samedi 31 décembre 2011

Actes de malveillance : combien coûtent les feux de poubelles ?

Feu de poubelle. Trop souvent, ces trois mots apparaissent dans la rubrique des faits-divers, notamment au printemps dernier, quand un incendiaire a détruit plusieurs containers destinés à la collecte des déchets recyclables en plusieurs points de l’agglomération. On se souvient que les communes de Cussac-sur-Loire, Coubon, Bains ou encore Sanssac-l’Eglise avaient été affectées. Le pyromane, quant à lui, n’a jamais été retrouvé, et ses agissements n’ont jamais pu être expliqués.
À la lumière du conseil communautaire qui s’est tenu à la veille des vacances de fin d’année, nous avons pu en savoir davantage sur le coût réel qu’engendrent ces actes de vandalisme pour la société. Exemple avec les derniers incendies du genre recensés sur la communauté d’agglomération. C’était jeudi 2 juin. L’éco-point situé sur la place-de-l’Église de Coubon était incendié pendant la nuit. Bilan : deux containers détruits.
Au mois d’août, le président de la communauté d’agglomération a accepté le règlement d’indemnisation de l’assureur de la collectivité. À savoir 3 236 euros.
Et les factures du genre se succèdent au rythme des sinistres : 2 720 euros pour le feu de Sanssac-l’Eglise le 22 mars, 2 979 euros pour les incendies à Cussac-sur-Loire le 21 avril, ou encore 3 463 euros pour la destruction de trois écopoints et huit containers poubelles à Bains, Saint-Christophe-sur-Dolaizon et Cussac-sur-Loire, toujours en mars.
Ces remboursements ne font pas la jonction avec le coût réel de remplacement du mobilier urbain détruit (en raison de la prise en compte de la vétusté). Et à ces factures, il faut ajouter les frais de main-d’œuvre : celle des agents techniques de la communauté d’agglomération chargés de nettoyer les décombres, mais aussi les frais liés aux interventions répétées des sapeurs-pompiers.
Autant d’éléments qui suffisent à expliquer l’agacement autour de ces actes malveillants qui, ces derniers mois, se sont néanmoins estompés.
http://www.leprogres.fr/haute-loire/2011/12/29/actes-de-malveillance-combien-coutent-les-feux-de-poubelles

vendredi 30 décembre 2011

Loiret : pas de chocolats aux retraités

Faute aux nouvelles restrictions budgétaires, le Conseil général du Loiret a supprimé la traditionnelle distribution de chocolats à Noël dans les maisons de retraite du département. Chaque fin d'année, les conseillers généraux allaient traditionnellement porter des colis de Noël - chocolats, pâtes de fruits et autres friandises - aux quelque 60 maisons de retraite gérées par le département. Début décembre, lors du vote du budget 2012, l'assemblée départementale a voté la suppression de cette mesure à partir de l'an prochain.

Cette décision est "passée complètement inaperçue" sur le moment, assure un élu de l'opposition communiste qui l'a dénoncé mercredi. "Les gens trouvent cela choquant, on a besoin d'un peu d'humanisme, de social, de lien avec ces personnes qui n'ont pas grand-chose dans la vie", s'est indigné Michel Ricoud ajoutant que "cette mesure coûtait moins de 30.000 euros".

De son côté, le Conseil général explique que la suppression des "colis de Noël" représentait une économie de 80.000 euros, soit 5.800 boîtes distribuées dans 60 établissements.
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2011/12/28/97001-20111228FILWWW00389-loiret-pas-de-chocolats-aux-retraites.php

