vendredi 28 février 2014

Une détenue libérée après une erreur de fax

. A la suite d'une erreur de procédure judiciaire liée à un problème de fax, une femme détenue à Epinal, dans les Vosges, soupçonnée d'avoir livré sa fille à un pédophile, a été remise en liberté jeudi, a-t-on appris de source proche du dossier.
Un mauvais numéro de fax. Son avocat a obtenu la nullité de l'ordonnance de prolongation de sa détention provisoire parce qu'il n'avait pas été convoqué à un débat contradictoire devant un juge des libertés et de la détention à Metz. La raison ? Le fax de sa convocation est arrivé à un numéro erroné, selon cette source confirmant des informations publiées vendredi dans le Républicain Lorrain. Sa remise en liberté est provisoire. Elle ne remet toutefois pas en cause l'affaire sur le plan pénal, la femme restant mise en examen.
"Il y a une erreur de procédure, je me devais de la soulever. Mais ma cliente répondra de ses actes, cette nullité n'a pas été soulevée pour lui permettre d'échapper à la justice", s'est justifié son avocat, Me François-Xavier Koehl.
Elle livre sa fille à un pédophile. Cette a femme est soupçonnée d'avoir fait subir à sa fille de graves sévices sexuels avec un homme d'une trentaine d'années, que la mère avait rencontré sur internet quelques mois avant les faits, survenus en août 2012 à Talange, en Moselle.
Grièvement blessée, la fillette avait dû être opérée d'urgence le lendemain de son viol et de ses tortures, et ses blessures avaient interpellé le corps médical. Placée en garde à vue, la mère avait fini par avouer et avait été placée en détention provisoire. En revanche le pédophile présumé, également interpellé peu après les faits et incarcéré à la maison d'arrêt de Metz, nie toujours les faits.
Le deuxième cas en un mois. Cette affaire survient trois semaines après la retentissante remise en liberté d'un homme soupçonné de meurtre en raison d'un manque d'encre dans un télécopieur du parquet de Bobigny, en Seine-Saint-Denis, qui avait empêché la transmission d'un document dans les délais légaux. La garde des Sceaux Christiane Taubira a diligenté une inspection générale des services judiciaires après l'affaire du fax de Bobigny.
 

jeudi 27 février 2014

L'Isle-Jourdain. La taxe qui met très en colère Baulac

«Nous avions budgeté 2 800 €, on nous en demande 5 500.» Comme les autres habitants du lotissement de Baulac, Ludovic Alonso déplore cette «très mauvaise surprise». Plus «lourde» encore pour Julien Baland dont la maison est plus grande. Julien et Ludovic, avec Nicolas d’Halescourt, sont membres du bureau de l’association syndicale de ce lotissement «très en colère», comme en attestent aussi des banderoles. Le coût de la taxe d’aménagement que doit payer chaque propriétaire (ils seront 112 quand le lotissement sera entièrement bâti) est jugé «inacceptable». Compte tenu de l’ampleur des travaux (lire aussi ci-dessous la position du maire), «la municipalité a fixé ce taux à 8 % quand il est de 5 % sur la majeure partie de la commune. Ainsi, certaines familles doivent payer 11 000 €. Une somme exorbitante qui met en danger les budgets des ménages à l’heure du ras-le-bol fiscal». Par malchance pour eux, les habitants de Baulac n’ont pu bénéficier de «la voie d’accès directe», initialement prévue pour desservir leur lotissement. Il s’agissait de prolonger une voie existante au grand dam de ses riverains qui ont pu obtenir que «ceux de Baulac» passent ailleurs. L’ailleurs étant une route qu’il a fallu spécialement construire sur environ 1 km, pour un coût d’environ 1,80 M€, expliquent les nouveaux lotis. Forcément, ce surcoût se répercute sur le montant de cette taxe d’aménagement que ne digèrent pas les familles : «La mairie affirme être dans son bon droit mais elle ne nous apporte aucun élément, aucun écrit le justifiant. Est-il légal qu’en plus de la PVR (participation pour voies et réseaux) calculée à son maximum, on nous impose une taxe d’aménagement ainsi majorée à 8 % ? Si la mairie et/ou la préfecture que nous avons également informée nous apportent la preuve que c’est légal, nous l’accepterons. Mais pour l’heure, cette preuve nous ne l’avons pas.» Mécontents de n’avoir pu s’exprimer en séance publique du conseil municipal, des habitants de Baulac, qui ont manifesté samedi au marché, parlent de «double peine» : PVR à son maxi + taxe d’aménagement majorée ! D’autant plus mécontents que la route d’accès se dégrade rapidement, nous font-ils constater : «Déjà un camion et deux véhicules au fossé, heureusement sans blessé. Mais peut-on laisser ainsi une route sur laquelle passe deux fois par jour un bus de transport scolaire ?».

