mercredi 28 juillet 2010

Selon Wikileaks, l'armée américaine avait localisé Ben Laden en 2006

Alors que la Pentagone a lancé une enquête sur les origines des fuites, relatant la conduite de la guerre en Afghanistan, dévoilées sur le site internet Wikileaks, plusieurs dossiers, parmi les 90.000 recensés, ont pour sujet la recherché du leader charismatique d'Al-Qaïda Ben Laden. Ce alors même que les Etats-Unis laissaient croire que sa trace avait été perdue depuis des années, affirme la BBC qui a pu consulter ces dossiers.
Ces documents, portant sur Ben Laden proviennent de rapports, établis entre 2004 et 2009, par diverses unités militaires ainsi que par les services de renseignement américain. L'un d'entre eux, datant de 2006, est particulièrement précis sur la localisation du leader islamiste. Il fait notamment état d'une rencontre entre Ben Laden et le mollah Omar, chef des Talibans, à la frontière afghano-pakistanaise. Cette rencontre, précise le document des services secrets, avait pour but de planifier des attaques suicides en Afghanistan. Les cibles ne sont pas révélées. Toutefois, le rapport stipule que les kamikazes avaient pour base le Pakistan.

Au-delà de cette révélation surprenante, d'autres rapports, environ 200, portent sur une unité spéciale américaine, la Task Force 373, dont la mission est de tuer ou capturer des leaders talibans ainsi que des cadres d'al-Qaïda. La Maison-Blanche a bien entendu réagi à ces divulgations. Son porte-parole, Robert Giggs a notamment déclaré que les fuites "pouvaient représenter un danger pour les forces coalisées engagées sur place". Meme si, affirme-t-il, rien dans les informations dévoilées ne permet de conclusions nouvelles "sur la nature même de la guerre en Afghanistan".
http://lci.tf1.fr/monde/asie/2010-07/selon-wikileaks-l-armee-americaine-avait-localise-ben-laden-5950594.html

Le réalisateur Oliver Stone fait polémique

Le Centre Simon-Wiesenthal a condamné des propos «antisémites» tenus par Oliver Stone dans lesquels le réalisateur américain «minimise l'Holocauste». Oliver Stone est un «perroquet de plus dans le choeur antisémite», a jugé dans un communiqué le rabbin Abraham Cooper qui co-dirige le Centre Simon-Wiesenthal, basé à Los Angeles et qui a pour mission de préserver la mémoire de l'Holocauste.

Le réalisateur très politisé de «Né un 4 juillet», «JFK» ou «Nixon» s'exprimait dimanche dans le Sunday Times of London. Préparant un documentaire en dix volets pour la chaine américaine Showtime, Oliver Stone's Secret History of America, qui veut poser un regard différent sur des hommes de pouvoir controversés tels Hitler et Staline, Stone se livre à des analyses fracassantes. Ainsi assène-t-il sans nuance que les industriels américains et britanniques ont soutenu Hitler. «Nous allons éduquer nos esprits et les libérer et les élargir. Il faut dépasser les opinions... Aller voir le financement du parti Nazi. Combien d’entreprises Américaines étaient impliquées, de General Motors a IBM. Hitler est juste un homme qui aurait pu aisément être assassiné».

Et Hitler «a fait bien plus de mal au peuple russe qu'au peuple juif, 25 à 30 millions de morts». D'ailleurs, si dans «notre culture», l'accent est mis sur l'Holocauste, c'est parce que les juifs «contrôlent les médias», avance-t-il encore.

«Oliver Stone s'entête à minimiser l'Holocauste», dénonce Abraham Cooper, qui espère que «ses pairs du secteur du divertissement» condamneront «la rhétorique irresponsable et scandaleuse d'Oliver Stone».
http://www.leparisien.fr/actualite-people-medias/le-realisateur-oliver-stone-fait-polemique-27-07-2010-1013946.php

