Pour dénoncer la lenteur et le manque de transparence de l'Eglise catholique, des victimes de prêtres pédophiles en provenance de 13 pays doivent manifester ce dimanche aux portes mêmes du Vatican. Plusieurs centaines de victimes et de membres de leurs familles sont attendus pour cette manifestation, organisée par l'association italienne des victimes de l'institut Antonio Provolo pour enfants sourds-muets et un groupe de victimes basé aux Etats-Unis, Survivors Voice Un rassemblement est prévu à 17 heures devant le château Saint-Ange, l'ancien mausolée d'Hadrien transformé en forteresse par les papes, à quelques centaines de mètres du Vatican. Les manifestants, venus des Etats-Unis, d'Australie, de Belgique, des Pays-Bas et du Royaume-Uni, formeront ensuite un cortège, en fin d'après-midi, pour effectuer une marche aux flambeaux en direction de la place Saint-Pierre. "Il ne s'agit pas d'une attaque contre la foi" "Il est temps d'agir. Nous espérons démontrer la dissimulation (de l'Eglise) et faire en sorte que les enfants qui à travers le monde subissent des abus reçoivent de l'aide", a expliqué Bernie McDaid, co-fondateur de Survivors Voice et lui-même victime d'abus par un prêtre quand il était enfant. "Nous nous rassemblons au Vatican parce que nous voulons que le monde réalise que si un enfant peut être victime d'abus dans un endroit qui est censé être l'ultime refuge, alors cela peut se produire n'importe où", a-t-il ajouté. "Il ne s'agit pas d'une attaque contre la foi ou la religion, c'est une question de conduite et d'éthique", a indiqué pour sa part Marco Lodo Rizzini, porte-parole de l'association des victimes de l'institut Antonio Provolo. Face à cette manifestation, la première à s'approcher de si près du centre névralgique de l'Eglise, les autorités vaticanes ont maintenu une réserve prudente, tout en interdisant l'accès de la place Saint-Pierre à la manifestation ainsi que les images télévisées. Par conséquent, la marche aux flambeaux devra se disperser lorsqu'elle arrivera au seuil de la place délimitée par la colonnade du Bernin. Les manifestants ne pourront entrer qu'à titre individuel, car "nous les survivants nous n'avons pas reçu la permission d'entrer sur la place Saint-Pierre en tant que groupe", a indiqué Survivors Voice.
http://lci.tf1.fr/monde/institutions/2010-10/les-victimes-de-pretres-pedophiles-donnent-de-la-voix-au-vatican-6122032.html
dimanche 31 octobre 2010
samedi 30 octobre 2010
Propos racistes : nouvelle manifestation devant Guerlain sur les Champs
Quelque 200 personnes se sont rassemblées, samedi après-midi, pour la deuxième semaine consécutive, devant la boutique Guerlain des Champs-Elysées, à Paris, pour protester contre les propos racistes tenus en direct sur France 2 par l'ancien «nez» du parfumeur français, Jean-Paul Guerlain. Les manifestants, répondant à l'appel du collectif «Boycottez Guerlain», ont notamment brandi des «sens interdit» en carton sur lesquels on pouvait lire «Boycott» devant la boutique phare de la maison, dont les grilles sont restées baissées. Comme le 23 octobre, des pancartes clamaient : «Moi non plus je ne veux plus bosser comme un nègre» ou encore «Le nègre vous emmerde», en référence à une phrase célèbre d'Aimé Césaire. Invité le 15 octobre du journal de 13 Heures de France 2, Jean-Paul Guerlain, 73 ans, descendant du fondateur du célèbre parfumeur, avait répondu : «Pour une fois, je me suis mis à travailler comme un nègre. Je ne sais pas si les nègres ont toujours tellement travaillé, mais enfin...». Face au tollé, il avait ensuite présenté des excuses «à tous ceux qui ont pu être blessés par les propos choquants qu'(il a) tenus». Des propos choquants qui avaient valu à France 2 une mise en demeure du CSA. Des excuses en chaîne Présentatrice du JT de France 2, Elise Lucet avait elle aussi présenté ses excuses en assurant qu'elle n'avait pas entendu, en direct, ces propos. Sinon, «j'aurais bondi», avait-elle expliqué une fois la polémique lancée. De son côté, la société Guerlain, filiale du groupe LVMH, avait réagi en qualifiant les propos de Jean-Pauk Guerlain d'«inadmissibles». Le groupe LVMH avait ajouté avoir «toujours condamné vigoureusement toute forme de racisme, qu'elle qu'en soit l'expression». Ce samedi, François Durpaire, l'un des responsables du collectif, a dénoncé «le silence assourdissant des Français et des représentants des grands partis politiques qui n'ont pas réagi». Il a souhaité une «véritable politique d'actions contre les discriminations et pas seulement une lutte contre le racisme en général, loin d'être acquise». Michaël Mouity-Nzamba, un porte-parole des manifestants, a indiqué que le collectif envisageait de déposer une plainte collective contre Jean-Paul Guerlain.