La position du maire Alain Tourné

«La colère de certains habitants du lotissement de Baulac ne pouvant pour moi être motivée par les échéances électorales, je souhaite préciser, en tant que maire pour quelques semaines encore, les conditions particulières de réalisation de ce lotissement. Je laisse le débat électoral aux listes en présence. Ce projet, initié par le classement du POS de 1997, a nécessité, nécessite et nécessitera des investissements lourds de viabilisation externe (voirie, réseaux) réalisés par la commune. La viabilisation interne est évidemment à la charge exclusive de l’aménageur. Afin de répartir équitablement la charge financière de cet investissement, nous avons décidé d’utiliser les outils financiers mis en place par l’Etat à savoir :
- la PVR (participation pour voies et réseaux) à la charge de l’aménageur en la calculant à son maximum.
- la majoration de la taxe d’aménagement (de 5 % à 8 %) payée par les constructeurs, nouveaux habitants. La loi nous permettait d’aller jusqu’à 20 %.
- le solde par le budget communal à la charge de tous les habitants.
Ainsi, pour les constructeurs, la partie de la taxe d’aménagement communale majorée contestée représente une charge supplémentaire d’environ 1 500 € pour une maison moyenne de 120 m2 et donc moins de 1 % de l’investissement «terrain et maison». Est-ce déraisonnable pour s’installer dans une commune offrant de très nombreux services ? Il n’était pas question pour notre municipalité de faire supporter ce coût de viabilisation externe par les seuls habitants actuels de L’Isle Jourdain. C’est tout le sens de notre décision en faisant participer raisonnablement les trois partenaires et en recherchant l’équité. Les nouveaux habitants du lotissement de Baulac, comme les autres, sont les bienvenus chez nous. En venant s’installer ici, ils démontrent l’attractivité de notre territoire, liée en particulier aux équipements réalisés depuis 15 ans, auxquels ils doivent contribuer.»

http://www.ladepeche.fr/article/2014/02/27/1827901-isle-jourdain-taxe-met-tres-colere-baulac.html

mercredi 26 février 2014

Des policiers de Saint-Quentin soupçonnés de violences lors d’un contrôle

Des contrôles d’alcoolémie sur le bord des routes de campagne ou de la ville, c’est tous les jours. La plupart se déroulent sans histoires, même si l’automobiliste a bu plus que la limite de 0,5 g/l autorisé. Mardi 25 février, le tribunal correctionnel de Saint-Quentin s’est penché sur l’une de ces opérations, orchestrées sous l’égide du procureur de la République. C’était le 5 novembre 2013 et ce patron d’une entreprise de peinture, employant cinq personnes, avait bu quelques verres de trop en reprenant le volant.
Sur le chemin, il tombe sur un contrôle de police, classique et banal. Les fonctionnaires lui demandent alors de souffler. Positif. «  Il n’y a eu aucun incident à l’interpellation, c’est un homme tout à fait correct  », écrivent les policiers dans leur rapport, lu à l’audience par la présidente, Pauline Marcel. La procédure veut qu’une vérification soit faite dans les locaux du commissariat. Mais avant, il y a eu le transport dans l’un des véhicules sérigraphiés. Transport qui ne se serait pas déroulé dans les règles de l’art et dans la courtoisie républicaine.

À cause d’un appel de sa mère

Sur le trajet, le téléphone portable du chef d’entreprise sonne. «  C’était ma mère  », souligne-t-il à la barre du tribunal. Il ne décroche pas. Quelques minutes plus tard, rebelote, le téléphone sonne à nouveau. Ce qui aurait agacé l’un des policiers qui lui a demandé de le ranger. L’avocate du prévenu précise. «  Dans la fourgonnette, c’est un no man’s land juridique et il n’a passé aucun appel  », rappelle-t-elle. Autrement dit, rien n’interdisait le chef d’entreprise de répondre au téléphone. N’étant pas placé en garde à vue, il était toujours libre de ses mouvements quoi que les policiers en disent. Mais il y a plus grave.
L’homme aurait reçu ensuite une gifle. Il se protège et repousse le policier. «  Le chauffeur m’a pris par la gorge pour me sortir de la voiture. Je lui ai dit Arrêtez de m’étrangler, j’ai mal. Note importante : le prévenu n’a, à aucun moment, proféré la moindre insulte aux fonctionnaires. Aucune parole déplacée n’a été constatée, par écrit, dans le rapport de ces policiers. «  On ne vous reproche pas d’avoir porté des coups  », coupe la présidente. L’homme est poursuivi pour rébellion et conduite en état alcoolique. Uniquement pour cela. Des violences que ne comprend pas le prévenu, toujours suivi médicalement, trois mois après les faits, pour des douleurs aux mains.

« Résistance passive »

En le voyant pianoter sur son portable, les policiers auraient mal interprété son geste. Ils pensaient éviter, en agissant ainsi, «  un attroupement devant le commissariat  » craignant que l’homme prévienne quelques connaissances à lui. Il n’en a rien été.
«  La rébellion, précise la substitut du procureur, c’est opposer une résistance violente. La résistance passive (comme celle du prévenu qui n’a porté aucun coup) n’est pas punissable. Il ne faisait que résister.  » Autrement dit, le parquet reconnaît qu’il n’y a pas matière à condamner. Du pain bénit pour la défense. «  Le gardien de la paix a eu un réflexe impulsif. Nous sommes dans une scène d’un contrôle et d’un dérapage qui n’aurait pas dû avoir lieu. Il a mal vécu tout ça. Il est heureux d’apprendre qu’il a eu l’écoute du parquet. » Le tribunal l’a relaxé pour la rébellion.
«  Heureux  », car le prévenu souhaitait porter plainte suite à ce voyage musclé. Les fonctionnaires n’ont pas voulu. Il a alors écrit directement au procureur de la République. Depuis, il n’a plus eu de nouvelles.
Damien Savarzeix l’a rassuré : «  J’ai envoyé votre plainte à la direction départementale de la sécurité publique.  » Impossible de connaître aujourd’hui où en sont les auditions qui détermineront si le procureur aura matière à poursuivre trois fonctionnaires de police pour ces violences présumées.

