dimanche 20 juin 2010

Nouvelle dispute, les Bleus refusent de s'entraîner

Rien ne va définitivement plus et l'infime espoir qui demeurait pour les Bleus dans ce Mondial semble envolé. Au lendemain de l'exclusion de Nicolas Anelka, une altercation entre le capitaine Patrice Evra et le préparateur physique Robert Duverne a éclaté dimanche au beau milieu du terrain d'entraînement à Knysna, au moment même où les joueurs saluaient le public qui avait été exceptionnellement autorisé à venir
Selon Yann Hovine, envoyé spécial de LCI sur place qui a assisté à la scène, Evra et Duverne étaient face à face. Les deux homme se seraient alors disputés à deux sujet : sur la qualité même du préparateur et sur une rumeur. Certains évoquent en effet le fait que que Duverne pourrait être la taupe qui a raconté à L'Equipe les insultes d'Anelka en vestiaire. Quoi qu'il en soit Domenech a dû les séparer tant le ton est monté. Evra est alors parti saluer le public tandis que Robert Duverne, furieux, jetait son chronomètre à l'autre bout du terrain. Le capitaine des Bleus a ensuite décidé de réunir ses coéquipiers. Avant d'écrire un mot sur un bout de papier qu'il a transmis au responsable de la communication. Les joueurs ont alors quitté l'entraînement pour rejoindre leur bus, stores fermés, en compagnie du sélectionneur et du président de la FFF, Jean-Pierre Escalettes. Depuis le mot a été divulgué à la rpesse : les Bleus y disent leur mécontentement face à l'exclusion d'Anelka mais assurent qu'ils joueront bien le match de mardi, face à l'Afrique du Sud.

"Je rentre à Paris"

Ce nouvel épisode des Bleus a en tous les cas provoqué la colère de Jean-Louis Valentin, directeur délégué de la FFF auprès de l'équipe de France, qui a annoncé qu'il démissionnait, en sortant de la pelouse. "Ce qui se passe cet après-midi, c'est un scandale. C'est un scandale pour la France, pour les Francais, pour tous les jeunes qui sont venus cet après-midi", a-t-il lancé en hurlant devant la presse alors qu'il quittait la pelouse. "Ils ne veulent pas s'entraîner", a-t-il ajouté. Interrogé sur les motivations des joueurs, il a rétorqué : "Vous leur demanderez". Puis il a ajouté, visiblement ému et au bord des larmes : "Je suis écoeuré et dégouté, je quitte la Fédération, je quitte mes fonctions, je rentre à Paris, je n'ai plus rien à faire ici". A un journaliste qui lui demandait s'il était la "taupe" à l'origine de la publication dans la presse des propos qui ont valu une exclusion du groupe à Nicolas Anelka, il a répondu : "Pas du tout. Pas du tout."

Le tout intervient quelques petites heures après l'intervention de Raymond Domenech et de Franck Ribéry dans Téléfoot sur TF1 à propos de l'affaire Anelka qui secoue l'Equipe de France depuis samedi, après la révélation d'injures proférées par Nicolas Anelka à l'encontre du sélectionneur, qui ont entraîné l'exclusion du groupe de l'attaquant de Chelsea. Raymond Domenech a donné dimanche matin sa version
http://lci.tf1.fr/monde/afrique/2010-06/les-bleus-refusent-de-s-entrainer-le-n-2-de-la-fff-demissionne-5886362.html

L'archevêque de Naples et un ex-ministre italien mis en cause pour corruption

Le cardinal Crescenzio Sepe, archevêque de Naples, et l'ancien ministre des Infrastructures et des Transports, Pietro Lunardi, font l'objet d'une enquête pour des faits de corruption aggravée embarrassante pour le gouvernement, qui risque de s'étendre au Vatican, a-t-on appris dimanche de sources judiciaires. L'instruction ouverte par le parquet de Pérouse, dans le centre de la Péninsule, porte sur des marchés publics, notamment dans le bâtiment, attribués à l'occasion de grands événements tels que le G8 de l'an dernier à l'Aquila ou les célébrations de l'an 2000.

Les faits reprochés au cardinal Sepe remontent à la période où il dirigeait la Congrégation pour l'évangélisation des peuples, qui gère les missions et les travaux du Vatican à l'étranger. Le prélat, nommé archevêque de Naples en 2006, et l'ancien ministre sont soupçonnés de malversations dans le cadre d'un contrat immobilier. Selon le Corriere della Sera et La Repubblica, Pietro Lunardi a acheté en 2004 un immeuble romain à la Congrégation pour l'évangélisation des peuples à un tarif inférieur à celui du marché. Devenu membre du gouvernement l'année suivante, Lunardi a signé un décret autorisant le déblocage de fonds pour la restauration de plusieurs bâtiments religieux, dont le palais du XVIIe siècle qui abrite la Congrégation, face aux marches de la place d'Espagne. Dans un communiqué, le Vatican souhaite que la situation soit "éclaircie totalement et rapidement pour dissiper toute les ombres, qu'elles portent sur la personne (de Sepe) ou sur l'Eglise".

L'enquête du parquet de Pérouse a déjà entraîné la démission en mai du ministre de l'Industrie, Claudio Scajola. Scajola avait acheté en 2004 un luxueux appartement avec vue sur le Colisée pour un montant de 600.000 euros, un prix largement inférieur à ceux pratiqués sur le marché. Les vendeuses de l'appartement, deux soeurs, affirment avoir reçu 900.000 euros supplémentaires sous forme de 80 chèques de banque. Les magistrats chargés de l'instruction pensent que les chèques proviennent de fonds liés à un promoteur arrêté avec trois autres personnes en février dans le cadre d'une enquête de corruption présumée sur l'attribution de marchés publics.
http://www.lepoint.fr/monde/l-archeveque-de-naples-et-un-ex-ministre-italien-mis-en-cause-pour-corruption-20-06-2010-468506_24.php

La régate de trop du directeur de BP

Tony Hayward a assisté samedi à une course de voiliers en Grande-Bretagne. Un moment de détente très critiqué. Le secrétaire général de la Maison blanche Rahm Emanuel a dénoncé «une longue série de gaffes en matière de communication».