http://www.leparisien.fr/societe/propos-racistes-nouvelle-manifestation-devant-guerlain-sur-les-champs-30-10-2010-1130068.php
http://www.leparisien.fr/societe/propos-racistes-nouvelle-manifestation-devant-guerlain-sur-les-champs-30-10-2010-1130068.php
Berlusconi empêtré dans un nouveau scandale sexuel
Il y avait eu l'ambiguïté des relations entre le chef du gouvernement italien et la jeune Noémi. Les révélations d'une call-girl, Patrizia D'Addaria. Autant de scandales sexuels qui ont poussé son épouse, Veronica Lario, à demander le divorce. L'affaire de moeurs dans laquelle est cité aujourd'hui Silvio Berlusconi est donc loin d'être la première, et il y réagit, comme à chaque fois, par des démentis indignés. Mais comme, jusqu'à présent, les révélations sur le Cavaliere n'ont guère entamé son crédit auprès des Italiens, il apparaît peu probable que les demandes insistantes d'explication de la gauche lui posent, cette fois-ci, davantage de soucis sur le plan politique. Tout part d'une certaine Ruby. Il s'agit d'une jeune Marocaine, mineure - elle a 17 ans - qui aurait, tout comme Patrizia D'Addaria, participé à des fêtes osées au domicile du Cavaliere. La presse italienne évoque au conditionnel et avec beaucoup de prudence cette affaire : arrêtée par la police à la suite d'une accusation de vol, elle aurait parlé aux policiers de fêtes à Villa Arcore, la résidence privée de Silvio Berlusconi près de Milan. La presse italienne semble exclure qu'elle ait dit avoir eu des relations sexuelles avec Silvio Berlusconi et les avocats de ce dernier ont formellement démenti cette éventualité. "Je suis ici pour parler des vraies saletés" Mais l'opposition de gauche s'est emparée de cette affaire, alors que le chef du gouvernement se trouve fragilisé... non du fait des précédentes "affaires" du même ordre, mais plutôt à cause de la crise économique et des déchets de Naples. "Nous voulons savoir ce qui s'est réellement passé à Milan. Le gouvernement doit venir au Parlement et expliquer si, comme l'écrit la presse, il y a eu pression sur la police afin qu'elle libère Ruby", a déclaré Michele Ventura, vice-président des députés du Parti démocrate, le principal parti d'opposition. "Nous avons le droit de demander que le chef du gouvernement soit en mesure de garantir sobriété et dignité", a renchéri le chef du parti, Pier Luigi Bersani. Interrogé lors d'une conférence de presse sur la crise des ordures à Naples, Berlusconi a répondu, dans son style habituel : "Je suis ici pour parler des vraies saletés. Les saletés de la presse, je vous les laisse." La plus gênée par l'affaire est donc finalement... la jeune Ruby elle-même, qui se confond en excuses : "Je suis désolée pour tout ce qui passe. Je suis désolée surtout parce que je vois impliquées des personnes qui m'ont aidée sans rien demander en retour", a-t-elle déclaré.
http://lci.tf1.fr/monde/europe/2010-10/berlusconi-empetre-dans-un-nouveau-scandale-sexuel-6120271.html
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vendredi 29 octobre 2010
Scandale à la radio-télévision danoise
Le directeur général du groupe public danois Danmarks radio (DR) a démissionné aujourd'hui à la suite de révélations selon lesquelles il a fourni des informations confidentielles à un journaliste en échange du silence sur sa vie privée. "J'ai pris cette décision de quitter mon poste à la suite des remous provoqués ces derniers jours autour de ma personne", a souligné Kenneth Plummer dans un communiqué. Kenneth Plummer, arrivé à la tête du groupe de radio-télévision DR en 2005, avait promis à un journaliste, Kurt Lassen, auteur d'un livre sur sa carrière, de lui "fournir deux bonnes histoires", confidentielles, s'il "évitait d'évoquer (sa) vie privée", selon une conversation téléphonique enregistrée par l'écrivain et diffusée cette semaine par les médias danois. Les deux "tuyaux" portaient sur les deux autres candidats en lice avec Plummer en 2005 pour le poste de directeur du groupe DR et sur une offre d'emploi de "très haut niveau" qu'il avait rejetée. Ces informations apparemment banales sont cependant confidentielles et non destinées à être divulguées, ce qui a déclenché une polémique. Selon le tabloïd Ekstra Bladet, des rumeurs circulaient notamment sur sa vie amoureuse tumultueuse que M. Plummer ne souhaitait pas voir aborder dans cet ouvrage. Le livre "Plummer. Summen af Kardemommen" ("Plummer. Au bout du compte"), est sorti aujourd'hui en librairie. Le groupe DR, fondé en 1925, comprend deux chaînes de télévision et quatre stations de radio, entièrement financées par la redevance
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/10/28/97001-20101028FILWWW00569-scandale-a-la-radio-television-danoise.php
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/10/28/97001-20101028FILWWW00569-scandale-a-la-radio-television-danoise.php
AFFICHES LITIGIEUSES - Deux mois avec sursis et un an d'inéligibilité requis contre Le Pen
Deux mois avec sursis et un an d'inéligibilité ont été requis jeudi, à Paris, contre Jean-Marie Le Pen pour provocation à la haine pour avoir diffusé, lors des élections régionales, des affiches de campagne jugées offensantes à l'encontre des musulmans et de la population algérienne. L'affiche litigieuse représentait une femme intégralement voilée à côté d'une carte de France recouverte du drapeau algérien sur laquelle se dressaient des minarets en forme de missiles, avec pour titre "Non à l'islamisme". Lors des dernières élections régionales, le mouvement "jeunesse" du Front national avait diffusé ces affiches en région Provence-Alpes-Côte d'Azur et sur son site internet, puis partout en France. La Ligue contre le racisme et l'antisémitisme (Licra) avait alors saisi le juge des référés du tribunal de Marseille, qui avait condamné le Front national à retirer les affiches. Le magistrat avait estimé qu'elles étaient "de nature à provoquer un sentiment de rejet et d'animosité à l'encontre d'un groupe de personnes dont sont visées les pratiques religieuses, les femmes et la nationalité". À l'époque, l'affaire avait d'ailleurs suscité des protestations de l'Algérie. Cette fois, la Licra ainsi que SOS Racisme et le journaliste Mohamed Sifaoui attaquent le Front national pour incitation à la haine raciale. "C'est une blessure qui est restée aux personnes musulmanes", justifie l'avocat de SOS Racisme, Patrick Klugman. "La portée véritable de cette affiche, c'est maintenant qu'elle doit être jugée, en dehors de toute campagne électorale."
