Extraits d'un article du Figaro.fr
L'ancien patron de Fayard publie un livre raillant son métier. Le Tout-Saint-Germain frémit. On lui reproche de cracher dans la soupe, et certains confrères estiment que c'est l'hôpital qui se moque de la charité. Rencontre et explications.
Il fait surtout beaucoup de bruit ces jours-ci en publiant sous pseudonyme un second roman moquant le monde de l'édition avec une réjouissante férocité. Le milieu germanopratin cherche à y reconnaître quel acteur de l'édition incarne tel personnage soidisant fictif. Le néophyte, lui, découvrira l'envers du décor d'une industrie secrète, voire méconnue. Et ce n'est pas toujours joli...
Les prix font-ils tous réellement vendre ?
Un Goncourt peut faire vendre plus de 500 000 exemplaires, mais il peut aussi bien faire moins de 100 000 ! Inversement, des prix moins convoités comme le Médicis ou le Femina peuvent générer des chiffres de ventes très honnêtes, voire supérieurs à un médiocre Goncourt. C'est l'ensemble des cinq grands prix qui constitue l'enjeu, à quoi on peut ajouter de temps en temps celui de l'Académie française : un livre austère ou peu attrayant peut être couronné par le Goncourt, alors qu'un livre plus abordable ou écrit par un auteur plus populaire décrochera le Renaudot ou l'Interallié.
Et comment sont-ils truqués ?
Il n'est pas rare que les prix couronnent de bons livres. La question posée concerne l'honnêteté du système, non celle des gens. D'abord, les jurés se cooptent. C'est la «reproduction» selon Passeron et Bourdieu ! Quand telle maison a trois jurés et qu'elle risque, l'âge aidant, de ne plus en avoir qu'un ou deux, elle va tout faire pour conserver son nombre de «couverts». C'est ainsi qu'on a pu parler de la perpétuation d'un système «Galligrasseuil» (contraction de Gallimard, Grasset et Le Seuil, ndlr) ; il serait d'ailleurs plus approprié de parler aujourd'hui de Gallisset ! Le défaut de ce système fermé, c'est qu'il a une fâcheuse tendance, à la longue, à ne plus couronner des oeuvres, mais des éditeurs. La méthode la plus courante est le troc de voix. Des patrons de maison ou leurs subordonnés vont tenter un marchandage en disant, par exemple : «Moi, j'ai deux voix au Goncourt, et tu en as trois au Renaudot. J'ai eu le Goncourt l'année dernière, donne-moi tes voix au Renaudot et je te donnerai mes voix au Goncourt...», et ainsi de suite avec, parfois, des échanges plus sophistiqués. Les réformettes apportées aux règlements des différents prix n'ont guère banni ces pratiques, même si elles ne sont pas systématiques. Si certains jurés restent libres, c'est qu'ils ont assez de caractère ou de succès pour se le permettre.
Lire la suite de l'article sur le figaro.fr
http://www.lefigaro.fr/livres/2010/05/07/03005-20100507ARTFIG00431-claude-durand-oui-les-prix-litteraires-sont-truques.php
dimanche 9 mai 2010
Le gouvernement italien va boycotter le festival de Cannes
Un film sur le séisme de L'Aquila le dérange...
Il n'y aura aucun représentant du gouvernement italien à Cannes. Le ministre italien de la Culture a décidé de ne pas se rendre au festival de cinéma, en raison de la sélection de «Draquila», «film propagande» selon lui, sur l'après séisme à L'Aquila d'avril 2009, s'attirant les critiques du secteur et de l'opposition.
Un film «offense la vérité et le peuple italien dans son entier»
Le ministre, Sandro Bondi, a exprimé «son regret et son trouble» face à la sélection d'un film qui «offense la vérité et le peuple italien dans son entier».
«Draquila - l'Italia che trema» («Draquila - L'Italie qui tremble»), de Sabina Guzzanti, une imitatrice spécialiste de la satire politique, figure dans la sélection officielle, hors compétition et doit être projeté en «séance spéciale» lors du 63e Festival de Cannes, qui se déroule du 12 au 23 mai prochain
Dans l'esprit de Michael Moore
Selon des rushes non utilisés vus à la télévision, Sabina Guzzanti, grimée à l'image du chef du gouvernement italien Silvio Berlusconi, y dénonce, un peu à la manière du réalisateur américain Michael Moore, une mainmise d'hommes proches du pouvoir sur les projets de reconstruction de la ville. Le 6 avril 2009, un violent séisme avait ravagé la ville médiévale de L'Aquila et ses environs faisant 308 morts et privant de logement 80.000 personnes.
Dans une interview au site internet Articolo 21, la réalisatrice a expliqué qu'elle voulait montrer que «les habitants de L'Aquila sont restés sous la tente pendant six mois seulement parce que le gouvernement voulait faire voir le "miracle" des maisons» remises en grande pompe aux sinistrés à partir de septembre dernier. «Ce film est une réflexion sur la dérive autoritaire de ce pays», a ajouté la réalisatrice.
«Un pays libre doit montrer ce type de spectacles»
Le seul réalisateur italien figurant dans la sélection officielle de Cannes cette année avec «La Nostra Vita», Daniele Luchetti, a vivement critiqué le boycott décidé par le ministre Bondi, très proche du chef du gouvernement Silvio Berlusconi. «Je ne sais pas trop quoi dire à propos d'un ministre qui a honte d'un artiste libre», a-t-il déclaré aux médias italiens ce samedi.
«Un pays libre doit montrer ce type de spectacles. Il faut être fier d'emmener à l'étranger une telle démonstration de liberté», a ajouté le cinéaste dont le film sortira le 21 mai dans les salles italiennes.
Le député européen du parti Italie des Valeurs (centre-gauche, opposition) Luigi de Magistris a été encore plus dur à l'égard du gouvernement: «Ceux qui insultent la liberté et le peuple italien, ce ne sont ni l'art ni l'information, mais un ministre qui au lieu d'honorer ses engagements institutionnels récite le rôle de fidèle serviteur du Premier (ministre) en désertant Cannes».
20minutes
Il n'y aura aucun représentant du gouvernement italien à Cannes. Le ministre italien de la Culture a décidé de ne pas se rendre au festival de cinéma, en raison de la sélection de «Draquila», «film propagande» selon lui, sur l'après séisme à L'Aquila d'avril 2009, s'attirant les critiques du secteur et de l'opposition.
Un film «offense la vérité et le peuple italien dans son entier»
Le ministre, Sandro Bondi, a exprimé «son regret et son trouble» face à la sélection d'un film qui «offense la vérité et le peuple italien dans son entier».
«Draquila - l'Italia che trema» («Draquila - L'Italie qui tremble»), de Sabina Guzzanti, une imitatrice spécialiste de la satire politique, figure dans la sélection officielle, hors compétition et doit être projeté en «séance spéciale» lors du 63e Festival de Cannes, qui se déroule du 12 au 23 mai prochain
Dans l'esprit de Michael Moore
Selon des rushes non utilisés vus à la télévision, Sabina Guzzanti, grimée à l'image du chef du gouvernement italien Silvio Berlusconi, y dénonce, un peu à la manière du réalisateur américain Michael Moore, une mainmise d'hommes proches du pouvoir sur les projets de reconstruction de la ville. Le 6 avril 2009, un violent séisme avait ravagé la ville médiévale de L'Aquila et ses environs faisant 308 morts et privant de logement 80.000 personnes.
Dans une interview au site internet Articolo 21, la réalisatrice a expliqué qu'elle voulait montrer que «les habitants de L'Aquila sont restés sous la tente pendant six mois seulement parce que le gouvernement voulait faire voir le "miracle" des maisons» remises en grande pompe aux sinistrés à partir de septembre dernier. «Ce film est une réflexion sur la dérive autoritaire de ce pays», a ajouté la réalisatrice.