BP a perdu la bataille de la communication. Le directeur général de BP Tony Hayward a encore aggravé son cas samedi en assistant avec sa famille à une prestigieuse régate sur l'Ile de Wight, au Royaume-Uni. Ce moment de détente a relancé les critiques contre la compagnie pétrolière, qui n'arrive toujours pas à mettre fin à la marée noire, qui ravage le Golfe du Mexique. Les réprimandes sont venues du sommet. «Cela fait partie tout simplement d'une longue liste de faux pas et d'erreurs en matière de communication», a condamné Rahm Emanuel sur la chaîne ABC. «Je pense que nous pouvons tous conclure que Tony Hayward ne fera pas consultant en relations publiques en seconde carrière», a ironisé le secrétaire général de la Maison blanche.

«Ce qui compte en ce moment c'est de savoir si nous réussissons à boucher le puits, à capturer le brut…», a conclu Rahm Emanuel. Même indignation du sénateur républicain de l'Alabama, Etat également affecté par la marée noire. «Je ne vois personne ici sur son yacht. [Hayward constitue] le summum de l'arrogance, son bateau devrait être ici en train de nettoyer la mer», a assené Richard Shelby sur Fox News. Les habitants des zones sinistrés ne sont pas plus tendres. «Ce n'est pas juste. Personne ne peut aller pêcher maintenant. Moi aussi j'aimerais avoir un jour de congé de la marée noire”, s'est plaint à AP un commerçant de Louisiane.


Même la presse britannique s'interroge

Pourtant BP avait tenté de prévenir les critiques. La compagnie pétrolière avait sorti un communiqué assurant que peu importe où se trouvait Tony Hayward, «il suivait toujours de près ce qui se passe dans l'entreprise». «Samedi est son premier jour chômé depuis la catastrophe. Tony Hayward a passé deux mois loin de chez lui et de sa famille», a souligné BP. La passion du Britannique pour la course JP Morgan Asset Management Round The Island est bien connue. Samedi, il a ainsi pu admirer la performance de «Bob», un yacht d'une valeur de 300.000 euros, dont il est le copropriétaire. Le navire a fini quatrième de sa catégorie.

Mais ce premier jour de congé est mal tombé. Samedi, à Saint-Pétersbourg se réunissaient plusieurs responsables de l'industrie pétrolière, qui ont noté l'absence du directeur de BP. Ils ont aussi longuement commenté les difficultés du groupe. En outre, les opérations de pompage de la marée noire ont connu de nouvelles difficultés. Un blocage au niveau d'un conduit d'aération anti-feu est survenu vendredi sur le Discoverer Enterprise, qui siphonne entre 15.000 et 18.000 barils de brut par jour. Le navire a été contraint de stopper toute activité une dizaine d'heures. BP récupère au total en moyenne 25.000 barils de brut par jour, alors que le puits situé à 1.500 m de profondeur crache chaque jour entre 35.000 et 60.000 barils (jusqu'à 9,5 millions de litres).

Surtout Tony Hayward est coutumier des impairs. Lors d'un entretien avec le Times, le directeur de BP suggéraient que les Américains allaient profiter de la catastrophe pour remplir de nombreuses plaintes fantaisistes et recevoir des compensions. Il avait ensuite choqué les habitants de Louisiane en déclarant être déterminé à résoudre la crise pour pouvoir revenir «à une vie normale». Même la presse britannique, qui s'est montrée moins sévère que sa consœur américaine depuis l'explosion de la plate-forme, doute maintenant de la stratégie médiatique de BP. Avant même l'escapade de Tony Hayward, le Daily Telegraph écrivait qu'il était difficile de se souvenir d'une réponse aussi «catastrophique» et «inadéquate» que celle déployée par la compagnie. Tony Hayward devra d'ailleurs sans doute abandonner la gestion quotidienne de la crise: le président de BP Carl-Henric Svanberg a déclaré qu'il allait passer le relais à un autre responsable du groupe, Robert Dudley, un Américain. BP va aussi «probablement» poursuivre son associé dans l'exploitation du gisement, l'américain Anadarko, qui possède 25% du puits endommagé, affirment les journaux britanniques.
http://www.lefigaro.fr/international/2010/06/20/01003-20100620ARTFIG00064-la-regate-de-trop-du-directeur-de-bp.php

Affaire Bettencourt : Woerth dénonce des accusations "scandaleuses

"Je ne connais pas les finances de Madame Bettencourt, je n'ai aucune information sur une quelconque évasion fiscale et je n'ai donné aucune instruction de quelque nature que ce soit à l'administration fiscale", déclare au Journal du Dimanche Eric Woerth, ancien ministre du Budget (de mai 2007 à mars dernier). Des enregistrements de conversations entre Lilianee Bettencourt et son entourage --réalisés clandestinement entre mai 2009 et mai 2010 et révélés mercredi par le site Mediapart-- laissent entendre que l'héritière de L'Oréal détenait des comptes non déclarés en Suisse, ce que Eric Woerth et sa femme Florence pouvaient difficilement ignorer, selon Mediapart.
Florence Woerth a été chargée de la gestion d'une partie de la fortune de Lilianee Bettencourt entre 2007 et 2010, sous l'autorité du gestionnaire Patrice de Maistre au sein de la société Clymène. "Ces accusations sont scandaleuses, fausses, totalement fausses. Mon épouse travaille depuis trois ans dans la société qui gère les actifs de Mme Bettencourt. Elle est salariée et non pas dirigeante de cette société. Son rôle est de placer les dividendes de L'Oréal perçus par Mme Bettencourt", se défend le ministre.
" Tentative de déstabilisation"

Dans un enregistrement audio, M. de Maistre évoque avec Liliane Bettencourt l'implication d'Eric Woerth dans un dossier sur la construction d'un auditorium "André Bettencourt", du nom du mari défunt de la milliardaire: "Il est très sympathique et en plus c'est lui qui s'occupe de vos impôts donc je trouve que ce n'était pas idiot. C'est le ministre du Budget. Il est très sympathique, c'est un ami".