http://www.lepoint.fr/politique/affiches-litigieuses-deux-mois-avec-sursis-et-un-an-d-ineligibilite-requis-contre-le-pen-28-10-2010-1255720_20.php
http://www.lepoint.fr/politique/affiches-litigieuses-deux-mois-avec-sursis-et-un-an-d-ineligibilite-requis-contre-le-pen-28-10-2010-1255720_20.php
jeudi 28 octobre 2010
Bertrand Delanoë accusé de financer la CGT à Paris
Dans une lettre que s'est procuré Le Figaro, la CFTC dénonce le financement de correspondants mutuelles par la Ville de Paris au profit d'une mutuelle complémentaire proche de la CGT. Une nouvelle tuile pour Bertrand Delanoë, qui vient déjà d'être épinglé dans deux rapports de la Chambre régionale des comptes, l'un sur sa politique en matière de logement social et l'autre sur les ressources humaines de la Ville. Le maire PS de la capitale va mercredi devoir se justifier sur le financement par la Ville de Paris, à hauteur de plus d'un million d'euros par an, de postes de «correspondants sociaux» désignés par une Mutuelle complémentaire de la Ville de Paris (MCVPAP), pour accompagner les agents dans leurs démarches auprès de la Sécurité sociale. Ces heures «mutuelles» qui correspondent à une bonne trentaine d'équivalent temps plein, outre qu'elles sont illégales depuis le 1er juillet 2007, seraient en fait des heures «syndicales» utilisée au bénéfice de la CGT. Une affaire déterrée par le mensuel Capital de novembre dans un article sur «l'incroyable dérive financière de la mairie de Paris». En 2005, un rapport de l'Inspection générale - saisie par la Ville de Paris - avait pointé cette anomalie, qui, à l'époque, représentait un coût annuel «non négligeable»: 1.187.284 euros. Elle indiquait: «ce genre de mise à disposition s'analyse comme une fiction qui consiste à considérer qu'un fonctionnaire est en activité, occupe un emploi et a droit à la rémunération afférente à son grade, alors qu'il est au service d'un organisme distinct de la collectivité qui l'emploie». Malgré les promesses réitérées de Bertrand Delanoë et de son adjointe en charge des ressources humaines Maïté Errecart, l'Hôtel de Ville n'a jamais mis fin à cette pratique abusive. Dans une «Lettre ouverte au Maire de Paris» en date du 6 juin dernier, que s'est procurée le Figaro, Paul Legal, président de la CFTC Paris rappelle qu'en date du 25 juillet 2006, le directeur de cabinet du maire, Bernard Gaudillère, actuel adjoint au budget et aux finances, avait affirmé: «une remise en ordre est en cours et s'est d'ores et déjà traduite par le non remplacement de correspondants mutuelles qui partent à la retraite. Au cours des prochaines semaines, cet effort engagé sera poursuivi», avait-il promis. «Ces attributions hors normes de décharges totales et partielles d'activité de service causent une grave iniquité en matière de moyens syndicaux», ne manque pas de souligner la CFTC qui, avec la CFDT et l'Unsa, a fait deux requêtes auprès de la Ville de Paris, en 2006 puis en 2008. Rien ne se passe. En mars 2008, pendant sa campagne, Bertrand Delanoë souligne l'illégalité de cette affaire et promet encore d'y mettre fin. En vain. Dans un entretien privé, en avril 2009, le maire de Paris se serait encore engagé à mettre fin à ces «heures mutuelles» avant «fin 2009»… Contacté mardi par Le Figaro, Nicolas Revel, directeur de cabinet de Bertrand Delanoë le promet encore une fois: «une solution durable et globale va être mise en place dans les prochains mois». «Je ne pense pas qu'il s'agisse d'emplois fictifs», ajoute-t-il, alors que les Verts, membres de l'exécutif parisien, ont fortement bousculé le maire de Paris à la rentrée, dénonçant le protocole d'accord signé avec Jacques Chirac sur les emplois dit fictifs. Dans l'entourage de Bertrand Delanoë, on souligne encore que ces «correspondants sociaux» existent «depuis 1948» et que «la droite n'a jamais mis fin au système». Une loi de janvier 1984 a interdit la mise à disposition gracieuse de ces «correspondants mutuelles» au profit de la mutuelle complémentaire de la Ville de Paris. Mais l'interdiction n'est formelle que depuis 2007. Interrogé sur ce dossier que la Ville qualifie de «compliqué», Alain Destrem, qui fut en charge des ressources humaines et des relations avec les syndicats sous Jacques Chirac puis Jean Tiberi, entre 1992 et 1998, affirme au Figaro: «je n'ai aucun souvenir de cette affaire de mutuelle». Il ajoute cependant, «la CGT était très puissante à Paris. Nous savions qu'ils étaient en mesure de bloquer la ville en deux temps et trois mouvements. Chirac m'affirmait souvent: je ne veux qu'une chose, c'est la paix sociale…» http://www.lefigaro.fr/politique/2010/10/27/01002-20101027ARTFIG00469-bertrand-delanoe-accuse-de-financer-la-cgt-a-paris.php
mercredi 27 octobre 2010
La mairie de Gonneville-sur-Mer doit renoncer à son portrait de Pétain