«Un pays libre doit montrer ce type de spectacles»
Le seul réalisateur italien figurant dans la sélection officielle de Cannes cette année avec «La Nostra Vita», Daniele Luchetti, a vivement critiqué le boycott décidé par le ministre Bondi, très proche du chef du gouvernement Silvio Berlusconi. «Je ne sais pas trop quoi dire à propos d'un ministre qui a honte d'un artiste libre», a-t-il déclaré aux médias italiens ce samedi.
«Un pays libre doit montrer ce type de spectacles. Il faut être fier d'emmener à l'étranger une telle démonstration de liberté», a ajouté le cinéaste dont le film sortira le 21 mai dans les salles italiennes.
Le député européen du parti Italie des Valeurs (centre-gauche, opposition) Luigi de Magistris a été encore plus dur à l'égard du gouvernement: «Ceux qui insultent la liberté et le peuple italien, ce ne sont ni l'art ni l'information, mais un ministre qui au lieu d'honorer ses engagements institutionnels récite le rôle de fidèle serviteur du Premier (ministre) en désertant Cannes».
20minutes
samedi 8 mai 2010
Un "think tank" de gauche veut mettre à contribution les retraités
Allongement de la durée de cotisation, recul de l'âge de la retraite : autant de pistes qui rebutent une majorité de Français lorsqu'on évoque la question de la réforme des retraites. A gauche, et au sein des syndicats, on préfère s'interroger sur les possibles sources de financement. La fondation Terra Nova, proche du PS, apporte sa pierre au débat en suggérant de mettre à contribution les retraités en alignant leur fiscalité sur celle des actifs, dans une interview de son président, Olivier Ferrand, au Monde. Cette proposition est motivée par "un souci d'équité intergénérationnelle" alors que "le niveau de vie des retraités d'aujourd'hui est supérieur à celui des actifs", fait valoir Olivier Ferrand, dont le "think tank" s'apprête à publier un rapport sur les retraites.
La retraite moyenne d'un homme est supérieure au salaire moyen d'un homme : 1617 euros contre 1613 euros. C'est une première", souligne-t-il, ajoutant que "quand on passe au niveau de vie, l'écart se creuse" du fait que les retraités n'ont plus d'enfants à charge, qu'ils disposent de revenus patrimoniaux supérieurs et sont propriétaires à 75% de leur logement.
Moins de retraités pauvres que d'actifs pauvres
"Quel que soit le niveau de l'échelle sociale, les retraités sont dans une situation meilleure que les actifs", assure encore le président de Terra Nova, remarquant que les retraités pauvres sont "moins nombreux que les actifs pauvres (450.000 contre 1,2 million)" et que "la collectivité les traite mieux" avec 708 euros pour le minimum vieillesse contre 460 euros pour le RSA.
"Les retraités d'aujourd'hui doivent être mis à contribution à un niveau raisonnable", affirme-t-il, estimant que leur fiscalité dérogatoire représente 10 milliards d'euros. "Les retraités bénéficient d'une CSG de 6,6%, voire de 3,8%, contre 7,5% pour les actifs", cite Olivier Ferrand. "Nous proposons aussi d'instituer une CRDS (contribution au remboursement de la dette sociale, ndlr) retraite provisoire, avec un point de plus sur dix ans", poursuit-il.
Terra Nova se prononce en outre contre le relèvement de l'âge légal de la retraite, qui serait "inéquitable" car cela "revient à demander aux classes populaires, celles qui ont les carrières les plus longues, d'assurer le bouclage financier du système". Pour Olivier Ferrand, "le vrai sujet est sur la durée de cotisation" qu'il "faudra, de 2020 à 2050, allonger", sachant que "notre temps de vie en retraite est déjà le plus haut de l'OCDE
tf1news
La retraite moyenne d'un homme est supérieure au salaire moyen d'un homme : 1617 euros contre 1613 euros. C'est une première", souligne-t-il, ajoutant que "quand on passe au niveau de vie, l'écart se creuse" du fait que les retraités n'ont plus d'enfants à charge, qu'ils disposent de revenus patrimoniaux supérieurs et sont propriétaires à 75% de leur logement.
Moins de retraités pauvres que d'actifs pauvres
"Quel que soit le niveau de l'échelle sociale, les retraités sont dans une situation meilleure que les actifs", assure encore le président de Terra Nova, remarquant que les retraités pauvres sont "moins nombreux que les actifs pauvres (450.000 contre 1,2 million)" et que "la collectivité les traite mieux" avec 708 euros pour le minimum vieillesse contre 460 euros pour le RSA.
"Les retraités d'aujourd'hui doivent être mis à contribution à un niveau raisonnable", affirme-t-il, estimant que leur fiscalité dérogatoire représente 10 milliards d'euros. "Les retraités bénéficient d'une CSG de 6,6%, voire de 3,8%, contre 7,5% pour les actifs", cite Olivier Ferrand. "Nous proposons aussi d'instituer une CRDS (contribution au remboursement de la dette sociale, ndlr) retraite provisoire, avec un point de plus sur dix ans", poursuit-il.
Terra Nova se prononce en outre contre le relèvement de l'âge légal de la retraite, qui serait "inéquitable" car cela "revient à demander aux classes populaires, celles qui ont les carrières les plus longues, d'assurer le bouclage financier du système". Pour Olivier Ferrand, "le vrai sujet est sur la durée de cotisation" qu'il "faudra, de 2020 à 2050, allonger", sachant que "notre temps de vie en retraite est déjà le plus haut de l'OCDE
tf1news
Pédophilie : un évêque allemand contraint de démissionner
Une nouvelle affaire de pédophilie affecte l'église catholique, cette fois en Allemagne. Le pape Benoît XVI a accepté samedi, à Rome, la démission de l'évêque d'Augsburg, Walter Mixa, 69 ans. Le chef de l'Eglise allemande, Mgr Robert Zollitsch, archevêque de Fribourg, estime que cette démission offre «une chance de renouveau» à l'Eglise de son pays.
Accusé depuis fin mars d'avoir frappé des élèves de l'orphelinat catholique de Schrobenhausen (sud) de 1975 à 1996, Mgr Mixa avait demandé à être relevé de ses fonctions le 21 avril. Le parquet d'Ingolstadt (Bavière) avait indiqué vendredi qu'une enquête pour abus sexuel était ouverte à l'encontre de l'évêque, sans précisions quant aux victimes présumées.
Le Pape informé des soupçons avant la démission
L'hebdomadaire Focus affirme samedi que le pape avait connaissance des soupçons pesant sur Mgr Mixa avant que ce dernier ne présente sa démission. Lors d'une audience au Vatican fin avril, l'évêque auxiliaire d'Augsbourg, Anton Losinger, l'en avait informé, en présence du président de la conférence épiscopale allemande, l'archevêque de Fribourg Robert Zollitsch, et l'archevêque de Munich Reinhard Marx. Ces derniers auraient pour cette raison conseillé à l'évêque Mixa de faire une pause dans l'exercice de ses fonctions, précise Focus.
Après cette audience au Vatican, ajoute le magazine, le chargé des affaires de pédophilie auprès de l'évêché d'Augsbourg a informé le parquet général de Munich, qui a ouvert une une enquête préliminaire au parquet d'Ingolstadt. Selon le quotidien local Augsburger Allgemeine, Mgr Mixa est soupçonné d'abus sexuels sur un jeune homme, alors mineur, lorsqu'il était évêque d'Eichstätt entre 1996 et 2005. Les faits, selon le journal, ont été dénoncés par l'entourage de la présumée victime. L'avocat de Mgr Mixa, Gerhard Decker, a affirmé samedi sur la chaîne de télévision privée nt-v que le prélat «rejetait ces accusations» mais qu'il se tenait prêt à coopérer avec la justice.
