Alors que les services secrets britanniques sont poursuivis en justice par d'anciens détenus de Guantanamo pour complicité de torture, des documents publiés par la presse anglaise montrent que leurs responsables ont bien fermé les yeux sur ce sujet.
Dans le sillage des États-Unis, le Royaume-Uni se trouve à son tour entraîné dans un scandale autour de la torture. Des documents publiés jeudi par le Guardian accréditent les accusations déjà portées par d'ex-détenus de Guantanamo, selon lesquelles les services secrets de sa majesté (MI5 et MI6) ont cautionné les méthodes d'interrogatoire peu orthodoxes utilisées par les Américains sur des terroristes présumés après le 11 septembre.
C'est d'ailleurs la plainte déposée par six anciens détenus de Guantanamo qui a permis la révélation de ces documents. Le cas le plus connu est celui de l'Ethiopien Binyam Mohamed, détenu sur la base américaine pendant plus de quatre ans avant d'être transféré en 2009 en Grande-Bretagne, où il a le statut de résident. Il a notamment affirmé qu'un membre du MI5 avait fourni les questions lors des interrogatoires assortis de tortures qu'il a subis dans un site secret au Maroc, après son arrestation au Pakistan en 2002. Selon lui, les renseignements britanniques, et donc l'administration Blair, étaient donc au courant des privations de sommeil, tortures génitales et autres mauvais traitements subis durant sa détention.
900 documents déclassifiés
Le gouvernement britannique a bien essayé de suspendre la procédure judiciaire. D'une part, en proposant une médiation aux plaignants. Des compensations pourraient leur être versées, a ainsi annoncé la semaine dernière le premier ministre David Cameron, si des pratiques assimilées à des tortures étaient avérées. Pour déterminer ce point, il a annoncé d'autre part la tenue d'une enquête indépendante, qui doit commencer ses travaux avant la fin de l'année et durer une douzaine de mois. Avantage de cette procédure: les travaux ne seront pas entièrement publics, les dépositions des agents des services secrets et les informations touchant à la sûreté de l'État étant couvertes par une confidentialité totale. Mais selon le gouvernement britannique, l'enquête ne peut démarrer tant que la procédure judiciaire est en cours.
Cela n'a pas suffi à faire reculer la cour d'appel britannique. Considérant qu'une procédure n'annule pas l'autre, elle a rejeté la demande de suspension du gouvernement. Sur injonction de la justice, 900 documents placés sous le sceau du secret ont déjà été déclassifiés dans le cadre de l'enquête. Le Guardian en publie quelques extraits, qui montrent très clairement que la Grande-Bretagne n'a pas appliqué les procédures légales d'assistance à ses ressortissants et ne n'est pas opposée à l'envoi de certains d'entre eux à Guantanamo.
«Nous l'avons écouté sans commenter»
Plusieurs de ces pièces portent sur le cas d'Omar Deghayes. Ce Britannique d'origine libyenne a été interrogé par le MI5 alors qu'il était détenu dans la base américaine de Bagram à Kaboul, tristement célèbre pour les mauvais traitements dont elle a été le théâtre. Durant l'interrogatoire, mené en juillet 2002, le détenu affirme souffrir d'une hémorragie interne due à une tuberculose. «Nous l'avons écouté sans commenter», note le rapport. «S'il continue de se cramponner à son histoire, note un officier quelques jours plus tard, nous proposons de se désengager et de laisser les évènements ici poursuivre leur cours». Autrement dit, laisser le prisonnier être emmené par les Américains au centre de détention de Guantanamo. C'est chose faite dès l'automne suivant, explique le quotidien britannique. Emprisonné cinq ans, Omar Deghayesa perdra un œil suite aux mauvais traitements subis là-bas.
En janvier 2002, une note du MI6 destinée à ses officiers reconnaissait déjà la possibilité que les prisonniers «ne soient pas traités en accord avec les standards appropriés». Tout en concluant : «Étant donné qu'il ne sont pas sous notre contrôle, la loi ne requiert pas l'intervention de votre part pour l'empêcher». Pour l'avenir, David Cameron, qui a reconnu des «interrogations sur le degré de collaboration des agents britanniques avec les services de renseignement étrangers qui traitaient les prisonniers d'une façon inappropriée», a annoncé de nouvelles règles afin d'empêcher ce genre de comportement. Elles stipulent que les agents britanniques «ne doivent jamais participer à aucune action au cours de laquelle ils savent ou croient que des actes de torture seront commis». En attendant, de l'aveu même du premier ministre, «tant que ces questions restent en suspens, notre réputation en tant que pays qui croit à la liberté, à l'équité et aux droits de l'homme sera mis en doute».
http://www.lefigaro.fr/international/2010/07/15/01003-20100715ARTFIG00353-l-administration-blair-accusee-de-complicite-de-torture.php
vendredi 16 juillet 2010
Frégate Lafayette : un marin se pend
Un marin de 32 ans, originaire de Saône-et-Loire, s'est pendu à bord de la frégate Lafayette, peu avant son retour à Toulon fin juin, révèlent RTL et Libération.fr aujourd'hui. Une information judiciaire a été ouverte et une enquête de la gendarmerie maritime est en cours.
Selon Libération.fr, "le jeune homme aurait à plusieurs reprises annoncé son geste à ses camarades en l'expliquant à cause de la mauvaise ambiance régnant à bord". La frégate Lafayette revenait d'une mission de plus de trois mois dans l'océan indien. En un peu plus d'un an, ce bateau a passé huit mois à la mer.
Toujours selon Libération.fr, "le nombre de suicide dans la Marine est en forte augmentation depuis le début de l'année, avec sept cas - soit autant en six mois que lors des douze mois de 2009. Il convient toutefois d'être prudent avec ses chiffres, dans la mesure où, d'un point de vue statistique, on parle de très petits nombres".
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/07/15/97001-20100715FILWWW00494-fregate-lafayette-un-marin-se-pend.php
Selon Libération.fr, "le jeune homme aurait à plusieurs reprises annoncé son geste à ses camarades en l'expliquant à cause de la mauvaise ambiance régnant à bord". La frégate Lafayette revenait d'une mission de plus de trois mois dans l'océan indien. En un peu plus d'un an, ce bateau a passé huit mois à la mer.
Toujours selon Libération.fr, "le nombre de suicide dans la Marine est en forte augmentation depuis le début de l'année, avec sept cas - soit autant en six mois que lors des douze mois de 2009. Il convient toutefois d'être prudent avec ses chiffres, dans la mesure où, d'un point de vue statistique, on parle de très petits nombres".
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/07/15/97001-20100715FILWWW00494-fregate-lafayette-un-marin-se-pend.php
jeudi 15 juillet 2010
Le journaliste tunisien Fahem Boukadous a été arrêté
Condamné le 6 juillet dernier à quatre ans de prison pour "diffusion d'information de nature à troubler l'ordre public", le journaliste tunisien Fahem Boukadous a été arrêté jeudi 15 juillet à Sousse (centre).
Contactée par Nouvelobs.com, son épouse nous a expliqué les conditions de l'arrestation de son mari et nous a fait part de ses fortes inquiétudes.
"Nous étions à l'hôpital pour des examens médicaux, lorsqu'à 9h30, quatre policiers habillés en civil ont arrêté mon époux, lui disant de venir avec eux pour 'quelques minutes'". Fahem Boukadous n'a montré aucune résistance et a suivi les quatre hommes. Mais, depuis l'arrestation, sa femme est sans nouvelle. Aucune source gouvernementale n'a d'ailleurs confirmé l'arrestation.
"Sa vie est en danger"
"Avec le comité de soutien, nous avons téléphoné au commissariat et ils nous ont répondu que mon mari n'était pas avec eux. Nous ne savons pas où il est". L'épouse du journaliste s'est dite très inquiète pour son mari, qui était sorti la veille de l'hôpital pour des problèmes respiratoires. "Mon mari est très malade et il n'a aucun médicament sur lui. Il peut faire une grave crise d'asthme à tout moment. Sa vie est en danger".