Il était exposé dans sa salle de conseil municipal... La justice a tranché. La mairie de Gonneville-sur-Mer (Calvados), une commune de 600 habitants, doit renoncer à exposer un portrait du maréchal Pétain dans sa salle de conseil municipal. «Le principe de neutralité des services publics s’oppose à ce que soient apposés sur les édifices publics des signes exprimant des opinions politiques, religieuses ou philosophiques», explique dans un communiqué le tribunal administratif (TA) de Caen, qui «annule» la décision de la mairie de garder le portrait. Pétain «incarne à lui seul le régime» xénophobe de Vichy «Le tribunal n’a pas retenu l’argumentation de la commune selon laquelle le portrait de Philippe Pétain, qui n’était pas installé seul, trouvait sa place dans une galerie de portraits historiques des chefs de l’Etat depuis 1871, en raison de la portée symbolique particulière que revêt le portrait de Philippe Pétain», précise la juridiction. Le tribunal a ainsi suivi l'avis du rapporteur public qui, lors de l'audience du 12 octobre, avait souligné que Pétain «incarne à lui seul le régime» xénophobe de Vichy et sa «collaboration» avec l'Allemagne nazie. Le tribunal avait été saisi en début d'année par le préfet d'alors, Christian Leyrit, qui avait demandé en vain à la mairie de retirer ce portrait. Dans un courrier au préfet daté du 27 janvier, le maire sans étiquette de Gonneville, Bernard Hoyé, lui avait fait savoir que «les conseillers municipaux» voulaient maintenir le portrait. Qui avait toutefois été retiré le temps de la procédure.
http://www.20minutes.fr/article/612841/societe-la-mairie-gonneville-sur-mer-doit-renoncer-portrait-petain-
http://www.20minutes.fr/article/612841/societe-la-mairie-gonneville-sur-mer-doit-renoncer-portrait-petain-
mardi 26 octobre 2010
Mauritanie : les femmes, victimes de gavage
En Europe comme en Afrique, le poids reste une question ô combien importante. Si dans certains pays du Nord, les femmes minces sont admirées, ce n'est pas le cas du Sud, et notamment de la Mauritanie. Là-bas, les bourrelets sont considérés comme un atout. Plus la flèche de la balance penche vers la droite, plus la femme en question sera respectée. Car être en surpoids, en Mauritanie, est un signe de richesse et de bonne santé. Alors pour éviter les mauvaises langues, certaines familles n'hésitent pas engraisser littéralement leurs filles. LeParisien.fr évoque le nombre de 38% de Mauritaniennes, àgées entre 15 et 49 ans, qui auraient été gavées de force, en 2008. Pour les " faire grossir ", des produits chimiques à l'origine destinés aux animaux seraient utilisés. Résultat : de plus en plus de femmes souffrent de graves maladies telles que l'hypertension, le diabète et ont des problèmes cardiaques. Mais à présent, le gouvernement mauritanien tire la sonnette d'alarme. Ainsi, une grande campagne d'information a été lancée dans le pays pour informer la population des risques encourus avec de telles pratiques." Social Solidarity " avance à ce sujet, un chiffre pour le moins inquiétant : 75% des petites filles mauritaniennes seraient nourries de force dans les campagnes. http://www.elle.fr/elle/Societe/News/Mauritanie-les-femmes-victimes-de-gavage/(gid)/1399564
Elie Mazaltov, le médecin dans son dernier combat
L'épouse de ce médecin est décédée à l'hôpital de Soissons. Dans des conditions normales ? Précisément pas, selon cet homme de l'art qui parle, ici, d'âme plus que de maux. LUCIENNE a eu de belles funérailles. C'est ce que voulait Elie, son époux. Elle était vêtue de cette magnifique robe qu'elle portait au mariage du neveu. Par dessus, son manteau de vison, dans les teintes du cercueil acajou choisi par celui dont elle partageait la vie depuis quarante-six ans. Lucienne Mauricette Delorme est enterrée à Cuffies. Elle est morte, le 16 juillet. C'est ce qu'on suppose. « Je suis arrivé en matinée à l'hôpital de Soissons pour lui rendre visite », signale le médecin. Elle avait été transférée dans le service de pneumologie sans que j'en sois informé. C'est là que la surveillante chef m'a dit que ma femme était décédée le matin, à 6 heures. » Elie Mazaltov a commencé à exercer en 1954. Il a signé sa dernière ordonnance à Cuffies en 1992 et de son art, il a oublié peu de choses. Ce 16 juillet 2010, il se rend donc au chevet de son épouse, morte quatre ou cinq heures plus tôt, selon ce que lui rapporte le cadre infirmier. « J'ai trouvé ma femme en état de rigidité cadavérique, ce qui prouve que madame la surveillante chef avait couvert son administration en prétendant que mon épouse était décédée à 6 heures du matin ». Il faut une douzaine d'heures pour qu'un corps durcisse. Y a-t-il donc eu mensonge ? Une décision sans consultation « J'ai 86 ans, presque cinquante ans de médecine derrière moi, alors au soir de ma profession et sans doute de ma vie, c'est mon dernier combat ». Le Dr Mazaltov qu'un accident vasculaire cérébral a légèrement handicapé en 2005, bataille aujourd'hui devant le conseil de l'ordre et la direction de l'hôpital pour obtenir des explications sur la fin qu'il juge humainement indigne et anormale de son épouse. « Elle a été victime d'un syndrome du tronc cérébral, le 14 mai 2010, à mon domicile, relate Elie Mazaltov. Elle a été hospitalisée dans le service de neurologie pendant un