jeudi 29 décembre 2011

Leur loyer augmente avant qu'ils emménagent

Les nouveaux locataires du Chandelet ont reçu un appel téléphonique leur informant que leur loyer pourrait être augmenté de 50€.
Ils viennent à peine d'avoir les clefs de leur nouveau logement. Certains n'ont même pas encore déménagé. Quatorze logements individuels et flambant neuf, au Chandelet, juste derrière le village automobile. Pendant les fêtes, beaucoup en profitent pour terminer quelques travaux d'aménagement. Et dans la rue, les voisins font connaissance. «C'est l'un d'eux qui m'a informé, explique Ben, en plein travaux, qui espère bien emménager dans la semaine. Et en effet, juste après, j'ai eu un message de la part de la société audoise ariégeoise de HLM: le loyer est augmenté de 50€.»
Douche froide, pour les nouveaux locataires. «Le bail est bien signé, pourtant: le loyer est de 493€. Vous comprenez bien qu'il n'est pas question que l'on paie...» Neuf des nouveaux logements du Chandelet seraient concernés, les locataires ayant tous reçu un appel de la société audoise et ariégeoise de HLM. Celle-ci confirme: «Nous reconnaissons l'erreur. Nous avons fait une mauvaise estimation, et fais signer un bail avec un loyer trop bas», explique Marianne Baillaud, responsable de la gestion locative de la société.
Pour rectifier le tir, plusieurs options se présentent, sans que rien ne soit encore fixé. « Nous sommes en cours de négociation. Mais avant tout, nous restons dans le cadre légal: il nous est impossible de les obliger à payer», reconnaît Marianne Baillaud. L'agence devra néanmoins faire en sorte de récupérer ce qui constitue pour elle un important manque à gagner.
«Peut-être pourrons-nous récupérer la somme en augmentant certains loyers progressivement, tout en restant dans la loi, bien sûr.»
http://www.ladepeche.fr/article/2011/12/28/1249273-pamiers-leur-loyer-augmente-avant-qu-ils-emmenagent.html

mercredi 28 décembre 2011

Seconde profanation en trois mois de tombes musulmanes à Carcassonne

Des inscriptions racistes et des croix gammées ont été découvertes lundi sur une trentaine de tombes d'anciens combattants musulmans au cimetière de Carcassonne, où des sépultures avaient déjà été profanées le 10 septembre, a-t-on appris auprès de la préfecture de l'Aude.

Sur les pierres tombales portant un croissant et une étoile, symbole de l'islam, les personnes qui se sont introduites dans le cimetière dans la nuit de dimanche à lundi ont écrit "la France aux Français, les Arabes dehors", "les Arabes, dégagez" ou même "sales Arabes" et "sales juifs", selon Abdallah Zekri, vice-président du Conseil régional du culte musulman (CRCM). Il a condamné cette profanation de tombes de soldats algériens "morts pour la France" au cimetière Saint-Michel de Carcassonne et s'est alarmé de "l'augmentation très importante et très inquiétante" des actes islamophobes en France.

mardi 27 décembre 2011

Soirée nazie: plainte d'SOS antisémitisme

SOS antisémitisme annonce aujourd'hui avoir porté plainte pour "apologie de crimes de guerre" après la révélation d'une soirée dans un restaurant de Val Thorens (Savoie) durant laquelle un convive était déguisé en officier SS en présence du député britannique, Aidan Burley.

"Ces faits graves et inadmissibles commis en France constituant les délits prévus et réprimés par nos lois, le bureau national de vigilance contre l'antisémitisme (BNVCA) a décidé de déposer plainte (...) pour apologie de crimes de guerre, port et détention d'uniforme et d'insignes d'une organisation criminelle contre l'humanité", a indiqué dans un communiqué l'instance dirigeante de SOS antisémitisme. "Le comportement d'Aidan Burley, condamnable, irresponsable, est aggravé par son statut et son mandat de représentant de sa nation", s'est indignée l'organisation, qui demande que des sanctions "sévères" et "exemplaires" soient prononcées par la justice.

Le parquet d'Albertville, qui a reçu la plainte vendredi soir, a ouvert mercredi dernier une enquête préliminaire après la mise au jour d'une "soirée nazie", le 3 décembre, dans un restaurant de Val Thorens, à laquelle a participé le député conservateur britannique Aidan Burley, filmée par un client. Dans la vidéo diffusée sur internet, notamment via Twitter par l'organisation SOS Racisme, on y entend la dizaine de convives britanniques de cet enterrement de vie de garçon lever leurs verres "à l'idéologie et la pensée du IIIe Reich". Une photo montre l'ami déguisé du député faisant le salut hitlérien dans la rue.

