samedi 11 septembre 2010

Le terrain miné sert d’aire de jeux aux enfants

Dans le Var, enclavé dans un domaine privé, un terrain militaire appartenant à la Marine nationale recèle des engins explosifs datant de la Deuxième Guerre mondiale

C’est un dossier ubuesque comme l’administration française en a le secret, qui a pour décor le cap Bénat, lieu de résidence paradisiaque des plus riches contribuables français. Petite pointe rocheuse sur le littoral méditerranéen du Var, situé sur la commune de Bormes-les-Mimosas et face au cap Nègre, si cher au président de la République, le promontoire est un havre de paix résidentielle. Largement couvert de pins, il est potentiellement sujet aux incendies de forêts. Son urbanisation remonte aux années 1950. Longtemps inhabité, il a été très lentement loti pour former le Domaine privé du cap Bénat. La SA du domaine du Gaou-Bénat obtint l’autorisation de lotir le « domaine du Gaou-Bénat » par arrêté préfectoral du 16 septembre 1958.

« Une parcelle de 65 000 m2 laissée complètement à l’abandon depuis vingt ans »
Parmi les premiers résidents, on compte le président de la République Vincent Auriol en personne. A l’époque, il se bat pour faire venir l’eau potable au domaine… tout comme Nicolas Sarkozy qui se bat aujourd’hui pour faire installer l’assainissement public au cap Nègre. Autre époque, même combat !
Actuellement, le cap Bénat accueille exactement 680 villas, ce qui rend l’endroit extrêmement sensible au moindre départ de feu. « D’où les injonctions régulières du préfet du Var nous intimant l’ordre de déboiser nos parcelles et ce, dans la limite de 50 mètres autour de nos propriétés pour prévenir tout risque d’incendie. Si l’arrêté du préfet est légitime, explique ce résident, il faut qu’il s’applique également à l’administration, en l’occurrence la Marine nationale, propriétaire d’une parcelle de 65.000 m2 laissée complètement à l’abandon depuis vingt ans au moins ! Et qui plus est, polluée par des engins de guerre datant de la Deuxième Guerre mondiale ! »

Pourtant, ce n’est pas faute d’avoir alerté les autorités comme en témoignent les différents courriers adressés au préfet du Var. Ainsi, cette lettre du 23 août 2001 dans laquelle contre-amiral Marcus reconnaît, à demi-mot, la dangerosité du site : « Le site du cap Blanc est chargé d’histoire et en porte naturellement les traces. Sa dépollution dans un cadre difficile de rocailles et de garrigues, au voisinage de nombreuses habitations fait l’objet d’une étude minutieuse. » Le haut gradé de la marine promettait dans la même missive une conclusion du dossier pour le printemps 2002. Huit ans plus tard, il n’a pas avancé d’un centimètre !

Des règlements parfaitement contradictoires
« Certes, à chaque fois la réponse s’est voulue rassurante, en nous promettant de faire avancer le dossier. Mais, dans les faits, il ne s’est strictement rien passé durant ces quinze dernières années », s’indigne encore ce PDG d’une grande société exportatrice française, leader dans le monde dans son activité, dont la villa est située à moins de 100 mètres du terrain bourré d’explosifs.

Pour expliquer l’enlisement incroyable de ce dossier, il faut tenir compte de la capacité de l’administration française à pondre des règlements parfaitement contradictoires.

« Ainsi, explique-t-on à la préfecture maritime, pour obtenir l’autorisation de débroussailler le terrain, il faut une attestation comme quoi le terrain est dépollué. Et pour faire intervenir les démineurs pour retirer les engins de guerre, le terrain doit être débroussaillé ! » Imparable ! Et la situation dure depuis vingt ans.

« Des travaux estimés à 200.000 € »
Le dossier se complique encore avec la rigueur budgétaire. Comme toutes les administrations, l’argent ne coule plus à flot dans les casernes. Pour dépolluer le terrain, il faut engager des travaux estimés à 200.000 €. « Or cet argent, l’Etat ne l’a pas. Et l’argent disponible est affecté en priorité à des dossiers jugés plus urgents. Résultat, rien n’est prévu à court terme », regrette, sincèrement, l’ingénieur général Jean-Pierre Cordier, chargé des travaux maritimes sur la façade méditerranéenne.

Le haut fonctionnaire est conscient qu’en cas d’incendie ou d’accident, sa responsabilité serait directement engagée. « Mais, le marché de dépollution qui avait été passé en 2004 a été cassé par le Contrôle général des armées. Seule une décision d’Hervé Morin, le ministre de la Défense, pourrait faire repasser le terrain de Bénat en bonne place », reconnaît Jean-Pierre Cordier.