mardi 27 juillet 2010

Le retour annoncé des farines animales

Farines animales… Deux mots qui résument le traumatisme provoqué dans les années 1990 par la maladie de la vache folle. Alors que l’encéphalopathie spongiforme bovine (ESB) décime l’agriculture anglaise, les scientifiques identifient ces « farines » — poudre de restes bovins — comme le vecteur probable de la maladie.
On a donné à manger à des vaches… des vaches, rendant ces herbivores carnivores d’eux-mêmes !
La suite, on la connaît : 185000 vaches atteintes en dix ans, des milliers de troupeaux sacrifiés, plus de 200 victimes humaines de la maladie de Creutzfeldt-Jakob et dix ans d’interdiction totale des farines animales. Résultat de cette application exemplaire du principe de précaution : l’Europe en a pratiquement fini aujourd’hui avec l’épidémie animale. Et pourtant, la Commission européenne envisage d’autoriser à nouveau certaines farines pour l’alimentation des porcs, des volailles et des poissons. Ce qui ne manque pas de faire ruminer les écologistes…
Même si, en Europe, tous les pays sont unanimes : pas question de redonner des protéines animales à des ruminants ni de nourrir un porc ou une volaille avec des farines issues de sa propre espèce. En France, le ministère de l’Agriculture a décidé de saisir l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation (Anses) pour évaluer les dangers éventuels liés à un retour des farines.
« S’il y a des incertitudes, on ne prendra aucun risque », assure le ministère. « On n’a pas retrouvé d’ESB chez les porcs et les volailles et il n’y a donc pas de raison de stigmatiser ces farines, estime le directeur de l’Anses, Marc Mortureux. A condition qu’il y ait des plans de contrôle, une bonne traçabilité et une étanchéité des filières. » C’est bien là le problème. Pour prévenir toute contamination par le prion, les farines (de porc, de volaille) ne doivent pas être mélangées. Or elles peuvent l’être accidentellement dès leur fabrication.
Depuis cinq ans, les éleveurs militent pour le retour des « farines de viande et d’os ». « Les porcs et les volailles ont besoin de protéines animales », estime Eric Chapelle, directeur adjoint de la Fédération nationale bovine. « De toute façon, toutes les crevettes importées d’Asie ou du Chili vendues sur les marchés parisiens sont déjà nourries avec des farines animales », ajoute Nicolas Douzain, directeur de la Fédération nationale des industries et commerces en gros de viande.
Directeur de recherche au CEA (Commissariat à l’énergie atomique), spécialiste des prions, le docteur Jean-Philippe Deslys n’est pas opposé à une levée partielle de l’interdiction des farines : « Mais il ne faut surtout pas que cela induise une baisse de la vigilance car, sinon, la maladie de la vache folle pourrait redémarrer. » Selon lui, la révélation mercredi dernier d’un nouveau cas de Creutzfeldt-Jakob en Italie sur une jeune femme de 42 ans, dans le coma, « sonne comme un avertissement ».
http://www.leparisien.fr/societe/le-retour-annonce-des-farines-animales-27-07-2010-1013606.php

David Douillet "ceinture noire du ridicule" ?

Le député UMP est raillé pour avoir affiché ses ambitions ministérielles. Mais par qui?

Rama Yade 1, David Douillet 0. L'actuelle secrétaire d'Etat aux Sports n'a guère goûté au fait que David Douillet se soit dit prêt à devenir ministre des Sports "si Nicolas Sarkozy (le lui) proposait".

Ce lundi 26 juillet, sur Europe 1, Rama Yade a décerné "la ceinture noire du ricicule" à l'ancien judoka. Annoncée partante du gouvernement au prochain remaniement, prévu en octobre, la ministre n'a pas apprécié pas de voir l'élu des Yvelines convoiter son poste.

Interrogé par le quotidien régional Var matin, le jeudi 22 juillet, l'ancien champion olympique déclarait vouloir "servir l'intérêt général" et "contribuer à faire avancer quelque chose ou améliorer le système". Au cours de cet entretien, le député UMP, avait également formulé une série de critiques à l'égard de la politique sportive.

Droit de réponse

Ce lundi 26 juillet, David Douillet réplique à cette "agitation médiatique" sur son site. Non, il ne s'est "jamais déclaré candidat à un poste en particulier": " Si je me suis engagé en politique ce n'est pas pour prendre la place de quelqu'un mais bien pour servir mon pays", explique-t-il. Ses propos ont simplement été déformés, ajoute-t-il: "Rapporter des propos est une chose, les déformer en est une autre. Paraphraser ne doit pas faire dire à un quelqu'un ce qu'il n'a pas dit, c'est relativement élémentaire. Quand je lis : "Douillet veut être ministre, "Douillet prêt à accepter d'être ministre des sports" ou encore, "Douillet s'imagine ministre", je ne peux que m'insurger."

http://www.lexpress.fr/actualite/politique/david-douillet-ceinture-noire-du-ridicule_908529.html

lundi 26 juillet 2010

Liens entre Pakistan et talibans : les documents qui accusent

Des documents confidentiels sur des liens supposés entre les services secrets pakistanais et les insurgés afghans, diffusés par le site Wikileaks, ont été publiés dimanche 25 juillet dans le New York Times ainsi que The Guardian et Der Spiegel
Ces documents confidentiels "laissent entendre que le Pakistan, officiellement allié des Etats-Unis, permet à des membres de son service de renseignement de traiter directement avec les talibans", selon le quotidien américain. Qualifiant les entretiens "de sessions de stratégie secrète", le New York Times affirme qu'ils "organisent des réseaux de groupes d'insurgés qui combattent les soldats américains en Afghanistan, et même montent des complots visant à assassiner des dirigeants afghans".

Les Etats-Unis, l'ambassadeur du Pakistan aux Etats-Unis, et le Royaume-Unis ont fermement condamné cette publication de ces documents confidentiels
Une image dévastatrice de la guerre en état d'échec en Afghanistan"

Les trois journaux ont reçu il y a plusieurs semaines les documents obtenus par Wikileaks, site qui publie souvent des informations confidentielles. Toutefois, la source de la fuite n'a pas été identifiée.

Le New York Times, The Guardian et Der Spiegel ont accepté de publier ces informations, provenant de 92.000 documents "utilisés par des officiers du Pentagone et par les troupes sur le terrain", parce qu'elles allaient être diffusées sur Internet. "La plupart des rapports sont des rapports de routine, mêmes banals, mais beaucoup ont un caractère percutant sur une guerre qui dure depuis près de neuf ans", relève le New York Times.