Une inquiétude d'autant plus grande que la femme de Fahem Boukadous dit avoir remarqué qu'une voiture noire les suivaient depuis la veille.
Le 6 juillet, le tribunal d'appel de Gafsa (sud) avait confirmé le verdict de première instance pour "appartenance à une association criminelle susceptible de porter atteinte aux personnes et à leurs biens" et pour "diffusion d'information de nature à troubler l'ordre public".
Selon ses avocats et plusieurs ONG dont Reporters sans Frontières (RSF), Fahem Boukadous, a été condamné pour avoir couvert les manifestations populaires du bassin minier de Gafsa, en proie en 2008 à l'agitation sur fond de chômage, coût de la vie, corruption et clientélisme.
En avril, un autre journaliste tunisien, Taoufik Ben Brik, a été libéré après passé six mois dans les geôles tunisiennes.
http://tempsreel.nouvelobs.com/dossier/medias-pouvoirs/20100715.OBS7164/le-journaliste-tunisien-fahem-boukadous-a-ete-arrete.html
Contactée par Nouvelobs.com, son épouse nous a expliqué les conditions de l'arrestation de son mari et nous a fait part de ses fortes inquiétudes.
"Nous étions à l'hôpital pour des examens médicaux, lorsqu'à 9h30, quatre policiers habillés en civil ont arrêté mon époux, lui disant de venir avec eux pour 'quelques minutes'". Fahem Boukadous n'a montré aucune résistance et a suivi les quatre hommes. Mais, depuis l'arrestation, sa femme est sans nouvelle. Aucune source gouvernementale n'a d'ailleurs confirmé l'arrestation.
"Sa vie est en danger"
"Avec le comité de soutien, nous avons téléphoné au commissariat et ils nous ont répondu que mon mari n'était pas avec eux. Nous ne savons pas où il est". L'épouse du journaliste s'est dite très inquiète pour son mari, qui était sorti la veille de l'hôpital pour des problèmes respiratoires. "Mon mari est très malade et il n'a aucun médicament sur lui. Il peut faire une grave crise d'asthme à tout moment. Sa vie est en danger".
Une inquiétude d'autant plus grande que la femme de Fahem Boukadous dit avoir remarqué qu'une voiture noire les suivaient depuis la veille.
Le 6 juillet, le tribunal d'appel de Gafsa (sud) avait confirmé le verdict de première instance pour "appartenance à une association criminelle susceptible de porter atteinte aux personnes et à leurs biens" et pour "diffusion d'information de nature à troubler l'ordre public".
Selon ses avocats et plusieurs ONG dont Reporters sans Frontières (RSF), Fahem Boukadous, a été condamné pour avoir couvert les manifestations populaires du bassin minier de Gafsa, en proie en 2008 à l'agitation sur fond de chômage, coût de la vie, corruption et clientélisme.
En avril, un autre journaliste tunisien, Taoufik Ben Brik, a été libéré après passé six mois dans les geôles tunisiennes.
http://tempsreel.nouvelobs.com/dossier/medias-pouvoirs/20100715.OBS7164/le-journaliste-tunisien-fahem-boukadous-a-ete-arrete.html
Le site du Quai d'Orsay copié
Le ministère français des Affaires étrangères étudie la possibilité de poursuivre en justice les auteurs d'un site internet se présentant comme le sien, avec communiqués, vidéos et liens, a indiqué jeudi son porte-parole, Bernard Valero. "Ce site internet, créé à une adresse proche de celle France Diplomatie, diffuse de fausses informations et copie frauduleusement le site du Ministère des Affaires étrangères et européennes", a déclaré lors d'un point-presse Bernard Valero. "Nous étudions les suites judiciaires à donner à cette situation", a-t-il précisé.
Le site France Diplomatie du Quai d'Orsay est accessible via l'adresse www.diplomatie.gouv.fr alors que celui qui apparaît être frauduleux est visible sur www.diplomatiegov.fr. Ayant recours aux mêmes couleurs, à la même présentation, il comporte de vraies vidéos reprises du ministère comme de fausses annonçant par exemple un engagement de la France envers Haïti. Ses auteurs sont injoignables aux coordonnées mentionnées dans un communiqué, ayant toutes les apparences de ceux du Quai d'Orsay, et qui a été envoyé ce jeudi par courrier électronique à plusieurs rédactions.
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/07/15/97001-20100715FILWWW00417-le-site-du-quai-d-orsay-copie.php
Le site France Diplomatie du Quai d'Orsay est accessible via l'adresse www.diplomatie.gouv.fr alors que celui qui apparaît être frauduleux est visible sur www.diplomatiegov.fr. Ayant recours aux mêmes couleurs, à la même présentation, il comporte de vraies vidéos reprises du ministère comme de fausses annonçant par exemple un engagement de la France envers Haïti. Ses auteurs sont injoignables aux coordonnées mentionnées dans un communiqué, ayant toutes les apparences de ceux du Quai d'Orsay, et qui a été envoyé ce jeudi par courrier électronique à plusieurs rédactions.
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/07/15/97001-20100715FILWWW00417-le-site-du-quai-d-orsay-copie.php
Profanation d'une mosquée en chantier près de Caen
Des tags xénophobes et des croix gammées ont été découverts mercredi 14 juillet sur le mur du chantier d'une mosquée à Hérouville-Saint-Clair, près de Caen, a annoncé le parquet.
Selon la police judiciaire, chargée de de l'enquête préliminaire, peu d'éléments permettent de découvrir qui sont les auteurs de ces inscriptions xénophobes. "Islam hors d'Europe", Ni islam ni burka" ou "Charles Martel", entourés de deux cœurs, croix gammées et croix celtiques, étaient tagués sur le mur d'enceinte du chantier.
Ils ont été réalisés dans la nuit du 13 au 14 juillet, a indiqué le procureur adjoint de Caen, Jean-Pierre Triaulère.
En mai, des inscriptions xénophobes et pro-nazi avaient été constatées sur la devanture d'une future boucherie halal à Lisieux, une commune normande de 24.000 habitants.
(Nouvelobs.com avec AFP)
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/societe/20100715.OBS7159/profanation-d-une-mosquee-en-chantier-pres-de-caen.html
Selon la police judiciaire, chargée de de l'enquête préliminaire, peu d'éléments permettent de découvrir qui sont les auteurs de ces inscriptions xénophobes. "Islam hors d'Europe", Ni islam ni burka" ou "Charles Martel", entourés de deux cœurs, croix gammées et croix celtiques, étaient tagués sur le mur d'enceinte du chantier.
Ils ont été réalisés dans la nuit du 13 au 14 juillet, a indiqué le procureur adjoint de Caen, Jean-Pierre Triaulère.
En mai, des inscriptions xénophobes et pro-nazi avaient été constatées sur la devanture d'une future boucherie halal à Lisieux, une commune normande de 24.000 habitants.
(Nouvelobs.com avec AFP)
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/societe/20100715.OBS7159/profanation-d-une-mosquee-en-chantier-pres-de-caen.html
Vatican/pédophilie: de nouvelles mesures
A la suite des scandales de pédophilie qui ont éclaboussé l'Eglise catholique à travers le monde, le Vatican a rendu publiques une série de nouvelles règles concernant la gestion des affaires d'abus sexuels commis par des membres du clergé sur des mineurs et des adultes handicapés mentaux.
Le délai de prescription a ainsi été étendu de 10 à 20 ans pour des abus sexuels, la Congrégation pour la doctrine de la foi conservant un droit de dérogation sur la base du cas par cas.
Pour la première fois, la possession ou la distribution d'images pornographiques de mineurs de moins de 14 ans sont considérées comme une infraction.
Mais le document diffusé jeudi ne fait pas mention de la nécessité pour les évêques de rapporter des cas d'abus à la police.
Il qualifie par ailleurs la tentative d'ordination d'une femme de "grave" infraction au même titre que les abus sexuels. Certains ont estimé que la présence des deux sujets dans le même document supposait une équivalence
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/07/15/97001-20100715FILWWW00348-vaticanpedophilie-de-nouvelles-mesures.php
Le délai de prescription a ainsi été étendu de 10 à 20 ans pour des abus sexuels, la Congrégation pour la doctrine de la foi conservant un droit de dérogation sur la base du cas par cas.
