licenciement, selon son avocat, Antoine Gillot, interrogé par Mediapart ce mardi.
L’ex-comptable aurait également fait part de cette information à la juge de Nanterre Isabelle Prévost-Desprez, qui mène un supplément d’information dans l’enquête sur l’abus de faiblesse reprochée à François-Marie Banier sur Liliane Bettencourt.
«Une somme forfaitaire nette de 800.000 euros»
Selon Antoine Gillot, la décision du versement remonte à 2007, alors que l’ex-comptable confiait ses doutes à l’héritière sur l'attitude de François-Marie Banier et du gestionnaire de fortune Patrice de Maistre. «Mme Meyers-Bettencourt, parfaitement consciente du risque que Claire prend à l'époque en lui fournissant des informations, lui signe en juillet 2007 une lettre au terme de laquelle elle s'engage, si Claire Thibout venait à être licenciée pour cette raison, à lui régler le complément entre l'indemnité qui lui serait réglée et une somme forfaitaire nette de 800.000 euros», explique l’avocat.
Interrogé par le Canard Enchaîné, l'avocat de Françoise Meyers-Bettencourt Olivier Metzner a répondu qu'il s'agissait de respecter les «dernières volontés d'André Bettencourt», mort en novembre 2007, au cas où Claire Thibout perdrait son travail.
Antoine Gillot a également précisé que sa cliente était «à bout», après avoir été entendue six fois en trois semaines par la justice.
http://www.20minutes.fr/article/585773/Affaire-Bettencourt-l-ex-comptable-a-recu-400-000-euros-de-Francoise-Meyers-Bettencourt.php
Domenech réclame 2 millions d'euros !
A deux jours d'un conseil fédéral censé instaurer une nouvelle organisation à la tête de la FFF, l'information, révélée ce mardi par AS, risque de faire grand bruit. Selon le quotidien sportif espagnol, Raymond Domenech (photo Presse-Sports) serait sur le point d'attaquer la Fédération française de football en justice. Et l'ancien sélectionneur des Bleus - qui gagnait 45.000 euros par mois - réclamerait 2 millions d'euros de dommages et intérêts !
Pour quelle raison ? Parce qu'il estimerait prématurée la nomination de Laurent Blanc, annoncée alors que le contrat de Domenech à la tête des Bleus court jusqu'au 31 juillet. Jusqu'à cette date, l'équipe de France possède officiellement deux sélectionneurs. Une situation inédite, qui pousserait donc l'avocate de l'ancien coach des Espoirs à demander réparation. Pour l'heure, Domenech garde un emploi au sein de la Direction technique nationale et conserve un salaire de 12.000 euros mensuels. Mais il pourrait être licencié de la FFF vendredi. Plusieurs voix du conseil fédéral se sont exprimées en ce sens. Dont celle du doyen, Guy Chambily, qui prônait lundi «un licenciement pour faute grave, quitte à aller aux prud'hommes». La bataille juridique entre Domenech et la FFF ne fait sans doute que commencer.
http://www.francefootball.fr/FF/breves2010/20100720_135323_domenech-reclame-2-millions.html
Pour quelle raison ? Parce qu'il estimerait prématurée la nomination de Laurent Blanc, annoncée alors que le contrat de Domenech à la tête des Bleus court jusqu'au 31 juillet. Jusqu'à cette date, l'équipe de France possède officiellement deux sélectionneurs. Une situation inédite, qui pousserait donc l'avocate de l'ancien coach des Espoirs à demander réparation. Pour l'heure, Domenech garde un emploi au sein de la Direction technique nationale et conserve un salaire de 12.000 euros mensuels. Mais il pourrait être licencié de la FFF vendredi. Plusieurs voix du conseil fédéral se sont exprimées en ce sens. Dont celle du doyen, Guy Chambily, qui prônait lundi «un licenciement pour faute grave, quitte à aller aux prud'hommes». La bataille juridique entre Domenech et la FFF ne fait sans doute que commencer.
http://www.francefootball.fr/FF/breves2010/20100720_135323_domenech-reclame-2-millions.html
mardi 20 juillet 2010
Affaire Zahia : Ribéry et Benzema en garde à vue
Deux Bleus entendus par la police. Les footballeurs internationaux français Franck Ribéry et Karim Benzema, soupçonnés d'avoir eu des relations tarifées avec une prostituée lorsqu'elle était mineure, ont été convoqués mardi matin dans les locaux de la Brigade de répression du proxénétisme (BRP) à Paris, selon des sources proches du dossier. Les deux joueurs ont été placés en garde à vue mardi vers 9 heures sur commission rogatoire du juge Yves Dando qui enquête sur des faits présumés de proxénétisme ayant pour cadre un bar proche des Champs-Elysées, le Zaman Café. A la mi-journée, l'avocat de Karim Benzema, interrogé par LCI, indiquait que son client était simplement entendu comme témoin. Un des agents de la star du Bayern Munich, ainsi que son beau-frère, ont eux aussi été placés en garde à vue dans le cadre de cette enquête, selon une source judiciaire. Leur garde à vue est susceptible de durer 48 heures.
La garde à vue, qui peut être interrompue à tout moment, est susceptible de durer au total 48 heures. A l'issue de celle-ci, il peut y avoir une remise en liberté ou une présentation devant le juge d'instruction en vue d'une éventuelle mise en examen ou d'un placement sous le statut intermédiaire de témoin assisté. Ribéry, le milieu de terrain offensif du Bayern Munich, est arrivé, accompagné d'un proche, au siège de la BRP mardi vers 8 heures 45, a constaté un journaliste de l'AFP. Le visage fermé, vêtu d'un tee-shirt à l'effigie de James Dean, il n'a pas souhaité s'exprimer.
La charge de la preuve
Le fait de solliciter des relations sexuelles avec une mineure prostituée est passible de trois ans de prison et de 45.000 euros d'amende. Mais il revient à l'accusation de prouver que le client savait que la prostituée était mineure. C'est en auditionnant des prostituées fréquentant le Zaman Café, qui a depuis fait l'objet d'une fermeture administrative, que les policiers se sont rendus compte que l'une d'elles était mineure au moment d'une partie des faits et sont ainsi remontés vers certains clients.