mois, et dans un profond coma. Ensuite, et sans que l'on m'avertisse, elle a été transférée dans le service de moyen séjour un mois encore. Et puis finalement, en pneumologie où le drame s'est joué. » Elie Mazaltov est un médecin à l'ancienne. Un personnage à la foi chevillée aux tripes qui ne redoute pas les inimitiés que lui vaut un tempérament entier. Dans la lutte qu'il engage à présent, il est moins question de technique que de déontologie, de philosophie et de morale. « Pourquoi abdique-t-on ? » Le lendemain de l'entrée en neurologie de son épouse, Le Dr Mazaltov, accompagné de ses deux beaux-frères, rencontre le chef du service de neurologie à l'hôpital. Un gouffre s'ouvre ce jour-là entre l'octogénaire et son cadet, chef de service et praticien hospitalier depuis douze ans à Soissons. « Celui-ci s'est adressé exclusivement aux frères de mon épouse en m'ignorant totalement. Mais je l'ai bien entendu suggérer à mes proches une fin paisible. A mon sens, c'était simplement préconiser une euthanasie qui ne disait pas son nom. » Les convictions du Dr Mazaltov sont aux antipodes, mais au delà, aujourd'hui, il fustige des comportements qui lui semblent aller à l'opposé de toute logique. « L'humain, la déontologie et tous les préceptes du serment d'Hippocrate qui nous ont guidés comptent bien peu devant la machine administrative, regrette Elie Mazaltov. Pourquoi si peu de personnel en fin de journée et la nuit dans les hôpitaux ? Pourquoi a-t-on dévalorisé à ce point le sanitaire, alors qu'il n'y a rien de plus essentiel ? Pourquoi abdique-t-on ? » lance encore celui qui a pratiqué 150 accouchements, détecté la première amiantose dans l'Aisne et soigné avec des mots autant qu'avec des molécules. Voilà beaucoup de questions. Les interlocuteurs du médecin, ou d'autres, les examineront avec soin.
http://www.lunion.presse.fr/article/aisne/elie-mazaltov-le-medecin-dans-son-dernier-combat
http://www.lunion.presse.fr/article/aisne/elie-mazaltov-le-medecin-dans-son-dernier-combat
lundi 25 octobre 2010
WikiLeaks déballe tout sur le "bain de sang" irakien
Il s'agit, de l'aveu même du responsable, le site WikiLeaks, de "la plus grosse fuite de documents militaires secrets de l'Histoire". Après l'Afghanistan cet été, WikiLeaks a diffusé auprès de plusieurs médias une masse écrasante de notes et rapports classés issus des archives de l'armée américaine sur la guerre en Irak. Le New York Times aux Etats-Unis, le Guardian britannique, Le Monde en France ou encore le Spiegel en Allemagne ont pu consulter ces 400.000 rapports de l'armée américaine. On trouve essentiellement, précise Le Monde sur son site internet, des rapports d'incidents rédigés par des officiers sur le terrain. Ils "décrivent, jour à près jour, les attentats, les échanges de tirs, les fouilles de caches d'armes, les arrestations, et les violences contre les civils". "Ces documents révèlent six années de conflit avec des détails en provenance du terrain - les troupes sur place, leurs rapports, ce qu'elles voyaient, ce qu'elles disaient et ce qu'elles faisaient", précise le fondateur du site, Julian Assange. Les dossiers irakiens détaillent la mort de quelque 104.000 personnes en six ans - à comparer aux 20.000 morts du conflit en Afghanistan révélés par les précédents documents dévoilés par WikiLeaks. "On parle de cinq fois plus de morts en Irak, un vrai bain de sang comparé à l'Afghanistan", souligne Julian Assange. Un bilan américain publié officiellement fin juillet faisait état de près de 77.000 Irakiens civils et militaires tués de 2004 à août 2008. "Nombreux cas de crimes de guerre" Les documents mettent en évidence "de nombreux cas de crimes de guerre qui semblent manifestes de la part des forces américaines, comme le meurtre délibéré de personnes qui tentaient de se rendre", accuse pour sa part le site dans un communiqué. WikiLeaks évoque aussi le comportement de soldats américains "faisant sauter des bâtiments entiers parce qu'un tireur se trouve sur le toit". Les documents révèlent "plus de 300 cas de torture et de violences commis par les forces de la coalition sur des prisonniers", ajoute WikiLeaks, qui a aussi dénombré plus d'un millier d'exactions de la part des forces irakiennes. Selon la chaîne de télévision du Qatar, l'armée américaine a "couvert" des cas de torture de détenus par les autorités en Irak, où des centaines de civils ont en outre été tués à des barrages tenus par les alliés. Au vu des documents, "les autorités américaines n'ont pas enquêté sur les centaines de cas de violences, tortures, viols et mêmes des meurtres commis par des policiers et des militaires irakiens", écrit le Guardian. Quant aux chiffres publiés, ils montrent "que les forces américaines disposaient d'un bilan recensant morts et blessés irakiens même si elles le niaient publiquement", a relevé pour sa part Al-Jazira. Toujours selon Al-Jazira, les documents font également état de liens entre le Premier ministre irakien sortant Nouri al-Maliki et des "escadrons de la mort" qui semaient la terreur au début du