Dans un extrait du 23 avril 2010, M. de Maistre parle de Florence Woerth et dit à Mme Bettencourt: "Je me suis trompé quand je l'ai engagée (...) J'avoue que quand je l'ai fait, son mari était ministre des Finances (du Budget, Ndlr), il m'a demandé de le faire (...) Je pense qu'il faut que j'aille voir son mari et que je lui dise que avec le procès (...) on peut plus avoir sa femme. Et puis on lui, on lui, on lui donnera de l'argent et puis voilà. Parce que c'est trop dangereux".

Dans le JDD, M. Woerth assure de nouveau n'avoir "jamais demandé à ce qu'on embauche mon épouse", nie une nouvelle fois avoir touché de l'argent de Mme Bettencourt, tout en dénonçant "une grossière tentative de déstabilisation". La révélation de ces écoutes pirates survient avant le procès du 1er au 6 juillet de l'artiste François-Marie Banier. Il est accusé par la fille unique de Mme Bettencourt, Françoise Bettencourt-Meyers, d'avoir profité de la fragilité de sa mère pour obtenir près d'un milliard d'euros de dons.
http://lci.tf1.fr/france/justice/2010-06/bettencourt-woerth-denonce-des-accusations-scandaleuses-5886227.html

Nouvelles révélations dans l’affaire Bettencourt

Parfois caché sous une simple nappe, recouvert d’une serviette ou dissimulé sur un coin de table, le petit dictaphone numérique du majordome de Liliane Bettencourt n’a pas encore livré tous ses secrets. Alors que certaines conversations entre l’héritière de L’Oréal et son entourage sont déjà parues, laissant entrevoir de possibles fraudes fiscales, une dame de 87 ans affaiblie et des conseillers parfois sans scrupules, nous avons pu avoir accès à de nouveaux enregistrements.
Au total, ce sont 21 heures de bandes enregistrées qui ont été données à la police par Françoise Meyers-Bettencourt, fille de Liliane. Celle-ci attend le procès en juillet à Nanterre de François-Marie Banier, qu’elle accuse d’avoir spolié sa mère d’une partie de sa fortune.

Des médecins de l’hôpital public en voyage aux Seychelles
La conversation n’est pas datée. Mais elle se tient entre Patrice de Maistre, le gestionnaire de la fortune de Liliane Bettencourt, et cette dernière. Alors que la dame de 87 ans s’apprête à partir en vacances sur son île des Seychelles, son conseiller évoque les médecins qui partiront avec elle. « Sur ces enregistrements, Mme Bettencourt semble assez soucieuse de sa propre santé et exige que de nombreux spécialistes partent avec elle, relate une source qui a pu entendre la conversation. Du coup, son entourage fait appel à des médecins de l’AP-HP (Assistance publique-Hôpitaux de Paris), qui vont l’accompagner. Et pas des jeunes sans expérience. Ils vont d’ailleurs être payés 55 000 € en espèces. » Et ces voyages « accompagnés » vont se répéter.

Une grande dame très coachée
Sur d’autres bandes-son, on peut entendre les conseillers de Mme Bettencourt, dont son gestionnaire de fortune, coacher l’héritière de L’Oréal. « C’est assez caricatural mais surtout très triste d’entendre cela, relate une source.
Avant qu’elle ne sorte et rencontre quelqu’un d’important, tout le monde lui dit : Il va falloir que vous disiez telle chose ou telle autre. On l’entend alors acquiescer faiblement. »

L’état de santé de Liliane Bettencourt en question
Si la lecture de la retranscription des bandes-son sur le site Médiapart et dans l’hebdomadaire « le Point » de ces derniers jours fourmillent d’informations explosives une île aux Seychelles et des comptes en Suisse non déclarés au fisc, des possibles interventions de l’Elysée dans la procédure judiciaire de Nanterre… , leur écoute semble également parlante. « Elle a une toute petite voix, relate une source. On voit qu’elle est très facilement influençable et qu’elle finit par donner raison au dernier qui a parlé. » Exemple, un midi, Patrice de Maistre et François-Marie Banier veulent l’emmener déjeuner avec une tierce personne. Elle refuse. Les deux hommes complotent quelques instants. Elle cède… « C’est totalement faux, rétorque Me Georges Kiejman, avocat de Mme Bettencourt. J’ai déjeuné avec elle ce midi (NDLR : hier). Elle va très bien. Il faut juste comprendre qu’elle a 87 ans. Elle est sourde, oui ! Elle est plus fatiguée à l’heure de la sieste que le matin, oui ! Mais elle sait ce qu’elle veut. Et elle aimerait pouvoir mener la fin de sa vie comme elle l’entend. Libre ! »
http://www.leparisien.fr/faits-divers/nouvelles-revelations-dans-l-affaire-bettencourt-20-06-2010-971310.php

Anelka viré, Evra part à la chasse au "traitre"