Le Guardian affirme quant à lui que les documents, qui révèlent le nombre grandissant de civils tués par les forces de la coalition et les talibans, "donnent une image dévastatrice de la guerre en état d'échec en Afghanistan".



"Pas de conséquence sur notre engagement en cours"

"Les Etats-Unis condamnent fermement la publication d'informations confidentielles par des personnes et des organisations qui pourraient mettre en péril la vie d'Américains et de nos alliés, et menacer notre sécurité nationale", a déclaré le conseiller à la Sécurité nationale du président Barack Obama, le général James Jones, dans un communiqué de la Maison Blanche.

"Wikileaks (un site web de ressources et d'analyse politiques) n'a pas essayé de nous contacter à propos de ces documents - les Etats-Unis n'ayant appris que par la presse la diffusion de ces documents (confidentiels)", précise James Jones. "Ces fuites irresponsables n'auront pas de conséquence sur notre engagement en cours, visant à renforcer notre alliance avec l'Afghanistan et le Pakistan ; pour battre nos ennemis communs ; et soutenir les aspirations des Afghans et des Pakistanais", assure-t-il.

Le général Jones, qui n'a ni confirmé ou démenti la véracité des documents, a souligné qu'ils couvraient "une période allant de janvier 2004 à décembre 2009" et que le 1er décembre 2009, le président Barack Obama avait "annoncé une nouvelle stratégie" en Afghanistan.

Le gouvernement britannique a quant à lui déploré la divulgation de ces informations. "Nous déplorons la publication non-autorisée de tout document classifié", a ainsi déclaré un porte-parole du gouvernement. "La Maison Blanche a fait une déclaration. Nous ne commentons pas des documents issus de fuites", a-t-il ajouté en référence à la réaction de l'administration Obama. Interrogé au sujet des révélations de Wikileaks, le porte-parole a indiqué que le gouvernement britannique "continuera à exhorter le Pakistan à faire ce qu'il peut pour démanteler tous les groupes terroristes qui opèrent sur ou à partir du sol pakistanais
Des informations inexactes

De son côté, l'ambassadeur du Pakistan aux Etats-Unis a jugé "irresponsable" la publication des documents confidentiels et confirmé que son pays était pleinement engagé dans la lutte contre les insurgés islamistes. Dans un communiqué, Husain Haqqani a estimé que ces documents contenaient des informations inexactes, ajoutant qu'elles "ne reflètent pas la réalité sur le terrain". "Les Etats-Unis, l'Afghanistan et le Pakistan sont des partenaires stratégiques et tentent ensemble de battre militairement et politiquement Al-Qaïda et ses alliés talibans", a affirmé l'ambassadeur.

"Ces rapports, a-t-il poursuivi, reflètent rien de plus que des commentaires émanant d'une seule source et de rumeurs, qui abondent des deux côtés de la frontière et qui se sont révélées fausses après un examen plus approfondi".

Un responsable américain a estimé sous couvert de l'anonymat qu'il n'était pas "surprenant qu'il y ait des inquiétudes concernant l'ISI" (services de renseignement pakistanais). C'est pour cette raison notamment, a-t-il ajouté, "que le président a ordonné un réexamen de la politique (menée en Afghanistan) et un changement de stratégie".
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/monde/20100726.OBS7643/liens-entre-pakistan-et-talibans-les-documents-qui-accusent.html

Au Japon, des stagiaires étrangers exploités par des firmes abusives

Li Qingzhi, un Chinois de 34 ans, voulait apprendre à cuisiner au Japon. Il a finalement ratissé des mauvaises herbes 70 heures par semaine pour un salaire de misère, un cas emblématique des abus subis par les stagiaires étrangers dans l'archipel, dénoncés par des avocats.
M. Li était l'un des quelque 190.000 jeunes immigrés, notamment chinois, indonésiens et philippins, venus travailler dans l'archipel dans le cadre de stages supervisés par l'Organisation japonaise de coopération pour la formation internationale (Jitco), un organisme public.

Envoyé dans une entreprise de la banlieue de Tokyo fabriquant des portes coulissantes pour maisons traditionnelles, il a nettoyé des forêts de bambous pendant plus de deux ans, payé à peu près le salaire minimum. Mais son employeur ne lui payait pas ses 150 heures supplémentaires mensuelles et M. Li s'est fait renvoyer lorsqu'il a demandé son dû.

"Je ne peux retourner en Chine sans avoir reçu l'argent que je mérite", explique l'ancien stagiaire, dont l'épouse et les deux enfants sont restés dans la province de Shandong (est de la Chine). Il a attaqué son ancien patron en justice et attend le jugement.

Son cas est symptomatique des excès en série recensés par l'Association des avocats pour les stagiaires du Japon, créée en 2008 pour répondre aux plaintes des jeunes exploités, dont 25 sont en cours d'instruction.

"Il y a un énorme écart entre la finalité du système et la réalité", estime Lila Abiko, secrétaire générale de l'association.

La Jitco "affirme que son objectif est de transférer des compétences aux gens des pays en voie de développement", explique l'avocate. "Mais en pratique, cela permet surtout d'exploiter des travailleurs non qualifiés."

Son association a recensé des cas où l'employeur d'un stagiaire lui confisquait son passeport, refusait de l'indemniser après un accident du travail ou lui "gardait" une partie de son salaire sur un compte bloqué.