Par ailleurs, selon l'hebdomadaire der Spiegel, Mgr Mixa aurait invité de jeunes séminaristes à des séances de sauna communes chez lui à l'époque où il était évêque d'Eichstätt. Des accusations que le prélat, malade, en maison de repos en Suisse, a rejeté «avec la plus grande fermeté» par le truchement de son avocat.
Le Parisien
Accusé depuis fin mars d'avoir frappé des élèves de l'orphelinat catholique de Schrobenhausen (sud) de 1975 à 1996, Mgr Mixa avait demandé à être relevé de ses fonctions le 21 avril. Le parquet d'Ingolstadt (Bavière) avait indiqué vendredi qu'une enquête pour abus sexuel était ouverte à l'encontre de l'évêque, sans précisions quant aux victimes présumées.
Le Pape informé des soupçons avant la démission
L'hebdomadaire Focus affirme samedi que le pape avait connaissance des soupçons pesant sur Mgr Mixa avant que ce dernier ne présente sa démission. Lors d'une audience au Vatican fin avril, l'évêque auxiliaire d'Augsbourg, Anton Losinger, l'en avait informé, en présence du président de la conférence épiscopale allemande, l'archevêque de Fribourg Robert Zollitsch, et l'archevêque de Munich Reinhard Marx. Ces derniers auraient pour cette raison conseillé à l'évêque Mixa de faire une pause dans l'exercice de ses fonctions, précise Focus.
Après cette audience au Vatican, ajoute le magazine, le chargé des affaires de pédophilie auprès de l'évêché d'Augsbourg a informé le parquet général de Munich, qui a ouvert une une enquête préliminaire au parquet d'Ingolstadt. Selon le quotidien local Augsburger Allgemeine, Mgr Mixa est soupçonné d'abus sexuels sur un jeune homme, alors mineur, lorsqu'il était évêque d'Eichstätt entre 1996 et 2005. Les faits, selon le journal, ont été dénoncés par l'entourage de la présumée victime. L'avocat de Mgr Mixa, Gerhard Decker, a affirmé samedi sur la chaîne de télévision privée nt-v que le prélat «rejetait ces accusations» mais qu'il se tenait prêt à coopérer avec la justice.
Par ailleurs, selon l'hebdomadaire der Spiegel, Mgr Mixa aurait invité de jeunes séminaristes à des séances de sauna communes chez lui à l'époque où il était évêque d'Eichstätt. Des accusations que le prélat, malade, en maison de repos en Suisse, a rejeté «avec la plus grande fermeté» par le truchement de son avocat.
Le Parisien
Alain Minc veut faire payer les «très vieux» riches pour leur santé
Une solution pour réduire les dépenses de santé en France? Alain Minc en a une: faire payer les «très vieux» riches ou leurs ayants droits (riches également). Le consultant, proche de Nicolas Sarkozy était l'invité de Parlons Net, l'émission de David Abiker. Lire la suite l'article
Le conseiller du président de la République s'interroge sur le coût de la santé des personnes très âgées en France.
Il y a un problème dont on ne parle jamais, mais pour lequel nous en sommes là où nous en étions sur les retraites en 1984 lorsque Michel Rocard avait commandé le livre blanc, c'est l'effet du vieillissement sur la hausse des dépenses d'assurance-maladie et la manière dont on va le financer.
Et quoi de mieux qu'un exemple personnel pour faire passer des idées? Alain Minc raconte:
J'ai un père qui a 102 ans. Il a été hospitalisé pendant 15 jours en service de pointe, il en est sorti. La collectivité française a dépensé 100.000 euros pour soigner un homme de 102 ans. C'est un luxe immense, extraordinaire, pour lui donner quelques mois, ou j'espère, quelques années de vie. Je trouve aberrant que quand le bénéficiaire a un patrimoine ou quand ses ayants droits ont les moyens, que l'Etat m'ait fait ce cadeau à l'il. Et donc, je pense qu'il va bien falloir s'interroger sur le fait de savoir comment on récupère les dépenses médicales sur les très vieux en ne mettant pas à contribution ou leur patrimoine quand ils en ont un ou le patrimoine de leurs ayants droits. Ce serait au programme socialiste de le proposer.
Une proposition dans la droite ligne de la philosophie d'Alain Minc, à en croire Pascal Riché, de Rue89:
Son obsession est de remplacer le système d'Etat providence fondé sur égalité (chacun reçoit à peu près les même prestations, la redistribution se faisant par l'impôt) par un système fondé sur l'équité (les ressources publiques étant concentrées sur les plus démunis).
Interrogé sur la crise grecque et l'annonce de François Fillon du gel des dépenses publiques françaises pendant trois ans... Lire la suite sur Slate.fr
http://www.slate.fr/story/21087/alain-minc-veut-faire-payer-les-tres-vieux-riches-pour-leur-sante
Le conseiller du président de la République s'interroge sur le coût de la santé des personnes très âgées en France.
Il y a un problème dont on ne parle jamais, mais pour lequel nous en sommes là où nous en étions sur les retraites en 1984 lorsque Michel Rocard avait commandé le livre blanc, c'est l'effet du vieillissement sur la hausse des dépenses d'assurance-maladie et la manière dont on va le financer.
Et quoi de mieux qu'un exemple personnel pour faire passer des idées? Alain Minc raconte:
J'ai un père qui a 102 ans. Il a été hospitalisé pendant 15 jours en service de pointe, il en est sorti. La collectivité française a dépensé 100.000 euros pour soigner un homme de 102 ans. C'est un luxe immense, extraordinaire, pour lui donner quelques mois, ou j'espère, quelques années de vie. Je trouve aberrant que quand le bénéficiaire a un patrimoine ou quand ses ayants droits ont les moyens, que l'Etat m'ait fait ce cadeau à l'il. Et donc, je pense qu'il va bien falloir s'interroger sur le fait de savoir comment on récupère les dépenses médicales sur les très vieux en ne mettant pas à contribution ou leur patrimoine quand ils en ont un ou le patrimoine de leurs ayants droits. Ce serait au programme socialiste de le proposer.
Une proposition dans la droite ligne de la philosophie d'Alain Minc, à en croire Pascal Riché, de Rue89:
Son obsession est de remplacer le système d'Etat providence fondé sur égalité (chacun reçoit à peu près les même prestations, la redistribution se faisant par l'impôt) par un système fondé sur l'équité (les ressources publiques étant concentrées sur les plus démunis).
Interrogé sur la crise grecque et l'annonce de François Fillon du gel des dépenses publiques françaises pendant trois ans... Lire la suite sur Slate.fr
http://www.slate.fr/story/21087/alain-minc-veut-faire-payer-les-tres-vieux-riches-pour-leur-sante
Pas de manuel d'histoire pour la seconde
Avec la réforme du lycée, les élèves de seconde vont avoir un nouveau programme d'histoire-géorgraphie applicable dès la rentrée. Mais problème : ils n'auront aucun support de travail puisque les manuels ne seront pas prêts avant le mois de septembre, au moins, révèle ce matin RTL, en raison de délais trop courts. Les nouveaux programmes ont en effet été publiés la semaine dernière seulement au bulletin officiel.
"A priori, les enfants n'auront pas de manuel pour la rentrée de septembre", explique ainsi Hélène Papadoupoulos, de l'association des professeurs d'histoire-géographie (APHG), à la radio. "Faut-il faire les nouveaux programmes avec les vieux manuels pour que les enfants aient un livre entre les mains ?" s'interroge-t-elle. "On est dans un cas qui nous interpelle et qui nous angoisse".
Au ministère de l'éducation nationale, la ligne de conduite ne change pas : les nouveaux programmes s'appliqueront dès la rentrée. Aux professeurs de s'adapter.