Au cours de l'enquête, Zahia D., une jeune prostituée gravitant autour du Zaman Café, a en effet affirmé aux policiers avoir eu des relations tarifées avec des footballeurs, notamment Franck Ribéry, en 2009, et Karim Benzema (actuellement au Real Madrid), en 2008, alors qu'elle avait 16 ans, ainsi qu'avec un autre Bleu, Sidney Govou (recruté cet été au Panathinaïkos Athènes), en mars 2010, quand elle était majeure.
L'avocat de Franck Ribéry, Me Sophie Bottai, a assuré à la presse devant le siège de la BRP que son client ignorait que la jeune femme était mineure lorsqu'il a eu une relation tarifée avec elle. L'avocat de Benzema, Me Sylvain Cormier, n'a pu être joint par l'AFP. La jeune femme avait déjà assuré fin avril dans l'hebdomadaire Paris-Match que les joueurs ignoraient qu'elle était mineure.
Qui a réservé son billet d'avion ?
La star du Bayern Munich avait reconnu devant les enquêteurs avoir eu une relation avec elle et lui avoir payé un voyage et un séjour en Bavière. Les enquêteurs cherchent notamment à déterminer si c'est Franck Ribéry qui lui a réservé son billet d'avion, ce qui lui aurait donné accès à la date de naissance de Zahia. Benzema, attaquant du Real Madrid, avait pour sa part affirmé le 3 mai ne pas se sentir "concerné" par cette affaire et qu'il n'avait "rien à (se) reprocher".
Quatre personnes, dont le gérant du bar, un serveur et un homme soupçonné d'avoir fourni des prostituées à un clientèle du show-business, ont déjà été mis en examen et ont fait de la détention provisoire dans cette affaire qui a écorné l'image des Bleus, même si Benzema ne faisait pas partie des 23 joueurs sélectionnés pour la Coupe du monde en Afrique du Sud. Le gérant et son frère, serveur au Zaman Café, ont admis au cours de l'enquête la présence de prostituées dans l'établissement qui composaient "50% de la clientèle féminine" de l'établissement, selon un arrêt du 24 juin de la chambre de l'instruction de la cour d'appel de paris, consulté par l'AFP.
http://lci.tf1.fr/france/faits-divers/2010-07/ribery-et-benzema-entendus-dans-le-cadre-de-l-affaire-zahia-5930778.html
La garde à vue, qui peut être interrompue à tout moment, est susceptible de durer au total 48 heures. A l'issue de celle-ci, il peut y avoir une remise en liberté ou une présentation devant le juge d'instruction en vue d'une éventuelle mise en examen ou d'un placement sous le statut intermédiaire de témoin assisté. Ribéry, le milieu de terrain offensif du Bayern Munich, est arrivé, accompagné d'un proche, au siège de la BRP mardi vers 8 heures 45, a constaté un journaliste de l'AFP. Le visage fermé, vêtu d'un tee-shirt à l'effigie de James Dean, il n'a pas souhaité s'exprimer.
La charge de la preuve
Le fait de solliciter des relations sexuelles avec une mineure prostituée est passible de trois ans de prison et de 45.000 euros d'amende. Mais il revient à l'accusation de prouver que le client savait que la prostituée était mineure. C'est en auditionnant des prostituées fréquentant le Zaman Café, qui a depuis fait l'objet d'une fermeture administrative, que les policiers se sont rendus compte que l'une d'elles était mineure au moment d'une partie des faits et sont ainsi remontés vers certains clients.
Au cours de l'enquête, Zahia D., une jeune prostituée gravitant autour du Zaman Café, a en effet affirmé aux policiers avoir eu des relations tarifées avec des footballeurs, notamment Franck Ribéry, en 2009, et Karim Benzema (actuellement au Real Madrid), en 2008, alors qu'elle avait 16 ans, ainsi qu'avec un autre Bleu, Sidney Govou (recruté cet été au Panathinaïkos Athènes), en mars 2010, quand elle était majeure.
L'avocat de Franck Ribéry, Me Sophie Bottai, a assuré à la presse devant le siège de la BRP que son client ignorait que la jeune femme était mineure lorsqu'il a eu une relation tarifée avec elle. L'avocat de Benzema, Me Sylvain Cormier, n'a pu être joint par l'AFP. La jeune femme avait déjà assuré fin avril dans l'hebdomadaire Paris-Match que les joueurs ignoraient qu'elle était mineure.
Qui a réservé son billet d'avion ?
La star du Bayern Munich avait reconnu devant les enquêteurs avoir eu une relation avec elle et lui avoir payé un voyage et un séjour en Bavière. Les enquêteurs cherchent notamment à déterminer si c'est Franck Ribéry qui lui a réservé son billet d'avion, ce qui lui aurait donné accès à la date de naissance de Zahia. Benzema, attaquant du Real Madrid, avait pour sa part affirmé le 3 mai ne pas se sentir "concerné" par cette affaire et qu'il n'avait "rien à (se) reprocher".
Quatre personnes, dont le gérant du bar, un serveur et un homme soupçonné d'avoir fourni des prostituées à un clientèle du show-business, ont déjà été mis en examen et ont fait de la détention provisoire dans cette affaire qui a écorné l'image des Bleus, même si Benzema ne faisait pas partie des 23 joueurs sélectionnés pour la Coupe du monde en Afrique du Sud. Le gérant et son frère, serveur au Zaman Café, ont admis au cours de l'enquête la présence de prostituées dans l'établissement qui composaient "50% de la clientèle féminine" de l'établissement, selon un arrêt du 24 juin de la chambre de l'instruction de la cour d'appel de paris, consulté par l'AFP.
http://lci.tf1.fr/france/faits-divers/2010-07/ribery-et-benzema-entendus-dans-le-cadre-de-l-affaire-zahia-5930778.html
La préfecture de la Gironde condamnée pour non-respect du droit d'asile
Trois familles, avec chacune deux enfants de 3 mois à huit ans sont à la rue depuis une semaine et dorment dans le hall de la gare, secourues par des associations qui essayent de leur apporter le minimum, comme le lait en poudre pour le nourrisson, notamment. Selon l'Asti (Association de soutien aux travailleurs immigrés), les familles, originaires de Géorgie, Russie et Daghestan, et enregistrées comme demandeurs d'asile par la préfecture, sont systématiquement abandonnées par le 115, "qui a des instructions pour ne pas les héberger".