Pour la première fois, la possession ou la distribution d'images pornographiques de mineurs de moins de 14 ans sont considérées comme une infraction.
Mais le document diffusé jeudi ne fait pas mention de la nécessité pour les évêques de rapporter des cas d'abus à la police.
Il qualifie par ailleurs la tentative d'ordination d'une femme de "grave" infraction au même titre que les abus sexuels. Certains ont estimé que la présence des deux sujets dans le même document supposait une équivalence
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/07/15/97001-20100715FILWWW00348-vaticanpedophilie-de-nouvelles-mesures.php
Les femmes, des retraitées pas tout à fait comme les autres
Le bilan est sans appel. Les femmes éprouvent plus de difficultés que les hommes à toucher une retraite décente. La pension de retraite moyenne d'une femme à l'heure actuelle en France est de 40 % inférieure à celle d'un homme. Et, parmi les personnes qui bénéficient du minimum vieillesse, les trois quarts sont des femmes. Aujourd'hui, elles sont aussi plus nombreuses à partir à 65 ans, car elles travaillent plus souvent à temps partiel et connaissent plus d'interruptions de carrière. La réforme Woerth ne devrait pas établir l'équilibre, bien au contraire.
Si le texte de loi défendu par le ministre du Travail contient deux articles - 12 et 13 - visant à protéger les femmes, ils ne sont guère défendus. Même Danièle Karnewiecz, présidente de la Caisse nationale d'assurance maladie et secrétaire nationale de la CFE-CGC, seul syndicat à plaider en faveur de la réforme, n'y croit pas : "On risque d'accentuer certaines difficultés existantes. Il est vrai que les femmes sont les plus fragiles. Cela pose des questions, car les différences ne s'effaceront pas par magie." Le premier article, portant sur le calcul des mois de congé maternité, a surtout une portée symbolique. Marie-Jo Zimmermann, député UMP et présidente de la délégation de l'Assemblée nationale aux droits des femmes et à l'égalité des chances entre les hommes et les femmes, parle carrément de "mesurette". Pour les syndicats, ce ne sont que quelques mois dans une vie, c'est de la "poudre aux yeux". Quant au second, qui vise à sanctionner financièrement les entreprises ne présentant par leurs chiffres sur l'égalité professionnelle, il est, lui aussi, jugé "trop léger" par Marie-Jo Zimmermann.
Le vrai travail devra se faire en amont de la question des retraites
La course pour renforcer le texte en faveur des femmes avant son examen par le Parlement en septembre est donc lancée. Le 8 juillet dernier, c'est la Haute Autorité de lutte contre les discriminations (Halde) qui s'est autosaisie du dossier. Dans une interview aux Échos, sa nouvelle présidente, Jeannette Bougrab, annonçait la création d'une commission spéciale chargée de présenter en septembre des recommandations au gouvernement. Elle évoquait deux pistes de travail principales : "On pourrait améliorer certains mécanismes, par exemple ouvrir les pensions de réversion aux couples pacsés et permettre de cumuler minimum vieillesse avec un revenu d'activité." De son côté, l'Observatoire de la parité, dirigé par la députée UMP Chantal Brunel, pour qui les femmes sont "les grandes oubliées de la réforme", a annoncé qu'il établirait une proposition de loi sur la parité professionnelle d'ici la fin de l'année 2010, quelques mois après le vote de la réforme.
Pour Marie-Jo Zimmermann, pourtant citée par Jeannette Bougrab parmi les personnes invitées à travailler sur la question par la Halde, l'intention est bonne, mais tout cela arrive un peu tard : "C'est tout à l'honneur de la Halde et de l'Observatoire de la parité : plus on parlera du problème, mieux on se portera ! Mais, concrètement, je doute que cela porte des fruits d'ici le mois de septembre et le vote de la loi", explique-t-elle, sceptique. Un avis partagé par Christiane Marty (Solidaires), spécialiste des questions de retraites des femmes. "Il faut de manière urgente des mesures de compensation", dit-elle. Elle reconnaît que ces solutions d'urgence ne changeraient rien à la nécessité de faire des efforts en amont, sur le travail des femmes en général. Autrement dit, inutile de compter sur des mesures spécifiques d'ici le mois de septembre. Quant à la proposition de loi de l'Observatoire de la parité, Christiane Marty rappelle, dépitée : "Depuis 1972, une dizaine de lois et de décrets pour l'égalité professionnelle ont été votés, mais aucune sanction significative n'existe. Elles sont donc inappliquées." Les différences de traitement auraient donc encore longue vie...
http://www.lepoint.fr/societe/les-femmes-des-retraitees-pas-tout-a-fait-comme-les-autres-13-07-2010-64606_23.php
Si le texte de loi défendu par le ministre du Travail contient deux articles - 12 et 13 - visant à protéger les femmes, ils ne sont guère défendus. Même Danièle Karnewiecz, présidente de la Caisse nationale d'assurance maladie et secrétaire nationale de la CFE-CGC, seul syndicat à plaider en faveur de la réforme, n'y croit pas : "On risque d'accentuer certaines difficultés existantes. Il est vrai que les femmes sont les plus fragiles. Cela pose des questions, car les différences ne s'effaceront pas par magie." Le premier article, portant sur le calcul des mois de congé maternité, a surtout une portée symbolique. Marie-Jo Zimmermann, député UMP et présidente de la délégation de l'Assemblée nationale aux droits des femmes et à l'égalité des chances entre les hommes et les femmes, parle carrément de "mesurette". Pour les syndicats, ce ne sont que quelques mois dans une vie, c'est de la "poudre aux yeux". Quant au second, qui vise à sanctionner financièrement les entreprises ne présentant par leurs chiffres sur l'égalité professionnelle, il est, lui aussi, jugé "trop léger" par Marie-Jo Zimmermann.
Le vrai travail devra se faire en amont de la question des retraites
La course pour renforcer le texte en faveur des femmes avant son examen par le Parlement en septembre est donc lancée. Le 8 juillet dernier, c'est la Haute Autorité de lutte contre les discriminations (Halde) qui s'est autosaisie du dossier. Dans une interview aux Échos, sa nouvelle présidente, Jeannette Bougrab, annonçait la création d'une commission spéciale chargée de présenter en septembre des recommandations au gouvernement. Elle évoquait deux pistes de travail principales : "On pourrait améliorer certains mécanismes, par exemple ouvrir les pensions de réversion aux couples pacsés et permettre de cumuler minimum vieillesse avec un revenu d'activité." De son côté, l'Observatoire de la parité, dirigé par la députée UMP Chantal Brunel, pour qui les femmes sont "les grandes oubliées de la réforme", a annoncé qu'il établirait une proposition de loi sur la parité professionnelle d'ici la fin de l'année 2010, quelques mois après le vote de la réforme.
Pour Marie-Jo Zimmermann, pourtant citée par Jeannette Bougrab parmi les personnes invitées à travailler sur la question par la Halde, l'intention est bonne, mais tout cela arrive un peu tard : "C'est tout à l'honneur de la Halde et de l'Observatoire de la parité : plus on parlera du problème, mieux on se portera ! Mais, concrètement, je doute que cela porte des fruits d'ici le mois de septembre et le vote de la loi", explique-t-elle, sceptique. Un avis partagé par Christiane Marty (Solidaires), spécialiste des questions de retraites des femmes. "Il faut de manière urgente des mesures de compensation", dit-elle. Elle reconnaît que ces solutions d'urgence ne changeraient rien à la nécessité de faire des efforts en amont, sur le travail des femmes en général. Autrement dit, inutile de compter sur des mesures spécifiques d'ici le mois de septembre. Quant à la proposition de loi de l'Observatoire de la parité, Christiane Marty rappelle, dépitée : "Depuis 1972, une dizaine de lois et de décrets pour l'égalité professionnelle ont été votés, mais aucune sanction significative n'existe. Elles sont donc inappliquées." Les différences de traitement auraient donc encore longue vie...
http://www.lepoint.fr/societe/les-femmes-des-retraitees-pas-tout-a-fait-comme-les-autres-13-07-2010-64606_23.php
Quand les familles violaient les tombes militaires
Haut lieu de la mémoire nationale, la tombe du soldat inconnu demeure un passage obligé pour toutes les grandes cérémonies patriotiques. Depuis janvier 1921, elle accueille, sous l'Arc de triomphe de l'Étoile, le corps d'un soldat anonyme relevé sur le champ de bataille de Verdun. La sacralisation de la mort et les rites qui entourent l'hommage rendu aux soldats défunts demeurent une nécessité sociale absolue, ne serait-ce que pour convaincre les survivants de l'utilité du sacrifice d'une vie précieuse. Le sujet a beau être difficile, le dernier numéro de la Revue historique des armées, titré La Mort, l'aborde sous un angle scientifique.