Le Figaro
"A priori, les enfants n'auront pas de manuel pour la rentrée de septembre", explique ainsi Hélène Papadoupoulos, de l'association des professeurs d'histoire-géographie (APHG), à la radio. "Faut-il faire les nouveaux programmes avec les vieux manuels pour que les enfants aient un livre entre les mains ?" s'interroge-t-elle. "On est dans un cas qui nous interpelle et qui nous angoisse".
Au ministère de l'éducation nationale, la ligne de conduite ne change pas : les nouveaux programmes s'appliqueront dès la rentrée. Aux professeurs de s'adapter.
Le Figaro
8 mai - L’histoire cahotante d’un jour férié
Il a fallu trente-sept ans pour que le 8 Mai accède au double statut de fête nationale et de jour férié.
Tout commence par la loi n° 46-934 du 7 mai 1946. Félix Gouin préside le gouvernement provisoire. L’Assemblée constituante décide : « La commémoration de la victoire remportée par les armées françaises et alliées le 8 mai 1945 sera célébrée le 8 mai de chaque année si ce jour est un dimanche et, dans le cas contraire, le premier dimanche qui suivra cette date. » Toutefois, cette commémoration entre en concurrence avec la fête de Jeanne d’Arc. D’où la loi n° 53-225 du 20 mars 1953 qui fait du 8 mai un jour férié, celui-ci symbolisant désormais la Seconde Guerre mondiale, de même que le 11 novembre symbolise la Première Guerre mondiale. Hélas ! la chute de Diên Biên Phu en 1954, les tensions provoquées par la guerre d’Algérie à partir de 1955 et les manifestations du 13 mai 1958 en faveur du retour du général de Gaulle provoquent des interférences.
En 1959, retour à l’esprit de la loi de 1946 : le décret n° 59-533 du 11 avril fixe au deuxième dimanche de mai la célébration de la victoire de 1945. Protestations des anciens combattants, dont la plupart, attachés au 8 mai, boycottent les cérémonies officielles. En 1965, par décret du 1er avril, le vingtième anniversaire de la capitulation de l’Allemagne est célébré le 8 mai. Il s’agit d’une simple dérogation.
En 1968, nouveau texte : afin de respecter le souhait des anciens combattants, sans pour autant augmenter le nombre de jours fériés durant ce mois, le décret du 17 janvier prévoit une célébration annuelle le 8 mai. Avec toutefois une particularité : les cérémonies auront lieu en fin de journée.
En 1975, le président de la République de l’époque, Valéry Giscard d’Estaing, rouvre le dossier en fanfare. Il supprime la commémoration officielle et nationale, et propose de la remplacer par une journée de l’Europe. Parallèlement, le gouvernement, soucieux d’affermir la réconciliation franco-allemande, avance l’idée de faire du 11 novembre une journée du souvenir. Tollé d’indignation tant dans le monde politique que chez les anciens combattants, qui veulent que soit accordée au 8 Mai la même importance qu’au 11 Novembre. Néanmoins, nombre de communes continuent à célébrer le 8 Mai.
Il faut attendre 1981 pour que la loi n° 81-893 du 2 octobre modifie le Code du travail en ajoutant le 8 mai à la liste des jours fériés. Enfin, en 1982, la commémoration du 8 mai obtient le statut de fête nationale.
France Soir
Tout commence par la loi n° 46-934 du 7 mai 1946. Félix Gouin préside le gouvernement provisoire. L’Assemblée constituante décide : « La commémoration de la victoire remportée par les armées françaises et alliées le 8 mai 1945 sera célébrée le 8 mai de chaque année si ce jour est un dimanche et, dans le cas contraire, le premier dimanche qui suivra cette date. » Toutefois, cette commémoration entre en concurrence avec la fête de Jeanne d’Arc. D’où la loi n° 53-225 du 20 mars 1953 qui fait du 8 mai un jour férié, celui-ci symbolisant désormais la Seconde Guerre mondiale, de même que le 11 novembre symbolise la Première Guerre mondiale. Hélas ! la chute de Diên Biên Phu en 1954, les tensions provoquées par la guerre d’Algérie à partir de 1955 et les manifestations du 13 mai 1958 en faveur du retour du général de Gaulle provoquent des interférences.
En 1959, retour à l’esprit de la loi de 1946 : le décret n° 59-533 du 11 avril fixe au deuxième dimanche de mai la célébration de la victoire de 1945. Protestations des anciens combattants, dont la plupart, attachés au 8 mai, boycottent les cérémonies officielles. En 1965, par décret du 1er avril, le vingtième anniversaire de la capitulation de l’Allemagne est célébré le 8 mai. Il s’agit d’une simple dérogation.
En 1968, nouveau texte : afin de respecter le souhait des anciens combattants, sans pour autant augmenter le nombre de jours fériés durant ce mois, le décret du 17 janvier prévoit une célébration annuelle le 8 mai. Avec toutefois une particularité : les cérémonies auront lieu en fin de journée.
En 1975, le président de la République de l’époque, Valéry Giscard d’Estaing, rouvre le dossier en fanfare. Il supprime la commémoration officielle et nationale, et propose de la remplacer par une journée de l’Europe. Parallèlement, le gouvernement, soucieux d’affermir la réconciliation franco-allemande, avance l’idée de faire du 11 novembre une journée du souvenir. Tollé d’indignation tant dans le monde politique que chez les anciens combattants, qui veulent que soit accordée au 8 Mai la même importance qu’au 11 Novembre. Néanmoins, nombre de communes continuent à célébrer le 8 Mai.
Il faut attendre 1981 pour que la loi n° 81-893 du 2 octobre modifie le Code du travail en ajoutant le 8 mai à la liste des jours fériés. Enfin, en 1982, la commémoration du 8 mai obtient le statut de fête nationale.
France Soir
Aimé Jacquet: «La vie privée de Ribéry est donnée en pâture aux chiens»
- L'ancien sélectionneur des Bleus ne comprend pas l’acharnement dont le joueur du Bayern fait l'objet...
«Il y a eu un problème, mais c’est son problème à lui. Qu’on en parle, c’est logique, mais qu’on en fasse la Une, ça me dépasse.» Aimé Jacquet n’a que très peu goûté le traitement médiatique qui a été réservé à Franck Ribéry depuis qu’on a appris son implication dans une affaire de proxénétisme. «Je suis extrêmement déçu que les journaux sportifs s’emparent de l’événement comme ça, je pensais qu’on parlait foot», déplore le sélectionneur champion du monde 1998, interrogé par l’AFP.
«Je suis déçu que sa vie privée soit donnée en pâture aux chiens, surtout dans notre milieu. C’est de l’hypocrisie en plus, poursuit-il. Allons, s’il vous plaît… Si on posait la question à certains, si on leur demandait comment ils se sont comportés, ils seraient embêtés, hein…» Aimé Jacquet conclut néanmoins sur une note positive: «A la Coupe du monde, il va pouvoir se venger sur le terrain, ce serait la plus belle des réponses.»
20minutes
«Il y a eu un problème, mais c’est son problème à lui. Qu’on en parle, c’est logique, mais qu’on en fasse la Une, ça me dépasse.» Aimé Jacquet n’a que très peu goûté le traitement médiatique qui a été réservé à Franck Ribéry depuis qu’on a appris son implication dans une affaire de proxénétisme. «Je suis extrêmement déçu que les journaux sportifs s’emparent de l’événement comme ça, je pensais qu’on parlait foot», déplore le sélectionneur champion du monde 1998, interrogé par l’AFP.