http://www.courrier-picard.fr/region/des-policiers-de-saint-quentin-soupconnes-de-violences-ia195b0n323390

mardi 25 février 2014

Isère: Un lycéen de 16 ans refoulé d’une centrale nucléaire en pleine sortie scolaire

La direction de l’établissement assure qu’il est connu des services de police. Lui nie...
Cafouillage à la centrale nucléaire de Saint-Alban-de-Roche, dans l’Isère. Vendredi, Karim, un lycéen de 16 ans s’est vu refuser l’accès au bâtiment alors qu’il effectuait une sortie scolaire avec sa classe.
Pendant que ses camarades entament la visite, le lycéen «attend plus d’une heure» dans une pièce. «La guide et sa secrétaire m’ont mis un coup de pression en me disant que j’étais peut-être un criminel et que j’avais fait de grosses conneries», a raconté l’adolescent à France Bleu Saint-Etienne-Loire.

«J’ai jamais volé dans un magasin, jamais posé de bombes»

La centrale explique avoir simplement appliqué le règlement. Trois semaines avant leur venue, les copies des cartes d’identité  des visiteurs sont transmises au peloton de gendarmerie qui gère la sécurité du site. C’est ce peloton qui, dans le cas de Karim, a émis un avis défavorable, suivi par la direction. Selon eux, le jeune homme est connu des services de police et présente un danger.
«Or, assure l’adolescent, mon casier judiciaire est vide, je n’ai jamais eu affaire à la justice, je suis un élève posé, je suis pas un criminel, j’ai jamais volé dans un magasin, j’ai jamais posé des bombes».  Karim se dit «blessé» par l’incident. «Je n’avais pas l’intention de faire le guignol à l’intérieur», commente-t-il.
La mère de l’adolescent évoque quant à elle de la «discrimination raciale» et entend porter plainte.

http://www.20minutes.fr/societe/1308158-20140225-isere-lyceen-16-ans-refoule-dune-centrale-nucleaire-pleine-sortie-scolaire

lundi 24 février 2014

Bordeaux: un homme meurt sur un parking

Un homme de 79 ans est décédé hier matin sur le parking d'un supermarché, à Bordeaux, rapporte Sud-Ouest.

Avant de regagner son véhicule, l'homme aurait jeté son ticket de caisse à terre. Un autre client, trentenaire, lui a non seulement fait remarquer que le geste était "peu soucieux de l'environnement" mais il a aussi frappé le septuagénaire.

L'agresseur, au passé psychiatrique chargé, a été interpellé. L'enquête ouverte et l'autopsie devront éclaircir les raisons de la mort de l'homme, qui était cardiaque.


http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2014/02/24/97001-20140224FILWWW00029-bordeaux-un-homme-meurt-sur-un-parking.php

dimanche 23 février 2014

Vesoul : dix-huit ans de lutte pour voir son fils

Dix-huit années balayées en dix minutes d’audience à peine. Au tribunal de Vesoul, le 4 février, les affaires se suivent et s’enchaînent à un rythme soutenu : une comparution immédiate est prévue à 13 h. Il faut aller vite.
En fin d’audience, Alain L., un Belfortain de 49 ans, résidant dans le Doubs, se présente à la barre. Ce n’est pas la première fois qu’il tente de faire valoir son droit : voir son fils, Fabian (1), bientôt âgé de 18 ans. Comme d’habitude, sa compagne n’est pas là pour s’expliquer. Devant le tribunal, l’homme, plutôt calme et discret, préfère laisser la parole à son avocate, Me Frédérique Thomas, qui résume en deux minutes une vie de combats. Rapidement, la vice-procureure Julie Bressand requiert une peine de deux mois ferme à l’encontre de la mère. Le président tranche : un an ferme avec mandat d’arrêt. « De toute façon, ça ne ramènera pas Fabian. C’est trop tard, je l’ai déjà perdu », lâche Alain L., résigné.
Car Fabian, qui sera majeur dans quelques mois, ne veut plus le voir. Les derniers instants de complicité qu’il a partagés avec son père remontent à 2006. Il avait alors 10 ans. À leur évocation, Alain L., si solide et déterminé en apparence, ne peut retenir ses larmes : « À l’époque, j’étais gauche car je ne connaissais pas très bien ses goûts et encore moins maintenant. Je me souviens qu’il aimait le vélo, la pêche et les champignons. C’était un gosse gentil, serviable. » Les deux hommes sont désormais devenus des inconnus. De Fabian, Alain L. ne sait que trois choses : « Il fait des études pour être chaudronnier, il est interne et il retourne le week-end chez sa mère. »