Saisi en référé, samedi, le tribunal administratif a considéré que le refus d'accorder à ces familles un hébergement décent portait une atteinte grave et manifestement illégale au droit d'asile. Le préfet a donc été enjoint de leur indiquer un lieu où ils pourraient être hébergés, et ce sous astreinte de 100 euros par jour de retard. La situation s'est alors débloquée de manière accélérée, et une solution temporaire a finalement pu être mise en place.
http://www.libebordeaux.fr/libe/2010/07/la-préfecture-condamnée-pour-nonrespect-du-droit-dasile.html
Saisi en référé, samedi, le tribunal administratif a considéré que le refus d'accorder à ces familles un hébergement décent portait une atteinte grave et manifestement illégale au droit d'asile. Le préfet a donc été enjoint de leur indiquer un lieu où ils pourraient être hébergés, et ce sous astreinte de 100 euros par jour de retard. La situation s'est alors débloquée de manière accélérée, et une solution temporaire a finalement pu être mise en place.
http://www.libebordeaux.fr/libe/2010/07/la-préfecture-condamnée-pour-nonrespect-du-droit-dasile.html
lundi 19 juillet 2010
Ingrid Betancourt aurait demandé une indemnisation à la France
Après avoir renoncé mardi à sa demande d'indemnisation en Colombie, Ingrid Betancourt a refusé samedi l'offre proposée par la France pour les six années au cours desquelles elle était l'otage des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc).
Des réparations que la Franco-Colombienne aurait également sollicitées...
En parallèle de ses démarches auprès des autorités de Bogota, Ingrid Betancourt bataillait secrètement pour obtenir également des indemnités de Paris. C'est ce qu'a révélé, dans son édition du 18 juillet, «Le Journal du dimanche». L'ex-otage aurait d'ailleurs obtenu la somme de 450 000 euros de ce fonds, financé par des cotisations obligatoires sur les contrats d'assurance de responsabilité civile. Selon le JDD, elle ne les a pas touchés, jugeant la somme insuffisante compte tenu du préjudice subi. Le conseil d'administration du fonds devait se pencher à nouveau sur son cas en septembre.
Samedi, l'ex-otage a fait parvenir à l'AFP un communiqué de presse affirmant : «Ayant renoncé à entamer une sollicitation d'indemnisation en Colombie, Ingrid Betancourt tient à agir en conséquence avec la France qui l'a soutenue grandement pendant les six années de sa séquestration et depuis sa libération». Ainsi elle «renonce à l'offre du Fonds de garantie des victimes et remercie l'Etat français d'avoir reconnu généreusement son droit à une réparation».
Tollé général en Colombie
Avait-elle peur de faire l'objet d'une polémique en France ? En Colombie, sa demande avait provoqué un tollé, alors qu'elle avait sollicité le 30 juin une indemnisation de près de 8 millions de dollars. Elle estimait qu'en tant que candidate écologiste, sa sécurité avait été négligée le 23 février 2002, jour de son enlèvement sur une route du département de Caqueta, dans le sud-est du pays, qu'elle avait empruntée en dépit de recommandations contraires des forces de l'ordre.
Le sentiment d'indignation que sa requête a suscité a été général en Colombie. Le vice-président Francisco Santos avait attribué à Ingrid Betancourt le «prix mondial de l'ingratitude», tandis que le ministère de la Défense rappelait que l'ex-candidate à la présidentielle de 2002 avait été libérée lors d'une opération militaire durant laquelle «des femmes et les hommes avaient risqué leur vie», le 2 juillet 2008.
http://www.leparisien.fr/politique/ingrid-betancourt-aurait-demande-une-indemnisation-a-la-france-18-07-2010-1005264.php
Des réparations que la Franco-Colombienne aurait également sollicitées...
En parallèle de ses démarches auprès des autorités de Bogota, Ingrid Betancourt bataillait secrètement pour obtenir également des indemnités de Paris. C'est ce qu'a révélé, dans son édition du 18 juillet, «Le Journal du dimanche». L'ex-otage aurait d'ailleurs obtenu la somme de 450 000 euros de ce fonds, financé par des cotisations obligatoires sur les contrats d'assurance de responsabilité civile. Selon le JDD, elle ne les a pas touchés, jugeant la somme insuffisante compte tenu du préjudice subi. Le conseil d'administration du fonds devait se pencher à nouveau sur son cas en septembre.
Samedi, l'ex-otage a fait parvenir à l'AFP un communiqué de presse affirmant : «Ayant renoncé à entamer une sollicitation d'indemnisation en Colombie, Ingrid Betancourt tient à agir en conséquence avec la France qui l'a soutenue grandement pendant les six années de sa séquestration et depuis sa libération». Ainsi elle «renonce à l'offre du Fonds de garantie des victimes et remercie l'Etat français d'avoir reconnu généreusement son droit à une réparation».
Tollé général en Colombie
Avait-elle peur de faire l'objet d'une polémique en France ? En Colombie, sa demande avait provoqué un tollé, alors qu'elle avait sollicité le 30 juin une indemnisation de près de 8 millions de dollars. Elle estimait qu'en tant que candidate écologiste, sa sécurité avait été négligée le 23 février 2002, jour de son enlèvement sur une route du département de Caqueta, dans le sud-est du pays, qu'elle avait empruntée en dépit de recommandations contraires des forces de l'ordre.