«Je suis déçu que sa vie privée soit donnée en pâture aux chiens, surtout dans notre milieu. C’est de l’hypocrisie en plus, poursuit-il. Allons, s’il vous plaît… Si on posait la question à certains, si on leur demandait comment ils se sont comportés, ils seraient embêtés, hein…» Aimé Jacquet conclut néanmoins sur une note positive: «A la Coupe du monde, il va pouvoir se venger sur le terrain, ce serait la plus belle des réponses.»
20minutes
vendredi 7 mai 2010
Un adolescent polyhandicapé a été expulsé au Kosovo
En situation irrégulière, le jeune homme de 15 ans a été embarqué par les forces de l'ordre venues le chercher dans un institut d'éducation motrice en Moselle.
Un adolescent polyhandicapé kosovar en situation irrégulière, arrivé en France il y a deux ans, a été expulsé vers son pays d'origine mardi, révèle France Info vendredi 7 mai. Immigrants illégaux, les membres de sa famille ont également été renvoyés au Kosovo
Résidant dans un institut d'éducation motrice à Freyming-Merlebach, en Moselle, le jeune homme de 15 ans a été embarqué lundi dernier vers 21 heures par les forces de l'ordre, qui sont venues le chercher dans sa chambre. Les gendarmes étaient 30 selon certains témoins, 12 selon la préfecture. Ils ont pris ses affaires, ses médicaments et son dossier médical.
Une expulsion "révoltante" et "inhumaine"
L'Association des Paralysés de France (APF) a dénoncé une expulsion "révoltante" et "inhumaine". Elle a également précisé que l'adolescent souffrait d'une maladie évolutive, nécessitant des soins constants. Soulignant encore "la violence de l'expulsion", l'APF et le Réseau éducation sans frontières (RESF) ajoutent que "la politique gouvernementale actuelle ne doit pas prévaloir sur l'état de santé des personnes malades et nécessitant des soins quotidiens".
Répondant à ces attaques, la préfecture de Moselle a indiqué dans un communiqué que deux médecins avaient autorisé le transport du malade vers l’aéroport puis vers le Kosovo, et qu’un pompier était présent durant le vol. La directrice du cabinet du préfet de la Lorraine a ajouté que "le médecin-inspecteur de la Ddass avait certifié que l'enfant polyhandicapé pouvait recevoir dans son pays d'origine le même traitement qu'en France".
De son côté, le député-maire UMP de Freyming-Merlebach, qui est également le président de l’association qui gère l’institut médical où était pris en charge le jeune Kosovar, a défendu son expulsion, déclarant qu'"on ne (pouvait) pas accueillir en France tous les étrangers handicapés".
Alors que l'APF a précisé de plus avoir de nouvelles de l'adolescent expulsé depuis mardi matin, la préfecture a indiqué jeudi soir que le jeune polyhandicapé avait été pris en charge par une équipe médicale à son arrivée au Kosovo.
Le Nouvel Observateur
Un adolescent polyhandicapé kosovar en situation irrégulière, arrivé en France il y a deux ans, a été expulsé vers son pays d'origine mardi, révèle France Info vendredi 7 mai. Immigrants illégaux, les membres de sa famille ont également été renvoyés au Kosovo
Résidant dans un institut d'éducation motrice à Freyming-Merlebach, en Moselle, le jeune homme de 15 ans a été embarqué lundi dernier vers 21 heures par les forces de l'ordre, qui sont venues le chercher dans sa chambre. Les gendarmes étaient 30 selon certains témoins, 12 selon la préfecture. Ils ont pris ses affaires, ses médicaments et son dossier médical.
Une expulsion "révoltante" et "inhumaine"
L'Association des Paralysés de France (APF) a dénoncé une expulsion "révoltante" et "inhumaine". Elle a également précisé que l'adolescent souffrait d'une maladie évolutive, nécessitant des soins constants. Soulignant encore "la violence de l'expulsion", l'APF et le Réseau éducation sans frontières (RESF) ajoutent que "la politique gouvernementale actuelle ne doit pas prévaloir sur l'état de santé des personnes malades et nécessitant des soins quotidiens".
Répondant à ces attaques, la préfecture de Moselle a indiqué dans un communiqué que deux médecins avaient autorisé le transport du malade vers l’aéroport puis vers le Kosovo, et qu’un pompier était présent durant le vol. La directrice du cabinet du préfet de la Lorraine a ajouté que "le médecin-inspecteur de la Ddass avait certifié que l'enfant polyhandicapé pouvait recevoir dans son pays d'origine le même traitement qu'en France".
De son côté, le député-maire UMP de Freyming-Merlebach, qui est également le président de l’association qui gère l’institut médical où était pris en charge le jeune Kosovar, a défendu son expulsion, déclarant qu'"on ne (pouvait) pas accueillir en France tous les étrangers handicapés".
Alors que l'APF a précisé de plus avoir de nouvelles de l'adolescent expulsé depuis mardi matin, la préfecture a indiqué jeudi soir que le jeune polyhandicapé avait été pris en charge par une équipe médicale à son arrivée au Kosovo.
Le Nouvel Observateur
Cassandre : « Dominique Strauss-Kahn est un ogre »
On ne sait pas qui est elle, mais on sait ce qu'elle a à dire : des tas de choses sur Dominique Strauss-Kahn, ancien ministre socialiste devenu président du FMI. Ces choses, elle les raconte dans un livre, DSK, les secrets d'un présidentiable. Depuis que la sortie de l'ouvrage est annoncée, toutes les rédactions veulent lui parler, et c'est à Voici qu'elle s'est confiée. En exclusivité
Cassandre, qui se décrit comme « une femme qui avait pour Dominique Strauss-Kahn une admiration immense », balance sur le ce séducteur impénitent qu'est le boss du FMI, qu'elle voit comme « un ogre ». Sa manière de « sortir l'artillerie lourde » quand il a envie de séduire, cette anecdote avec « une femme de chambre » au Mexique, qui lui a tant tourné la tête, les mises en gardes récurrente de son entourage, le « Gang », inquiet d'éventuels dérapages de son patron.
Mais quel crédit donner à ces révélations quand celle qui les fait veut rester anonyme ? « J'ai précisé au début du livre qu'avec mon éditrice, nous avions changé quelques dates, des lieux, le déroulement de certains meetings » avoue Cassandre, mais dans le but unique de préserver son identité secrète, quitte à perdre en crédibilité. « Je suis obligée de le faire pour préserver mon avenir professionnel. Mais j'ai glissé assez d'informations précises pour que les lecteurs puissent se faire leur opinion » avance Cassandre, qui ne s'inquiète pas plus que ça d'un éventuel outing « J'ai de bonne raison de penser que si DSK m'identifie, il n'en dira rien. Ni à ses proches, ni même à son "Gang" »
Doit-on en déduire que Cassandre peut être potentiellement très dangereuse pour Dodo ?
Retrouvez l'interview de celle par qui le scandale va arriver dans le numéro 1174 de Voici en kiosque demain.
http://www.voici.fr/potins-people/les-potins-du-jour/dsk-les-secrets-d-un-presidentiable-cassandre-parle-a-voici-355511
Cassandre, qui se décrit comme « une femme qui avait pour Dominique Strauss-Kahn une admiration immense », balance sur le ce séducteur impénitent qu'est le boss du FMI, qu'elle voit comme « un ogre ». Sa manière de « sortir l'artillerie lourde » quand il a envie de séduire, cette anecdote avec « une femme de chambre » au Mexique, qui lui a tant tourné la tête, les mises en gardes récurrente de son entourage, le « Gang », inquiet d'éventuels dérapages de son patron.