conflit. D'autres documents "révèlent de nouveaux cas impliquant (l'ancienne société de sécurité américaine privée) Blackwater dans des tirs contre des civils", sans qu'aucune charge ne soit retenue contre elle. Selon le communiqué de WikiLeaks, les documents secrets couvrent la période du 1er janvier 2004 au 31 décembre 2009, après l'invasion américaine de mars 2003 qui a renversé le régime de Saddam Hussein. La secrétaire d'Etat américaine, Hillary Clinton, tout en refusant d'entrer dans les détails de ces révélations, a condamné la fuite de tout document pouvant mettre en danger "la vie des soldats et des civils des Etats-Unis et de leurs alliés". Une grande partie des textes sont expurgés des noms pouvant mettre en danger des personnes, a rétorqué WikiLeaks. http://lci.tf1.fr/monde/amerique/2010-10/wikileaks-deballe-tout-sur-le-bain-de-sang-irakien-6111792.html
dimanche 24 octobre 2010
Une mairie incendiée dans les Landes
La mairie de Tarnos, une commune landaise de quelque 11.000 habitants, a été incendiée hier soir, vers 23 heures, rapporte aujourd’hui Sud Ouest. Selon le quotidien régional, «le sinistre aurait une origine criminelle, puisque des individus ont incendié un véhicule utilitaire municipal garé contre la façade de la mairie».
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/10/24/97001-20101024FILWWW00063-une-mairie-incendiee-dans-les-landes.php
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/10/24/97001-20101024FILWWW00063-une-mairie-incendiee-dans-les-landes.php
samedi 23 octobre 2010
Exclu d'une brasserie pour son look
«Chapeau pour l'accueil !». Un habitant de Fère-en-Tardenois envisage de saisir la Halde après qu'on lui a refusé le service à la brasserie Le Clovis à Soissons. Motif : il portait un chapeau. FRANÇOIS LEMAIRE ne sort presque jamais sans son couvre-chef. On l'a d'ailleurs vu dans les rangs des manifestants contre la réforme des retraites couvert d'un canotier, certes floqué de dessins peu flatteurs du président de la République. Alors quand la serveuse du bar-brasserie Le Clovis lui demande, le 2 octobre, de retirer son chapeau, un modèle pourtant très correct, il refuse. « Elle ajouta qu'elle ne nous servirait pas tant que je ne l'aurais pas retiré. Devant cette insistance à exiger de moi un geste que je considérais alors comme incongru, nous sommes allés prendre un verre dans un autre bar. » Le voilà donc reparti avec la ferme intention d'enquêter et d'établir si le bar était dans son bon droit, avec tout de même un sérieux doute. François Lemaire a donc potassé le code pénal. L'article 225-1 stipule que « constitue une discrimination toute distinction opérée entre les personnes physiques à raison de leur apparence physique ». L'intéressé a pris contact avec la Halde (*) en ligne afin d'obtenir un avis. « Et pourquoi pas refuser un pull à capuche ou les cheveux long ?, ironise François Lemaire. Au-delà de mon cas personnel, il faudrait que ce problème soit résolu une bonne fois pour toutes, pour tout le monde. » Ce dernier estime par ailleurs qu'« en conditionnant le service de consommation au retrait du chapeau que je portais, cette personne a commis un refus de vente tel que défini par l'alinéa 1 de l'article 225.2 du code pénal. » Contactée, la patronne assure qu'il n'y a pas là discrimination. « C'est écrit sur la porte d'entrée, c'est le règlement depuis treize ans. J'estime que quand on est face à quelqu'un, on se découvre. C'est une forme de politesse. » « Comme en boîte de nuit » La patronne précise d'ailleurs que « des gens ont déjà essayé de [nous] poursuivre, ils ont tous perdu. Ça n'aboutit à rien. » Elle ajoute : « Je me réserve le droit de servir qui je veux, nous ne sommes pas dans un lieu public. De la même façon que je ne suis pas obligée de servir de l'eau ou que je n'accepte pas ceux qui ne consomment pas. » Plus généralement, « la personne qui ne veut pas se plier à mes règles s'en va ». Voilà qui est dit. Sachez également que pour aller boire un verre ou manger au Clovis, la tenue correcte est exigée. « Comme en boîte de nuit », dit-elle. Pour finir, elle exhorte M. Lemaire « à venir me voir ». Ça n'est pas gagné, car au-delà des considérations légales, François Lemaire n'a « pas franchement envie d'y revenir ». « La page Facebook de ce bar suggère de » venir et de vivre le Clovis comme bon vous semble ». Eh bien si j'osais… vraiment chapeau pour l'ambiance et l'atmosphère ! »
http://www.lunion.presse.fr/article/aisne/exclu-dune-brasserie-pour-son-look
http://www.lunion.presse.fr/article/aisne/exclu-dune-brasserie-pour-son-look
vendredi 22 octobre 2010
Pédophilie : une centaine de prêtres mis en cause