De son côté, un résident du cap Bénat s’alarme. « Ce que ne sait sans doute pas le ministre de la Défense, c’est que des enfants ont transformé ce maquis miné en… terrain de jeux. Personne n’est à l’abri d’un accident ni d’un incendie déclaré imprudemment d’autant que le terrain n’est plus fermé, l’ancienne clôture ayant rendu l’âme depuis belle lurette. Et n’a jamais été remplacée ! »

Par chance, depuis 2000, les constructions nouvelles ont été refusées par la commission départementale des sites, ce qui a évité une nouvelle urbanisation sur les parcelles alentours encore vierges de toutes constructions. Mais, au cap Bénat, la colère couve toujours.

http://www.francesoir.fr/armee/le-terrain-mine-sert-d-aire-de-jeux-aux-enfants.20780

Un rapport accable Drouot

Un rapport sur le fonctionnement de Drouot, réclamé par le ministre de la Justice français après un scandale de détournements d'oeuvres d'art en 2009, met en évidence l'opacité du célèbre hôtel des ventes parisien qui réunit 70 commissaires-priseurs, a révélé aujourd'hui le quotidien Les Echos.

L'institution fait preuve d'un "conservatisme organisé", d'une "gouvernance minimaliste", d'un "dispositif statutaire fermé", de "méthodes de travail dépassées" sans compter "la baisse de la qualité de ses marchandises": c'est le constat sans appel du rapport, commandé par Michèle Alliot-Marie et auquel ont eu accès Les Echos.

Les rapporteurs, qui préconisent de rétablir la confiance, dénoncent "une opacité des structures et des circuits", "un déficit d'encadrement juridique", "une faiblesse du règlement intérieur", "une irresponsabilité des manutentionnaires", là où "l'usage prime sur le contrat formalisé", note le quotidien. Après le scandale, révélé fin 2009, des vols opérés à Drouot par les manutentionnaires de l'hôtel des ventes parisien, baptisés les Savoyards, la ministre de la Justice, qui a autorité sur les commissaires-priseurs judiciaires, a confié à trois hauts fonctionnaires le soin d'auditer Drouot. Remis fin avril au garde des Sceaux, le rapport n'a toujours pas été rendu public, précise le quotidien économique.

En juillet, la justice a mis en examen l'Union des commissionnaires du célèbre Hôtel des Ventes de Drouot dans l'enquête sur des détournements d'oeuvres d'art, mettant ainsi un terme à 150 ans de liens entre la prestigieuse maison d'enchères et ses "cols rouges" ou "Savoyards".
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/09/10/97001-20100910FILWWW00358-un-rapport-accable-drouot.php

Un préfet de Matignon en état d'ivresse

Selon Europe1.fr, un préfet de Matignon "manifestement surpris en état d'ébriété" au volant, a été reconduit chez lui par la police. Lors d’un banal contrôle d’alcoolémie, dans le Ve arrondissement de Paris, dans la nuit de mercredi à jeudi, la police a arrêté un automobiliste "manifestement en état d’ivresse". L’homme venait de frôler un deux-roues juste sous leurs yeux. Le conducteur a catégoriquement refusé de donner ses papiers et s’est contenté de tendre sa carte professionnelle. Et là, surprise : l’homme n’était autre que le chef-adjoint du cabinet du premier ministre, selon les informations d’Europe1.

Le haut-fonctionnaire n'aurait finalement fait l’objet d’aucun contrôle d’alcoolémie et n’aurait pas été verbalisé. Il a dû laisser sur place sa voiture de fonction, une Citroën C1, pour ensuite être raccompagné chez lui, à deux kilomètres de là, par un commissaire de police.

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/09/10/97001-20100910FILWWW00570-un-prefet-de-matignon-en-etat-d-ivresse.php

vendredi 10 septembre 2010

Une ville du Tarn privée de la TNT

Les 12.000 habitants de Graulhet, petite ville du sud du Tarn, sont privés des chaînes de la télévision numérique terrestre (TNT) à cause d'un conflit clochemerlesque entre deux riverains récalcitrants et l'entreprise chargée d'implanter l'émetteur. Depuis début août, les Graulhétois ne captent plus les 18 chaînes de la TNT à cause de coupures intempestives dans l'alimentation électrique du relais permettant la transmission, raconte la mairie.

Pourtant le relais a fonctionné normalement pendant quelques mois après sa mise en service en décembre 2009. Quelqu'un se livrerait-il à des actes de sabotage ? Et quel est le rôle de ces deux habitants qui réclament de coquettes sommes d'argent, l'un parce que l'émetteur est installé sur sa propriété, l'autre parce que passe sur son terrain un raccordement à l'alimentation électrique ?