Mais quel crédit donner à ces révélations quand celle qui les fait veut rester anonyme ? « J'ai précisé au début du livre qu'avec mon éditrice, nous avions changé quelques dates, des lieux, le déroulement de certains meetings » avoue Cassandre, mais dans le but unique de préserver son identité secrète, quitte à perdre en crédibilité. « Je suis obligée de le faire pour préserver mon avenir professionnel. Mais j'ai glissé assez d'informations précises pour que les lecteurs puissent se faire leur opinion » avance Cassandre, qui ne s'inquiète pas plus que ça d'un éventuel outing « J'ai de bonne raison de penser que si DSK m'identifie, il n'en dira rien. Ni à ses proches, ni même à son "Gang" »
Doit-on en déduire que Cassandre peut être potentiellement très dangereuse pour Dodo ?
Retrouvez l'interview de celle par qui le scandale va arriver dans le numéro 1174 de Voici en kiosque demain.
http://www.voici.fr/potins-people/les-potins-du-jour/dsk-les-secrets-d-un-presidentiable-cassandre-parle-a-voici-355511
Il confond millions et milliards... et Wall Street chute
La bourse de Wall street s’est offert une séance de montagnes russes avec une plongée de 9% en séance avant de se reprendre et de finir la séance à -3%. La crainte des conséquences de la crise grecque mais aussi une erreur pourrait expliquer cette plongée. Les bourses européennes ont aussi clôturé en repli.
C’est une véritable panique qui a saisi la bourse de New York en séance. Le Dow jones a plongé de 9%, avant de se ressaisir pour clôturer à -3,2%.
Une grosse peur qui est partie, semble-t-il... d’une erreur. Un employé de la banque américaine Citygroup aurait confondu les millions et les milliards en passant un ordre sur Procter and Gamble, une valeur-phare de l’indice Dow Jones, selon plusieurs chaînes de télévision américaines.
Citygroup mène l’enquête sur cette bourde qui a fait faire à Wall Street un plongeon historique. La bourse américaine a perdu presque 1.000 points en un quart d’heure. Au terme de cette séance tragi-comique, le Dow Jones a repris quelque peu ses esprits pour terminer en chute de 3,2% “seulement”.
La gaffe, si elle est avérée, intervient dans un contexte tendu. Les marchés américains craignent qu’une récession ne touche l’Europe à cause de la crise grecque, ce qui pourrait plomber également les entreprises américaines.
Reste à savoir comment les bourses européennes prendront cette plaisanterie. Elles ont toutes terminé en baisse ce soir.
France infos
C’est une véritable panique qui a saisi la bourse de New York en séance. Le Dow jones a plongé de 9%, avant de se ressaisir pour clôturer à -3,2%.
Une grosse peur qui est partie, semble-t-il... d’une erreur. Un employé de la banque américaine Citygroup aurait confondu les millions et les milliards en passant un ordre sur Procter and Gamble, une valeur-phare de l’indice Dow Jones, selon plusieurs chaînes de télévision américaines.
Citygroup mène l’enquête sur cette bourde qui a fait faire à Wall Street un plongeon historique. La bourse américaine a perdu presque 1.000 points en un quart d’heure. Au terme de cette séance tragi-comique, le Dow Jones a repris quelque peu ses esprits pour terminer en chute de 3,2% “seulement”.
La gaffe, si elle est avérée, intervient dans un contexte tendu. Les marchés américains craignent qu’une récession ne touche l’Europe à cause de la crise grecque, ce qui pourrait plomber également les entreprises américaines.
Reste à savoir comment les bourses européennes prendront cette plaisanterie. Elles ont toutes terminé en baisse ce soir.
France infos
Polémique après l'évasion d'un malfaiteur à Dreux
Le caïd condamné pour vol avec arme, a bénéficié d'une série d'erreurs et de manquements lors de sa garde à vue au commissariat de police.
Des policiers en sous-effectif, des médecins refusant de se déplacer au commissariat, des magistrats injoignables au téléphone et une clé restée dans la serrure de la cellule du gardé à vue… Tous les ingrédients étaient réunis, le 25 avril dernier, pour faciliter l'évasion, à Dreux, de Nordine Ferman, dangereux récidiviste versé dans le trafic de stupéfiants. Révélée par Sylvie Feucher, la secrétaire générale du Syndicat des commissaires, qui a alerté Brice Hortefeux, l'affaire vire désormais au règlement de comptes entre juges et policiers.
Le samedi 24 avril, après une course-poursuite de 20 kilomètres, la brigade anticriminalité (BAC) de Dreux interpelle un conducteur suspect. Son passager a pu leur échapper, mais les agents découvrent que l'automobiliste arrêté est un caïd, condamné à 12 ans de réclusion à Versailles en 2007 pour vol avec arme, recherché, dans un autre dossier, par un juge parisien pour «dépôt d'armes en bande organisée» et trafic de drogue. Aussitôt, l'officier de permanence boucle le commissariat. Sa priorité: faire évacuer au plus vite ce gros poisson vers une maison d'arrêt. Il faut au préalable joindre les magistrats de Versailles et Paris. Toute la journée, les policiers s'y emploient, comme le substitut du parquet de Chartres, dûment avisé. En vain. Les magistrats de la capitale sont «en week-end»!
S'ouvre alors une procédure de garde à vue, obligatoire. Le voyou réclame le respect de tous ses droits. Et d'abord, un médecin. Malgré 21 appels téléphoniques effectués par la police, aucun des médecins conventionnés de la ville n'accepte de se déplacer. Il faut donc emmener Ferman à l'hôpital, avec tous les risques que cela comporte, vu la faiblesse des effectifs policiers, ce jour-là. Or, ce qui était à craindre se produit: arrivé à l'hôpital, Ferman, attendu par trois complices, parvient à leur crier qu'il est au «comico (commissariat)» jusqu'à lundi.
L'évasion s'organise. Elle se déroule le dimanche, au petit matin. À 6 heures, un garage BMW est incendié, à l'autre bout de la ville, pour faire diversion. À 7 heures, un homme vient déposer plainte pour un vol de portefeuille. Il mobilise le seul agent sur lequel le chef de poste peut compter dans le commissariat. Une demi-heure plus tard, attiré par un bruit, le chef inspecte la salle des gardes à vue. Ferman a quitté sa cellule! La clé était restée sur la serrure, mesure classique, dit-on, pour intervenir en urgence en cas de tentative de suicide…
Posée dans un jardin, contre le mur du commissariat, une échelle sera retrouvée. Les barreaux de la liberté pour Ferman. C'est en pleurs que le chef de poste a annoncé la nouvelle à sa hiérarchie.
Cette nuit-là, pour assurer la sécurité d'une ville de 50 000 habitants dont six quartiers difficiles, face à des caïds locaux prêts à toutes les audaces, la police ne pouvait compter, en tout et pour tout, que sur sept agents…
Le Figaro
Des policiers en sous-effectif, des médecins refusant de se déplacer au commissariat, des magistrats injoignables au téléphone et une clé restée dans la serrure de la cellule du gardé à vue… Tous les ingrédients étaient réunis, le 25 avril dernier, pour faciliter l'évasion, à Dreux, de Nordine Ferman, dangereux récidiviste versé dans le trafic de stupéfiants. Révélée par Sylvie Feucher, la secrétaire générale du Syndicat des commissaires, qui a alerté Brice Hortefeux, l'affaire vire désormais au règlement de comptes entre juges et policiers.
Le samedi 24 avril, après une course-poursuite de 20 kilomètres, la brigade anticriminalité (BAC) de Dreux interpelle un conducteur suspect. Son passager a pu leur échapper, mais les agents découvrent que l'automobiliste arrêté est un caïd, condamné à 12 ans de réclusion à Versailles en 2007 pour vol avec arme, recherché, dans un autre dossier, par un juge parisien pour «dépôt d'armes en bande organisée» et trafic de drogue. Aussitôt, l'officier de permanence boucle le commissariat. Sa priorité: faire évacuer au plus vite ce gros poisson vers une maison d'arrêt. Il faut au préalable joindre les magistrats de Versailles et Paris. Toute la journée, les policiers s'y emploient, comme le substitut du parquet de Chartres, dûment avisé. En vain. Les magistrats de la capitale sont «en week-end»!