Parmi ces ecclésiastiques, neuf sont aujourd'hui écroués, selon la Conférence des évêques de France. Il y a dix ans, les évêques de France s'engageaient solennellement à mettre tout en œuvre pour lutter contre la pédophilie. Aujourd'hui, l'Église catholique française pousse la transparence jusqu'à recenser le nombre de prêtres emprisonnés ou mis en examen pour actes pédophiles dans la nouvelle édition de sa brochure Lutter contre la pédophilie. Selon le document, présenté mercredi, neuf prêtres sont actuellement en prison pour ce motif, 51 sont mis en examen et 45 ont purgé leur peine. Ce décompte, inscrit noir sur blanc dans un livre réalisé par l'Église catholique, constitue en quelque sorte «une première», commente Mgr Podvin, porte-parole de la Conférence des évêques de France. Ces chiffres sont issus d'une enquête menée par la Conférence des évêques de France auprès des diocèses pendant l'été 2010. «Il s'agit d'un faible pourcentage des quelque 19.000 prêtres aujourd'hui en exercice, souligne Mgr Podvin, mais nous ne relativisons pas pour autant ces actes.» Dans la préface de cette nouvelle édition, le cardinal André Vingt-Trois, archevêque de Paris, rappelle que l'engagement des évêques de France contre la pédophilie «s'est traduit concrètement par une coopération ouverte des évêques avec la justice chaque fois que des abus sexuels commis par un prêtre ont été révélés dans leur diocèse». En 2000, l'Église catholique française s'était emparée de la question parce que, pour la première fois, un évêque était poursuivi pour «non-dénonciation d'actes pédophiles» commis par un prêtre de son diocèse. Mgr Pierre Pican, évêque de Bayeux, avait été condamné à 3 mois de prison avec sursis par le tribunal de Caen. La brochure de 2002 épuisée La première version de l'ouvrage Lutter contre la pédophilie, une brochure tirée à 100.000 exemplaires en 2002, est désormais épuisée. Donnée aux éducateurs et dans les aumôneries, elle a également été distribuée à des structures non religieuses comme des écoles en soins infirmiers. Au fil des pages, le texte fournissait notamment des conseils sur la prévention et détaillait les modalités pour dénoncer des actes pédophiles. Le nouveau document, qui se présente désormais comme un livre, a été complété avec de récents textes de droit de canonique. Il rappelle que l'auteur d'un viol sur mineur de moins de 16 ans est destitué de sa fonction au sein de l'Église et que la dénonciation s'impose, en vertu de la loi française, chaque fois que des faits précis sont connus. Son contenu a par ailleurs été relu par des juristes afin d'intégrer les dernières évolutions du droit civil. L'ouvrage comprend enfin des analyses récentes de Benoît XVI. Alors que des scandales pédophiles impliquant des prêtres ont éclaté aux États-Unis, en Irlande ou en Belgique, le Pape est intervenu à plusieurs reprises ces dernières années pour condamner avec fermeté ces abus. Mais, malgré la nouvelle politique de transparence de l'Église, «le chantier de la lutte contre la pédophilie reste ouvert», estime André Vingt-Trois dans sa préface.
http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2010/10/20/01016-20101020ARTFIG00708-pedophilie-une-centaine-de-pretres-mis-en-cause.php
http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2010/10/20/01016-20101020ARTFIG00708-pedophilie-une-centaine-de-pretres-mis-en-cause.php
jeudi 21 octobre 2010
Dopage: Tout comprendre sur l'affaire Bousquet
Le nageur français purge actuellement une suspension de deux mois pour un contrôle positif à un stimulant... Il pensait purger sa peine en toute discrétion, chez lui à Auburn (Etats-Unis), avant que L'Equipe ne dévoile l'information. Contrôlé positif à l'heptaminol le 13 juin, avant le meeting de Canet-en-Roussillon, le sprinteur français purge depuis un mois la suspension de deux mois que lui a infligé l'organe disciplinaire de la Fédération française de natation. Un contrôle positif qui suscite quelques interrogations. Qu'est ce que l'heptaminol? «C'est un produit à classer dans la catégorie du dopage à l'ancienne», selon le professeur Audran, spécialiste du dopage sanguin. Officiellement, l'heptaminol est interdit par l'AMA pour ses vertus stimulantes. «Il a un effet tonique sur la paroi veineuse. C'est un médicament qui contracte les veines et sert dans le traitement des hémorroïdes. Après, on ne repousse pas les effets de la fatigue avec ce produit, qui n'a pas non plus d'effets euphorisants», explique Audran. Avant Bousquet, plusieurs cyclistes, dont le Belge Nico Mattan ou le Français Tristan Valentin, avaient été contrôlés positifs au même produit. Comment Bousquet se défend-il? Le nageur marseillais assume totalement ce qu'il appelle une «négligence». Souffrant d'une pathologie dont il ne révèle pas la nature, le compagnon de Laure Manaudou se soignerait depuis huit ans avec un produit autorisé. La veille de son contrôle positif, il aurait subi «une crise violente», comme il l'explique à L'Equipe, et se serait rendu en urgence dans une pharmacie qu'il connaît bien. «Ils m'ont donné ce produit que l'on peut se procurer sans ordonnance, sans prendre garde aux risques que je courais.» A la suite de son contrôle, Bousquet n'a pas demandé une contre-expertise et s'est plié à la sanction. Tout en espérant que l'affaire ne s'ébruite pas... Pourquoi une suspension de deux mois? Après l'annonce du contrôle positif, diligenté par l'Agence française de lutte contre