Dans la préfecture de Gifu (centre), trois jeunes Chinois ont dû travailler plus de 100 heures supplémentaires mensuelles pendant des mois dans une usine de confection, payées 300 yens de l'heure (moins de 3 euros), avec une seule journée de repos par mois.

Ce genre de situation a déjà provoqué des drames, comme la mort par crise cardiaque d'un ouvrier chinois de 31 ans, stagiaire dans une usine métallurgique du nord de Tokyo. Il lui était arrivé de travailler jusqu'à 350 heures par mois, selon la carte de pointage retrouvée dans ses affaires.

Son décès vient d'être reconnu comme une conséquence du surmenage par l'administration du travail nippone, une première qui devrait faciliter la procédure judiciaire de sa famille.

Mais il ne s'agit pas d'une affaire isolée: la Jitco a reconnu la mort de 34 stagiaires entre avril 2008 et mars 2009, dont 16 à la suite d'accidents cardio-vasculaires et cinq d'accidents du travail. La mortalité de ces jeunes d'une vingtaine ou trentaine d'années est deux fois supérieure à celle des Japonais du même âge, accréditant l'idée d'une surexploitation de cette main d'oeuvre.

Me Abiko souligne que nombre de ces stagiaires sont envoyés dans l'archipel via des intermédiaires peu scrupuleux, qui leur font miroiter monts et merveilles et demandent d'importantes sommes d'argent pour organiser les formalités du départ.

"Il s'agit d'une forme de trafic d'êtres humains", juge l'avocate.

Sous pression, la Jitco se dit consciente du problème et a promis de mettre un terme aux situations les plus scandaleuses.

http://r.orange.fr/r?ref=HPC_ihd_1215_alaune_infocontinu_actualite&url=http%3A//actu.orange.fr/une/au-japon-des-stagiaires-etrangers-exploites-par-des-firmes-abusives_28079.html

Radiothérapie : le rapport secret qui relance le débat

Alors qu’une vaste fronde entoure depuis des mois la fermeture annoncée du centre de radiothérapie de l’hôpital de Guéret, dans la Creuse, une note confidentielle, établie par les autorités sanitaires (Institut national du cancer, Agence régionale de santé, etc.), pour le ministère de la Santé, revient sur les précédents scandales d’irradiation de patients à Epinal et détaille le fonctionnement actuel du service de Guéret, très loin des nouvelles normes de sécurité édictées suite à ces scandales.
Voici les points clés de ce rapport sur la « situation de la radiothérapie du centre hospitalier de Guéret ».

Retour sur Epinal et Toulouse

« De 1987 à 2006, cinq mille patients ont été surirradiés » à Epinal (Vosges). Le document précise qu’à Epinal, « un seul radiophysicien était présent et travaillait en plus sur deux sites ». Sur la cohorte de 24 patients parmi les plus fortement irradiés, neuf sont aujourd’hui décédés. L’affaire toulousaine l’a montré : la sécurité n’est pas une « affaire de taille d’établissement ». A Toulouse, souvent classé en tête des hit-parades de journaux, 145 patients ont reçu accidentellement un surdosage de radiation du fait d’un « mauvais paramétrage » de l’appareil ».

Des cas rarissimes

Jusqu’à l’affaire d’Epinal, révélée en 2006, « quatre accidents graves seulement avaient été recensés dans le monde » : en Pologne (2001, 5 patients touchés), au Panama (2008, 28 patients touchés), au Costa Rica (1996, 115 patients) et Espagne (1990, 27 patients).

De nouvelles normes de sécurité

« Depuis ces affaires, les critères permettant aux agences régionales de santé d’autoriser le fonctionnement d’un service ont été renforcés » : « au moins 600 patients doivent être traités sur deux machines différentes pour être certain de pouvoir poursuivre le traitement en cas de panne » et il faut « pouvoir assurer la présence tout au long du traitement, c’est-à-dire toute la journée et toute l’année, d’une personne spécialisée en radiophysique médicale, ce qui signifie avoir plus d’un radiophysicien par site ». Sur la base de ces nouveaux critères, 176 centres ont reçu une autorisation de fonctionnement l’an dernier. Quatre se sont vu opposer un refus, dont Guéret.

La situation à Guéret

Entre 2006 et 2009, l’activité ayant en moyenne été de 156 patients par an, cet hôpital n’est pas aux normes, d’autant que « les personnels qualifiés sont en nombre insuffisant ». De l’ordre d’une personne sur deux manque à l’appel, calculent en substance les auteurs. Par ailleurs, le taux dit « de fuite » (malades pouvant se faire soigner sur place, mais préférant aller ailleurs) est très important : en 2008, sur 335 patients domiciliés en Creuse et ayant bénéficié de radiothérapie, 174 « ont choisi de se faire traiter hors du département ».