Le sentiment d'indignation que sa requête a suscité a été général en Colombie. Le vice-président Francisco Santos avait attribué à Ingrid Betancourt le «prix mondial de l'ingratitude», tandis que le ministère de la Défense rappelait que l'ex-candidate à la présidentielle de 2002 avait été libérée lors d'une opération militaire durant laquelle «des femmes et les hommes avaient risqué leur vie», le 2 juillet 2008.
http://www.leparisien.fr/politique/ingrid-betancourt-aurait-demande-une-indemnisation-a-la-france-18-07-2010-1005264.php
Soupçons de censure d'un hebdomadaire tunisien, absent des kiosques
L'hebdomadaire El-Maoukif avait publié un texte du principal parti d'opposition au président Ben Ali, ainsi qu'un poème de Taoufik Ben Brik, journaliste dissident
Il n'est pas tous les jours facile d'être journaliste en Tunisie, surtout lorsqu'il s'agit d'un journal d'opposition. L'hebdomadaire d'opposition El-Maoukif aurait ainsi été victime de censure de la part de l'Etat tunisien, explique à Nouvelobs.com son rédacteur en chef, Rachid Kechana, dimanche 18 juillet. L'hebdomadaire est rattaché au parti démocratique progressiste (PDP), principal parti d'opposition au président Zine el-Abidine Ben Ali.
Selon Rachid Kechana, il est "impossible de trouver le journal [daté du 16 juillet, NDLR] dans les kiosques". Ce n'est pas la première fois que cela arrive. Reporters sans frontières et le blog Tunisia watch ont rapporté l'impossibilité de trouver le journal dans les kiosques le 12 juillet 2009.
Pour autant, si aujourd'hui le journal n'est pas présent dans les kiosques, la société Tunisienne de presse (Sotupresse) continue d'"assurer avoir remis tous les exemplaires en main propre aux revendeurs", rapporte Rachid Kechana. Le journaliste a une idée bien précise de ce qui s'est passé : " Des gens sont chargés de reprendre tous les journaux, ils les ramassent et ces exemplaires sont considérés comme des invendus". Inutile de signaler que cela engendre une perte financière considérable pour l'hebdomadaire qui vit uniquement de ses ventes puisque l'Etat lui a supprimé toutes subventions publiques depuis vingt ans et qu'il n'a pas de publicité.
Le pacte républicain et un poème de Ben Brik dérangeants
Le rédacteur en chef du journal donne une explication à cette "censure" : " Nous avons diffusé un poème de Taoufik Ben Brik", écrivain et journaliste tunisien fervent opposant au président Ben Ali. Ce poème "était un texte simplement littéraire", précise-t-il.
L'autre explication pourrait être la publication d'un texte qui fait office de "pacte républicain réalisé en commun avec le PDP dans lequel nous disons notre souhait de voir le président Ben Ali s'en aller en 2014, date à laquelle il aura 75 ans, âge maximum pour exercer la présidence selon la constitution", explique Rachid Kechana. Il assure toutefois qu'il ne s'agit que de "supputations" pour expliquer l'absence de son journal dans les kiosques.
De son côté, le gouvernement tunisien a démenti dimanche 18 juillet la saisie de l'hebdomadaire El-Maoukif. "Le dernier numéro du journal El-Maoukif a été diffusé normalement, et ce contrairement aux allégations devenues coutumières des responsables de ce journal", a affirmé un communiqué gouvernemental transmis à l'AFP.
Il ne s'agit pas là de la première atteinte au droit de la presse dans le pays, comme en témoigne la récente arrestation de Fahem Boukadous, journaliste tunisien condamné à quatre ans de prison pour avoir couvert des manifestations populaires du bassin minier de Gafsa, en proie en 2008 à l'agitation et dont il était le seul à avoir rapporté les faits. On lui reprochait d'avoir diffusé des informations qui troublaient l'ordre public. Emprisonné depuis le 6 juillet sa femme, intérrogée par le Nouvelobs.com dit ne plus avoir de nouvelles depuis.
Taoufik Ben Brik dresse un portrait peu flatteur de la Tunisie d'aujourd'hui
Interrogé par Nouvelobs.com, Taoufik Ben Brik revient sur son poème qui pourrait être à l'origine de la non-diffusion d'El-Maoukif. Son texte s'intitule Nali, "ce qui signifie la semelle", précise-t-il, "une semelle qui empeste, qui sent le bouc, vieille, trouée, qui laisse pénétrer de l'air et que même un cireur de réussirait pas à cirer". Un portrait peu flatteur à l'attention du "président de la République tunisienne".
Le journaliste ajoute qu'il "devait une revanche au président Ben Ali pour l'avoir laissé en prison pendant six longs mois". Taoufik Ben Brik a été condamné à 6 mois de prison pour "faits de violence, outrage public aux bonnes moeurs et dégradation volontaire des biens d'autrui". "Une affaire montée de toutes pièces par les autorités pour inquiéter le journaliste, connu pour ses articles critiques à l’égard du président Ben Ali", a souligné à l'époque Reporters sans frontières. Le dissident tunisien a fini de purger la totalité de sa peine en avril dernier.
Aujourd'hui, l'homme prédit un avenir des plus sombres à son pays : "Ici, on survit qui que l'on soit. L'Etat se résume en trois mots : police- tribunal – prison", estime Taoufik Ben Brik. Il déplore le manque de considération de la communauté internationale qui ne se soucie pas du cas tunisien et "qui vient chez nous juste pour signer des contrats faramineux". "Le pire est à venir", lâche-t-il simplement.
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/monde/20100718.OBS7296/soupcons-de-censure-d-un-hebdomadaire-tunisien-absent-des-kiosques.html
Il n'est pas tous les jours facile d'être journaliste en Tunisie, surtout lorsqu'il s'agit d'un journal d'opposition. L'hebdomadaire d'opposition El-Maoukif aurait ainsi été victime de censure de la part de l'Etat tunisien, explique à Nouvelobs.com son rédacteur en chef, Rachid Kechana, dimanche 18 juillet. L'hebdomadaire est rattaché au parti démocratique progressiste (PDP), principal parti d'opposition au président Zine el-Abidine Ben Ali.
Selon Rachid Kechana, il est "impossible de trouver le journal [daté du 16 juillet, NDLR] dans les kiosques". Ce n'est pas la première fois que cela arrive. Reporters sans frontières et le blog Tunisia watch ont rapporté l'impossibilité de trouver le journal dans les kiosques le 12 juillet 2009.