Cédric Plucain, un installateur de chantier de 33 ans dont la propriété abrite le raccordement EDF, exige un dédommagement de 1.500 euros par mois. C'est, dit-il, ce que la société Itas-Tim, chargée de l'implantation du relais TNT, s'est engagée à lui payer à compter du 1er juin dernier. "Ils m'ont payé pour juin mais, depuis, rien du tout", s'indigne-t-il. Il s'estime "d'autant plus lésé" qu'il est de toute façon privé de TNT, sa propriété se trouvant "derrière l'émetteur".

Mais de là à saboter l'installation... C'est lui, assure-t-il au contraire, qui a re-enclenché un disjoncteur à la suite d'un orage cet été. Mais "l'installation, non conforme, a ressauté". A présent, il interdit "à ERDF de rentrer chez moi pour réparer. Je ne le ferai que si Itas-Tim honore sa dette". L'entreprise se dit "victime de racket". "Nous avons dédommagé M. Plucain une fois", dit Eric Florin, responsable du déploiement. Accéder à des exigences "astronomiques" reviendrait à "payer plus que ce qu'on gagne".

D'après des sources concordantes, l'autre riverain demanderait plusieurs dizaines de milliers d'euros. "Nous demandons à la mairie de raisonner ses administrés", plaide M. Florin. La mairie, qui a alerté le Conseil supérieur de l'Audiovisuel (CSA) sur "la situation pour le moins rocambolesque", presse quant à elle les "protagonistes de se mettre d'accord". Cédric Plucain se dit prêt à "couper la poire en trois" et à accepter un "loyer de 500 euros".

Comme on lui demande s'il ne craint pas le courroux des habitants, il rétorque : "Ils n'ont peut-être pas la télé, mais moi j'ai les embêtements". En attendant, "les gens râlent", constate Jacques Terral, gérant d'un magasin d'électroménager. "On a des clients qui rouspètent toute la journée et ça se ressent sur le chiffre d'affaires".

Les habitants de la région auront néanmoins accès aux six chaînes "historiques" (TF1, France 2, France 3, Canal+, Arte et M6) via le traditionnel signal analogique pour an encore. A part Canal+ qui ne sera plus visible que via la TNT dès octobre.
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/09/10/97001-20100910FILWWW00418-une-ville-du-tarn-privee-de-la-tnt.php

Afghanistan : accusations macabres contre des soldats américains

Des civils afghans tués sciemment, des dépouilles conservées au titre de trophées de guerre : des soupçons terribles pèsent sur douze soldats américains servant en Afghanistan. Le Pentagone, en révélant ces accusations, a aussitôt déploré l'impact de ces allégations sur l'image des forces américaines dans le monde
Les accusés, des soldats d'infanterie appartenant à la 5e brigade Stryker basée dans l'Etat de Washington, ont été envoyés dans la province de Kandahar l'année dernière. Les faits macabres qui leur sont reprochés se sont déroulés entre janvier et mars cette année, selon l'acte d'accusation rendu public par les procureurs militaires. Selon une porte-parole de l'armée, quatre des inculpés sont notamment soupçonnés d'avoir conservé des morceaux de cadavres. Ces faits, s'ils sont avérés, sont "une aberration", a souligné le porte-parole du Pentagone, Geoff Morrell, en s'empressant d'ajouter qu'ils n'étaient pas représentatifs de la mission et du comportement des 150.000 soldats américains actuellement déployés en Irak et en Afghanistan. Néanmoins, "même si ces allégations se révèlent au final infondées, elles ne contribueront pas à améliorer l'image de nos soldats dans le monde", a-t-il déploré.

Des civils tués à la grenade

Dans cette affaire, cinq soldats sont accusés de meurtres et sept autres d'avoir tenté de couvrir leurs agissements, selon les documents de l'Armée de terre américaine. Les victimes seraient trois Afghans tués en janvier, février et mai 2009. Les soldats auraient jeté des grenades sur les victimes et leur auraient tiré dessus. Cinq soldats sont accusés d'avoir participé à un ou plusieurs de ces meurtres, selon les documents de l'accusation. Les hommes sur lesquels pèsent les charges les plus lourdes sont : le sergent Calvin Gibbs, accusé d'avoir conservé des os et une dent provenant de cadavres ; et le soldat Michael Gagnon, accusé d'avoir conservé le crâne d'un cadavre. Les autorités accusent aussi un nommé Corey Moore d'avoir poignardé un des cadavres, et plusieurs militaires d'avoir pris des photos des corps. Plusieurs militaires sont accusés en outre d'avoir agressé un de leurs collègues pour tenter de l'intimider et de l'empêcher de rapporter leurs agissements et le fait qu'ils consommaient du haschisch.