Nicolas Anelka a été exclu samedi du groupe France après un conseil de discipline tenu au camp de base des Bleus. Cette décision a été prise car le joueur a refusé de s'excuser pour ses propos tenu à l'encontre de Raymond Domenech.
Ce 19 juin 2010 restera probablement dans les mémoires comme le jour où les Bleus ont (vraiment) touché le fond, avec l'affaire Anelka. Le joueur a été exclu samedi du groupe France après un conseil de discipline tenu au camp de base des Bleus, a annoncé samedi la FFF. Cette exclusion fait suite à son altercation avec Raymond Domenech, mais la décision a été prise car le joueur a refusé de s'excuser pour ses propos, selon la FFF. "Informé tard dans la soirée de vendredi de l'incident grave survenu durant la mi-temps du match France-Mexique, le président de la Fédération, Jean-Pierre Escalettes a demandé à Nicolas Anelka, en présence du capitaine Patrice Evra, de présenter des excuses officielles à l'opinion publique Française ainsi que de regretter ses propos devant Raymond Domenech, le staff et les 23 joueurs de l'Equipe de France", précise un communiqué de la FFF.
"Devant le refus du joueur de se livrer à des excuses publiques, il a pris la décision en plein accord avec le sélectionneur et les membres de la délégation officielle présents à Knysna d'exclure Nicolas Anelka du groupe. Ce dernier quittera dès ce samedi soir le camp de base de l'Equipe de France", poursuit le communiqué. "Les propos tenus par Nicolas Anelka à l'encontre du sélectionneur national Raymond Domenech sont totalement inacceptables pour la FFF, le football français et les valeurs qu'ils défendent", dénonce aussi ce communiqué.

"Ok, tu sors"

Toute la journée, une atmosphère bizarre a régné sur le camp de base des Bleus. Anelka était absent de l'entraînement, mais l'encadrement se bornait à dans un premier temps à dire qu'il était resté "à l'hôtel" des Bleus. On évoquait alors simplement une "réunion entre joueurs, staff, et président" sans préciser le sujet. Mais, en fait, c'est la bombe publiée par l'Equipe qui était au coeur de cette réunion de crise. Selon le journal daté de samedi, Anelka aurait lancé au technicien national à la mi-temps de France-Mexique: "Va te faire enculer, sale fils de pute". Le quotidien raconte que le sélectionneur n'avait pas prévu de remplacer Anelka, en dépit de sa pauvre prestation, mais souhaitait "juste qu'il arrête de décrocher en permanence, de dézoner à volonté". L'avant-centre de Chelsea conteste, Domenech menace de le remplacer. L'insulte aurait alors fusé. "Ok, tu sors", aurait répliqué Domenech, sous le regard médusé des autres joueurs. Anelka finira le match sur le banc.

Toute la journée de samedi, la presse et les fans ont attendus la version de "l'accusé". L'attaquant a fini par prendre la parole, affirmant que les propos rapportés par le quotidien sportif L'Equipe ne sont pas les siens, dans un entretien exclusif accordé au quotidien France-Soir. "Je tiens à préciser que les mots qui sont sortis dans la presse ne sont pas mes mots", dit Anelka. "J'ai eu certes une discussion houleuse avec le sélectionneur mais elle s'est déroulée dans le secret du vestiaire, entre le coach et moi, devant mes partenaires et le staff. Cela n'aurait jamais dû sortir du vestiaire. Je ne sais pas à qui cela peut faire du bien de répandre de telle choses mais certainement pas aux Bleus", explique le joueur. "Mon but n'a jamais été de déstabiliser l'équipe de France, une institution que je respecte. J'accepte mon exclusion de l'équipe de France et je souhaite bonne chance aux Bleus contre l'Afrique du Sud. J'ai beaucoup de respect pour l'équipe de France, j'ai également beaucoup de respect pour tous mes coéquipiers sans exception, j'insiste là dessus".

Evra: "Eliminer le traite"

Lors de la conférence de presse des Bleus, qui s'est tenue en début de soirée, Jean-Pierre Escalettes et Patrice Evra ont confirmé l'altercation mais eux aussi assuré que les propos rapportés par L'Equipe n'avaient pas été tenus. Le capitaine des Bleus, visiblement marqué par ce clash mais aussi très ennervé, s'en est pris au "un traitre" qui donne des informations à la presse. "Je suis vraiment très touché parce qu'après le match contre le Mexique, on avait déjà un gros problème et là on en rajoute. On oublie de parler football quand on est en équipe de France. Le problème de l'équipe de France n'est pas Anelka mais le traître qui est parmi nous. Il faut éliminer ce traître du groupe. Il n'y a pas une petite souris dans le vestiaire. Cela vient de quelqu'un qui est dans le groupe et qui veut du mal à l'équipe de France. On ne va pas se mentir, le journaliste n'a pas inventé ça comme ça", a-t-il ajouté. (La conférence de presse en intégralité, c'est par ici)

L'affaire a pris une telle ampleur samedi que Nicolas Sarkozy a tenu à réagir, avant les précisions d'Anelka dans France Soir. "Si les événements qui ont été rapportés ce matin par la presse sont exacts, ils sont inacceptables. Inacceptables", a déclaré le président lors d'une conférence de presse à Saint-Pétersbourg. "Pour le reste, je fais confiance à la ministre des Sports Roselyne Bachelot pour que les conclusions soient tirées de cet échec et que les mesures soient mises en oeuvre pour que la France du football puissent être à nouveau pleine d'espérance", a ajouté Nicolas Sarkozy.

L'affaire va-t-elle se politiser ?