Pour autant, si aujourd'hui le journal n'est pas présent dans les kiosques, la société Tunisienne de presse (Sotupresse) continue d'"assurer avoir remis tous les exemplaires en main propre aux revendeurs", rapporte Rachid Kechana. Le journaliste a une idée bien précise de ce qui s'est passé : " Des gens sont chargés de reprendre tous les journaux, ils les ramassent et ces exemplaires sont considérés comme des invendus". Inutile de signaler que cela engendre une perte financière considérable pour l'hebdomadaire qui vit uniquement de ses ventes puisque l'Etat lui a supprimé toutes subventions publiques depuis vingt ans et qu'il n'a pas de publicité.
Le pacte républicain et un poème de Ben Brik dérangeants
Le rédacteur en chef du journal donne une explication à cette "censure" : " Nous avons diffusé un poème de Taoufik Ben Brik", écrivain et journaliste tunisien fervent opposant au président Ben Ali. Ce poème "était un texte simplement littéraire", précise-t-il.
L'autre explication pourrait être la publication d'un texte qui fait office de "pacte républicain réalisé en commun avec le PDP dans lequel nous disons notre souhait de voir le président Ben Ali s'en aller en 2014, date à laquelle il aura 75 ans, âge maximum pour exercer la présidence selon la constitution", explique Rachid Kechana. Il assure toutefois qu'il ne s'agit que de "supputations" pour expliquer l'absence de son journal dans les kiosques.
De son côté, le gouvernement tunisien a démenti dimanche 18 juillet la saisie de l'hebdomadaire El-Maoukif. "Le dernier numéro du journal El-Maoukif a été diffusé normalement, et ce contrairement aux allégations devenues coutumières des responsables de ce journal", a affirmé un communiqué gouvernemental transmis à l'AFP.
Il ne s'agit pas là de la première atteinte au droit de la presse dans le pays, comme en témoigne la récente arrestation de Fahem Boukadous, journaliste tunisien condamné à quatre ans de prison pour avoir couvert des manifestations populaires du bassin minier de Gafsa, en proie en 2008 à l'agitation et dont il était le seul à avoir rapporté les faits. On lui reprochait d'avoir diffusé des informations qui troublaient l'ordre public. Emprisonné depuis le 6 juillet sa femme, intérrogée par le Nouvelobs.com dit ne plus avoir de nouvelles depuis.
Taoufik Ben Brik dresse un portrait peu flatteur de la Tunisie d'aujourd'hui
Interrogé par Nouvelobs.com, Taoufik Ben Brik revient sur son poème qui pourrait être à l'origine de la non-diffusion d'El-Maoukif. Son texte s'intitule Nali, "ce qui signifie la semelle", précise-t-il, "une semelle qui empeste, qui sent le bouc, vieille, trouée, qui laisse pénétrer de l'air et que même un cireur de réussirait pas à cirer". Un portrait peu flatteur à l'attention du "président de la République tunisienne".
Le journaliste ajoute qu'il "devait une revanche au président Ben Ali pour l'avoir laissé en prison pendant six longs mois". Taoufik Ben Brik a été condamné à 6 mois de prison pour "faits de violence, outrage public aux bonnes moeurs et dégradation volontaire des biens d'autrui". "Une affaire montée de toutes pièces par les autorités pour inquiéter le journaliste, connu pour ses articles critiques à l’égard du président Ben Ali", a souligné à l'époque Reporters sans frontières. Le dissident tunisien a fini de purger la totalité de sa peine en avril dernier.
Aujourd'hui, l'homme prédit un avenir des plus sombres à son pays : "Ici, on survit qui que l'on soit. L'Etat se résume en trois mots : police- tribunal – prison", estime Taoufik Ben Brik. Il déplore le manque de considération de la communauté internationale qui ne se soucie pas du cas tunisien et "qui vient chez nous juste pour signer des contrats faramineux". "Le pire est à venir", lâche-t-il simplement.
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/monde/20100718.OBS7296/soupcons-de-censure-d-un-hebdomadaire-tunisien-absent-des-kiosques.html
L'hôpital français dans "une situation catastrophique"
Connu pour son franc-parler, le Dr. Patrick Pelloux analyse les problèmes de fonctionnement du CHU de Nantes et craint que ces difficultés ne se généralisent à l'ensemble du territoire.
France-Soir. Le CHU de Nantes est obligé de fermer certaines salles de bloc et de déprogrammer des opérations en raison d'un manque de personnel. Que vous inspire cette situation ?
Dr. Patrick Pelloux. Une fois de plus nous avons l'exemple de l'action de la politique du gouvernement. A vouloir faire de l'hôpital une entreprise, on assiste aujourd'hui à une situation catastrophique. Le CHU ferme des salles de bloc parce qu'il n'arrive pas à recruter. Aujourd'hui ça se passe à Nantes mais d'autres établissements vont connaître la même situation. On est bien loin du discours sur la volonté de recruter qu'on nous tenait il n'y a pas si longtemps que ça. C'est un véritable scandale ! Surtout quand on fait le rapprochement entre cette situation et les centaines de millions d'euros balancés par la fenêtre lors de la campagne de vaccination de la grippe H1N1.
F.-S. Au début du mois, Roselyne Bachelot disait que seuls 5 à 10 % des lits seraient fermés cet été. En début de semaine vous avanciez le chiffre de 30 %. Qui a raison ?
Dr. P. P. Peu importe les chiffres, ont leur fait dire ce qu'on veut aux chiffres. J'observe simplement qu'on est en train de casser purement et simplement l'un des socles de notre pays qui est le service public hospitalier. C'est d'autant plus paradoxal que les lits fermés à Nantes sont rémunérateurs pour l'hôpital. On a ici résumée toute la logique du gouvernement qui veut que dorénavant les établissements soient payés à l'acte pratiqué mais qui ne donne pas les moyens de recruter pour mener à bien cette activité. On marche sur la tête.
F.-S. Ce problème d'effectifs est récurent dans l'hôpital. Pourquoi la situation ne s'améliore jamais ?
Dr. P. P. Parce que le ministère de la Santé est dans sa tour d'ivoire. A titre d'exemple, depuis 2007, je n'ai plus été reçu au ministère pour préparer les fermetures de lits estivales comme c'était le cas auparavant. Le personnel est totalement démotivé. L'hôpital public est en train de devenir une véritable armée mexicaine. C'est un carnage.
http://www.francesoir.fr/sante/lhopital-francais-dans-une-situation-catastrophique
France-Soir. Le CHU de Nantes est obligé de fermer certaines salles de bloc et de déprogrammer des opérations en raison d'un manque de personnel. Que vous inspire cette situation ?