Le député, au centre de la polémique qui fait grand bruit en Grande Bretagne, a indiqué jeudi que "les autorités françaises" n'étaient pas "entrées en contact" avec lui et qu'il réitérait ses "excuses pour un comportement clairement inopportun". L'"apologie de crime de guerre ou contre l'humanité" est passible de cinq ans de prison et 45.000 euros d'amende, et celui de "port d'uniforme et d'insigne d'une organisation criminelle contre l'humanité" de 1500 euros.
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2011/12/26/97001-20111226FILWWW00149-soiree-nazie-plainte-d-sos-antisemitisme.php

lundi 26 décembre 2011

Roissy. Des oiseaux congelés vivants par les services vétérinaires ?

Les photos témoignent d'un étonnant tableau de chasse : plusieurs dizaines de petits oiseaux du Mexique, arrivés le 12 décembre dernier illégalement en France, auraient été euthanasiés dans la journée dans des conditions bien peu charitables. Des chardonnerets gris, des cardinaux rouges et des cardinaux à poitrine rose, espèces d'Amérique du Nord, auraient ainsi été congelés vivants, ont dénoncé hier après-midi, dans un email commun, la ligue de protection des oiseaux et la fondation Bardot.
Les deux associations pointent du doigt les services vétérinaires de l'aéroport : « Nous savions que faute de structures, l'euthanasie était pratique courante au sein de l'aéroport de Roissy, mais de là à les congeler vivants, il y a un pas que la direction des services vétérinaires a osé franchir ! »
Joint dans la soirée, Allain Bougrain-Dubourg (LPO) s'est dit « scandalisé si c'est confirmé », et prêt à déposer une plainte pour mauvais traitements… « non seulement des vétérinaires ne mettent pas tout en œuvre pour sauver des animaux, ce qui paraît être à la base de leur métier, mais en plus, ils pratiqueraient une euthanasie odieuse. »
La question est de savoir si ces oiseaux « sans papiers » étaient encore vivants avant d'être congelés, mais les services vétérinaires de l'aéroport ne nous ont pas donnés de réponse hier soir. Ces faits révèlent également le problème du trafic international d'animaux.
http://www.ladepeche.fr/article/2011/12/23/1246462-roissy-des-oiseaux-congeles-vivants-par-les-services-veterinaires.html

dimanche 25 décembre 2011

Une enfant handicapée de deux ans exclue d’une crèche

Loujaine, 2 ans et demi, devrait être, comme les enfants de son âge, accueillie dans une crèche en attendant d’entrer à la maternelle. Mais cette petite fille a été exclue de la crèche municipale Convention à (XVe) en novembre 2010, comme l’explique sa mère, Hanane Douibi. La petite Loujaine souffre d’un handicap, une anomalie dermatologique, un grain de beauté géant qui recouvre la majeure partie de son corps. Une maladie congénitale non contagieuse », dit sa mère qui a déposé plainte le 23 décembre contre X pour discrimination auprès du procureur de .

« Après trois semaines de séjour dans la crèche, on m’a fait comprendre que ma fille n’était pas la bienvenue au sein de l’établissement au prétexte que Loujaine me réclamait sans cesse », déclare la mère. « La décision d’exclusion n’est pas fondée sur un refus explicite mais plutôt sur les conseils appuyés de la direction et des médecins en charge de la petite enfance. On a essayé de me culpabiliser », raconte Hanane, qui a dû mettre entre parenthèses son activité professionnelle pour se consacrer à la garde de Loujaine. « C’est vrai que le regard des autres sur Loujaine est difficile. Mais cette maladie ne se transmet pas. C’est une enfant comme les autres. Cette attitude est discriminatoire », insiste la maman qui met en avant, documents en main, les avis des médecins traitant sa fille qui souhaitent « privilégier une intégration au milieu d’autres enfants pour favoriser son insertion ». Mais la crèche Convention est restée sourde à cette demande.

«Ma fille, comme tant d’autres enfants handicapés, ne mérite pas cette exclusion»

« Un combat difficile et douloureux pour cette mère qui demande l’intégration d’une enfant handicapée », décrypte Me Gilles-Jean Portejoie, l’avocat de la mère, « outré par l’attitude de la crèche qui remplit une mission de service public » et qui n’a « fourni aucune explication crédible à ce refus ». « Il n’est pas question d’accepter ce comportement discriminatoire comme une fatalité », poursuit l’avocat.