le dopage (AFLD), l'organe disciplinaire de la fédération a été saisi. Bousquet a alors présenté un dossier médical pour le traitement de sa pathologie et joué la carte de la naïveté. Selon Christian Donzé, le DTN, cet écart ne s'inscrit pas du tout dans le cadre d'une pratique dopante. «Juste une erreur qu'il paie cher.» En l'occurrence par deux mois de suspension et un coup de massue sur le bilan clinquant de la natation française après les championnats d'Europe de Budapest. A la fédération, Louis Frédéric Doyez, le directeur général, évoque «la sanction la dure possible», compte tenu de la jurisprudence d'une marathonienne, «positive au même produit il y a quelques années et sanctionnée d'un mois par sa fédération», avant une extension de l'AFLD à deux mois. Peut-il perdre ses médailles européennes? Du côté de la fédération, la réponse est claire. Bousquet ne perdra pas les deux titres européens (50m et 4X100 quatre nages) remportés cet été dans le bassin de Budapest. Selon Doyez, le timing de la procédure a été respecté et les sanctions ne sont pas rétroactives. «On a reçu les résultats du labo le 16 juillet, donc même si on avait convoqué immédiatement une procédure, il y a un délai de 15 jours à observer pour respecter les droits de la défense, ça nous repousse au 1er août. Et là, la compétition était déjà engagée.» La fédération internationale et l'AFLD ont jusqu'au 20 novembre pour revenir sur la sanction infligée par l'organe disciplinaire de la fédération et éventuellement l'alourdir. «Mais en aucun cas il n'est possible de lui retirer les médailles, puisque la notification du contrôle date de septembre et qu'il n'y a pas de rétroactivité», tranche Donzé.
http://www.20minutes.fr/article/610679/sports-dopage-tout-comprendre-affaire-bousquet
http://www.20minutes.fr/article/610679/sports-dopage-tout-comprendre-affaire-bousquet
mercredi 20 octobre 2010
Corruption à la FIFA ?
La FIFA va enquêter «La FIFA a entamé une procédure contre deux membres actuels du Comité Exécutif de la FIFA afin de savoir s’ils ont ou non enfreint le Code d’éthique de la FIFA.» Après les révélations la semaine passée par le Sunday Times de la tentative de corruption de membres du Comité exécutif de la FIFA dans la procédure d’élection du pays hôte de la Coupe du Monde 2018, le président Sepp Blatter a donc enfin réagi en diligentant une enquête. «La FIFA a à cette occasion instamment demandé au président de la Commission d’Éthique d’entreprendre toutes les démarches possibles - y compris la prise de mesures provisoires - dans le cas où les conditions requises s’avèreraient réunies. D’autres enquêtes sont par ailleurs menées contre d’autres officiels de la FIFA qui auraient joué un rôle dans cette affaire», précise l’instance dirigeante du football mondial, confirmant ainsi que le scandale pourrait rapidement prendre de l’ampleur. Cette enquête, dirigée par le Suisse Claudio Sulser, intervient après la révélation par le journal anglais d’une tentative de corruption auprès du Nigerian Amos Adamu, président de l'Union du football de l'Ouest Afrique, ainsi que du président de la Confédération océanienne de football, Reynald Temarii. Les deux hommes auraient accepté de monnayer leur voix au moment du vote (qui doit intervenir le 2 décembre à Zurich à la fois pour les Coupes du Monde 2018 et 2022). Le Sunday Times, qui a notamment publié les vidéos accablantes des protagonistes de l’affaire, va même plus loin en précisant que deux des pays candidats auraient eux-mêmes déjà offert de l’argent à la confédération océanienne ! L’une des missions de la commission sera donc de vérifier ces informations et potentiellement de trouver qui parmi les dossiers candidats (Angleterre, Russie, Espagne-Portugal, Pays-Bas-Belgique) est concerné. Car si bien évidemment les faits sont avérés, les acteurs, qu’ils soient membres du Comité de la FIFA ou associations nationales, seraient lourdement sanctionnés. Pas la première affaire Cette nouvelle affaire embarrassante pour la FIFA vient troubler un peu plus l’image d’une organisation déjà largement critiquée dans son fonctionnement. «Je ne suis pas surprise de ces nouvelles révélations. Ce sont des choses qui arrivent tout le temps. Souvent, seule la rumeur en colporte l'existence. Parfois, les affaires éclatent. Toujours, les risques qu'elles se produisent sont élevés», déclare ainsi dans les colonnes du Matin Sylvia Schenk conseillère de l'ONG Transparency International qui lutte contre la corruption dans le monde. Cette affaire vient également compléter la (très) longue liste des méfaits avérés ou soupçonnés dans le monde du football, de simples matches de qualifications pour la Ligue des Champions dans les pays de l’Est aux demi-finales de la Coupe UEFA 2008 entre le Bayern Munich (qui a depuis porté plainte) et le Zenit sur lesquels portent de gros doutes.
http://www.sport24.com/football/actualites/corruption-a-la-fifa-422797
http://www.sport24.com/football/actualites/corruption-a-la-fifa-422797
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