La fronde continue

Les 260 maires du département ont décidé de ne plus participer à aucune réunion avec les services préfectoraux et de ne plus collaborer avec les services de l’État, afin de marquer leur opposition à ce projet de fermeture.
http://www.leparisien.fr/societe/radiotherapie-le-rapport-secret-qui-relance-le-debat-23-07-2010-1009964.php

dimanche 25 juillet 2010

Chantage à l’emploi : retour sur cinq scandales

Sous l’effet d’un chantage implicite les 1150 salariés de GM Strasbourg ont accepté une dégradation de leurs conditions de travail pour, au moins, conserver un emploi. Ces dix dernières années, de nombreuses entreprises françaises ont connu une telle évolution suivant le même schéma. Difficultés économiques, menace de délocalisation par la direction puis résignation des salariés à une détérioration de leurs conditions de travail. Un autre point commun ? Des licenciements réguliers conduisant à une réduction d’effectifs constante et une pression exponentielle sur la productivité. Rapide tour d’horizon des « cas » les plus représentatifs ces dix dernières années en France.



1. Bosch à Vénissieux (Rhône)

En juillet 2004 la direction menace d’une délocalisation de l’activité en République tchèque. L’équipementier automobile « propose » alors un passage de 35 à 36 heures hebdomadaires pour la même rémunération accompagnée d’une suppression de six jours de RTT annuelle. Très vite, il faut ajouter à ces clauses l'exclusion du 13e mois dans le calcul des congés payés, le gel des salaires et de l'intéressement pendant trois ans, la suppression du pont de l'Ascension et une baisse drastique de la subvention au comité d'entreprise. Cela équivaut alors à une baisse de 12 % des coûts salariaux et une augmentation notable du temps de travail. L’année 2004 et le cas Bosch à Vénissieux marqueront l’émergence de ce qu’on appelle depuis le « chantage à l’emploi ». Aujourd’hui l’usine de Vénissieux est composée de 620 salariés. Elle risque la fermeture car sa production ne répond plus aux normes européennes et les investissements se font attendre.



2. Delphi à Donchery (Ardennes)

En 2007 le fabricant de pièces détachées pour automobiles évoque une probable délocalisation en Pologne aux dépens de nombreux emplois sur le site français. Un vote en deux temps est organisé. En bref, la direction propose soit un renoncement aux RTT et un gel des salaires sur trois ans, soit la suppression de dix des quinze jours de repos contre une hausse de salaire de 1,6 %. Mais les salariés rejettent à 70 % toute modification des 35 heures. Cette décision sans appel constitue une désillusion pour le groupe américain. Après l’annonce de la suppression de 60 nouveaux emplois par Delphy début 2010, la CGT Donchery s’estime « au début d’une nouvelle épreuve ». La direction défend ces licenciements comme la seule alternative à la délocalisation.



3. Continental à Clairoix (Oise)

En septembre 2007 le fabricant de pneumatiques force un passage de 35 à 40 heures de travail hebdomadaire pour les salariés. Selon le groupe allemand cette condition est l’unique solution viable, garantissant la pérennité du l’usine jusqu’en 2012 au moins. Mais en 2009 les « Conti » sont victimes d’une véritable trahison qui reste aujourd’hui un symbole fort du chantage à l’emploi. Le groupe allemand annonce à la surprise générale la fermeture du site au mois de mars 2009, soit moins de deux ans seulement après l’accord sur les 40 heures. Acceptant de revenir sur leurs conditions de travail deux ans plus tôt syndicats et salariés se trouvent trompés par les promesses de la direction qui garantissait un maintien de l’activité jusqu’au dernier moment. En mars 2010, suite aux licenciements massifs, la direction va jusqu’à proposer d’employer les anciens salariés pour 137 euros en Tunisie !



4. Goodyear à Amiens (Somme)

Le 26 mai 2009 le groupe Dunlop-Goodyear annonce sous prétexte de la « crise » une suppression de 820 emplois - sur un total de 1400 salariés - de l’usine de pneumatiques d’Amiens Nord. Au mois de juin, la CGT, syndicat majoritaire, refuse le passage des trois fois huit aux quatre fois huit, équivalent à 53,5 heures de travail supplémentaires par an. Cependant le Tribunal de grande instance de Nanterre suspend le plan de restructuration. La justice souligne les bénéfices très importants engendrés par le groupe Goodyear France. En janvier 2010, la Cour d’appel de Versailles confirme la suspension du plan de restructuration en s’appuyant, toujours, sur l’indécence d’un plan social compte tenu des profits de la société. Mais aujourd’hui, la direction prévoit un plan de départs volontaires qu’elle juge « avantageux ». Par ailleurs l’avenir de 578 salariés dépend d’un plausible développement de l’activité pneus agricoles sur le site amiénois. Un avenir qui reste donc incertain.