La ministre des Sports avait été la première à réagir samedi matin, condamnant sans le citer les propos attribués à Nicolas Anelka. "La très forte pression qui pèse sur les Bleus n'autorise pour autant aucun dérapage", écrivait la ministre des Sports dans un communiqué. "Les joueurs doivent se rappeler qu'ils portent les couleurs de la France et qu'ils sont considérés comme des modèles par beaucoup de jeunes. Cela les oblige à la retenue et à la dignité". Elle a estimé samedi soir dans le 20h de TF1 que la Fédération française de football avait "pris la bonne décision" concernant le renvoi de Nicolas Anelka et qu'elle réunirait à leur retour responsables et joueurs pour "tirer les leçons". De nombreuses personnalités du football, dont les anciens sélectionneurs Gérard Houiller et Michel Hidalgo ont aussi jugé le comportement de Nicolas Anelka inacceptable.

Pour l'UMP, Dominique Paillé estime que "l'équipe de France, qui est pour un grand nombre de nos enfants, de nos jeunes, une structure modèle, ne peut pas accepter en son sein des gens qui se livrent à de telles attaques et à de telles insultes. C'était totalement déplacé, quoi qu'on pense de Domenech, et je suis pour ce qui me concerne très peu indulgent à son encontre". Pour le Nouveau Centre, François Rochebloine, "si les propos injurieux prêtés à Nicolas Anelka sont bel et bien confirmés, son exclusion de l'équipe de France est bien la seule réponse possible à un manque de respect inadmissible à l'égard de son entraîneur. Porter le maillot tricolore est un honneur et un privilège qui impose le respect d'un code de conduite. Les propos de Nicolas Anelka, tels que rapportés par la presse, sont aux antipodes des valeurs que doit véhiculer le sport". Quelques membres du gouvernement en déplacement avec Nicolas Sarkozy en Russie ont également livré leur opinion sur l'affaire, dont les répercutions ne font que commencer...
http://lci.tf1.fr/monde/afrique/vire-5886126.html

samedi 19 juin 2010

Italie: des employés municipaux accusés de vol au cimetière à Gênes

Dents en or, prothèses orthopédiques en acier, sept employés municipaux de Gênes, dans le centre de l'Italie, font l'objet d'une enquête pour des vols sur des cadavres au cimetière, ont indiqué plusieurs médias italiens, dont le journal local de Ligurie, Il Secolo XI.
Les sept fonctionnaires, quatre en charge de l'ensevelissement des corps et trois des inspections, sont soupçonnés par les carabiniers de Gênes d'avoir dépouillé des dizaines de cadavres, une fois les restes exhumés à l'expiration de concessions souscrites pour 20 ans et avant le transfert des ossements.

Dans une des salles du cimetière monumental de Staglieno, la bande prélevait sur les corps des défunts tout ce qui pouvait avoir de la valeur: dents en or, prothèses en acier ou titane, bijoux, et cachait son butin dans des armoires de service, en attendant de le revendre. Ils sont aussi accusés d'avoir soustrait sur certaines tombes des décorations en marbre.

Selon Il Secolo XIX, la magistrature locale a ouvert l'enquête après avoir reçu un courrier anonyme assorti de nombreuses photos d'objets volés sur les cadavres.
http://actu.orange.fr/insolite/italie-des-employes-municipaux-accuses-de-vol-au-cimetiere-a-genes_570256.html

Contrôlé car son chien-guide ne portait pas de muselière

Trop, c’est trop. Le 14 avril dernier, Nour-Eddine Fattoum s’apprête à prendre le RER à Choisy-le-Roi pour rejoindre son domicile à Savigny-sur-Orge (Essonne). Comme d’habitude, il entre dans la gare avec son chien, Bongo, un labrador noir. Nour-Eddine est aveugle à 80% et Bongo est son guide au quotidien. Au moment où il s’apprête à composter son billet, le jeune homme âgé de 22 ans entend qu’on l’appelle.
« Monsieur, votre chien n’a pas de muselière. » S’ensuit un contrôle de police d’un quart d’heure, au terme duquel Nour-Eddine monte dans son train in extremis. Le problème, c’est que le contrôle n’avait pas lieu d’être.
Bongo, le chien de Nour-Eddine, avait évidemment le droit de ne pas porter de muselière. L’article 53 de la loi no 2005-102 du 11 février 2005 explique ainsi que « les chiens accompagnant des personnes handicapées, quel que soit le type de handicap, moteur, sensoriel ou mental, et dont les propriétaires justifient de l’éducation de l’animal, sont dispensés du port de la muselière dans les transports ».
Nour-Eddine Fattoum a eu beau expliquer son droit aux policiers, il a eu le droit à un contrôle d’identité en règle. « Ils m’ont pris mon nom, mon adresse, explique Nour-Eddine. J’ai attendu plusieurs semaines mais je n’ai jamais reçu de procès-verbal. » Ce qui n’a pas empêché le jeune handicapé de porter plainte au tribunal de Créteil pour « contrôle abusif, abus de pouvoir et discrimination ». Il a également saisi la Haute Autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité (Halde).
« Si je porte plainte, c’est avant tout pour alerter les services de police sur les droits spécifiques aux handicapés, qui sont rarement connus et respectés », assure Nour-Eddine Fattoum. D’après le jeune homme, ce n’est pas la première fois qu’il se fait ainsi reprocher l’absence de muselière de son chien-guide dans les gares. Nour-Eddine Fattoum dénonce aussi l’attitude de certains conducteurs de taxis à l’égard des chiens d’aveugle. « Par deux fois on a refusé de m’embarquer à cause de Bongo, assure-t-il. Normalement c’est 450 € d’amende, un refus d’embarquer discriminatoire. J’ai bien appelé la police, mais ils ne se sont jamais déplacés. »
http://www.leparisien.fr/choisy-le-roi-94600/controle-car-son-chien-guide-ne-portait-pas-de-museliere-18-06-2010-968898.php

Un condamné à mort fusillé en presque direct sur Twitter aux Etats-Unis

L'Etat de l'Utah est le seul à faire perdurer cette pratique...
Un condamné à mort a été fusillé par un peloton d’exécution ce vendredi matin dans l’Utah (ouest des Etats-Unis), malgré les appels à la clémence et un recours déposé devant la Cour Suprême de cet Etat. L'Attorney General (ministre de la Justice) de l'Etat, Mark Shurtleff, a presque tweeté l'execution en direct: «Je viens juste de donner l'ordre de procéder à l'exécution de Gardner. Que Dieu lui accorde la pitié qu'il a refusée à ses victimes», a-t-il écrit depuis son iPhone.