« Moralement c’est difficile à vivre, mais ma fille, comme tant d’autres enfants handicapés, ne mérite pas cette exclusion », lance la maman, qui veut obtenir réparation. Contactée, la mairie du XVe arrondissement de
assure ne pas être concernée et renvoie la responsabilité aux médecins de la protection maternelle qui, sollicités, n’ont pas répondu à nos appels.
http://www.leparisien.fr/faits-divers/une-enfant-handicapee-de-deux-ans-exclue-d-une-creche-25-12-2011-1783272.php

DSK prépare déjà Noël

vendredi 23 décembre 2011

Rochefort-sur-Mer. Une mamie détruit un haut-parleur à coup de marteau

Une Rochefortaise de 73 ans ne supportait plus les chants de Noël sous sa fenêtre. Elle a alors détruit le haut-parleur au marteau, avant de sectionner les fils, selon le quotidien régional Sud-Ouest.

Depuis quelques semaines déjà, impossible d'échapper aux fêtes de Noël et ses réjouissances. Pour une mamie demeurant Rochefort-sur-Mer (Charentes-Maritimes) âgée de 73 ans, c'en est trop ! Surtout lorsque le haut-parleur, installé juste au-dessus de sa fenêtre, diffuse en boucle de 10 heures à 19 heures, l'indéboulonable «Mon beau sapin. ..» interprétré par feu Tino Rossi.
D'après le quotidien régional Sud-Ouest, la vieille dame n'y est pas allée par quatre chemins. Mercredi, en plein après-midi, la septuagénaire s'est saisie d'un marteau et a littéralement mis en pièce l'installation radio, en prenant soin aussi d'en sectionner les fils. Un beau pétage de plomb qui pourrait lui en coûter deux ans d'emprisonnement et 30 000 euros d'amende. A moins que les commerçants rochefortais, propriétaires du haut-parleur, n'appliquent la sacro-sainte trêve de Noël... la «mamie marteau» pourrait alors juste s'acquitter d'une facture
http://www.letelegramme.com/ig/generales/france-monde/france/rochefort-sur-mer-une-mamie-detruit-un-haut-parleur-a-coup-de-marteau-22-12-2011-1546011.php

jeudi 22 décembre 2011

Il fait don d'une tonne d'ordures à la Croix rouge

Scandaleux ! Un particulier a fait, ce week-end, un don important à la délégation locale de la Croix Rouge de Lavaur : au moins une tonne d'ordures. « J'ai reçu un appel téléphonique ce samedi », se remémore, Dolorès, bénévole et trésorière de cette association caritative.
« Cette personne, propriétaire d'un appartement dans le centre ville de Lavaur, tenait à le vider complètement après le départ de son locataire. Il m'a expliqué qu'il souhaitait faire don des meubles et des vêtements à la Croix Rouge. Comme nos locaux sont fermés le samedi et le dimanche, il s'est proposé de laisser le mobilier et les sacs dans la cour derrière le bâtiment .» Il n'a laissé ni son nom, ni son adresse. Souvent les généreux donateurs font preuve de modestie et préfèrent conserver l'anonymat. Lundi matin, quand les bénévoles sont venus pour tenir leur permanence, ils ont eu un haut le cœur aussi bien par la vue que par l'odeur.
Des meubles totalement détruits et des vêtements inutilisables, déchirés, maculés. De l'ensemble se dégage une forte odeur d'urine et d'excréments.