Dans sa présentation, l'historien Stéphane Audoin-Rouzeau rappelle l'incongruité de ces disparitions prématurées : "Le combat signifie globalement la mort des jeunes hommes : à ce titre, la guerre inverse de façon dramatique l'ordre habituel de la succession des générations", provoquant "un choc psychique d'une gravité exceptionnelle". Arrêtons-nous, à ce propos, sur l'un des articles de ce numéro, signé par Béatrix Pau, et titré La violation des sépultures militaires, 1919-1920. L'auteur décrit un phénomène étonnant, consécutif à l'inhumation dans des cimetières militaires des soldats tués au combat. Dans les années suivant la guerre, de très nombreuses familles se sont livrées à des exhumations sauvages, pour ramener les corps dans les cimetières communaux.
Naturellement, l'opération était absolument interdite, et nécessitait de gros moyens. Quand les gendarmes venaient enquêter, les populations leur opposaient généralement le mutisme le plus absolu. L'article fourmille d'histoires frôlant parfois l'humour noir : ossements oubliés dans les sépultures militaires, corps tombés des camions étaient des épisodes fréquents. Le fait est que les sanctions furent rares, l'administration préférant fermer les yeux. Un commissaire de police avisé notera d'ailleurs en juin 1919 : "Une défense qui est violée avec une telle fréquence et une telle énergie n'est plus une défense, elle tombe elle-même emportée par la force de la volonté nationale."
http://www.lepoint.fr/chroniqueurs-du-point/jean-guisnel/quand-les-familles-violaient-les-tombes-militaires-13-07-2010-1214192_53.php
Dans sa présentation, l'historien Stéphane Audoin-Rouzeau rappelle l'incongruité de ces disparitions prématurées : "Le combat signifie globalement la mort des jeunes hommes : à ce titre, la guerre inverse de façon dramatique l'ordre habituel de la succession des générations", provoquant "un choc psychique d'une gravité exceptionnelle". Arrêtons-nous, à ce propos, sur l'un des articles de ce numéro, signé par Béatrix Pau, et titré La violation des sépultures militaires, 1919-1920. L'auteur décrit un phénomène étonnant, consécutif à l'inhumation dans des cimetières militaires des soldats tués au combat. Dans les années suivant la guerre, de très nombreuses familles se sont livrées à des exhumations sauvages, pour ramener les corps dans les cimetières communaux.
Naturellement, l'opération était absolument interdite, et nécessitait de gros moyens. Quand les gendarmes venaient enquêter, les populations leur opposaient généralement le mutisme le plus absolu. L'article fourmille d'histoires frôlant parfois l'humour noir : ossements oubliés dans les sépultures militaires, corps tombés des camions étaient des épisodes fréquents. Le fait est que les sanctions furent rares, l'administration préférant fermer les yeux. Un commissaire de police avisé notera d'ailleurs en juin 1919 : "Une défense qui est violée avec une telle fréquence et une telle énergie n'est plus une défense, elle tombe elle-même emportée par la force de la volonté nationale."
http://www.lepoint.fr/chroniqueurs-du-point/jean-guisnel/quand-les-familles-violaient-les-tombes-militaires-13-07-2010-1214192_53.php
mercredi 14 juillet 2010
Les Français épargnent sur leur santé
L’accès à la santé devient aujourd’hui un luxe pour de nombreux Français. Une enquête du Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie (Crédoc) constate une augmentation de la part d’individus déclarant devoir s’imposer des restrictions budgétaires en matière de dépenses de santé. « Alors qu’au début des années 1980 seule 3 % de la population se trouvait dans cette situation, trente années plus tard, le taux a grimpé à 13 % », indique le Crédoc.
Un système à deux vitesses
Le sentiment que l’on est mieux soigné lorsqu’on a des relations et de l’argent s’est diffusé année après année. « Les gens ont l’impression de vivre dans un système de soins à deux vitesses, qui était auparavant surtout perceptible chez les Parisiens, et qui s’est progressivement répandue sur l’ensemble du territoire », souligne l’organisme.
Un sentiment que l’on retrouve plus particulièrement en milieu rural. Entre 1980 et 2010, la proportion de personnes pensant que l’on est mieux soigné lorsqu’on est aisé est passée en milieu rural de 52 % à 66 %. Celle-ci a peu évolué chez les Franciliens, la proportion atteignant 73 % aujourd’hui contre 76 % au début des années 1980.
Les catégories les plus modestes se restreignent ainsi trois fois plus que les catégories aisées. En 2010, selon le Centre d’études, 18 % des ménages disposant de moins de 900 euros par mois sont touchés, contre 5 % de ceux qui disposent de plus 3.100 euros par mois.
http://www.francesoir.fr/sante/les-francais-epargnent-sur-leur-sante
Un système à deux vitesses
Le sentiment que l’on est mieux soigné lorsqu’on a des relations et de l’argent s’est diffusé année après année. « Les gens ont l’impression de vivre dans un système de soins à deux vitesses, qui était auparavant surtout perceptible chez les Parisiens, et qui s’est progressivement répandue sur l’ensemble du territoire », souligne l’organisme.
Un sentiment que l’on retrouve plus particulièrement en milieu rural. Entre 1980 et 2010, la proportion de personnes pensant que l’on est mieux soigné lorsqu’on est aisé est passée en milieu rural de 52 % à 66 %. Celle-ci a peu évolué chez les Franciliens, la proportion atteignant 73 % aujourd’hui contre 76 % au début des années 1980.
Les catégories les plus modestes se restreignent ainsi trois fois plus que les catégories aisées. En 2010, selon le Centre d’études, 18 % des ménages disposant de moins de 900 euros par mois sont touchés, contre 5 % de ceux qui disposent de plus 3.100 euros par mois.
http://www.francesoir.fr/sante/les-francais-epargnent-sur-leur-sante
Deux médias parlent d'une nouvelle affaire Woerth
Eric Woerth a autorisé lorsqu'il était ministre du Budget la vente à des connaissances d'une parcelle de la forêt de Compiègne (Oise) à un prix très inférieur au marché, écrivent Le Canard enchaîné et Marianne.
Cette parcelle, comprenant un hippodrome et un golf, a été cédée de gré à gré 2,5 millions d'euros à une société de course alors qu'elle en vaudrait dix fois plus, selon les hebdomadaires.
Le ministère du Budget a répondu que cette vente était "complètement régulière" et qu'elle s'est révélée bénéfique pour les finances de l'Etat.
"Quand vous avez un terrain qui ne vous rapporte quasiment rien, que vous ne pouvez pas louer à quelqu'un d'autre et que vous avez la possibilité de le vendre dans des conditions intéressantes à l'occupant, normalement vous le faites si vous préservez l'équilibre écologique", a-t-on déclaré.
La vente s'est faite sans enchères, ni appel d'offres alors que les sociétés de courses ne peuvent bénéficier d'un tel privilège selon une décision du Conseil d'Etat de 1979, avance le Canard enchaîné.
Six jours avant son départ du ministère du Budget, Eric Woerth, au centre d'une tempête politique dans l'affaire Bettencourt, aurait imposé par arrêté à l'Office national des forêts de vendre pour 2,5 millions d'euros "ce joyau de 57 hectares" à une association privée, la Société des courses de Compiègne jusqu'alors locataire des lieux.