Prévenu six heures après la naissance

Dès sa naissance, la mère de l’enfant a tout mis en œuvre pour l’éloigner de son père biologique. « Tout se passait bien jusqu’au septième mois de grossesse. Elle est allée vivre chez sa mère avec qui elle avait une relation fusionnelle », se remémore Alain. Fabian naît à la maternité de Belfort le samedi 27 avril 1996 mais le papa n’est prévenu que six heures après la naissance de son fils. Lorsqu’il se rend à l’état civil le lundi pour le déclarer, la surprise est totale : un autre l’a fait à sa place ! « J’ai eu l’impression que le monde s’écroulait sous mes pieds. Je n’y ai pas cru. »
Pourtant, les faits sont là. Aux yeux de l’État, Alain L. n’est pas le père de Fabian. Deux ans et un test ADN sont nécessaires pour faire reconnaître sa paternité. Deux ans durant lesquels il ne peut pas voir son enfant, rate ses premiers mots, ses premiers pas.
En 1999, le juge prononce l’exercice conjoint des parents avec des droits de visites et d’hébergement évolutifs. Mais le passage de bras doit se faire devant le commissariat, tellement les relations sont tendues avec la mère, qui ne supporte pas de voir partir son fils. Des disputes éclatent, souvent sous les yeux de l’enfant. « J’essayais le plus souvent d’être accompagné de mes parents pour ne pas créer d’esclandres », explique Alain, qui déposera deux plaintes pour coups et blessures, en 2000 et 2003.
En tout, plus d’une vingtaine de plaintes et de mains courantes seront déposées pour non-présentation d’enfant. Et malgré une première condamnation à trois mois de prison avec sursis en 1999, la mère refuse toujours de présenter Fabian. « Après les audiences, je pouvais voir mon fils quelque temps et puis, d’un coup, je ne le voyais plus. C’était les montagnes russes », se souvient Alain L. Ce que son conseil appelle « la technique de l’épuisement » : « Généralement, les pères abandonnent au bout de six ou sept ans, lorsque l’enfant leur dit pour la première fois : “Je ne t’aime pas “». Mon client a tenu dix-huit ans. »

Alcool et dépression

Non dénuée d’intelligence, la mère déménage en Haute-Saône lorsqu’elle sent « le vent tourner » à Belfort. Alain L. doit alors affronter une nouvelle juridiction, de nouveaux gendarmes et policiers. Tout reprendre à zéro. « À Belfort, j’avais le sentiment d’être connu comme le loup blanc. J’allais au commissariat presque tous les quinze jours. Je faisais face à un ras-le-bol des policiers qui, souvent, prenaient une main courante plutôt qu’une plainte », regrette-t-il. « Les gendarmes expliquent que, s’ils prenaient à chaque fois une plainte pour ces affaires-là, ils ne feraient plus que ça. Mais pour les personnes en face d’eux, il s’agit de leur vie, de leur chair, de leur sang. Dans ces situations, les plaintes sont très importantes pour constituer les dossiers », explique Me Thomas. En dix-huit ans, Alain L. a déposé plainte dans quasiment toute la région : à Ronchamp, Lure, Morteau, Montbenoît. « Lorsque je me rendais à la gendarmerie ou au commissariat, je présentais à chaque fois les jugements. C’est fatigant de devoir prouver que l’on est dans son bon droit. »
Au bout de dix années de procédure, le père de famille a connu une longue traversée du désert. « À un moment donné, je cherchais tellement à être avec Fabian que j’ai perdu pied et je me suis détruit. J’ai eu des problèmes avec l’alcool à cause de la situation. Cela s’est même retourné contre moi pour la garde de Fabian », explique l’homme, aujourd’hui tiré d’affaire.
En 2006, après dix ans de plaintes, de jugements, d’audiences, il met un frein à ses démarches, pour sa survie. Grâce à sa nouvelle compagne, avec laquelle il a une petite fille, il prend un nouveau départ, non sans tergiverser. « Prendre la décision de ne plus aller chercher Fabian a été difficile, douloureux. Ça m’a fait mal, très mal. Mais il fallait mettre aussi un terme au fait qu’il soit au milieu d’un conflit. J’ai passé des nuits blanches à y penser. » La machine judiciaire est relancée en 2011 lorsqu’Alain L. apprend par la Direction de la solidarité et de la santé publique (DSSP) que son fils vit dans des conditions épouvantables.

Habits trop courts, excréments d’animaux et puces

La mère de Fabian a eu deux autres enfants : une fille et un garçon, surnommé « le putois » à l’école, tant son hygiène laisse à désirer. C’est l’Education nationale qui fait un signalement à la DSSP. L’enquête sociale qui s’ensuit fait état d’une maison insalubre, remplie d’excréments d’animaux et de puces incrustées dans le parquet. À 7 ans, la petite sœur de Fabian souffre d’énurésie. Les enfants sont vêtus d’habits trop courts, inadaptés à la saison hivernale. « Fabian tente de parer à l’incurie de sa mère, qu’il protège, se charge des tâches ménagères, de la confection des repas et des soins dispensés à ses frère et sœur », indique le rapport.
« Les larmes aux yeux, je n’ai pas pu aller jusqu’au bout de la lecture, tellement j’étais horrifié », confie Alain L. qui, une nouvelle fois, ne peut contenir ses sanglots. À ce moment-là, il est envisagé que Fabian aille vivre chez son père mais, devant le juge des enfants, la mère menace de « se jeter sous le train ». Pris en étau entre les menaces suicidaires de sa mère et un père qu’il n’a pas vu depuis six ans, Fabian ne retournera jamais chez ce dernier. Il sera placé en foyer pendant six mois, avant de retourner chez sa mère, dans un nouveau logement.
Aujourd’hui, l’enfant devenu adulte refuse de voir son géniteur, qu’il n’a quasiment pas connu. « Ma porte est toujours ouverte, c’est la chair de ma chair » clame Alain L. qui, rempli d’espoir, espère se faire entendre. De ces années de combat judiciaire, il garde beaucoup d’amertume. « J’ai été bafoué dans mes droits, privé de mes instants de vie avec mon enfant. Qu’ai-je de mon fils aujourd’hui ? Quelques photos et des souvenirs heureux tout de même. Je pense à ces pères qui sont montés sur des grues pour se faire entendre. C’est dur de se battre contre des moulins à vent, de ne pas être écouté, entendu. Il faut tenir cependant et garder à l’esprit que l’on se bat pour nos enfants. Qu’ils ne sont pas nés pour vivre ça. »
De son côté, la justice botte en touche : « Tout a été fait au niveau du parquet. Ces dossiers sont les plus difficiles à gérer pour nous », précise néanmoins Jean-François Parietti, procureur de la République de Vesoul.
(1) Le prénom a été changé.