Dr. Patrick Pelloux. Une fois de plus nous avons l'exemple de l'action de la politique du gouvernement. A vouloir faire de l'hôpital une entreprise, on assiste aujourd'hui à une situation catastrophique. Le CHU ferme des salles de bloc parce qu'il n'arrive pas à recruter. Aujourd'hui ça se passe à Nantes mais d'autres établissements vont connaître la même situation. On est bien loin du discours sur la volonté de recruter qu'on nous tenait il n'y a pas si longtemps que ça. C'est un véritable scandale ! Surtout quand on fait le rapprochement entre cette situation et les centaines de millions d'euros balancés par la fenêtre lors de la campagne de vaccination de la grippe H1N1.
F.-S. Au début du mois, Roselyne Bachelot disait que seuls 5 à 10 % des lits seraient fermés cet été. En début de semaine vous avanciez le chiffre de 30 %. Qui a raison ?
Dr. P. P. Peu importe les chiffres, ont leur fait dire ce qu'on veut aux chiffres. J'observe simplement qu'on est en train de casser purement et simplement l'un des socles de notre pays qui est le service public hospitalier. C'est d'autant plus paradoxal que les lits fermés à Nantes sont rémunérateurs pour l'hôpital. On a ici résumée toute la logique du gouvernement qui veut que dorénavant les établissements soient payés à l'acte pratiqué mais qui ne donne pas les moyens de recruter pour mener à bien cette activité. On marche sur la tête.
F.-S. Ce problème d'effectifs est récurent dans l'hôpital. Pourquoi la situation ne s'améliore jamais ?
Dr. P. P. Parce que le ministère de la Santé est dans sa tour d'ivoire. A titre d'exemple, depuis 2007, je n'ai plus été reçu au ministère pour préparer les fermetures de lits estivales comme c'était le cas auparavant. Le personnel est totalement démotivé. L'hôpital public est en train de devenir une véritable armée mexicaine. C'est un carnage.
http://www.francesoir.fr/sante/lhopital-francais-dans-une-situation-catastrophique
dimanche 18 juillet 2010
Tapez "Vatican" sur Google : le site "pedofilo.com" apparaît
Durement attaquée pour les affaires d'agressions sexuelles de la part de ses prêtres, l'Eglise catholique romaine semble ne pas en avoir fini avec ce scandale. Du moins sur Internet. Une recherche effectuée sur le moteur Google avec le mot clé "Vatican" proposait samedi en début de soirée, parmi les occurrences sélectionnées automatiquement, un site intitulé "pedofilo.com" (pedofilo signifiant pédophile en italien
Au dessus de cette adresse internet figurait le titre "Vatican : the Holy See". Toutefois, le site était actuellement inaccessible et il était impossible de savoir vers quel type de contenu l'adresse internet menait. Selon l'agence italienne Ansa, ce phénomène a été enregistré quelques heures plus tôt dans la journée. Interrogée par l'agence, une porte-parole de Google Italia, Simona Panseri, n'a pas pu confirmer qu'il s'agissait d'une attaque informatique contre le site du Vatican. "Je ne peux pas confirmer qu'il s'agit d'une attaque tant que je n'aurai pas d'informations plus précises de la part des ingénieurs américains pour comprendre la nature du problème", a-t-elle dit, selon la même source.
Le Vatican a publié jeudi de nouvelles règles plus dures contre les prêtres pédophiles mais les victimes des abus les jugent encore insuffisantes.
http://lci.tf1.fr/monde/institutions/2010-07/tapez-vatican-sur-google-le-site-pedofilo-com-apparait-5928568.html
Au dessus de cette adresse internet figurait le titre "Vatican : the Holy See". Toutefois, le site était actuellement inaccessible et il était impossible de savoir vers quel type de contenu l'adresse internet menait. Selon l'agence italienne Ansa, ce phénomène a été enregistré quelques heures plus tôt dans la journée. Interrogée par l'agence, une porte-parole de Google Italia, Simona Panseri, n'a pas pu confirmer qu'il s'agissait d'une attaque informatique contre le site du Vatican. "Je ne peux pas confirmer qu'il s'agit d'une attaque tant que je n'aurai pas d'informations plus précises de la part des ingénieurs américains pour comprendre la nature du problème", a-t-elle dit, selon la même source.
Le Vatican a publié jeudi de nouvelles règles plus dures contre les prêtres pédophiles mais les victimes des abus les jugent encore insuffisantes.
http://lci.tf1.fr/monde/institutions/2010-07/tapez-vatican-sur-google-le-site-pedofilo-com-apparait-5928568.html
samedi 17 juillet 2010
La rigueur ne passe pas par le budget com' du gouvernement
Si tous les services de l’Etat sont priés de se serrer la ceinture, le Service information du gouvernement (SIG), lui, ne connaît pas la crise. Libération révèle vendredi que ce service chargé de vanter –entre autres – l’action du gouvernement doit signer un contrat de 120 millions d’euros «pour des prestations de conseil média, achats d’espaces, et montage de partenariats médias» en 2011 et en 2012. Deux années clés, juste avant la prochaine campagne présidentielle, où l’actuel président pourrait être un candidat porteur d’un bilan à défendre.
«C’est une estimation basée sur un appel d’offre», tempère-t-on au SIG, contacté par 20minutes.fr. Pour autant, le montant semble dans les eaux habituelles du service rattaché au Premier ministre: en 2008-2009, il s’est vu allouer 122 millions d’euros et en 2009-2010, il tournait autour de 140 millions d’euros, nous rapporte-t-on.
«Recours au storytelling»
Le SIG, dirigé par le publicitaire Thierry Saussez, est chargé de communiquer autour de la politique du gouvernement, les réformes en cours, celles à venir et leurs bienfaits éventuels auprès des citoyens français. Il s’occupe également des grandes campagnes d’intérêt national, telles que la sécurité routière, la canicule, etc. Il a aussi pour mission de sonder «l’évolution de l’opinion publique et le contenu des médias», comme le rappelle le décret du 18 octobre 2000.