Des responsables de l'Armée de terre américaine ont indiqué que les audiences préliminaires permettant de déterminer si un procès en cour martiale aurait lieu étaient prévues ces prochaines semaines ou, de manière moins précise, "à l'automne".
http://lci.tf1.fr/monde/asie/2010-09/afghanistan-accusations-macabres-contre-des-soldats-americains-6063748.html

Les hôpitaux victimes de la violence

Les violences signalées dans les hôpitaux ont connu une forte hausse en 2009, liée surtout au fait que les établissements informent davantage à propos de ce "sujet moins tabou", selon le bilan de l'observatoire national des violences en milieu hospitalier publié jeudi. Le document relève une augmentation de 38% des faits de violences entre 2008 et 2009, avec 4.742 faits signalés, a dit la direction générale de l'offre de soins (DGOS), rattachée au ministère de la Santé.

"Cette évolution doit être relativisée", ajoute-t-elle, expliquant qu'elle est surtout liée à la progression de près de 30% du nombre d'établissements déclarants et à un "abaissement incontestable du seuil de tolérance des professionnels aux faits de violence".

"Parler de violence est un sujet moins tabou", affirme la DGOS. Elle relève que les hôpitaux sont de plus en plus désireux de développer des politiques de sécurité et qu'ils saisissent donc davantage l'observatoire des violences. Les services de psychiatrie sont toujours les plus touchés par les faits de violences, liés surtout aux pathologies des patients. Les atteintes aux personnes représentent 85 % des actes signalés.
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/09/09/97001-20100909FILWWW00617-les-hopitaux-victimes-de-la-violence.php

La volaille va nous plumer

Des céréales plus chères et donc bientôt du poulet moins bon marché. Selon le groupe Doux, premier producteur européen de volailles, les prix de la volaille sur le marché mondial devraient augmenter de six à sept pour cent, conséquence de l'envolée des cours mondiaux de céréales, aliment de base des volailles. "Cette hausse des prix qui touchera l'ensemble des produits carnés (bovins, porcins) ne devrait pas entraîner une baisse de la consommation de viande", a toutefois estimé Guy Odri, directeur général délégué de Doux.
La volaille est la deuxième viande la plus consommée au monde et devrait passer au premier rang d'ici une dizaine d'années. Selon le groupe Doux, le marché mondial devrait connaître une augmentation annuelle de cinq à six pour cent lors de la prochaine décennie en raison de la croissance démographique et de l'augmentation du niveau de vie.

Depuis le début du second semestre, "la spéculation a repris" sur les matières premières agricoles, mais désormais, a souligné Guy Odri, "les industriels ne sont plus prêts à +porter le chapeau+ vis-à-vis des consommateurs". "Il y aura une répercussion immédiate sur les prix de vente des produits transformés", a promis le responsable du numéro un européen, évoquant une augmentation de six à sept pour cent des prix sur le marché mondial.
http://videos.tf1.fr/jt-13h/les-soins-dentaires-sont-sous-estimes-par-la-securite-sociale-6062875.html

jeudi 9 septembre 2010

Lachapelle-aux-Pots : la maternelle sépare les jumelles

La première expérience scolaire de Gwendalyn et Sherydan n’aura duré que quelques heures. Depuis la rentrée, jeudi dernier, ces deux jumelles de 3 ans n’ont pas remis les pieds à l’école maternelle de Lachapelle-aux-Pots. Contre l’avis des parents, les fillettes, jusqu’alors inséparables, ont été placées dans deux classes différentes par la directrice.

« On a appris qu’elles ne seraient pas ensemble la veille de la rentrée, regrettent, scandalisés, Henri et Cindy, les parents des jumelles. Comme par hasard, les deux seules places disponibles étaient dans deux classes différentes. Pourtant, lors de leur inscription, le 2 juillet, nous avions bien spécifié que nous voulions que nos filles soient dans la même classe. » Mais d’emblée le couple ressent les réticences de la directrice. « Dès juillet, elle nous a fait comprendre que nous devrions éviter de les habiller de façon identique, détaille le père. Mais on ne le fait pas forcément exprès. Quand on achète une robe à l’une, l’autre veut la même. Et allez expliquer à une enfant de 3 ans qu’elle ne peut pas être habillée comme sa sœur… »

Cindy, elle, va plus loin : « Mes deux filles sont plus que complices, leur relation est quasi fusionnelle, explique-t-elle. Bien sûr qu’un jour elles devront emprunter leur propre chemin, se forger leur propre personnalité, mais il est encore trop tôt. Pour elles, la rentrée a été un vrai cauchemar. On les a séparées de force. L’une a eu le sentiment d’être abandonnée par l’autre et à la récréation elles se sont battues, chose qui n’arrive jamais. »