http://www.estrepublicain.fr/actualite/2014/02/23/dix-huit-ans-de-lutte-pour-voir-son-fils

samedi 22 février 2014

Vie privée: Mazarine Pingeot indignée

Mazarine Pingeot a jugé "absolument ignobles" les récentes révélations du magazine people Closer sur la liaison du chef de l'Etat François Hollande avec une actrice, dont les photos sont signées du même paparazzi qui avait révélé l'existence de la fille de François Mitterrand voici vingt ans. "C'est absolument ignoble", a déclaré Mazarine Pingeot sur la radio RTL. "Le geste de révéler la vie privée est de toute façon un viol que je trouve insupportable".

Le magazine Closer a publié le 10 janvier des photos volées révélant une liaison entre M. Hollande
et l'actrice Julie Gayet. Cette retentissante publication, qui a provoqué une fièvre médiatique en France et à l'étranger, a abouti à la séparation du chef de l'Etat d'avec sa compagne. "Je ne vois pas pourquoi sous prétexte que François Hollande est président, on devrait connaître toute sa vie privée. Ca ne concerne que lui. Sa relation n'empiétait pas sur quoi que ce soit, donc je ne vois pas pourquoi on ne lui fout pas la paix"', a poursuivi Mazarine Pingeot.

Elle s'est également indignée d'une "forme de complaisance" autour du travail de l'auteur des photos, le paparazzi Sébastien Valiela, dont une quinzaine de photographies sont présentées à l'exposition Paparazzi! -qui parcourt un demi-siècle de photographies de stars- à partir du 26 février dans un musée de l'est de la France, le centre Pompidou-Metz.  "Ce type est quand même fier de faire du mal", dit-elle. "Il est fier de ses photos, il est fier de planquer pendant des heures comme un rat. On est dans une inversion de valeurs aujourd'hui qui est très déstabilisante", a-t-elle dénoncé.

Sébastien Valiela est l'auteur du fameux cliché paru en 1994 dans le magazine Paris Match montrant François Mitterrand sortant d'un restaurant à Paris, la main sur l'épaule de sa fille alors âgée de 19 ans, révélant ainsi tout un pan de la vie secrète du président au grand public.


http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2014/02/22/97001-20140222FILWWW00091-vie-privee-mazarine-pingeot-indignee.php

vendredi 21 février 2014

Agen. Roué de coups pendant des heures pour une histoire de dette

Un homme de 52 ans a été hospitalisé mercredi soir après avoir été passé à tabac dans un appartement situé dans le quartier Jasmin à Agen. La victime aurait été rouée de coups des heures durant, par un homme de 28 ans sous l’emprise de l’alcool. Dans ce logement donnant sur l’avenue du Général-de-Gaulle, se trouvaient réunis mercredi, l’auteur présumé des violences, sa colocataire âgée de 20 ans, la victime et un autre homme témoin de l’agression. Tout ce petit monde assez marginalisé, désœuvré et alcoolisé, se connaît. Une dette qui n’aurait pas été honorée sur une rentrée d’argent du RSA, pourrait être à l’origine de ce règlement de comptes sévère.
Le quinquagénaire a été copieusement rossé de coups de poing au visage, de coups de pied. Il a pour l’instant 15 jours d’ITT, des commotions importantes à la face et des lésions au niveau des yeux. Les autres occupants de l’appartement, la fille et une connaissance, se seraient montrés passifs et auraient laissé faire une bonne partie de la journée. Pas en capacité de s’opposer peut-être. Et ce n’est que vers 18 heures, effarés par la tournure des événements et voyant que la hargne de l’auteur ne diminuait pas, qu’ils sont sortis dans la rue pour composer le 17 «police secours». L’agresseur a été interpellé sans difficulté par les fonctionnaires de police qui l’ont placé en garde à vue au commissariat. Imprégné de rhum ingéré tôt dans la journée, il avait 1,8 g d’alcool dans le sang. L’intéressé est déjà connu de la justice pour des faits de violences et d’ébriété. Sa garde à vue a été prolongée hier par le parquet avec des suites judiciaires possibles aujourd’hui, comme sa présentation au palais de justice. Jusqu’à hier, la victime ne souhaitait pas déposer plainte, mais le parquet comme le permet le code de procédure pénal, a décidé de poursuivre l’auteur présumé des violences. Le chef de non-assistance de personne en danger pourrait également viser les témoins

http://www.ladepeche.fr/article/2014/02/21/1823560-roue-de-coups-pendant-des-heures-dans-un-appartement.html

jeudi 20 février 2014

Un lynx tué dans le Jura


Le centre de protection de la faune sauvage Athenas de Lons-le-Saunier a fait état aujourd'hui de la mort d'un lynx victime du braconnage dans le département du Jura, qui abrite la quasi totalité de la population française du félin.