Un tas d'immondices

« C'est ignoble. Je n'ai jamais connu pareille situation », s'emporte Jacques Beltramini, le président la Croix Rouge de Lavaur. « Comment peut-on penser que cet amas de saletés puisse servir à quelqu'un ? C'est faire injure à la fois aux bénévoles et aux bénéficiaires que de donner des pourritures pareilles .»
Et c'est vrai, qu'il s'agit tout bonnement d'un tas d'immondices divers et variés qui va de la bouteille d'huile entamée à de la vaisselle cassée, d'un canapé éventré à un meuble à chaussures pourri.
En tout plus de 50 sacs de 130 litres copieusement garnis de textiles en lambeaux, sales, souillés, troués.
Des couettes où vous ne feriez pas coucher votre chien. Des meubles sans aucune valeur puisqu'ils sont cassés. Les responsables de la Croix Rouge ont demandé de l'aide à la mairie pour sortir ces ordures. « Il faudra un camion avec une grosse benne », estime un employé communal. Un travail qui devait incomber au propriétaire de cet appartement : il s'est économisé en déposant ces ordures à la Croix Rouge au lieu de faire, cette semaine, le trajet jusqu'à la déchetterie des Brugues, route de Castres.
http://www.ladepeche.fr/article/2011/12/21/1244796-gaillac-il-fait-don-d-une-tonne-d-ordures-a-la-croix-rouge.html

mercredi 21 décembre 2011

Un appartement sans chauffage infesté de cafards

Une jeune femme de 35 ans, maman de 4 grands enfants et enceinte de 5 mois, loue 588 € un appartement en centre ville, sans chauffage et envahi de cafards.
Où que se porte le regard, on croise un cortège de blattes. En haut des murs, sous les coussins du canapé, autour du porte-manteaux, sous la plaque de cuisson... Derrière le frigo, ça grouille. Le moindre papier posé sur la table du salon est illico visité par deux ou trois de ces bestioles. Pourtant Sabrina Batouche, 35 ans, maman de quatre enfants de 11 à 16 ans et enceinte de 5 mois, arrive à garder le sourire. Avant de lâcher, quand même, que trop c'est trop. Habitant depuis 2006 ce petit T3 en centre ville, loué 588 € par mois, elle subit aujourd'hui l'invasion des cafards. Chauffage non compris puisque depuis un an, la chaudière à gaz, déclarée en «danger grave immédiat»par l'agent d'EDF, selon ses dires, ne fonctionne pas. De fait, il n'y a pas de chauffage allumé. «L'entreprise Mathon, qui a vérifié la chaudière il y a un an, l'a déclarée vétuste, sans ventilation ni aération» dénonce la jeune femme. Faux répond le propriétaire albigeois contacté hier soir. Il affirme au contraire avoir réalisé les réparations demandées sur devis par l'entreprise et dénonce un défaut d'entretien de la part de sa locataire.
« Il ne veut rien savoir sur les gros travaux nécessaires » explique la jeune femme, intérimaire dans l'agriculture. Quant aux cafards, si certains produits existent, « ça coûte cher, ça tient un mois et après ils reviennent.
Avec 1 100 € de revenus mensuels, le 10 du mois, je n'ai plus rien » témoigne cette Albigeois originaire de Basse-Terre en Guadeloupe, installée dans le Tarn depuis 2001.
Autour d'elle, les enfants restent silencieux. « Le samedi, on reste le plus longtemps possible à la médiathèque. Ils n'ont pas envie de rentrer ici » explique leur mère. «J'espère juste que le bébé ne va pas naître ici » murmure l'aîné. Propriétaire et locataire se retrouveront au tribunal sous peu. Sabrina Batouche vient de voir retoquée sa demande de logement HLM. Le propriétaire (lire ci-contre) , hier soir, annonçait avoir «engagé une procédure d'expulsion».
http://www.ladepeche.fr/article/2011/12/20/1243532-un-appartement-sans-chauffage-infeste-de-cafards.html

mardi 20 décembre 2011

DSK compare la zone euro à un «radeau sur le point de sombrer»

L'ex-chef du FMI, le Français Dominique Strauss-Kahn a effectué lundi à Pékin son retour à la vie publique dans un forum économique au duquel il a comparé la zone à un «radeau sur le point de sombrer
Après plus de sept mois de turbulences personnelles, DSK a choisi une conférence économique dans la capitale chinoise pour retrouver son statut de spécialiste en macro-économie.Aux journalistes étrangers qui lui posaient des questions plus personnelles, sur son actualité judiciaire, sur son état d'esprit ou sur son choix de la Chine pour revenir sur le devant de la scène, il a systématiquement opposé la même réponse : «Aucun commentaire». L'ex-directeur du FMI, après avoir été accusé de tentative de par la femme de chambre Nafissatou Diallo au Sofitel de New York, a été rattrapé par plusieurs autres affaires qui l'ont conduit à s'effacer jusqu'à aujourd'hui largement de la vie publique.