Reste à expliquer les motivations de la directrice. Son choix est-il dicté par une politique pédagogique? Difficile à dire. Sollicitée, celle-ci n’a pas souhaité nous répondre. « Même en tant que parents, nous ne parvenons pas à obtenir d’explication, déplore la mère des jumelles. Tout ce que je sais, c’est que cette décision n’obéit à aucune loi, à aucune réglementation. »

Loin de vouloir jouer les arbitres dans ce conflit entre parents d’élèves et Education nationale, un pédiatre beauvaisien avance un avis tout en nuance sur ce cas épineux : « La gémellité complexifie l’individualisation de chacun des jumeaux. Il est important de leur proposer un chemin singulier qui leur permette de se construire en tant qu’être unique. Des expériences de séparation bien préparées peuvent favoriser ce processus. Mais un début de cycle comme l’entrée en maternelle n’est peut-être pas le moment adéquat. »

En attendant, Cindy et Henri cherchent désespérément une solution. « J’attends une réponse de Saint-Paul et de Saint-Germer-le-Fly, glisse la maman. Mais honnêtement, je ne comprends pas cette obstination. Il y a encore quelques semaines, Gwendalyn et Sherydan étaient impatientes d’aller à l’école. Aujourd’hui, elles en sont dégoûtées. »
http://www.leparisien.fr/oise-60/lachapelle-aux-pots-la-maternelle-separe-les-jumelles-09-09-2010-1060062.php

Linky, le nouveau compteur EDF qui fait polémique

Linky, nouveau compteur électrique communicant déployé par EDF et obligatoire dès 2012 dans les logements neufs, ne plaît pas à tout le monde. La Commission nationale de l'informatique et des libertés (Cnil) s'est émue du fait que le boîtier révèle de nombreuses informations sur le mode de vie du foyer. Des données sensibles qui pourraient tomber entre de mauvaises mains. De son côté, l'UFC dénonce la précipitation du gouvernement et le coût pour l'usager.


L'objectif d'EDF est de mieux gérer le réseau électrique français grâce au concept de "smart grid" (réseau intelligent). Les compteurs Linky permettront d'ajuster la production des centrales en fonction de la consommation réelle, et donc de moins polluer. Ils transmettront chaque évolution de la consommation d'un abonné au distributeur d'énergie, toutes les dix à trente minutes, via un réseau dédié. Pour l'usager, le seul véritable avantage est que les relevés de consommation se feront à distance, au lieu de nécessiter un rendez-vous avec un technicien.

Un boîtier trop curieux et trop cher


"La mise en place de ces compteurs électriques intelligents impliquera la collecte d'informations détaillées sur notre consommation électrique, ce qui pose des problèmes de respect de la vie privée", explique la Cnil sur son site. Des informations qui "sont très détaillées et permettent de savoir beaucoup de choses sur les occupants d'une habitation, comme leur horaire de réveil, le moment où ils prennent une douche ou bien quand ils utilisent certains appareils (four, bouilloire, toaster...)", s'inquiète le gendarme des données personnelles.


Une interface Web permettra de couper l'électricité à distance et de modifier la puissance de l'abonnement, ce qui ne fait qu'attiser les inquiétudes de la Cnil : "Ces fonctionnalités devront être parfaitement sécurisées pour éviter toute utilisation frauduleuse." En effet, s'il est aussi facile de couper l'électricité à son voisin que de pirater son réseau Wi-Fi, de nombreux usagers auront des surprises !

De son côté, l'UFC-Que choisir a attaqué le compteur Linky sur un autre terrain : son coût et son utilité. Alors que 35 millions de compteurs devront être remplacés en France d'ici 2020, l'association de consommateurs s'étonne que le gouvernement soit "passé en force" en imposant Linky via un décret : les expérimentations sont encore en cours. Le prix du boîtier sera par ailleurs répercuté indirectement sur l'abonnement, soit entre 120 et 240 euros étalés sur plusieurs années. Enfin, les bénéfices pour le consommateur seront conditionnés par l'achat d'un second boîtier, lui permettant de suivre sa propre consommation. Le compteur vert pourrait faire chou blanc...

http://www.lepoint.fr/high-tech-internet/linky-le-nouveau-compteur-edf-qui-fait-polemique-08-09-2010-1233737_47.php

Agressé au couteau à cause de son étoile de David

Alex est sous le choc. Quatre jours après l’agression dont il a été victime, le jeune homme âgé de 30 ans n’arrive toujours pas à réaliser qu’il a vraisemblablement été pris pour cible simplement parce qu’il était juif.

C’était vendredi dernier, en fin d’après-midi dans le parc de Choisy.
Alex et un ami se trouvaient dans cet espace vert du XIIIe arrondissement quand ils ont été pris à partie par un groupe d’une dizaine d’adolescents à qui ils avaient demandé de faire moins de bruit.