Un mode d'exécution choisi par le condamné

Ils étaient cinq tireurs d’élite à viser le cœur de Ronnie Lee Gardner. Cet homme de 49 ans avait été condamné pour le meurtre d’un avocat, Michael Burdell, alors qu’il tentait de s’enfuir d’un tribunal où il était accusé d’attaque à main armée il y a 25 ans.

Ronnie Lee Gardner avait choisi son mode d'exécution le 23 avril dernier. En effet, bien que les exécutions par balles ont été abolies en 2004 dans l'Utah, les condamnés à mort avant cette date conservent le droit de choisir entre l’injection létale (piqûre) et le peloton d’exécution.

Ronnie Lee Gardner est ainsi le premier condamné à mort fusillé aux Etats-Unis depuis 1996. Les proches de cet avocat avaient déclaré être hostiles à ce que l’exécution se fasse par balle, Michael Burdell étant lui-même un farouche opposant de la peine de mort. Sa fiancée, Donna Nu, a déclaré sur la CNN que Burdell «aimait la vie, et il n'aurait pas voulu voir Ronnie Lee être tué, en particulier en son nom».

Le directeur de la prison, Thomas Patterson, a indiqué que « certes la méthode est inhabituelle » mais qu’elle a été exécuté «professionnellement (…) dans une dignité absolue».
http://www.20minutes.fr/article/579307/Monde-Un-condamne-a-mort-fusille-en-presque-direct-sur-Twitter-aux-Etats-Unis.php

Affaires : la presse étrangère juge sévèrement nos ministres

Nos ministres ont beaucoup de chance d'être français. Car nombre d'entre eux seraient aujourd'hui au chômage, pour cause de scandale, s'ils avaient exercé des responsabilités dans les pays anglo-saxons et en Allemagne. Nouvelobs.com a interrogé des correspondants de ces pays de tradition protestante, où le rapport à la morale est réputé plus rigoureux. Et leur verdict est sans appel : chez eux, Christian Blanc, Fadela Amara, Christian Estrosi ou autres Frédéric Mitterrand auraient plié bagage.

C'est un peu comme si les passe-droits des élus faisaient partie de l'identité nationale française... A commencer par l'utilisation abusive des logements de fonction. "On n'a jamais vu ça en Allemagne", commente Stefan Simons, chef du bureau parisien du Spiegel. Ici en France, la presse ne s'est pas attardée sur Fadela Amara ni sur Christian Estrosi, qui n'habitent pas leur logement de fonction mais en font profiter leur famille. "Aux Etats-Unis, ce serait un grand scandale", commente l'essayiste Ted Stanger. "Chez nous, le logement de fonction n'existe tout simplement pas", assène Manon Globensky, correspondante de Radio Canada
Les cigares de la démission

Un ministre qui profite ainsi de sa position pourrait-il rester en poste ? "Juridiquement, oui. Mais politiquement, non", considère Gero Von Randow, correspondant de l'hebdomadaire Die Zeit. "En Allemagne, les scandales sont réglés de façon beaucoup plus rapide qu'en France. Dès lors qu'il y a enrichissement privé, c'est toujours la démission. C'est arrivé par exemple lorsqu'un ministre a utilisé sa voiture de fonction à titre privé, durant ses vacances."

Que dire alors de Christian Blanc, qui s'est fait offrir par l'Etat 12.000 euros de cigares en dix mois ? "C'est assurément un cas de démission!", poursuit Gero Von Randow. "En cas de scandale, les ministres démissionnent assez tôt, pour éviter que l'opprobre ne s'étende à l'ensemble du gouvernement." Et de rappeler que Cem Özdemir (du parti Les Verts) a dû quitter le Bundestag, seulement pour avoir utilisé à titre personnel les "Miles" amassés lors de ses déplacements d'élu. En France, on est loin d'une telle rigueur. Christian Blanc serait également en très mauvaise position s'il était britannique. "C'est bien simple, il serait au chômage. C'est absolument sûr !", insiste Charles Bremner, correspondant du Times. "Il y a eu au Royaume-Uni une série de scandales au sujet des frais parlementaires. Les élus concernés ont dû se retirer, même quand ils étaient mis en cause pour des sommes mineures."



"La vie politique de Christine Boutin serait terminée"

Le cumul de la retraite de parlementaire avec un salaire de ministre surprend les correspondants étrangers. "Au Canada, cela ne viendrait à l'idée de personne", selon Manon Globensky. Même point de vue en Allemagne. "Si un scandale éclatait comme pour Christine Boutin, la pression serait tellement forte que cela se traduirait normalement par une démission", commente Gero Von Randow. "En revanche, pour le cumul des rémunérations des ministres, difficile de savoir ce qui se produirait, dans la mesure où c'est tout de même légal."