S'ouvre alors une procédure de garde à vue, obligatoire. Le voyou réclame le respect de tous ses droits. Et d'abord, un médecin. Malgré 21 appels téléphoniques effectués par la police, aucun des médecins conventionnés de la ville n'accepte de se déplacer. Il faut donc emmener Ferman à l'hôpital, avec tous les risques que cela comporte, vu la faiblesse des effectifs policiers, ce jour-là. Or, ce qui était à craindre se produit: arrivé à l'hôpital, Ferman, attendu par trois complices, parvient à leur crier qu'il est au «comico (commissariat)» jusqu'à lundi.
L'évasion s'organise. Elle se déroule le dimanche, au petit matin. À 6 heures, un garage BMW est incendié, à l'autre bout de la ville, pour faire diversion. À 7 heures, un homme vient déposer plainte pour un vol de portefeuille. Il mobilise le seul agent sur lequel le chef de poste peut compter dans le commissariat. Une demi-heure plus tard, attiré par un bruit, le chef inspecte la salle des gardes à vue. Ferman a quitté sa cellule! La clé était restée sur la serrure, mesure classique, dit-on, pour intervenir en urgence en cas de tentative de suicide…
Posée dans un jardin, contre le mur du commissariat, une échelle sera retrouvée. Les barreaux de la liberté pour Ferman. C'est en pleurs que le chef de poste a annoncé la nouvelle à sa hiérarchie.
Cette nuit-là, pour assurer la sécurité d'une ville de 50 000 habitants dont six quartiers difficiles, face à des caïds locaux prêts à toutes les audaces, la police ne pouvait compter, en tout et pour tout, que sur sept agents…
Le Figaro
Tarascon: stèles musulmanes profanées
Sept stèles de soldats musulmans morts pour la France au cours de la Première Guerre mondiale ont été profanées jeudi dans le carré militaire du cimetière de Tarascon (Bouches-du-Rhône), a annoncé le ministre de la Défense Hervé Morin dans un communiqué.
"Je veux faire part de ma profonde indignation devant un acte ignoble et lâche", a déclaré le ministre, cité par un communiqué de ses services. "Je m’incline devant la mémoire de ces soldats avec d’autant plus d’émotion que cet ultime outrage semble les avoir volontairement visés pour leurs croyances religieuses", poursuit le ministre sans plus de précisions sur les circonstances de cette profanation.
"Mes pensées, à la veille de la commémoration du 8 mai 1945, vont à tous les combattants qui ont offert leur vie de manière humble ou éclatante pour que vivent une France et une Europe, libres, justes et généreuses", poursuit-il. Elles s'adressent à tous, "qu’ils croient au ciel ou qu’ils n’y croient pas, qu’ils soient Français par le sang reçu ou par le sang versé".
Dans un communiqué, le Conseil régional du culte musulman (CRCM) de Provence-Alpes-Côte-d'Azur (Paca) a précisé que les sept stèles des soldats musulmans avaient "été renversées". "Trois d'entre elles sont brisées", a précisé le CRCM expliquant que le carré militaire de ce cimetière comprenait "130 tombes dont 17 de soldats de confession musulmane".
"Le CRCM-PACA est choqué par cet outrage porté à la mémoire des soldats musulmans qui ont bravement et loyalement combattu pour la France. Cet acte inqualifiable blesse profondément au coeur la communauté musulmane de la Région et le pays tout entier", affirme le communiqué du conseil qui "appelle les autorités publiques et locales à tout mettre en oeuvre afin que les coupables soient arrêtés et sévèrement punis".
"Face à la lâcheté de cette nouvelle agression contre des sépultures de soldats musulmans, le CRCM-PACA et le CFCM (Conseil français du culte musulman, ndlr) appellent à un rassemblement de solidarité et de recueillement, prévu sur place ce dimanche 9 mai à 15h00 pour répondre à cette barbarie aveugle qui n'engendre que haine et rejet", ajoute l'organisation.
Selon Khalid Belkadir, président du CRCM-Paca, contacté par l'AFP, "aucun élément d'information" n'a pas pour le moment été porté à sa connaissance concernant les éventuels auteurs de cet acte.
Le procureur de la République de Tarascon ainsi que le sous-préfet d'Arles se sont rendus sur place dans la journée de jeudi, a-t-il précisé, ajoutant qu'il se rendrait sur les lieux vendredi après-midi.
Le Figaro
"Je veux faire part de ma profonde indignation devant un acte ignoble et lâche", a déclaré le ministre, cité par un communiqué de ses services. "Je m’incline devant la mémoire de ces soldats avec d’autant plus d’émotion que cet ultime outrage semble les avoir volontairement visés pour leurs croyances religieuses", poursuit le ministre sans plus de précisions sur les circonstances de cette profanation.
"Mes pensées, à la veille de la commémoration du 8 mai 1945, vont à tous les combattants qui ont offert leur vie de manière humble ou éclatante pour que vivent une France et une Europe, libres, justes et généreuses", poursuit-il. Elles s'adressent à tous, "qu’ils croient au ciel ou qu’ils n’y croient pas, qu’ils soient Français par le sang reçu ou par le sang versé".
Dans un communiqué, le Conseil régional du culte musulman (CRCM) de Provence-Alpes-Côte-d'Azur (Paca) a précisé que les sept stèles des soldats musulmans avaient "été renversées". "Trois d'entre elles sont brisées", a précisé le CRCM expliquant que le carré militaire de ce cimetière comprenait "130 tombes dont 17 de soldats de confession musulmane".
"Le CRCM-PACA est choqué par cet outrage porté à la mémoire des soldats musulmans qui ont bravement et loyalement combattu pour la France. Cet acte inqualifiable blesse profondément au coeur la communauté musulmane de la Région et le pays tout entier", affirme le communiqué du conseil qui "appelle les autorités publiques et locales à tout mettre en oeuvre afin que les coupables soient arrêtés et sévèrement punis".
"Face à la lâcheté de cette nouvelle agression contre des sépultures de soldats musulmans, le CRCM-PACA et le CFCM (Conseil français du culte musulman, ndlr) appellent à un rassemblement de solidarité et de recueillement, prévu sur place ce dimanche 9 mai à 15h00 pour répondre à cette barbarie aveugle qui n'engendre que haine et rejet", ajoute l'organisation.
Selon Khalid Belkadir, président du CRCM-Paca, contacté par l'AFP, "aucun élément d'information" n'a pas pour le moment été porté à sa connaissance concernant les éventuels auteurs de cet acte.
Le procureur de la République de Tarascon ainsi que le sous-préfet d'Arles se sont rendus sur place dans la journée de jeudi, a-t-il précisé, ajoutant qu'il se rendrait sur les lieux vendredi après-midi.
Le Figaro
jeudi 6 mai 2010
"Toujours Oubliés par la République"
2010, année de l’Afrique. La France célèbre avec 14 des ses anciennes colonies le cinquantenaire des Indépendances africaines. L’occasion de regarder sereinement notre passé commun et ces 50 ans de discriminations qui touchent les anciens soldats de l’empire français. Faudra-t-il, tous les 8 mai, rappeler au bon souvenir de la République les milliers d’anciens combattants qui attendent de percevoir une pension militaire de retraite équivalente à celle de leurs frères d’armes français ?