Au départ, une simple altercation verbale qui aurait tourné à l’agression armée quand les assaillants ont vu que l’un des deux promeneurs était de confession juive. « Il portait une étoile de David assez voyante autour du cou, explique Me Séverine Benayoun, avocate du jeune homme. Quand les jeunes s’en sont aperçus, les insultes antisémites ont fusé, très rapidement suivies par des coups. »

L’homme qui accompagnait la victime confirme que les agresseurs s’en sont pris principalement au jeune homme identifié comme juif. Des coups de pied et de poing d’abord. Puis l’un des adolescents a sorti un petit couteau et a essayé de frapper Alex à plusieurs reprises. Le jeune homme a été blessé à l’avant-bras. Il a obtenu neuf jours d’incapacité totale de travail.

Son ami, sur lesquels les agresseurs semblent s’être moins acharnés, a eu six jours d’ITT. Les deux hommes assaillis par une dizaine de jeunes ont, en tous cas, dû se réfugier dans un commerce des environs pour que les agresseurs se décident à lever le camp.

Trois jeunes placés en détention provisoire

Trois d’entre eux ont été interpellés par la police peu de temps après les faits. Agés de 15, 16 et 17 ans, ces trois agresseurs présumés ont été reconnus par plusieurs témoins et par la victime. Déférés au parquet des mineurs, ils ont tous trois été placés en détention provisoire.

Une information judiciaire pour « violences en réunion et avec arme » a été ouverte dans la foulée. Le juge d’instruction chargé de ce dossier a été désigné avant-hier. Il a retenu le caractère antisémite de l’agression parmi les circonstances aggravantes de l’attaque. L’enquête n’a pas encore permis de déterminer si l’auteur des coups de couteau figurait parmi les trois adolescents interpellés. Les recherches se poursuivent pour tenter d’identifier leurs complices.

Hier, l’avocate d’Alex insistait sur le traumatisme subi par la victime. « C’est un jeune homme de nationalité russe qui a quitté la Russie pour fuir l’antisémitisme. Vous imaginez, ce qu’il a pu ressentir en étant attaqué en plein Paris parce qu’il portait une étoile de David. »
http://www.leparisien.fr/abo-paris/agresse-au-couteau-a-cause-de-son-etoile-de-david-08-09-2010-1059183.php

mercredi 8 septembre 2010

Ces ordonnances que l'Assurance maladie voudrait ne plus rembourser

Le docteur Poupardin, un médecin généraliste exerçant à Vitry, est convoqué mercredi par le Tribunal des affaires de Sécurité sociale (TASS) du Val-de-Marne pour le différend qui l'oppose à la Caisse primaire d'assurance maladie. Celle-ci lui reproche de prescrire systématiquement à ses patients les plus gravement atteints des ordonnances entièrement remboursées.


Le docteur aurait, en effet, fait systématiquement bénéficier une cinquantaine de ses patients atteints d'affection de longue durée (ALD) de remboursements intégraux pour l'ensemble de ses prescriptions. La Sécurité sociale impose pourtant de distinguer les médicaments directement liés à l'ALD (pris en charge à 100 %) de ceux "sans rapport" avec elle et qui sont remboursés au taux habituel. Claude Leicher, président de MG France, premier syndicat de médecins généralistes, explique : "Les ordonnanciers des patients atteints d'ALD sont conçus en deux parties. Dans la première, le médecin doit inscrire les médicaments en relation avec l'ALD - remboursés à 100 % par la Sécurité sociale et, dans la seconde moitié, les autres médicaments."

Une amende encourue de plusieurs milliers d'euros


C'est en réalité une affaire assez fréquente que traitera le TASS mercredi. Car le problème du docteur Poupardin - et celui de nombre de ses collègues - repose bel et bien sur ces ordonnances dites "bizones". Difficile, en effet, de faire le distinguo entre les médicaments liés à la pathologie et ceux qui ne le sont pas. "Si un patient diabétique se casse le col du fémur en tombant après un malaise lié à sa pathologie première, faut-il considérer que sa chute doit être prise en charge à 100 % ?" s'interroge le docteur Claude Leicher. "L'interprétation est difficile et, que l'on tranche en faveur de la Sécurité sociale ou de l'intérêt du patient, l'autre peut se retourner contre nous", déplore-t-il. Le président de MG France précise que dans de nombreux cas - à l'instar de l'affaire Poupardin -, les médecins privilégient le malade, a fortiori s'il dispose de revenus très modestes.