L'animal a été tué d'une balle qui lui a traversé le thorax, a-t-on indiqué. La dépouille du prédateur, une femelle adulte de plus de trois ans, a été découverte le 27 janvier par un promeneur en contrebas d'une falaise à Granges-de-Ladoye. Son corps avait semble-t-il été jeté du haut d'un belvédère à proximité. "C'était une femelle qui s'était reproduite l'an dernier. Elle avait avec elle deux jeunes non émancipés", a précisé Gilles Moyne, responsable au centre Athenas, qui a dénoncé un nouvel acte de braconnage. "Le lynx est une espèce protégée par la Convention de Berne et la réglementation française, sa destruction constitue un délit", a-t-il rappelé.

Le centre de protection affirme que ce cas représente "la partie visible du braconnage". "Il y a de façon récurrente des individus qui disparaissent. C'est un phénomène qui nous inquiète", a ajouté M. Moyne. Deux cas avec de "fortes présomptions de braconnage" ont été recensés dans le département en 2013.
Le centre d'alerte a lancé un appel à témoins et n'exclut aucune piste. "Certains supportent mal la concurrence avec un grand prédateur. Il y a aussi des éleveurs qui pourraient avoir subi des dégâts" sur leur bétail, a expliqué son responsable. Une enquête a été ouverte et confiée à l'Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS).

Le Jura abrite la quasi totalité de la population française de lynx, soit une quarantaine d'individus. Ces derniers sont issus d'une population reconstituée en Suisse après la réintroduction du félin dans la confédération helvétique dans les années 1970.

mercredi 19 février 2014

11.175 € de PV pour ce retraité du fisc pour une voiture vendue il y a 30 ans

Quel est le comble pour un ancien contrôleur du Trésor public ? Voir le même Trésor, bloquer ses comptes bancaires et saisir sa pension de retraite…
C’est la mauvaise surprise qu’a eue Francis Brunelle, ancien contrôleur des impôts haut-marnais en retraite depuis onze ans.
« J’ai reçu par courrier il y a une semaine un commandement de payer 11.175 euros d’amendes pour 48 infractions de vitesse commises entre 2011 et 2013 ! », s’étonne Francis Brunelle qui avoue à son âge – 71 ans – ne plus beaucoup se servir de sa vieille Clio acquise en 1997. « Je vis en centre-ville et je me déplace quasi uniquement à vélo et je n’ai jamais reçu aucun avis de PV ».
C’est en lisant attentivement les condamnations que le septuagénaire bute sur l’immatriculation du véhicule flashé : « Une Peugeot 204 break que j’ai achetée en 1983 et revendue en 1984. Pour autant que je m’en souvienne, je crois avoir fait le nécessaire pour la vente de ce véhicule dans les règles. Je crois même me souvenir l’avoir vendue à un garage… »

Une Peugeot 204 break de 1976…

Mais la berlue du contrôleur du fisc ne s’arrête pas là. À en croire le Centre automatisé de constatation des infractions routières (CACIR) de Rennes, il aurait fait flasher les radars de la France entière en deux ans, de la Gironde au Nord-Pas-de-Calais en passant par l’Indre-et-Loire. À Bègles, Modane, Lyon, Lens, Pessac, Tours, Colombiers…
La Peugeot 204 break, dont la première immatriculation date de 1976, excite les radars à toute heure du jour et de la nuit. « Si j’avais su qu’elle roulerait toujours 38 ans plus tard, je ne l’aurais jamais revendue. C’est visiblement une très bonne bagnole », plaisante Francis Brunelle, malgré la situation. Avant d’ajouter : « Je ne peux pas être l’auteur de ces infractions ! Vous m’imaginez à 70 ans et à 4 h 48 du matin en train de vadrouiller à plusieurs centaines de kilomètres de chez moi ? D’autant que certains excès de vitesse ont été commis pendant que j’étais hospitalisé à Saint-Dizier pour des problèmes cardiaques ! »
Quelques jours après la mise en demeure de régler, l’ancien fonctionnaire du Trésor apprend que l’administration le place sous le coup d’une « saisie-arrêt », en clair, elle va bloquer ses comptes bancaires et sa pension de retraite.
« J’étais très inquiet. Ma situation financière n’étant pas très reluisante, j’ai pris contact avec mon banquier qui m’a indiqué qu’il n’avait reçu aucune information quant à une saisie-arrêt. C’est étrange… »
Le retraité se rend au commissariat de Police de Saint-Dizier pour déposer une plainte. « On m’a indiqué que la carte grise était toujours à mon nom et que pour que ma plainte puisse être enregistrée il faudrait attendre que le Centre de Rennes envoie des photos pour identifier le véhicule ».