D’après Libération, le contrat que le SIG s’apprête à signer notamment avec une société dont Vincent Bolloré est le premier actionnaire officialise «le recours au storytelling à la veille de la présidentielle». Cette technique, initiée en France durant la campagne présidentielle de 2007, vise à utiliser les techniques narratives pour faire passer des messages politiques.
http://www.20minutes.fr/article/585391/La-rigueur-ne-passe-pas-par-le-budget-com-du-gouvernement.php
«C’est une estimation basée sur un appel d’offre», tempère-t-on au SIG, contacté par 20minutes.fr. Pour autant, le montant semble dans les eaux habituelles du service rattaché au Premier ministre: en 2008-2009, il s’est vu allouer 122 millions d’euros et en 2009-2010, il tournait autour de 140 millions d’euros, nous rapporte-t-on.
«Recours au storytelling»
Le SIG, dirigé par le publicitaire Thierry Saussez, est chargé de communiquer autour de la politique du gouvernement, les réformes en cours, celles à venir et leurs bienfaits éventuels auprès des citoyens français. Il s’occupe également des grandes campagnes d’intérêt national, telles que la sécurité routière, la canicule, etc. Il a aussi pour mission de sonder «l’évolution de l’opinion publique et le contenu des médias», comme le rappelle le décret du 18 octobre 2000.
D’après Libération, le contrat que le SIG s’apprête à signer notamment avec une société dont Vincent Bolloré est le premier actionnaire officialise «le recours au storytelling à la veille de la présidentielle». Cette technique, initiée en France durant la campagne présidentielle de 2007, vise à utiliser les techniques narratives pour faire passer des messages politiques.
http://www.20minutes.fr/article/585391/La-rigueur-ne-passe-pas-par-le-budget-com-du-gouvernement.php
Le justiciable pourrait payer une partie de l'aide juridictionnelle
Le ministère de la Justice, qui souhaite trouver de nouvelles ressources pour financer l'aide juridictionnelle (AJ), a indiqué mardi étudier la possibilité de laisser à la charge du bénéficiaire de l'AJ une part modérée de la dépense de justice liée à son affaire. Cette contribution du justiciable pourrait s'élever à 8,84 euros, "sachant que le montant moyen de l'aide juridictionnelle versée par l'État pour une affaire est de 450 euros", a précisé à l'AFP le porte-parole de la chancellerie, Guillaume Didier. Il s'agirait "d'une participation symbolique, forfaitaire et unique pour l'ensemble de la procédure", a souligné Guillaume Didier, ajoutant que ni le principe, ni le montant définitif n'étaient arrêtés.
Pour la chancellerie, cette contribution ne peut s'assimiler à un "ticket modérateur qui consisterait à taxer chaque acte et non la procédure dans son ensemble". L'expression de "ticket modérateur" a été employée dans la matinée par un cadre du ministère de la Justice entendu à l'Assemblée nationale par la mission d'information en vue d'améliorer l'accès au droit et à la justice. Didier Leschi, chef du service de l'accès au droit et à la justice au ministère, avait indiqué que cette idée d'une contribution du justiciable avait été retenue par la chancellerie qui travaille à une refonte de l'aide juridictionnelle versée par l'État aux avocats pour assurer la défense des personnes à revenus modestes.
Les solutions retenues présentées à la rentrée
Déjà préconisée par un rapport sénatorial en 2007, la perspective d'instaurer un ticket modérateur avait à l'époque suscité de nombreuses critiques, de l'opposition notamment. Un second rapport, rédigé en 2009 par l'avocat Jean-Michel Darrois, avait estimé que la gratuité totale et absolue de l'AJ ne pouvait être maintenue indéfiniment. La ministre de la Justice, Michèle Alliot-Marie, tout comme les différents acteurs du monde judiciaire, estime qu'il faut augmenter l'enveloppe allouée à l'aide juridictionnelle qui s'élève à 300 millions d'euros pour 2010, en trouvant d'autres sources de financement que l'État. Les solutions retenues devraient être présentées à la rentrée, a indiqué le ministère à l'AFP.
Une autre piste a déjà été avancée : recourir à la manne des contrats de "protection juridique" signés par les particuliers lorsqu'ils souscrivent, par exemple, une assurance automobile ou habitation, soit 700 millions d'euros collectés en 2008 par les assureurs privés. Mais les discussions en cours sur cette question entre le ministère de la Justice et les assureurs ont du mal à aboutir, a souligné Didier Leschi devant les députés qui l'auditionnaient. Les assureurs ne trouvent pas leur équilibre financier dans les schémas actuellement étudiés, a expliqué Didier Leschi.
En tout état de cause, seule l'aide juridictionnelle versée dans d'autres contentieux que ceux d'ordre familial ou pénal pourrait leur être déléguée via une option aux contrats d'assurance par exemple, a-t-il précisé. Or, les contentieux familiaux représentent "le poste principal" de l'AJ, a-t-il rappelé.
http://www.lepoint.fr/economie/le-justiciable-pourrait-payer-une-partie-de-l-aide-juridictionnelle-16-07-2010-1215359_28.php
Pour la chancellerie, cette contribution ne peut s'assimiler à un "ticket modérateur qui consisterait à taxer chaque acte et non la procédure dans son ensemble". L'expression de "ticket modérateur" a été employée dans la matinée par un cadre du ministère de la Justice entendu à l'Assemblée nationale par la mission d'information en vue d'améliorer l'accès au droit et à la justice. Didier Leschi, chef du service de l'accès au droit et à la justice au ministère, avait indiqué que cette idée d'une contribution du justiciable avait été retenue par la chancellerie qui travaille à une refonte de l'aide juridictionnelle versée par l'État aux avocats pour assurer la défense des personnes à revenus modestes.