"La logique voudrait qu'on ne découpe pas les patients en tranches et qu'on supprime donc l'ordonnance bizone", prône Claude Leicher, précisant que le syndicat qu'il représente apporte un soutien sans faille au docteur Poupardin. Selon lui, le poids financier des médicaments pouvant être l'objet de litiges ne représente que 2 à 3 % du coût total des ordonnances bizones. Un écueil évitable, d'après le représentant de MG France, si une procédure précise de prise en charge était définie. En attendant, le médecin encourt, entre le remboursement de la Sécurité sociale et les pénalités, plusieurs milliers d'euros d'amende.

http://www.lepoint.fr/societe/ces-ordonnances-que-l-assurance-maladie-voudrait-ne-plus-rembourser-07-09-2010-1233301_23.php

Des évangélistes américains invitent à brûler un coran

Ce n'était au départ que le projet d'une poignée d'évangélistes américains. C'est aujourd'hui une polémique mondiale. L'intention affichée du Dove World Outreach Center, une église fondamentaliste de Floride, de brûler en public un coran à l'occasion du 11 Septembre a forcé le général David Petraeus en personne à intervenir.

Dans un communiqué, le commandant des forces militaires en Afghanistan souligne le danger que l'autodafé ferait courir aux troupes américaines. «Les images d'un coran en flammes seront sans aucun doute utilisées par les extrémistes en Afghanistan et dans le monde pour exciter l'opinion et inciter à la violence.» L'ambassade américaine à Kaboul a de la même manière condamné cette «tentative délibérée d'insulter une communauté». Mardi, la Maison-Blanche s'est dite préoccupée par la situation.

Diplomates et militaires redoutent que les photos de l'incendie attisent l'antiaméricanisme comme, en leur temps, les images des tortures infligées aux prisonniers d'Abou Ghraïb.

Ces inquiétudes n'ont rien d'exagéré. Lundi, plusieurs centaines de manifestants se sont regroupés devant une mosquée des alentours de Kaboul pour brûler des drapeaux américains et des portraits du pasteur de Dove Center. La colère ne se limite pas à l'Afghanistan. Elle a gagné tout le monde musulman, où l'on ne transige pas avec le respect dû au livre saint. Mardi l'Iran a ainsi prévenu que la profanation déclencherait des réactions «incontrôlables». «Nous conseillons aux pays occidentaux d'empêcher l'exploitation de la liberté d'expression pour insulter les livres saints, sinon les sentiments que cela provoquerait dans les nations musulmanes ne pourraient être contrôlés», a insisté le porte-parole des Affaires étrangères à Téhéran.

En Indonésie, pays musulman le plus peuplé du monde, des radicaux ont déjà manifesté devant l'ambassade des États-Unis à Jakarta et menacé de déclencher une guerre sainte. Les chrétiens de l'archipel, redoutant d'être les premières victimes de la vindicte, ont exhorté Barack Obama à intervenir. Brûler le coran «nous ramènerait au Moyen-Âge et constituerait un acte contre la civilisation», a expliqué l'Union des églises protestantes d'Indonésie.

Ces tensions interviennent alors que l'anniversaire du 11 Septembre est plus que jamais utilisé comme une tribune par les islamophobes américains. La construction d'un centre islamique près de Ground Zero a, ces dernières semaines, déchaîné les passions.

L'an dernier, le Dove World Outreach Center, un groupuscule fondé en 1986, avait distribué des tee-shirts affirmant «L'islam est diabolique». L'initiative avait fait les unes des journaux. Cette année, la cinquantaine de membres de l'Église baptiste a donc décidé de passer de l'insulte au blasphème.
http://www.lefigaro.fr/international/2010/09/07/01003-20100907ARTFIG00633-des-evangelistes-americains-invitent-a-bruler-un-coran.php

Dernier jour pour l'autorisation gratuite d'entrer aux États-Unis

Si le visa n'est pas obligatoire pour la majorité des Français qui se rendent aux États-Unis, une demande d'autorisation ESTA (Electronic System for Travel Authorization) est nécessaire depuis janvier 2009. Cela consiste à remplir un formulaire sur Internet. À compter du 8 septembre, cette formalité n'est plus gratuite, facturée 14 dollars, dont 10 versés à la promotion du tourisme.