Goumiers, spahis, zouaves, tirailleurs ont vu leurs pensions militaires de retraite cristallisées en 1959, c’est à dire gelées, par rapport à celles des Français. Selon les nationalités, les différences de revenu peuvent varier de 1 à 8…
Sous le coup de l’émotion suscitée par le film Indigènes, la retraite du combattant (555 € par an) et la pension d’invalidité ont été décristallisées pour que toutes les personnes ayant participé aux combats soient traitées enfin de manière égale. Mais il n’en va pas de même pour les retraites des anciens militaires ayant servi plusieurs années dans l’armée française, qui s’élèvent à 630 € par mois pour un Français contre seulement 54 € pour un Marocain, à grade équivalent. L’Etat invoque une hypothétique parité de pouvoir d’achat pour justifier cet écart…
La France refuse que ces hommes puissent percevoir dans leur pays une pension militaire de retraite égale à celle d’un Français mais leur accorde un droit de séjour qui leur permet de bénéficier du minimum vieillesse s’ils résident en France plus de neuf mois. Cette situation est proprement aberrante.
En janvier dernier, au terme d’une bataille juridique épuisante, Mohammed Mechti et 5 autres compagnons marocains ont obtenu gain de cause devant le tribunal administratif de Bordeaux, le Gouvernement se voyant contraint de revaloriser leur pension au niveau de celle des Français. Mohammed Mechti avait 91 ans. Trop tard pour en profiter : il est décédé au lendemain de ce jugement, loin des siens, alors qu’il s’apprêtait à rentrer définitivement au Maroc.
Combien de temps faudra-t-il encore attendre pour que ces hommes qui ont versé leur sang pour la France puissent vivre leur vieillesse dans la dignité ? Il ne s’agit pas de décerner des médailles ou des diplômes mais de permettre à des personnes âgées d’être traitées avec respect et humanité. On ne peut leur demander d’engager une procédure judiciaire longue et onéreuse pour réclamer leur dû. Et si le jugement de Bordeaux fait jurisprudence, il reste qu’il s’appuie sur un accord spécifique entre la France et le Maroc ; en sont exclus par exemple les Tirailleurs Sénégalais.
Le Gouvernement croit faire un geste de bonne volonté en permettant à tout ancien combattant de percevoir la même pension militaire de retraite quelle que soit sa nationalité… à condition de résider en Europe. Or c’est bien là qu’est le nœud du problème : pourquoi obliger des vieillards à vivre seuls, en exil au crépuscule de leur vie alors qu’ils n’aspirent qu’à passer leurs derniers jours entourés des leurs, avec les mêmes droits que leurs frères d’arme? Ne serait-ce pas le plus beau signe de réconciliation et d’appui au développement à adresser aux ressortissants des anciennes colonies françaises que de restaurer cette égalité de traitement entre tous les anciens combattants de l’armée française, quel que soit leur lieu de résidence?
Depuis quelques années, cette injustice est dénoncée de toute part. Après le Conseil d'Etat et la Halde, la Cour des Comptes vient de demander l'alignement automatique et intégral du régime de tous les pensionnés. Saisi par un justiciable, c'est prochainement le Conseil constitutionnel qui devra se prononcer.
Mais est-il décent de laisser les tribunaux trancher alors qu’il s’agit d’une question éminemment politique ? La République est-elle si affaiblie qu’elle n’a plus les moyens de son honneur ? Où sont les valeurs pour lesquelles elle fit combattre ses « Indigènes » ? Comment parler d’intégration en France aux descendants de ces combattants si l’engagement de leur grand-père ou de leur arrière-grand-père est traité par le mépris et l’exclusion ?
C’est à la Nation de prendre ses responsabilités. C’est tout le sens d’une proposition de loi déposée en octobre 2008 à l’Assemblée nationale… et qui n’a toujours pas été examinée. On ne peut accepter que ces hommes meurent les uns après les autres, dans un oubli volontaire de la République, alors que nous avons encore la possibilité d’agir.
Le Nouvel Observateur
Goumiers, spahis, zouaves, tirailleurs ont vu leurs pensions militaires de retraite cristallisées en 1959, c’est à dire gelées, par rapport à celles des Français. Selon les nationalités, les différences de revenu peuvent varier de 1 à 8…
Sous le coup de l’émotion suscitée par le film Indigènes, la retraite du combattant (555 € par an) et la pension d’invalidité ont été décristallisées pour que toutes les personnes ayant participé aux combats soient traitées enfin de manière égale. Mais il n’en va pas de même pour les retraites des anciens militaires ayant servi plusieurs années dans l’armée française, qui s’élèvent à 630 € par mois pour un Français contre seulement 54 € pour un Marocain, à grade équivalent. L’Etat invoque une hypothétique parité de pouvoir d’achat pour justifier cet écart…
La France refuse que ces hommes puissent percevoir dans leur pays une pension militaire de retraite égale à celle d’un Français mais leur accorde un droit de séjour qui leur permet de bénéficier du minimum vieillesse s’ils résident en France plus de neuf mois. Cette situation est proprement aberrante.
En janvier dernier, au terme d’une bataille juridique épuisante, Mohammed Mechti et 5 autres compagnons marocains ont obtenu gain de cause devant le tribunal administratif de Bordeaux, le Gouvernement se voyant contraint de revaloriser leur pension au niveau de celle des Français. Mohammed Mechti avait 91 ans. Trop tard pour en profiter : il est décédé au lendemain de ce jugement, loin des siens, alors qu’il s’apprêtait à rentrer définitivement au Maroc.
Combien de temps faudra-t-il encore attendre pour que ces hommes qui ont versé leur sang pour la France puissent vivre leur vieillesse dans la dignité ? Il ne s’agit pas de décerner des médailles ou des diplômes mais de permettre à des personnes âgées d’être traitées avec respect et humanité. On ne peut leur demander d’engager une procédure judiciaire longue et onéreuse pour réclamer leur dû. Et si le jugement de Bordeaux fait jurisprudence, il reste qu’il s’appuie sur un accord spécifique entre la France et le Maroc ; en sont exclus par exemple les Tirailleurs Sénégalais.
Le Gouvernement croit faire un geste de bonne volonté en permettant à tout ancien combattant de percevoir la même pension militaire de retraite quelle que soit sa nationalité… à condition de résider en Europe. Or c’est bien là qu’est le nœud du problème : pourquoi obliger des vieillards à vivre seuls, en exil au crépuscule de leur vie alors qu’ils n’aspirent qu’à passer leurs derniers jours entourés des leurs, avec les mêmes droits que leurs frères d’arme? Ne serait-ce pas le plus beau signe de réconciliation et d’appui au développement à adresser aux ressortissants des anciennes colonies françaises que de restaurer cette égalité de traitement entre tous les anciens combattants de l’armée française, quel que soit leur lieu de résidence?
Depuis quelques années, cette injustice est dénoncée de toute part. Après le Conseil d'Etat et la Halde, la Cour des Comptes vient de demander l'alignement automatique et intégral du régime de tous les pensionnés. Saisi par un justiciable, c'est prochainement le Conseil constitutionnel qui devra se prononcer.
Mais est-il décent de laisser les tribunaux trancher alors qu’il s’agit d’une question éminemment politique ? La République est-elle si affaiblie qu’elle n’a plus les moyens de son honneur ? Où sont les valeurs pour lesquelles elle fit combattre ses « Indigènes » ? Comment parler d’intégration en France aux descendants de ces combattants si l’engagement de leur grand-père ou de leur arrière-grand-père est traité par le mépris et l’exclusion ?
C’est à la Nation de prendre ses responsabilités. C’est tout le sens d’une proposition de loi déposée en octobre 2008 à l’Assemblée nationale… et qui n’a toujours pas été examinée. On ne peut accepter que ces hommes meurent les uns après les autres, dans un oubli volontaire de la République, alors que nous avons encore la possibilité d’agir.
Le Nouvel Observateur
mardi 4 mai 2010
Inscription à :
Articles (Atom)