Selon le Canard Enchaîné, cette parcelle de la forêt de Compiègne, ainsi que ses équipements, vaudrait au moins 20 millions d'euros.
"IL VAUT MIEUX VENDRE"
L'hebdomadaire Marianne publie pour sa part une lettre montrant qu'Eric Woerth s'est occupé personnellement du dossier et qu'il a donné son accord à cette vente.
Le président de la Société des courses de Compiègne, qui a acquis cette parcelle, est l'un des dirigeants de France Galop, association dont Florence Woerth, épouse de l'actuel ministre du Travail, fait partie depuis 2003, dit le Canard enchaîné.
Florence Woerth voit dans cet article "une nouvelle marque de la détermination de ceux qui cherchent à nuire à la famille Woerth", a déclaré son avocat, Me Antoine Beauquier.
Le ministère du Budget affirme qu'il était parfaitement légal de céder des parcelles de forêt à certaines conditions environnementales "qui ont toutes été remplies".
Prié de dire pourquoi la transaction s'est faite six jours avant le départ du ministre, le ministère invoque les délais pour la finaliser.
Le ministère justifie l'absence d'appel d'offres et le prix de vente jugé très bas par le fait que la société de course de possédait un bail de 12 ans et qu'elle était propriétaire des bâtiments déjà existant.
"La société de course payait 50.000 euros par an, soit un rendement locatif de 2% par an. Ce n'est pas intéressant pour l'Etat de toucher 2% par an, dans ces cas là il vaut mieux vendre", dit-on.
On insiste sur le fait que cette société "était la seule à pouvoir acquérir parce qu'elle avait un bail".
http://www.lepoint.fr/deux-medias-parlent-d-une-nouvelle-affaire-woerth-13-07-2010-64766_19.php
Cette parcelle, comprenant un hippodrome et un golf, a été cédée de gré à gré 2,5 millions d'euros à une société de course alors qu'elle en vaudrait dix fois plus, selon les hebdomadaires.
Le ministère du Budget a répondu que cette vente était "complètement régulière" et qu'elle s'est révélée bénéfique pour les finances de l'Etat.
"Quand vous avez un terrain qui ne vous rapporte quasiment rien, que vous ne pouvez pas louer à quelqu'un d'autre et que vous avez la possibilité de le vendre dans des conditions intéressantes à l'occupant, normalement vous le faites si vous préservez l'équilibre écologique", a-t-on déclaré.
La vente s'est faite sans enchères, ni appel d'offres alors que les sociétés de courses ne peuvent bénéficier d'un tel privilège selon une décision du Conseil d'Etat de 1979, avance le Canard enchaîné.
Six jours avant son départ du ministère du Budget, Eric Woerth, au centre d'une tempête politique dans l'affaire Bettencourt, aurait imposé par arrêté à l'Office national des forêts de vendre pour 2,5 millions d'euros "ce joyau de 57 hectares" à une association privée, la Société des courses de Compiègne jusqu'alors locataire des lieux.
Selon le Canard Enchaîné, cette parcelle de la forêt de Compiègne, ainsi que ses équipements, vaudrait au moins 20 millions d'euros.
"IL VAUT MIEUX VENDRE"
L'hebdomadaire Marianne publie pour sa part une lettre montrant qu'Eric Woerth s'est occupé personnellement du dossier et qu'il a donné son accord à cette vente.
Le président de la Société des courses de Compiègne, qui a acquis cette parcelle, est l'un des dirigeants de France Galop, association dont Florence Woerth, épouse de l'actuel ministre du Travail, fait partie depuis 2003, dit le Canard enchaîné.
Florence Woerth voit dans cet article "une nouvelle marque de la détermination de ceux qui cherchent à nuire à la famille Woerth", a déclaré son avocat, Me Antoine Beauquier.
Le ministère du Budget affirme qu'il était parfaitement légal de céder des parcelles de forêt à certaines conditions environnementales "qui ont toutes été remplies".
Prié de dire pourquoi la transaction s'est faite six jours avant le départ du ministre, le ministère invoque les délais pour la finaliser.
Le ministère justifie l'absence d'appel d'offres et le prix de vente jugé très bas par le fait que la société de course de possédait un bail de 12 ans et qu'elle était propriétaire des bâtiments déjà existant.
"La société de course payait 50.000 euros par an, soit un rendement locatif de 2% par an. Ce n'est pas intéressant pour l'Etat de toucher 2% par an, dans ces cas là il vaut mieux vendre", dit-on.
On insiste sur le fait que cette société "était la seule à pouvoir acquérir parce qu'elle avait un bail".
http://www.lepoint.fr/deux-medias-parlent-d-une-nouvelle-affaire-woerth-13-07-2010-64766_19.php
Quand Adam et Eve choquent les Jeunes catholiques
Ils voulaient faire quelque chose de frais, champêtre, bucolique. Avec un côté baba cool mais sans les peaux de mouton. Alors pour l'affiche de la 16e édition du festival électro Astropolis* baptisée "Hippy Freak", les organisateurs ont choisi un couple nu dans un champ où paissent des vaches. Le ciel est bleu, l'herbe grasse et verte et nos deux Adam et Eve ont les parties intimes recouvertes de tâches de peinture rose "pour ne pas choquer les enfants".
Malgré ces précautions, l'affiche, placardée dans les rues de Brest, choque, froisse, gêne. En tout cas le Mouvement de la jeunesse catholique de France (MJCF), qui l'a fait savoir via de gros stickers collés sur de nombreuses affiches du centre-ville de la commune bretonne. Teneur des slogans : "Pub qui racole pousse au viol", ou encore "Porno ras le bol". Sollicité par TF1 News pour des explications, le Mouvement, basé à Paris, a admis l'existence de ces autocollants "maison" mais fait savoir qu'il "ne pouvait pas savoir qui les collait" sur les affiches du festival", "que ça pouvait venir de n'importe qui" ou encore "que tout le monde était très occupé à préparer les camps" d'été de l'organisation, son secrétaire concluant qu'il "dispensait d'article" notre rédaction! Quant au président de l'association, Fabien Fouchet, il n'a pas voulu prendre le combiné, laissant juste échapper un "j'en ai rien à faire !" assez sonore pour être entendu de l'autre côté du fil.
Côté festival, on s'amuse devant cette réaction tout en haussant les épaules. "Le mouvement de la jeunesse catholique est totalement hors sujet, estime Gildas Rioualen, l'organisateur. Il n'y a rien de porno dans notre démarche, on voulait juste évoquer la nature et la liberté de faire la fête dans les limites du raisonnable...": "Maintenant les jeunes catholiques sont peut être de très jeunes enfants, poursuit-il, mais ils ont sûrement d'autres actions à mener en ce moment pour redorer le blason de leur Eglise..." Sur son blog où l'on peut voir une version non édulcorée de son affiche, le festival réagit dans un billet où il est notamment rappelé que "le big boss n'a pas déposé Adam et Eve en costards cravates dans le jardin d'Eden". Le texte a été envoyé au MJCF, sans réaction pour le moment.
http://lci.tf1.fr/france/societe/2010-07/quand-adam-et-eve-choquent-les-jeunes-catholiques-5925578.html
Malgré ces précautions, l'affiche, placardée dans les rues de Brest, choque, froisse, gêne. En tout cas le Mouvement de la jeunesse catholique de France (MJCF), qui l'a fait savoir via de gros stickers collés sur de nombreuses affiches du centre-ville de la commune bretonne. Teneur des slogans : "Pub qui racole pousse au viol", ou encore "Porno ras le bol". Sollicité par TF1 News pour des explications, le Mouvement, basé à Paris, a admis l'existence de ces autocollants "maison" mais fait savoir qu'il "ne pouvait pas savoir qui les collait" sur les affiches du festival", "que ça pouvait venir de n'importe qui" ou encore "que tout le monde était très occupé à préparer les camps" d'été de l'organisation, son secrétaire concluant qu'il "dispensait d'article" notre rédaction! Quant au président de l'association, Fabien Fouchet, il n'a pas voulu prendre le combiné, laissant juste échapper un "j'en ai rien à faire !" assez sonore pour être entendu de l'autre côté du fil.