5. Caterpillar à Grenoble (Isère)

Le 17 février 2009 le groupe américain pose sur la table un plan de réorganisation prévoyant la suppression de 733 emplois - la direction parlait plus tôt de 600 emplois - pour régler le problème du « sureffectif ». Décision qui intervient en même temps que la présentation des résultats annuels du groupe où Caterpillar vante un chiffre d’affaires en hausse de 14 % et 2,8 milliards de profit net. Les salariés de Grenoble et Echirolles subissent d’autre part un chômage partiel depuis des semaines. Pendant une longue période, l’intersyndicale CGT-CFDT-FO-CFTC dénonce une absence de négociations avec la direction. Finalement, au terme de négociations entre syndicats et dirigeants, les salariés doivent choisir - par l’intermédiaire d’un référendum - entre un plan de suppression de 733 emplois avec maintien des horaires actuels et un plan correspondant à 600 emplois supprimés avec passage du temps de travail de 36,5 à 37,5 heures hebdomadaires accompagnés de 15 samedis travaillés par an et la mise à disposition intégrale des 15 jours annuels de RTT que la direction sera libre de fixer de façon collective par secteur. Les salariés refusent alors majoritairement le deuxième plan. Puis, lors d’un énième rebondissement la direction revient à 600 suppressions d’emplois.
http://www.humanite.fr/22_07_2010-chantage-%C3%A0-l%E2%80%99emploi-retour-sur-cinq-scandales-450232

Ali, 11 ans, trafiquant de drogue à Berlin

En Allemagne, les enfants délinquants de moins de 14 ans bénéficient de l'impunité.

Impuissante, la police berlinoise ne sait plus comment lutter contre les enfants immigrés dealers de drogue. Ils sont moins d'une trentaine de garçons à proposer de l'héroïne, de la cocaïne ou du hachisch à la sortie des bouches de métro de Berlin. Ils habitent dans des foyers ou à l'hôtel, portent sur eux de la drogue et des liasses contenant plusieurs centaines d'euros, possèdent deux ou trois téléphones portables. Leurs «grands frères» roulent en BMW ou Mercedes dernier modèle. Ils sont devenus un véritable fléau. Âgés de moins de 14 ans, ils ne peuvent être condamnés par la justice allemande. Aussitôt placés en foyer d'accueil, ils s'en échappent pour continuer leurs trafics.

Le cas d'Ali, un réfugié palestinien venu du Liban, a provoqué un véritable ras-le-bol au sein de la police de la capitale et une polémique nationale sur le sort à réserver à ces enfants. La police tient Ali pour un «cas extrême». Âgé de 11 ans, il a été arrêté onze fois en quelques semaines. Dépourvu de papiers d'identité, il ne peut être expulsé. Ali a établi son commerce à la station de métro Kottbusser Tor, haut lieu du trafic de drogue situé dans le quartier alternatif de Kreuzberg. Lors de sa onzième interpellation, lundi dernier, il était accompagné par un autre garçon libanais âgé de 12 ans. Les policiers ont retrouvé six boulettes d'héroïne dissimulées dans la bouche d'Ali.


Failles juridiques

Le jeune Palestinien se plaint alors de maux de ventre. Craignant qu'il ait avalé des doses avec son camarade, les policiers conduisent les deux mineurs à l'hôpital, d'où ils n'ont mis que quelques minutes à s'échapper en trompant la vigilance du personnel hospitalier. Entraîné par ses aînés, Ali connaît bien les failles juridiques allemandes. Lorsqu'il est interpellé, il se contente de sortir un bout de papier sur lequel sont inscrits son prénom et son âge. Âgé de moins de 14 ans, il ne peut être jugé et les policiers se contentent de le reconduire dans son foyer. «Parfois on a l'impression de se transformer en chauffeurs pour jeunes délinquants, se plaint un policier. Certains d'entre eux se jettent délibérément entre nos griffes lorsqu'ils ont fini leur journée de travail pour que nous les raccompagnions».

Les policiers ont retrouvé Ali dans son foyer, d'où il s'échappait chaque jour pour se livrer au trafic de drogue en ville. Les policiers en ont eu ras le bol d'Ali et l'ont placé dans un centre d'aide aux jeunes, où il est plus étroitement surveillé en attendant de clarifier sa situation. Car Ali leur paraît plus âgé qu'il ne l'affirme, notamment en raison d'un duvet très prononcé sur le bas du visage. Ils ont prévu de mener des examens médicaux - notamment sur ses os, sa dentition et son sexe - pour déterminer son âge. S'il s'avère qu'il a plus de quatorze ans, Ali sera jugé et envoyé dans une prison pour jeunes délinquants. Les policiers pensent avoir démantelé une partie du réseau d'Ali. Mercredi, ils ont retrouvé plusieurs dizaines de milliers d'euros venant du trafic et 160 kg de cocaïne répartis dans sept appartements. Deux de ses complices âgés de 28 et 31 ans ont été arrêtés. Mais ils ne peuvent pas mener de véritable interrogatoire sur les mineurs de moins de 14 ans.

Sur les 26 enfants immigrés âgés de moins de 14 ans qui sévissent dans les rues de Berlin, une vingtaine ont la nationalité allemande. Les autorités ont bien essayé d'expulser les autres avec leurs familles vers le Liban ou la Turquie. Mais leurs efforts ont échoué face au refus de Beyrouth et d'Ankara de les accepter sur leur territoire. « Nous n'arrivons pas à nous débarrasser de ces gens, déplore Ehrart Körting, ministre de l'Intérieur de la ville-État de Berlin. C'est pourquoi nous devons au moins essayer de sauver les enfants. «Le ministre social-démocrate affirme ne pas vouloir revenir au système de «prisons pour enfants», expérimenté en Allemagne dans les années 1970. «Je veux des foyers d'où les enfants ne peuvent pas s'échapper. Je veux éviter qu'ils puissent entrer et sortir comme s'ils passaient une porte tourniquet» , explique Körting.
http://www.lefigaro.fr/international/2010/07/23/01003-20100723ARTFIG00568-ali-11ans-trafiquant-de-drogue-a-berlin.php

samedi 24 juillet 2010

Un traitement américain anti-lesbien fait polémique

Des chercheurs américains proposeraient un « remède » au lesbianisme. A base d'hormones, le traitement fait polémique aux Etats-Unis.
Comment s'assurer que sa petite fille préfèrera la poupée aux voitures ou encore les ballerines aux super héros ? La réponse pourrait venir de la science et des laboratoires américains. Mais l'expérience fait débat.