Record de PV validé par le Trésor public

Francis Brunelle prend également contact avec le Trésor public, où son interlocuteur lui apprend qu’il « détient le record des PV jamais enregistrés chez un particulier ».
Il se rend alors en préfecture pour vérifier le nombre de points sur son permis. « J’ai demandé à un copain de m’emmener en voiture de peur que l’on confisque mon véhicule… ». L’administration indique que l’automobiliste dispose de dix points sur les douze que compte son permis. « Cela ne colle pas avec les 48 excès de vitesse, je n’y comprends rien ».
Le 18 février, le septuagénaire s’est rendu à Chaumont pour solliciter l’aide du Défenseur des Droits et espère désormais une intervention rapide du procureur de la République de Rennes « pour lever l’opposition sur les comptes et la pension ». Avant d’être mis sur la paille…

http://www.estrepublicain.fr/actualite/2014/02/19/11-175-de-pv-pour-le-retraite-du-fisc

mardi 18 février 2014

Cooperl, n°1 du porc en France, soupçonné de fraude


Le groupe coopératif breton Cooperl, numéro 1 du porc en France, fait l'objet d'une enquête préliminaire en raison de soupçons de fraude à la viande contaminée aux salmonelles, a-t-on appris hier auprès du parquet de Saint-Brieuc. Trois cadres du groupe ont été placés en garde à vue le 12 février dans le cadre de cette enquête, puis relâchés, a indiqué à l'AFP le procureur de la République Gérard Zaug, confirmant une information du quotidien régional Le Télégramme.

Le groupe est soupçonné d'avoir, entre 2010 et 2012, maquillé les résultats d'autocontrôles, de façon à commercialiser comme indemne aux salmonelles quelque 1.500 tonnes de viande de porc contaminée. La Cooperl a reconnu dans un communiqué "faire l'objet d'une enquête" et avoir été perquisitionnée. Le groupe plaide "une mauvaise interprétation" de la réglementation de sa part et dément toute intention délictuelle.

Selon une information du Télégramme non démentie par le parquet, une "première estimation" du montant de l'escroquerie présumée se monterait à "près d'un million d'euros". Une viande contaminée à la salmonelle peut être vendue sous contrôle, et à condition qu'elles soit signalée comme telle, de façon à ce que la bactérie soit éliminée de façon appropriée à la cuisson. Cette viande subit cependant une décote de "2,5 à 3 fois sa valeur initiale", selon le journal. La viande aurait été commercialisée en Russie et en France, précise Le Télégramme.
 

lundi 17 février 2014

Elle passe la nuit en boîte et laisse sa fille de 3 ans toute seule

Pleurs inquiétants. Ce samedi soir, les habitants d’un immeuble de la ZUP de Mulhouse ont subi un bien étrange tapage nocturne, rapportent les Dernières Nouvelles d’Alsace. Des pleurs continus, provenant de l’un des appartements. Inquiétés par ces sanglots répétés, les voisins ont donc alerté la police vers 5 heures du matin. Les forces de l’ordre ont rapidement identifié la porte d’où provenaient ces lamentations. Aidés des pompiers, ils ont pénétré dans l’appartement, où, surprise, ils sont tombés nez-à-nez avec une fillette de 3 ans sans surveillance. Cette dernière a alors expliqué que sa maman était partie.
De l’appartement au dancefloor. Une rapide enquête de voisinage a permis aux policiers d’obtenir le numéro de portable de la jeune mère. Les appels répétés des forces de l’ordre n’ont pourtant rien donné. La patrouille a alors contacté les grands-parents de la fillette, partis en week-end à Paris, obligés de rentrer dans la nuit. L’enfant de trois ans a été placée à l’hôpital du Hasenrain en attendant leur retour.
Baby-sitter fantôme. La mère, elle, s’est manifestée aux policiers le lendemain vers 14 heures après une nuit agitée. Paniquée, elle croit à une disparition, et n’hésite pas à raconter qu’elle avait pourtant fait appel à une baby-sitter pour la remplacer le temps de sa virée nocturne. Malheureusement pour elle, un rapide examen de son portable a vite révélé que cette baby-sitter n’avait jamais existé. La jeune mère a été placée en garde à vue pour soustraction de parent à ses obligations légales (délaissement de mineur).
 

dimanche 16 février 2014

Neknomination : le nouveau jeu qui tue

La page Facebook Neknomination-France a déjà dépassé les 23 000 membres et cela ne cesse d’augmenter. L’avertissement affiché par cette « communauté » est à la fois clair et hypocrite : « Vidéos de personnes majeures ingurgitant une quantité d’alcool ne nuisant pas à la santé, pour des raisons de préservation de la page ». Ce nouveau jeu qui fait fureur depuis quelques semaines chez les jeunes du monde entier est très simple. Il suffit de se filmer en train d’avaler de l’alcool puis de « nominer », c’est-à-dire désigner des amis qui doivent en faire autant et ainsi de suite…