Côté festival, on s'amuse devant cette réaction tout en haussant les épaules. "Le mouvement de la jeunesse catholique est totalement hors sujet, estime Gildas Rioualen, l'organisateur. Il n'y a rien de porno dans notre démarche, on voulait juste évoquer la nature et la liberté de faire la fête dans les limites du raisonnable...": "Maintenant les jeunes catholiques sont peut être de très jeunes enfants, poursuit-il, mais ils ont sûrement d'autres actions à mener en ce moment pour redorer le blason de leur Eglise..." Sur son blog où l'on peut voir une version non édulcorée de son affiche, le festival réagit dans un billet où il est notamment rappelé que "le big boss n'a pas déposé Adam et Eve en costards cravates dans le jardin d'Eden". Le texte a été envoyé au MJCF, sans réaction pour le moment.
http://lci.tf1.fr/france/societe/2010-07/quand-adam-et-eve-choquent-les-jeunes-catholiques-5925578.html
mardi 13 juillet 2010
Grippe A : trois millions de vaccins ont été perdus
Plus de trois millions de doses de vaccins perdues. C'est la perte occasionnée par la campagne de vaccination contre la grippe pandémique A/H1N1, une quantité qui représente plus de la moitié du nombre de personnes vaccinées, selon un rapport de la commission d'enquête parlementaire.
Le coût de la campagne s'établirait en définitive autour de 670 millions d'euros, selon Jean-Pierre Door, le député UMP rédacteur du rapport. Et à environ 615 millions dans l'hypothèse d'une révision à la baisse de l'indemnisation des professionnels de santé.
Le PS, "tout en reconnaissant la qualité du travail accompli", a voté contre ce rapport sur la campagne de vaccination. Le PCF-GDR s'est, quant à lui, abstenu.
L'introduction du rapport précise que certains sujets qui fâchent ne sont pas abordés : "il n'y aura pas d'analyse approfondie sur le rôle de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) et notamment de ses experts (...) sur la question des liens d'intérêt susceptibles d'exister entre experts et laboratoires" pas plus que sur l'efficacité et les modalités d'utilisation des antiviraux (Tamiflu...) ou la pertinence des procédures d'autorisation de mise sur le marché retenues pour les vaccins pandémiques.
Les vaccins en multidoses montrés du doigt
Les résultats de la campagne de vaccination, dont l'organisation est jugée "trop rigide", sont "décevants, comme dans la plupart des autres pays", note le rapport de commission d'enquête présidée par Jean-Christophe Lagarde (député Nouveau Centre).
En France, 5,36 millions de personnes ont été vaccinées au 1er juin 2010, soit moins de 8,5% de la population.
"Près de 3,46 millions de doses de vaccins auront été finalement jetées ou mises au rebut" dont 2,83 millions perdues (ndlr rupture de chaîne du froid, flacons entamés etc.) et 0,62 million mises au rebut, calcule la commission. "Soit une quantité particulièrement importante, surtout au regard du nombre de personnes finalement vaccinées, puisque le nombre de doses ainsi perdues représente plus de la moitié du nombre des personnes vaccinées : 64,5%".
Le rapport attribue "un rôle non négligeable" dans ce niveau de perte à la présentation des vaccins en "multidoses" (flacons pour plusieurs personnes).
Des monodoses bientôt périmés
Par ailleurs, selon l'Établissement de préparation et de réponse aux urgences sanitaires (EPRUS), "sur un stock d'un peu moins de 21 millions de doses, la durée de péremption des vaccins se situe entre juillet et octobre 2010 pour un peu de plus de 12 millions d'entre eux, et entre mars et novembre 2011 pour un peu plus de 9 millions de doses".
Parmi les doses arrivant à péremption à la fin de l'année, 3,95 millions concerneraient des vaccins monodoses.
Elles auraient pu être utilisées pour la campagne de vaccination grippale à l'automne prochain, mais selon la direction générale de la santé, 2,14 millions de ces monodoses seraient périmées fin septembre et les 1,81 millions restantes fin octobre. Leur emploi dépendrait donc d'une campagne de vaccination saisonnière "précoce".
Parmi 42 propositions, le rapport préconise une meilleure coordination européenne pour mieux négocier avec l'industrie pharmaceutique pour l'achat de vaccins et de favoriser le recours aux "marchés à tranches conditionnelles" permettant de revoir à la baisse les commandes sans grosses pénalités.
(Nouvelobs.com)
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/societe/20100713.OBS7067/grippe-a-trois-millions-de-vaccins-ont-ete-perdus.html
Le coût de la campagne s'établirait en définitive autour de 670 millions d'euros, selon Jean-Pierre Door, le député UMP rédacteur du rapport. Et à environ 615 millions dans l'hypothèse d'une révision à la baisse de l'indemnisation des professionnels de santé.
Le PS, "tout en reconnaissant la qualité du travail accompli", a voté contre ce rapport sur la campagne de vaccination. Le PCF-GDR s'est, quant à lui, abstenu.
L'introduction du rapport précise que certains sujets qui fâchent ne sont pas abordés : "il n'y aura pas d'analyse approfondie sur le rôle de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) et notamment de ses experts (...) sur la question des liens d'intérêt susceptibles d'exister entre experts et laboratoires" pas plus que sur l'efficacité et les modalités d'utilisation des antiviraux (Tamiflu...) ou la pertinence des procédures d'autorisation de mise sur le marché retenues pour les vaccins pandémiques.
Les vaccins en multidoses montrés du doigt
Les résultats de la campagne de vaccination, dont l'organisation est jugée "trop rigide", sont "décevants, comme dans la plupart des autres pays", note le rapport de commission d'enquête présidée par Jean-Christophe Lagarde (député Nouveau Centre).
En France, 5,36 millions de personnes ont été vaccinées au 1er juin 2010, soit moins de 8,5% de la population.
"Près de 3,46 millions de doses de vaccins auront été finalement jetées ou mises au rebut" dont 2,83 millions perdues (ndlr rupture de chaîne du froid, flacons entamés etc.) et 0,62 million mises au rebut, calcule la commission. "Soit une quantité particulièrement importante, surtout au regard du nombre de personnes finalement vaccinées, puisque le nombre de doses ainsi perdues représente plus de la moitié du nombre des personnes vaccinées : 64,5%".
Le rapport attribue "un rôle non négligeable" dans ce niveau de perte à la présentation des vaccins en "multidoses" (flacons pour plusieurs personnes).
Des monodoses bientôt périmés
Par ailleurs, selon l'Établissement de préparation et de réponse aux urgences sanitaires (EPRUS), "sur un stock d'un peu moins de 21 millions de doses, la durée de péremption des vaccins se situe entre juillet et octobre 2010 pour un peu de plus de 12 millions d'entre eux, et entre mars et novembre 2011 pour un peu plus de 9 millions de doses".
Parmi les doses arrivant à péremption à la fin de l'année, 3,95 millions concerneraient des vaccins monodoses.
Elles auraient pu être utilisées pour la campagne de vaccination grippale à l'automne prochain, mais selon la direction générale de la santé, 2,14 millions de ces monodoses seraient périmées fin septembre et les 1,81 millions restantes fin octobre. Leur emploi dépendrait donc d'une campagne de vaccination saisonnière "précoce".
Parmi 42 propositions, le rapport préconise une meilleure coordination européenne pour mieux négocier avec l'industrie pharmaceutique pour l'achat de vaccins et de favoriser le recours aux "marchés à tranches conditionnelles" permettant de revoir à la baisse les commandes sans grosses pénalités.
(Nouvelobs.com)
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/societe/20100713.OBS7067/grippe-a-trois-millions-de-vaccins-ont-ete-perdus.html
La Chine sûrement confrontée à de nouveaux scandales alimentaires
PEKIN - La Chine, secouée ces dernières années par une série de scandales alimentaires, sera probablement confrontée à des problèmes identiques dans l'avenir en raison de la taille immense de son territoire, a estimé mardi un haut responsable gouvernemental.