Des chercheurs américains proposeraient en effet un traitement aux femmes enceintes à base d'injections de stéroïdes afin de réduire les taux excessifs d'androgène. Objectif : prévenir les risques d'hyperplasie congénitale des surrénales. Cette maladie touche environ une fillette sur 15.000 et ses symptômes vont de la voix grave à la pilosité faciale en passant par la construction d'un appareil génital « ambigu ».

Lesbiennes en voie de disparition
Seulement, le docteur New, qui participe aux recherches, a décrit également les symptômes comme « la masculinisation des jeux d'enfants, du métier choisi, des préférences dans l'adolescence et à l'âge adulte, l'absence de l'instinct maternel et l'orientation sexuelle ambiguë. » En d'autres termes, avec les bonnes doses d'hormones, une petite fille devrait à coup sûr devenir une bonne mère. Et l'homosexualité est ainsi réduite à un simple dérèglement hormonal.

La remarque n'est pas passée inaperçue puisque des voix se sont aussitôt élevées contre un « remède au lesbianisme » qui pourrait tout simplement garantir l'hétérosexualité des petites filles. « Fini donc le goût des petites voitures, le non-désir d'enfant, et surtout le lesbianisme ! » écrit le site têtu.com, ajoutant que, suite aux protestations, les recherches sont pour le moment à l'arrêt.

Le site conclut toutefois : « Toujours est-il qu'entre les expériences sud-coréennes effectuées sur des souris, et ces découvertes américaines, les lesbiennes pourraient bien être en voie de disparition dans les prochaines années ! »
http://www.francesoir.fr/insolites-sciences/un-traitement-americain-anti-lesbien-fait-polemique

La Roumanie ne reconnaît toujours pas l'indépendance du Kosovo

La Roumanie ne reconnaît toujours pas l'indépendance du Kosovo, malgré l'avis émis par la Cour internationale de justice (CIJ), a indiqué vendredi le ministère des Affaires étrangères. Lire la suite l'article
"Le ministère réaffirme sa position, exprimée de manière constante ces dernières années, concernant la non-reconnaissance du Kosovo en tant qu'Etat", selon un communiqué.

Réitérant son "attachement profond et constant envers le droit international (...) et le respect envers la CIJ", Bucarest estime que la Cour s'est prononcée uniquement sur la "légalité de la déclaration d'indépendance et non pas sur ses conséquences juridiques", à savoir la "création d'un nouvel Etat présumé".

La CIJ a estimé jeudi que la déclaration d'indépendance du Kosovo n'avait pas violé le droit international.

Le ministère roumain appelle à la "reprise du dialogue entre Belgrade et Pristina en vue d'identifier une solution qui corresponde aux intérêts des deux parties et d'assurer la stabilité et la perspective européenne de la région".

Pays voisin de la Serbie et majoritairement orthodoxe comme elle, la Roumanie a refusé de reconnaître le Kosovo indépendant. Le lendemain de la proclamation de l'indépendance de cette ancienne province serbe, le 17 février 2008, le président Traian Basescu avait dénoncé un "acte illégal".

Outre la Roumanie, quatre autres pays de l'Union européenne n'ont pas reconnu jusqu'à présent son indépendance: l'Espagne, la Slovaquie, la Grèce et Chypre.
http://fr.news.yahoo.com/73/20100723/twl-la-roumanie-ne-reconnat-toujours-pas-d79e08a.html

vendredi 23 juillet 2010

Air nauséabond pour les salariés des parkings couverts

S'appuyant sur une enquête réalisée dans 292 parcs répartis dans 68 villes, l'Anses a conclu que l'ensemble des activités dans les parkings "engendre des risques sanitaires notables liés à la pollution chimique de l'air ambiant".

L'exploitation des parcs et le nettoyage de véhicules sont les activités pour lesquelles la durée du travail, et donc d'exposition, est la plus élevée. Ainsi à l'exploitation, le temps passé en dehors de l'accueil, soit en dehors du local équipé d'une ventilation mécanique indépendante, s'élève à plus de 30% de la journée de travail pour 90% des travailleurs. Les salariés peuvent être exposés au monoxyde de carbone (risque de diminution de l'oxygène disponible dans le sang), au dioxyde d'azote (effets sur le système respiratoire) et au benzène (cancérogène).

L'Anses, dont le rôle est de conseiller les autorités dans l'élaboration des lois et règlements sur les risques sanitaires, recommande d'"évaluer" et d'"améliorer" la qualité de l'air dans ces parcs, au nombre de 2.000 en France métropolitaine, selon un avis rendu mercredi. Si une qualité de l'air satisfaisante ne peut être assurée, l'agence demande de ne pas autoriser les activités non indispensables. Elle prône aussi un renforcement du suivi et de l'encadrement des activités dans ces parcs.