Les solutions retenues présentées à la rentrée
Déjà préconisée par un rapport sénatorial en 2007, la perspective d'instaurer un ticket modérateur avait à l'époque suscité de nombreuses critiques, de l'opposition notamment. Un second rapport, rédigé en 2009 par l'avocat Jean-Michel Darrois, avait estimé que la gratuité totale et absolue de l'AJ ne pouvait être maintenue indéfiniment. La ministre de la Justice, Michèle Alliot-Marie, tout comme les différents acteurs du monde judiciaire, estime qu'il faut augmenter l'enveloppe allouée à l'aide juridictionnelle qui s'élève à 300 millions d'euros pour 2010, en trouvant d'autres sources de financement que l'État. Les solutions retenues devraient être présentées à la rentrée, a indiqué le ministère à l'AFP.
Une autre piste a déjà été avancée : recourir à la manne des contrats de "protection juridique" signés par les particuliers lorsqu'ils souscrivent, par exemple, une assurance automobile ou habitation, soit 700 millions d'euros collectés en 2008 par les assureurs privés. Mais les discussions en cours sur cette question entre le ministère de la Justice et les assureurs ont du mal à aboutir, a souligné Didier Leschi devant les députés qui l'auditionnaient. Les assureurs ne trouvent pas leur équilibre financier dans les schémas actuellement étudiés, a expliqué Didier Leschi.
En tout état de cause, seule l'aide juridictionnelle versée dans d'autres contentieux que ceux d'ordre familial ou pénal pourrait leur être déléguée via une option aux contrats d'assurance par exemple, a-t-il précisé. Or, les contentieux familiaux représentent "le poste principal" de l'AJ, a-t-il rappelé.
http://www.lepoint.fr/economie/le-justiciable-pourrait-payer-une-partie-de-l-aide-juridictionnelle-16-07-2010-1215359_28.php
vendredi 16 juillet 2010
Maroc: 8 chrétiens étrangers expulsés
Huit chrétiens étrangers ont été expulsés début juillet du Maroc, a annoncé aujourd'hui l'association Portes Ouvertes qui défend les chrétiens dans le monde, dénonçant dans un communiqué une "épuration religieuse".
Ces nouvelles expulsions portent à 130, en majorité des protestants, selon l'association, le nombre de chrétiens étrangers déclarés indésirables depuis le début de l'année au Maroc, un pays à très forte majorité musulmane réputé tolérant. En mars dernier, les autorités marocaines avaient annoncé l'expulsion de nombreux missionnaires étrangers, accusés de prosélytisme chrétien dans le Moyen-Atlas (centre). Elles disaient avoir agi "conformément aux dispositions légales en vigueur, pour la préservation des valeurs religieuses et spirituelles du royaume".
Les derniers expulsés sont deux Français, deux Suisses, une Espagnole et une Libanaise mariés à des Marocains, un Egyptien et un Nigérian, a précisé Portes Ouvertes qui accuse la police marocaine de "séparer des couples binationaux" en "chassant des épouses étrangères de Marocains alors qu'elles étaient en situation régulière". La chrétienne libanaise, à qui on avait diagnostiqué un cancer le mois dernier, est maman d'une fillette de six ans qu'elle a été forcée de laisser sur place, rapporte l'association, déplorant qu'"aucun argument n'a pu infléchir les autorités".
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/07/16/97001-20100716FILWWW00384-maroc-8-chretiens-etrangers-expulses.php
Ces nouvelles expulsions portent à 130, en majorité des protestants, selon l'association, le nombre de chrétiens étrangers déclarés indésirables depuis le début de l'année au Maroc, un pays à très forte majorité musulmane réputé tolérant. En mars dernier, les autorités marocaines avaient annoncé l'expulsion de nombreux missionnaires étrangers, accusés de prosélytisme chrétien dans le Moyen-Atlas (centre). Elles disaient avoir agi "conformément aux dispositions légales en vigueur, pour la préservation des valeurs religieuses et spirituelles du royaume".
Les derniers expulsés sont deux Français, deux Suisses, une Espagnole et une Libanaise mariés à des Marocains, un Egyptien et un Nigérian, a précisé Portes Ouvertes qui accuse la police marocaine de "séparer des couples binationaux" en "chassant des épouses étrangères de Marocains alors qu'elles étaient en situation régulière". La chrétienne libanaise, à qui on avait diagnostiqué un cancer le mois dernier, est maman d'une fillette de six ans qu'elle a été forcée de laisser sur place, rapporte l'association, déplorant qu'"aucun argument n'a pu infléchir les autorités".
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/07/16/97001-20100716FILWWW00384-maroc-8-chretiens-etrangers-expulses.php
Eric Besson "choqué par la divulgation d’informations" sur sa vie privée
Le Parisien annonçait ce matin la date du mariage du ministre de l'Immigration. Ce dernier indique que les informations du quotidien sont "partiellement inexactes".
Le ministre de l'Immigration et de l'Identité nationale Eric Besson a vivement réagi à une information du Parisien du vendredi 16 juillet annonçant son mariage avec sa jeune compagne Yasmine Tordjman.
Le ministre se déclare, dans un communiqué, "profondément choqué par la divulgation d’informations relatives à sa vie privée parues ce jour dans le journal Le Parisien et partiellement inexactes". Le quotidien annonçait la cérémonie pour le 16 septembre prochain dans la mairie du VIIème arrondissement de Paris.
Yasmine Tordjman, 23 ans, partage la vie d'Eric Besson depuis son divorce avec Sylvie Brunel en juin 2009.
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/people/20100716.OBS7216/eric-besson-choque-par-la-divulgation-d-informations-sur-sa-vie-privee.html
Le ministre de l'Immigration et de l'Identité nationale Eric Besson a vivement réagi à une information du Parisien du vendredi 16 juillet annonçant son mariage avec sa jeune compagne Yasmine Tordjman.
Le ministre se déclare, dans un communiqué, "profondément choqué par la divulgation d’informations relatives à sa vie privée parues ce jour dans le journal Le Parisien et partiellement inexactes". Le quotidien annonçait la cérémonie pour le 16 septembre prochain dans la mairie du VIIème arrondissement de Paris.
Yasmine Tordjman, 23 ans, partage la vie d'Eric Besson depuis son divorce avec Sylvie Brunel en juin 2009.
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/people/20100716.OBS7216/eric-besson-choque-par-la-divulgation-d-informations-sur-sa-vie-privee.html
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