"Avec un territoire et une population aussi vastes, il est difficile de parer à toutes les menaces alimentaires et de surveiller tous les hommes d'affaires indélicats", a déclaré au quotidien China Daily un haut responsable du ministère de la Santé, Su Zhi.
Ces propos, prononcés lors d'un forum sur la sécurité alimentaire, surviennent alors que les autorités viennent de saisir dans le nord-ouest de la Chine 76 tonnes de lait contaminé à la mélamine, plus de deux ans après un précédent scandale qui avait causé le décès de six nourrissons.
Selon les médias chinois, les tonnes de poudre trafiquée ont été découvertes dans la province du Gansu après des tests révélant que le taux de mélamine était 500 fois supérieure au niveau autorisé.
La mélamine, destinée aux colles, aux résines ou aux engrais, est une substance chimique toxique utilisée dans l'industrie qui simule un apport en protéines et permet aux industriels de tricher en ajoutant de l'eau au lait.
M. Su a refusé de préciser si les produits saisis appartenaient ou non à des lots censés avoir été détruits en 2008.
Les autorités sont en effet confrontées depuis deux ans à la gestion des lots contaminés, qui souvent ne peuvent pas être incinérés pour des raisons de coûts.
En 2008, le scandale, longtemps étouffé, avait créé une psychose en Chine et entraîné un retrait massif, en Chine comme à l'étranger, de tous les produits chinois contenant du lait.
Six bébés étaient morts après avoir consommé des laits frelatés et quelque 300.000 autres avaient été malades, parfois atteints de sérieuses complications rénales, dues à l'ingestion de mélamine.
Vingt et une personnes avaient été jugées pour leur implication dans le trafic révélé en septembre 2008, au lendemain des jeux Olympiques de Pékin.
Deux avaient été condamnées à mort et exécutées.
http://www.romandie.com/infos/afp/display.asp?id=100713043531.ttcm7m21.asp
"Avec un territoire et une population aussi vastes, il est difficile de parer à toutes les menaces alimentaires et de surveiller tous les hommes d'affaires indélicats", a déclaré au quotidien China Daily un haut responsable du ministère de la Santé, Su Zhi.
Ces propos, prononcés lors d'un forum sur la sécurité alimentaire, surviennent alors que les autorités viennent de saisir dans le nord-ouest de la Chine 76 tonnes de lait contaminé à la mélamine, plus de deux ans après un précédent scandale qui avait causé le décès de six nourrissons.
Selon les médias chinois, les tonnes de poudre trafiquée ont été découvertes dans la province du Gansu après des tests révélant que le taux de mélamine était 500 fois supérieure au niveau autorisé.
La mélamine, destinée aux colles, aux résines ou aux engrais, est une substance chimique toxique utilisée dans l'industrie qui simule un apport en protéines et permet aux industriels de tricher en ajoutant de l'eau au lait.
M. Su a refusé de préciser si les produits saisis appartenaient ou non à des lots censés avoir été détruits en 2008.
Les autorités sont en effet confrontées depuis deux ans à la gestion des lots contaminés, qui souvent ne peuvent pas être incinérés pour des raisons de coûts.
En 2008, le scandale, longtemps étouffé, avait créé une psychose en Chine et entraîné un retrait massif, en Chine comme à l'étranger, de tous les produits chinois contenant du lait.
Six bébés étaient morts après avoir consommé des laits frelatés et quelque 300.000 autres avaient été malades, parfois atteints de sérieuses complications rénales, dues à l'ingestion de mélamine.
Vingt et une personnes avaient été jugées pour leur implication dans le trafic révélé en septembre 2008, au lendemain des jeux Olympiques de Pékin.
Deux avaient été condamnées à mort et exécutées.
http://www.romandie.com/infos/afp/display.asp?id=100713043531.ttcm7m21.asp
Pas de vacances pour 170 passagers bloqués à Lyon Saint-Exupéry
Il paraît que l'ambiance était chaude hier matin au Terminal 1 de l'aéroport Lyon-Saint-Exupéry. « On peut comprendre ces passagers. Il y avait beaucoup de familles qui avaient économisé pour se payer une semaine aux Canaries. Et au dernier moment, tout s'effondre » commente cet employé de l'aéroport.
Ils étaient 170 à embarquer samedi matin à bord d'un Airbus A 320, sur un vol charter Lyon-Ténérife. L'appareil connaît une première avarie technique. Un problème hydraulique qui occasionne une fuite d'huile. Les passagers sont invités à patienter. La journée se passe dans une salle du terminal 1, bien loin des paysages volcaniques de l'archipel espagnol. La réparation est finalement assurée mais l'avion ne pourra redécoller que le lendemain. Après une toute petite nuit passée à l'hôtel, revoilà les 170 passagers prêts à partir hier à l'aube. A 5H15, l'avion est en train de rouler vers la piste. Et là, badaboum. Ou plutôt crac. Celui du pare-brise de l'avion qui se fissure. Le pilote a-t-il mis trop brutalement la clim, ou bien ignoré un petit impact déjà existant ? Toujours est-il qu'un pare-brise d'Airbus ne se change pas en une heure, et que l'appareil ne peut décoller. Du coup, les passagers aussi ont craqué. L'un d'eux n'a pas hésité à parler « d'avion poubelle », décrivant « des poignées de fauteuil qui tombent ou qui tiennent avec du chatterton », relayant les propos d'hôtesses qui auraient confié que l'avion n'était pas entretenu en attendant la livraison de deux nouveaux Airbus.
La Compagnie justement. Strategic Airlines est née en 2008 en Australie et vole depuis août 2009 en France. Où elle n'a pas de représentation. Excédés, les passagers ont donc jeté l'éponge. Hier matin, ils se sont fait établir un certificat d'annulation par le représentant du voyagiste qui avait affrété l'avion, et sont rentrés à la maison. Du côté de la Police de l'Air et des Frontières, on confirme tous ces incidents, mais on reste très prudent sur l'état de l'avion : « nous n'avions jamais eu de soucis jusque-là avec cette compagnie. Les problèmes techniques ou mécaniques sont toutefois monnaie courante. Deux d'affilée, c'est plus rare et c'est sans doute la faute à pas de chance. Le vrai problème, c'est la gestion commerciale. Une grande compagnie aurait géré l'incident et eu les moyens de mobiliser un autre appareil. Là, non seulement ce n'était pas possible, mais la compagnie n'était même pas joignable ». « Depuis plusieurs années, les règles sont draconiennes et les risques de la présence d'un avion poubelle dans le ciel européen sont nulles » renchérit un cadre de l'aéroport. La Direction générale de l'aviation civile (DGAC) a déclaré hier que l'Airbus A320 n'avait «pas échappé» aux contrôles de ses services comme l'exige la réglementation. «Toutes les compagnies aériennes opérant en France sont soumises à des règlements de sécurité européens extrêmement rigoureux et font l'objet de contrôles fréquents par les personnels de la DGAC. Strategic Airlines n'échappe pas à ces contrôles », a expliqué la DGAC.
http://www.leprogres.fr/fr/article/3478028/Pas-de-vacances-pour-170-passagers-bloques-a-Lyon-Saint-Exupery.html
Ils étaient 170 à embarquer samedi matin à bord d'un Airbus A 320, sur un vol charter Lyon-Ténérife. L'appareil connaît une première avarie technique. Un problème hydraulique qui occasionne une fuite d'huile. Les passagers sont invités à patienter. La journée se passe dans une salle du terminal 1, bien loin des paysages volcaniques de l'archipel espagnol. La réparation est finalement assurée mais l'avion ne pourra redécoller que le lendemain. Après une toute petite nuit passée à l'hôtel, revoilà les 170 passagers prêts à partir hier à l'aube. A 5H15, l'avion est en train de rouler vers la piste. Et là, badaboum. Ou plutôt crac. Celui du pare-brise de l'avion qui se fissure. Le pilote a-t-il mis trop brutalement la clim, ou bien ignoré un petit impact déjà existant ? Toujours est-il qu'un pare-brise d'Airbus ne se change pas en une heure, et que l'appareil ne peut décoller. Du coup, les passagers aussi ont craqué. L'un d'eux n'a pas hésité à parler « d'avion poubelle », décrivant « des poignées de fauteuil qui tombent ou qui tiennent avec du chatterton », relayant les propos d'hôtesses qui auraient confié que l'avion n'était pas entretenu en attendant la livraison de deux nouveaux Airbus.