"Aux Etats-Unis, la vie politique de Christine Boutin serait terminée. Mais en France, l'opposition y va mollo, parce qu'elle sait bien qu'elle aussi, elle est exposée à des scandales", souligne Ted Stanger. Cette affaire est selon lui très révélatrice. "Le pacte social entre les élus et les électeurs n'est pas le même. Les puissants profitent du système, tout en laissant aux 'petits' une part du magot: travail au noir, allocations chômage, RMI, financement des syndicats…"

"En France, il y a une tradition de privilèges", renchérit le Britannique Charles Bremner. "Le roi, les princes et les barons sont connus pour leurs excès. Chacun profite du train de vie de l'Etat: élus, préfets, directeurs de cabinets… Il n'y a qu'à compter le nombre de véhicules de fonction ! On retrouve le parfum d'une République bananière. Cela me fait aussi penser à la Nomenklatura dans l'ex-URSS. De tradition protestante, les britanniques font davantage le lien entre les dépenses publiques et l'impôt." Charles Bremner estime cependant que le rapport des Français à la morale publique est en train de changer, avec la mise en examen de Jacques Chirac et la suppression des fonds spéciaux, en 2001, par Lionel Jospin.



"Mitterrand n'aurait jamais pu être nommé ministre"

Frédéric Mitterrand, lui, n'est pas soupçonné de profiter de sa fonction. Le ministre de la Culture a fait la une des journaux pour avoir raconté son expérience de touriste sexuel en Asie du Sud-Est, avec de jeunes garçons. "C'est bien simple, aux Etats-Unis, Frédéric Mitterrand n'aurait jamais pu être nommé ministre", estime Ted Stanger, "même Néron aurait évité de le prendre au gouvernement !" Le Britannique Charles Bremner est à l'unisson : "Mitterrand n'aurait jamais pu être nommé ministre, c'est complètement impensable." Au Canada, où l'on évite de parler de la vie privée des élus, Manon Globensky rappelle tout de même qu'un ministre a été contraint de démissionner pour avoir oublié des dossiers confidentiels chez sa maîtresse…

La petite phrase raciste de Brice Hortefeux est moins grave, selon les correspondants étrangers. "Il y a au Royaume-Uni une moindre sensibilité au politiquement correct. Ce genre de propos aurait été extrêmement gênant, mais le ministre n'aurait sans doute pas été obligé de démissionner", considère Charles Bremner. Côté allemand, on estime que le ministre serait affaibli politiquement, mais pas condamné par la justice. Et aux Etats-Unis ? Ted Stanger affirme que "les dérapages verbaux donnent lieu à une grosse campagne de presse, mais sont rarement une cause suffisante pour une démission. Cela se termine plutôt par des excuses publiques".
Jean Sarkozy ou l'esprit monarchique

L'affaire de la désignation -avortée- de Jean Sarkozy à la tête de l'Epad ne vaut pas non plus un carton rouge. "Kennedy a nommé son propre frère à la Justice, ce qui montre que le favoritisme en famille existe aussi aux Etats-Unis", rappelle Ted Stanger, "mais ce qui m'a frappé dans le cas de Jean Sarkozy, c'est le ridicule de vouloir nommer un jeune étudiant." L'affaire serait en tout cas symptomatique des mœurs politiques françaises, à en croire Charles Bremner: "L'histoire de l'Epad est très révélatrice de l'esprit monarchique de Nicolas Sarkozy et de la Ve République en général. Pistonner un membre de sa famille pour qu'il atteigne le sommet d'un établissement public, c'est totalement impensable au Royaume-Uni."



Karachi, nouveau Watergate ?

L'affaire la plus embarrassante concerne finalement le président de la République lui-même, avec l'attentat de Karachi : la justice explore la piste de rétrocommissions à des fins de financement politique. "Au Royaume-Uni ou aux Etats-Unis, Nicolas Sarkozy serait mort !", s'avance Charles Bremner, "ce serait un énorme scandale qui resterait à la une de la presse pendant des semaines et des semaines. Le président Nixon a démissionné pour avoir fait espionner ses adversaires démocrates. Ce n'est rien à côté d'une affaire qui a indirectement provoqué la mort."

Et dans ces pays, Nicolas Sarkozy ne serait pas protégé par l'immunité présidentielle. "Le Chancelier allemand n'est pas au dessus des lois. Il pourrait par exemple être convoqué comme témoin", relève Gero Von Randow. "Si Barack Obama était mis en cause dans une affaire de financement occulte, ce serait extrêmement dangereux pour lui", souligne Ted Stanger. "Un procureur serait nommé, et si l'enquête établissait que les soupçons sont fondés, le président ferait face à une procédure d'impeachment."



Baptiste Legrand - Nouvelobs.com



Des scandales à répétition



Nicolas Sarkozy : en Allemagne ou aux Etats-Unis, il aurait la justice sur le dos

- Karachi : Le nom du président apparaît dans une enquête sur un attentat terroriste, qui pourrait être lié à un système de rétrocommission et de financement de campagne politique. > Lire

- Epad : Le fils du président de la République, Jean Sarkozy, alors âgé de 24 ans, se porte candidat pour diriger une structure générant un chiffre d'affaire d'un milliard d'euro. Il renonce à la présidence, mais est tout de même élu administrateur. >



Christian Blanc : en Allemagne, aux Etats-Unis, au Canada ou au Royaume-Uni, il aurait dû démissionner

- Le secrétaire d'Etat au Développement de la région-capitale s'est fait offrir par l'Etat 12.000 euros de cigares en dix mois et en a remboursé 3.500 euros le 10 juin, selon le Canard enchaîné. >


Christian Estrosi : en Allemagne, aux Etats-Unis, au Canada ou au Royaume-Uni, il aurait dû démissionner

- Le ministre de l'Industrie occupe deux logements aux frais de l'Etat : un logement de fonction parisien qui profite à sa fille étudiante, et un appartement à Bercy qui est "mis à la disposition" du ministre. >



Fadela Amara : en Allemagne, aux Etats-Unis, au Canada ou au Royaume-Uni, elle aurait dû démissionner