L'Afsset avait été saisie du dossier en avril 2008 par le ministère du Travail, alors que le nombre d'employés oeuvrant dans les parcs devait croître. Environ 8.000 personnes travaillent à leur exploitation (accueil, surveillance...), 6.000 à l'entretien et la maintenance et 700 au nettoyage de véhicules, a calculé l'Anses. Le nombre de salariés affectés à l'exploitation tend à diminuer du fait de l'automatisation des systèmes de paiement et du développement de la télégestion. En revanche, les services aux usagers (location de véhicules, nettoyage...) connaissent un essor
http://lci.tf1.fr/science/sante/2010-07/air-nauseabond-pour-les-salaries-des-parkings-couverts-5934858.html

Une publicité pour des poulets irrite un syndicat de police

Le syndicat Unité SGP Police s'est plaint jeudi 22 juillet dans une lettre au président du directoire de L.D.C, de la campagne de publicité du groupe volailler dont les affiches proclament "un bon poulet est un poulet libre".

L'affiche pour les poulets de Loué montre un policier en uniforme avec la légende "Poulet de Loué élevé en liberté. A ses côtés, se tiennent d'autres fonctionnaires de police entassés à l'arrière d'une camionnette avec la légende "d'autres poulets", le slogan de la campagne étant "un bon poulet est un poulet libre".

Dans le courrier, dont l'AFP s'est procuré une copie, le secrétaire général du syndicat de gardiens de la paix Nicolas Comte fait part du "mécontentement" de ses collègues, "qui sont dénigrés d'une manière la plus vulgaire". Et d'ajouter : "Il me semble qu'un groupe avicole aussi important que le vôtre n'a pas besoin d'une publicité aussi simpliste".

Nicolas Compte souligne également qu'"en ces périodes où les policiers sont particulièrement exposés dans l'exercice de leur profession, et décriés par de nombreux contradicteurs, il est inutile de notre point de vue que la Police Nationale soit ridiculisée de la sorte".
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/societe/20100722.OBS7507/une-publicite-pour-des-poulets-irrite-un-syndicat-de-police.html

Des tags antisémites sur la synagogue de Melun

Dans la nuit de mercredi à jeudi, le mur de la synagogue Etz Haïm de Melun, située rue Michelet, a été recouvert de graffitis et de tags antisémites faisant référence au nazisme et à Hitler. Une dizaine de croix gammées ont également été peintes sur l'enceinte de la synagogue, installée ici depuis une quarantaine d'années et fréquentée habituellement par une centaine de personnes.
C'est la première fois, semble-t-il, qu'elle est victime de tels agissements. Ce matin, des employés s'activaient à effacer ces inscriptions insultantes.


http://www.leparisien.fr/seine-et-marne-77/des-tags-antisemites-sur-la-synagogue-de-melun-22-07-2010-1009237.php

jeudi 22 juillet 2010

Des cobayes est-allemands pour l'industrie pharméceutique occidentale

Des groupes pharmaceutiques occidentaux ont utilisé des Allemands de l’Est comme cobayes moyennant le versement de devises fortes au régime communiste de l’ex-RDA, selon une télévision allemande jeudi.

Les tests de médicaments, qui ont duré de 1985 à la chute du Mur de Berlin en 1989, concernaient plus de 2.000 patients, a indiqué à l’AFP Stefan Hüge, réalisateur de l’émission pour la chaîne publique régionale MDR.

Plusieurs firmes occidentales ont testé leurs produits dans l’ex-RDA, dont la suisse Ciba Geigy, qui aurait procédé à des essais cliniques d’un antidépresseur, le Brofaromin, dans la région de Plauen, en Saxe, selon MDR.

Des documents gênants pour Novartis
Un témoin, Karin Forner, a affirmé à MDR que sa mère qui souffrait de dépression chronique n’avait été acceptée dans un hôpital de Plauen qu’en échange de sa participation à ne “étude” en 1989. Traitée avec l’antidépresseur Brofaromin cette dame avait perdu du poids et semblait avoir perdu tout contact avec la réalité. Ce n’est qu’après avoir arrêté ce traitement qu’elle a commencé à se rétablir. Selon MDR, aucune autorisation de mise sur le marché de ce médicament n’a d’ailleurs été demandée dans les pays de l’Ouest.

MDR a montré des fac simile de documents mettant en cause Ciba-Geigy. L’entreprise, qui appartient aujourd’hui au géant pharmaceutique Novartis, a refusé de répondre aux questions, selon la chaîne
En échange, les sociétés concernées ont versé des sommes importantes à la KoKo (Kommerziellen Koordinierung), une filiale du ministère du Commerce de l’Allemagne de l’Est chargée de recueillir des devises, selon la chaîne de télévision qui appuie ses dires sur des témoignages et des archives de la Stasi, la police secrète est-allemande.

Certains patients, sur lesquels ces médicaments non homologués à l’Ouest étaient testés, ont souffert des séquelles importantes et certains sont morts, selon MDR
http://teleobs.nouvelobs.com/rubriques/teles-du-monde/articles/des-cobayes-est-allemands-pour-l-industrie-pharmeceutique-occidentale