Comme les demandes ESTA peuvent être effectuées à n'importe quel moment avant le départ, il est encore temps de remplir une demande au cas où, en vue d'un éventuel voyage aux États-Unis. Une fois cette demande approuvée, l'autorisation reste valable pour une ou plusieurs entrées aux États-Unis pour une durée de deux ans ou jusqu'à expiration du passeport du demandeur. Les voyageurs ayant déjà obtenu une autorisation de voyage ESTA avant le 8 septembre 2010 n'auront pas besoin de s'acquitter des nouveaux frais liés à l'ESTA s'ils veulent mettre à jour leur demande, précisent les services consulaires de l'ambassade des États-Unis.
http://www.lepoint.fr/voyages/dernier-jour-pour-l-autorisation-gratuite-d-entrer-aux-etats-unis-07-09-2010-1233085_44.php

mardi 7 septembre 2010

Pour Ryanair, il y a un pilote de trop dans l'avion

La nouvelle provocation de Michael O'Leary, pdg de Ryanair, risque de ne pas faire rire les passagers de la compagnie aérienne low cost. "Pourquoi conserver deux pilotes dans un avion ?, s'interroge-t-il dans Business Week. Un seul suffit et l'informatique de bord fait le reste." Très cynique, le patron de la première compagnie européenne poursuit : "Si le pilote a une crise cardiaque, il sonne en cabine et fait venir une hôtesse qui a été préalablement formée pour faire atterrir l'avion."

Ces propos effarants font suite à une série de déclarations aussi tapageuses que ridicules et techniquement irréalisables. Du genre, ajouter des places dans un avion en faisant voyager des passagers debout, faire payer l'accès aux toilettes, taxer les passagers obèses. Le comble du mauvais goût semble atteint quand il propose un nouveau service affaires long-courrier "fellations comprises". Michael O'Leary, par ailleurs gestionnaire hors pair d'une compagnie low cost en passe de devenir la première mondiale et considérée comme exemplaire sur le plan de la sécurité des vols et de la formation des équipages, cultive l'art de la provocation qu'il relance régulièrement pour ne pas faire oublier sa compagnie dans les médias. Jim McAuslan, secrétaire général de l'Association des pilotes de ligne britanniques, s'interroge : " Y a-t-il une limite à son désir de faire de la publicité ? C'est une idée dangereuse."

Atterrissages automatiques étudiés après le 11-Septembre

Ancien directeur technique d'Airbus, volontiers provocateur, Michel Ziegler avait affirmé "qu'un jour il n'y aurait plus de pilote dans l'avion", mais qu'il n'en connaissait pas l'échéance. Cette déclaration datait des années 1980, à l'époque de la mise en ligne de l'Airbus A320 qui avait provoqué de gros remous sociaux. L'avion était piloté à deux - c'est la norme aujourd'hui - et non plus à trois. En quelques décennies, les cockpits se sont vidés. L'équipage des années 1950 comptait au moins un commandant de bord, un pilote, un mécanicien, un radio, un navigateur.

Les attentats du 11-Septembre ont accéléré l'évolution vers un pilotage tout automatique. Dans les bureaux d'études, on réfléchit à la possibilité de faire revenir vers le sol puis atterrir un avion détourné dont le contrôle aurait été pris par un groupe de terroristes sans que l'équipage n'ait à intervenir sur les commandes de vol. Techniquement, c'est réalisable et les vols sans cesse plus nombreux des drones montrent la faisabilité. Reste à le faire accepter. Et là, pas sûr que les déclarations de Michael O'Leary servent la cause...
http://www.lepoint.fr/economie/pour-ryanair-il-y-a-un-pilote-de-trop-dans-l-avion-06-09-2010-1232827_28.php

Rooney en Suisse malgré le scandale

En plein scandale sur ses frasques extra-conjugales, l'attaquant de Manchester United Wayne Rooney s'est embarqué avec la sélection anglaise qui doit affronter la Suisse, mardi, en match de qualification pour l'Euro 2012. Selon les médias britanniques, cependant, il n'est pas certain que le sélectionneur Fabio Capello l'aligne dans le onze de départ. Il devra au préalable estimer si son attaquant vedette n'est pas destabilisé par les révélations sur ses infidélités.


Les tabloïds à sensation News of the World et Sunday Mirror ont affirmé en effet qu'il aurait fréquenté une prostituée alors que sa femme Coleen était enceinte, . L'histoire est largement reprise dans les éditions de lundi, avec un luxe de détails sur les circonstances. Le joueur, âgé de 24 ans, aurait retrouvé à sept reprises en quatre mois, dans un prestigieux hôtel de Manchester, mais aussi dans un casino et une boîte de nuit, une call girl elle-même âgé de 21 ans. Une de leur rencontre aurait eu lieu lors d'une soirée très arrosée organisée dans le restaurant d'un de ses coéquipiers, Rio Ferdinand, en présence et au vu de toute l'équipe.

Les commentateurs craignent que cette liaison n'affecte maintenant le mariage et l'équilibre de l'attaquant mancunien, qui sort d'une longue période d'efficacité et a été sévèrement critiqué pour son Mondial très médiocre. Coleen, son épouse depuis deux ans, avait déjà été très affectée sur des révélations similaires en 2004, au début de leur relation.

http://www.leparisien.fr/sports/rooney-en-suisse-malgre-le-scandale-06-09-2010-1057281.php