DSK, sévère avec l'Europe, félicite la Chine pour sa gestion de la crise

Invité par le groupe NetEase, l'un des géants de l'internet en Chine, DSK a prononcé un discours en anglais de 45 minutes, dans lequel il a été très critique sur les mesures de sauvetage prises à Bruxelles. Sur un ton docte d'expert au-dessus de la mêlée, il a distribué bons et mauvais points. «Nous voyons les pays européens passer d'un plan (de sauvetage) à un autre, d'un sommet de la dernière chance à un autre, toujours sans admettre les pertes, toujours sans permettre une reprise de la croissance et toujours en échouant à restaurer la confiance», a déclaré M. Strauss-Kahn.

«Avec la récente tempête, le radeau semble ne plus être assez résistant», a-t-il affirmé en parlant de l'eurozone. «Le fait que l'euro soit encore au milieu de la rivière et que l'union budgétaire ne soit pas réalisée le rend très», a-t-il ajouté.
«Je ne suis pas persuadé que (le président français) M. Sarkozy et (la chancelière allemande) Mme Merkel se comprennent bien entre eux et c'est probablement une des raisons pour lesquelles le système européen a des problèmes pour avancer», a-t-il affirmé.
http://www.leparisien.fr/dsk-la-chute/video-dsk-compare-la-zone-euro-a-un-radeau-sur-le-point-de-sombrer-19-12-2011-1775316.php

lundi 19 décembre 2011

Pays-Bas : «Plusieurs dizaines de milliers de mineurs» abusés entre 1945 et 2010

Selon le rapport final d'une commission d'enquête indépendante, rendu ce matin, «plusieurs dizaines de milliers de mineurs» ont été abusés sexuellement au sein de l'église catholique néerlandaise entre 1945 et 2010.
Ces mineurs «ont eu affaire à des formes légères, graves ou très graves de comportements sexuels qui dépassaient les limites», a indiqué la commission Deetman. «Sur la base de 1795 signalements, nous avons pu trouver les noms de 800 auteurs d'abus sexuels qui travaillent ou ont travaillé pour les évêchés. Au moins 105 sont encore en vie.»
Après plusieurs révélations par la presse de cas d'abus sexuels présumés, la Conférence épiscopale néerlandaise et la Conférence des instituts religieux néerlandais avaient souhaité le 9 mars 2010 une enquête «large, externe et indépendante». «La problématique des abus sexuels était connue au sein des ordres et évêchés de l'église catholique néerlandaise», a ajouté la commission, «mais des actions adéquates n'ont pas été entreprises».
Composée de six personnes, dont l'ancien ministre Wim Deetman, un ancien juge, des professeurs d'université et une psychologue, la commission avait finalement ouvert son enquête le 24 août 2010. Elle explique aujourd'hui la passivité de l'Etat néerlandais notamment par le «tabou» que représentait la sexualité dans la société jusque dans les années 1960, ainsi par une structure administrative et une culture «fermées» au sein de l'Eglise catholique.
Estimant que le célibat des prêtres n'était pas un facteur «crucial» poussant à abuser sexuellement d'un mineur, la commission a toutefois assuré que celui-ci impliqe «un risque».
Les estimations avancées par la commission d'enquête ont été notamment effectuées grâce à une enquête auprès de plus de 34 000 Néerlandais de 40 ans et plus. Une autre commission, chargée de conseiller l'Eglise sur l'indemnisation des victimes, avait préconisé le 20 juin dernier de dédommager celles-ci en fonction de la gravité des abus, avec un maximum de 100 000 euros.
http://www.google.fr/url?url=http://www.liberation.fr/monde/01012378072-pays-bas-plusieurs-dizaines-de-milliers-de-mineurs-abuses-entre-1945-et-2010&rct=j&sa=X&ei=VkvrTsKhNIuJhQfXrLWZCA&sqi=2&ved=0CDIQ-AsoADAB&q=scandale+soci%C3%A9t%C3%A9&usg=AFQjCNGViBW7OpdZLTfa6ANgUXnU4d9R9g