La Compagnie justement. Strategic Airlines est née en 2008 en Australie et vole depuis août 2009 en France. Où elle n'a pas de représentation. Excédés, les passagers ont donc jeté l'éponge. Hier matin, ils se sont fait établir un certificat d'annulation par le représentant du voyagiste qui avait affrété l'avion, et sont rentrés à la maison. Du côté de la Police de l'Air et des Frontières, on confirme tous ces incidents, mais on reste très prudent sur l'état de l'avion : « nous n'avions jamais eu de soucis jusque-là avec cette compagnie. Les problèmes techniques ou mécaniques sont toutefois monnaie courante. Deux d'affilée, c'est plus rare et c'est sans doute la faute à pas de chance. Le vrai problème, c'est la gestion commerciale. Une grande compagnie aurait géré l'incident et eu les moyens de mobiliser un autre appareil. Là, non seulement ce n'était pas possible, mais la compagnie n'était même pas joignable ». « Depuis plusieurs années, les règles sont draconiennes et les risques de la présence d'un avion poubelle dans le ciel européen sont nulles » renchérit un cadre de l'aéroport. La Direction générale de l'aviation civile (DGAC) a déclaré hier que l'Airbus A320 n'avait «pas échappé» aux contrôles de ses services comme l'exige la réglementation. «Toutes les compagnies aériennes opérant en France sont soumises à des règlements de sécurité européens extrêmement rigoureux et font l'objet de contrôles fréquents par les personnels de la DGAC. Strategic Airlines n'échappe pas à ces contrôles », a expliqué la DGAC.
http://www.leprogres.fr/fr/article/3478028/Pas-de-vacances-pour-170-passagers-bloques-a-Lyon-Saint-Exupery.html
lundi 12 juillet 2010
Une Caisse d'épargne mise en examen
La Caisse d'épargne Loire-Drôme-Ardèche est accusée de publicité mensongère à propos du placement Doubl'ô, déjà mis en cause par la Direction des fraudes
Le placement Doubl'ô à nouveau dans la ligne de mire. Après avoir été pointé du doigt la semaine dernière dans un rapport de la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) remis au Parquet de Paris, la justice se saisit désormais du dossier. Selon les informations du Parisien-Aujourd'hui en France, c'est un juge d'instruction de Saint-Etienne qui a pris la décision de mettre en examen la Caisse d'épargne Loire-Drôme-Ardèche, pour publicité trompeuse.
Avec Doubl'ô, souscrit par quelque 240.000 épargnants et lancé en 2001, la Caisse d'épargne promettait en effet le doublement du capital investi en six ans. Mais une fois le délai écoulé, aucun souscripteur n'a bénéficié du doublement attendu. Pire, les clients de la Caisse d'épargne ont eu la surprise de récupérer leur capital de départ… amputé des frais bancaires.
La notice du placement approuvée par la COB
Avec cette mise en examen, «les caisses d'épargne vont devoir s'expliquer sur les raisons qui les ont amenées à s'engager sur un doublement du capital versé», explique Nicolas Lecoq-Vallon et Hélène Féron-Poloni, avocats de certains clients, au Parisien-Aujourd'hui en France. Une version que contestent pour l'instant les Caisses d'épargne.
«Nous nous inscrivons en faux contre les affirmations selon lesquelles la banque aurait promis un doublement du capital investi en six ans», expliquait la semaine dernière à l'AFP l'avocat des Caisses d'épargne, Me Marc Henri. «La seule chose qui était garantie était le capital investi, moins les frais, soit 3%. Et cette promesse a été tenue, ce qui est plutôt rare», a-t-il même ajouté, précisant par ailleurs que la notice du placement avait été à l'époque approuvée par la Commission des opérations de Bourse (COB), le gendarme des marchés devenue l'Autorité des marchés financiers (AMF).
Six mois pour décider
De multiples plaintes ont été déposées depuis 2007, date à laquelle sont arrivés à échéance les produits Doubl'ô. En mai dernier, le tribunal d'Instance de Cholet avait d'ores et déjà condamné au civil la Caisse d'épargne à verser 4500 euros à titre de dédommagement à un souscripteur du placement Doubl'ô. Cette fois, c'est sur le terrain du pénal que se situe l'action en justice intentée. «Au pénal, la publicité mensongère est un délit. La Caisse d'épargne Loire-Drôme-Ardèche pourrait donc être condamnée à payer une amende à l'Etat, explique Me Deplphine Dubois Sauty de Chalon. Ce qui n'exclut pas que des particulier se greffent ultérieurement à cette procédure, et demandent à être indemnisés». Le juge a désormais six mois pour décider le non-lieu ou un renvoi en correctionnel. La condamnation pénale d'une banque pour publicité trompeuse serait une première.
http://www.lefigaro.fr/conso/2010/07/12/05007-20100712ARTFIG00308-une-caisse-d-epargne-mise-en-examen.php
Le placement Doubl'ô à nouveau dans la ligne de mire. Après avoir été pointé du doigt la semaine dernière dans un rapport de la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) remis au Parquet de Paris, la justice se saisit désormais du dossier. Selon les informations du Parisien-Aujourd'hui en France, c'est un juge d'instruction de Saint-Etienne qui a pris la décision de mettre en examen la Caisse d'épargne Loire-Drôme-Ardèche, pour publicité trompeuse.
Avec Doubl'ô, souscrit par quelque 240.000 épargnants et lancé en 2001, la Caisse d'épargne promettait en effet le doublement du capital investi en six ans. Mais une fois le délai écoulé, aucun souscripteur n'a bénéficié du doublement attendu. Pire, les clients de la Caisse d'épargne ont eu la surprise de récupérer leur capital de départ… amputé des frais bancaires.
La notice du placement approuvée par la COB
Avec cette mise en examen, «les caisses d'épargne vont devoir s'expliquer sur les raisons qui les ont amenées à s'engager sur un doublement du capital versé», explique Nicolas Lecoq-Vallon et Hélène Féron-Poloni, avocats de certains clients, au Parisien-Aujourd'hui en France. Une version que contestent pour l'instant les Caisses d'épargne.
«Nous nous inscrivons en faux contre les affirmations selon lesquelles la banque aurait promis un doublement du capital investi en six ans», expliquait la semaine dernière à l'AFP l'avocat des Caisses d'épargne, Me Marc Henri. «La seule chose qui était garantie était le capital investi, moins les frais, soit 3%. Et cette promesse a été tenue, ce qui est plutôt rare», a-t-il même ajouté, précisant par ailleurs que la notice du placement avait été à l'époque approuvée par la Commission des opérations de Bourse (COB), le gendarme des marchés devenue l'Autorité des marchés financiers (AMF).
Six mois pour décider
De multiples plaintes ont été déposées depuis 2007, date à laquelle sont arrivés à échéance les produits Doubl'ô. En mai dernier, le tribunal d'Instance de Cholet avait d'ores et déjà condamné au civil la Caisse d'épargne à verser 4500 euros à titre de dédommagement à un souscripteur du placement Doubl'ô. Cette fois, c'est sur le terrain du pénal que se situe l'action en justice intentée. «Au pénal, la publicité mensongère est un délit. La Caisse d'épargne Loire-Drôme-Ardèche pourrait donc être condamnée à payer une amende à l'Etat, explique Me Deplphine Dubois Sauty de Chalon. Ce qui n'exclut pas que des particulier se greffent ultérieurement à cette procédure, et demandent à être indemnisés». Le juge a désormais six mois pour décider le non-lieu ou un renvoi en correctionnel. La condamnation pénale d'une banque pour publicité trompeuse serait une première.
http://www.lefigaro.fr/conso/2010/07/12/05007-20100712ARTFIG00308-une-caisse-d-epargne-mise-en-examen.php
Inscription à :
Articles (Atom)