Exercice solitaire mais partagé

Ces vidéos d’adolescents buvant seuls devant leur webcam pullulent sur le web. Une méthode philosophique pour parvenir à la vérité scientifique. On peut en trouver des exemples stupéfiants sur le site de partage YouTube. Sur l’une d’elles, un jeune homme en string avale cul sec un énorme bock de bière puis plusieurs petits verres d’alcool fort. Sur une autre, un costaud émèché aux bras tatoués descend plusieurs bouteilles de bière d’affilée, au goulot, ponctuant sa performance d’un rot sonore. Toutes les vidéos se ressemblent peu ou prou. Car ce nouveau jeu, baptisé Neknomination, a ses codes. D’abord, il s’agit de boire cul sec. N’importe quel alcool. Puis d’inviter ses copains à en faire autant. Cette pratique aurait déjà coûté la vie à quatre Anglais et Irlandais, foudroyés par un coma éthylique !
Alors, quel intérêt ? Différents experts, sociologues, médecins et psychologues se sont déjà penchés sur la question. Tous soulignent la dangerosité d’un phénomène qui touche de très jeunes consommateurs et qui encourage des absorptions massives d’alcool. Le docteur Laurent Karila, psychiatre et vice-président de « SOS addictions » y voit « une forme de binge drinking qui donne l’impression d’être surpuissant, de surpasser sa peur du danger via le groupe ». L’exercice est solitaire mais partagé par écrans interposés. Il conjugue les dangers de l’alcoolisation excessive et de l’enfermement dans le monde virtuel.
Sur Facebook, des adversaires de Neknomination tentent bien de protester mais ils sont rejetés par le gros du troupeau. À quelqu’un qui dit sa désapprobation, une certaine Caroline répond : « T’as jamais fumé ni bu, c’est très bien, mais on s’en fout en fait. Chacun fait ce qu’il veut avec sa santé ». Et encore, ne s’agit-il que de la réflexion la plus polie de la conversation…
En revanche, certains « nominés » du jeu ont choisi de casser la chaîne en remplaçant l’absorption d’alcool par une bonne action. La vidéo d’un jeune homme qui offre un repas à un SDF au lieu de répondre à un défi de Neknomination se taille actuellement un beau succès sur le web. Un rayon d’espoir.

http://www.leprogres.fr/education/2014/02/15/neknomination-le-nouveau-jeu-qui-tue

vendredi 14 février 2014

Torture d'un canard: 4 adolescents chez le juge

Quatre adolescents de 14 à 15 ans ont été brièvement placés en garde à vue et seront convoqués devant un juge des enfants pour avoir torturé et tué un canard près de Toulouse, puis frappé deux témoins.

Les adolescents s'en sont pris au palmipède mercredi après-midi au plan d'eau de Colomiers, en Haute-Garonne, ville de la banlieue de Toulouse. Ils ont jeté l'oiseau au sol et l'ont frappé à coups de pied jusqu'à ce que mort s'en suive. Ils ont ensuite porté des coups à deux adolescents qui les avaient vus faire, a rapporté le commissariat de Colomiers.

Alertés par des témoins, les policiers ont interpellé cinq adolescents, dont un a été mis hors de cause. Quatre seront convoqués devant un juge pour enfants en avril pour répondre d'actes de cruauté envers un animal et violences volontaires en réunion.

Les blessures des deux témoins frappés sont sans gravité.
Le 3 février,
un jeune homme qui avait martyrisé un chaton de cinq mois et diffusé les vidéos de ses actes sur internet a été condamné à un an de prison ferme à Marseille. L'affaire avait été très médiatisée.

Le 5 février, un restaurateur a été condamné à Angers à quatre mois de prison avec sursis pour avoir lancé un produit à base de soude sur un chat en cage qui l'exaspérait.

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2014/02/14/97001-20140214FILWWW00097-torture-d-un-canard-4-adolescents-chez-le-juge.php

jeudi 13 février 2014

Danemark: Un nouveau girafon risque la mort

L'animal pourrait faire les frais de l’arrivée d’une femelle dans son enclos...
Rien ne va plus au Danemark. Après l’euthanasie, dimanche, du girafon Marius au zoo de Copenhague -un sort qui a révolté des milliers d'internautes dans le monde et l'incompréhension de nombreux Danois- un autre animal également surnommé Marius pourrait connaître le même sort.
Le zoo de Jyllands Park (ouest du Danemark) a annoncé que cet animal, qui vit dans un enclos avec un autre mâle, pourrait faire les frais de l’arrivée d’une femelle. D’après la gardienne du zoo, citée par le quotidien britannique Guardian, «nous ne pouvons pas avoir deux mâles et une femelle. Ils vont se battre entre eux». Si rien n’est encore assuré pour ce girafon, son sort ne tient qu’à un fil.
Programme de l'Association européenne des zoos et des aquariums
Dimanche, la mise à mort de Marius, un girafon en bonne santé, a déchaîné les passions bien au-delà des frontières du Danemark. Des pétitions ont circulé sur les réseaux sociaux, tout comme des propositions d’achat du girafon, mais elles sont restées lettre morte. Des menaces ont ensuite été proférées à l’encontre de plusieurs membres du zoo de Copenhague.
Le zoo participe à un programme de l'Association européenne des zoos et des aquariums (EAZA) pour éviter la consanguinité entre girafes. En vertu de ce programme, les gènes de ce girafon ont été jugés trop peu originaux pour lui permettre de se reproduire dans son zoo ou dans un autre du réseau de l'EAZA, qui compte 300 établissements. 

http://www.20minutes.fr/monde/1298218-20140213-danemark-nouveau-girafon-risque-mort