- La secrétaire d'Etat à la Ville héberge occasionnellement des proches dans l'appartement de fonction qui lui est réservé mais qu'elle n'habite pas. >



Frédéric Mitterrand : il ne serait jamais entré dans un gouvernement britannique ou américain

- Le ministre de la Culture fait face à une polémique au sujet de son livre "La Mauvaise vie" (Robert Laffont), dans lequel il raconte son expérience de touriste sexuel en Thaïlande avec de jeunes hommes. >



Brice Hortefeux : des excuses auraient suffi

- Le ministre de l'intérieur a été condamné par la justice pour injure raciale. Il avait lancé publiquement, au sujet d'un jeune militant d'origine arabe : "Quand il y en a un, ça va. C'est quand il y en a beaucoup qu'il y a des problèmes". >


Et parmi les autres polémiques…



Les ministres "retraités"

- Après la polémique sur la rémunération de Christine Boutin, le Premier ministre demande aux membres du gouvernement de renoncer au cumul entre leur rémunération de ministre et leur retraite de parlementaire. La mesure vise Roselyne Bachelot (Santé), Michèle Alliot-Marie (Justice), Henri de Raincourt (Relations avec le Parlement), Patrick Devedjian (Relance), Michel Mercier (Espace rural), Jean-Marie Bockel (secrétaire d'Etat à la Justice), qui étaient en situation de cumul.



Rama Yade

- La secrétaire d'Etat aux Sports est épinglée pour avoir critiqué le "clinquant" de l'hôtel des Bleus en Afrique du Sud, alors que l'hôtel qui lui était réservé coûtait plus cher encore. >



Eric Besson

- Le ministre de l'Immigration et de l'Identité nationale est pris en flagrant délit de mensonge: il répète que "le délit de solidarité n'existe pas" alors que le Gisti apporte la preuve du contraire. >



Bernard Kouchner

- Le livre de Pierre Péan "Le Monde selon K" (Fayard) révèle que le ministre des Affaires étrangères a exercé des activités de conseil auprès de dictatures africaines, dans le secteur de la santé. >

- Sa compagne Christine Ockrent est nommée à la direction de l'audiovisuel public extérieur. >



(BL - Nouvelobs.com
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/politique/20100617.OBS5721/affaires-la-presse-etrangere-juge-severement-nos-ministres.html

vendredi 18 juin 2010

Liliane Bettencourt: 80 millions d'euros et une île aux Seychelles non déclarés au Fisc?

Les enregistrements des conversations entre la milliardaire et ses conseils rapportent chaque jour leur lot de révélations...
Des comptes en Suisse et une île aux Seychelles. Les secrets de la milliardaire Liliane Bettencourt sont peu à peu éventés au gré des conversations enregistrées entre elle et ses conseils, et dont des extraits sont publiés chaque jour par Mediapart.

Elle aurait ainsi disposé de comptes bancaires non déclarés en Suisse pour un montant de près de 80 millions d'euros, selon ces enregistrements clandestins.

Ne pas se faire prendre «avant Noël»
Dans l'un des extraits, daté du 27 octobre 2009 par Médiapart, le gestionnaire de fortune de Liliane Bettencourt, Patrick de Maistre, lui déclare: «Il faut qu'on arrange les choses avec vos comptes en Suisse. Il ne faut pas que l'on se fasse prendre avant Noël.»

Un accord fiscal entre la France et la Suisse, qui devait initialement entrer en vigueur le 1er janvier 2010, aurait permis au fisc français de demander aux autorités helvétiques la levée du secret bancaire en cas de fraude présumée. Mais la ratification a pris du retard en raison d'un contentieux entre les deux pays sur une liste de contribuables français ayant des comptes cachés en Suisse, récupérée par la France.

Après avoir fait référence à cet accord fiscal, Patrick de Maistre assure à l'héritière de L'Oréal: «Je suis en train de m'en occuper et de mettre un compte à Singapour. Parce qu'à Singapour, ils ne peuvent rien demander.»

L'île d'Arros
D'après Médiapart et le quotidien Libération, Liliane Bettencourt serait également la propriétaire d'une île des Seychelles, D'Arros, qu'elle n'aurait toutefois pas déclarée au fisc français.

Le site Internet du Conseil national du tourisme seychellois indique que D'Arros fait partie du groupe des Amirantes, située à 255 kilomètres au Sud-Ouest de la capitale, Mahé. Selon ce site officiel, l'îlot a été racheté par le prince iranien Shahram Pahlavi-nia en 1975, avant d'être cédé en 1998 «à un nouveau propriétaire privé», qui n'est pas nommé. Libération indique avoir consulté des documents selon lesquels Liliane Bettencourt a racheté cette île à la famille du shah d'Iran «au terme de contrats signés le 16 février 1999».

http://www.20minutes.fr/article/579357/Liliane-Bettencourt-80-millions-d-euros-et-une-ile-aux-Seychelles-non-declares-au-Fisc.php

Karachi : l'existence de rétrocommissions illicites est confirmée, selon un avocat

Le juge chargé de l'enquête sur l'attentat de 2002 a confirmé l'existence de "rétrocommissions illicites" en marge du contrat de vente de sous-marins au Pakistan, selon un avocat de familles de victimes.
Le juge Marc Trévidic, chargé de l'enquête sur l'attentat de Karachi en 2002, a confirmé l'existence de "rétrocommissions illicites" en marge du contrat de vente de sous-marins au Pakistan, a indiqué vendredi 18 juin un avocat de familles de victimes, Me Olivier Morice.
Il a aussi suggéré que Nicolas Sarkozy savait "parfaitement" les motifs qui ont conduit à l'arrêt du versement des commissions versées sur ce contrat, a ajouté l'avocat à l'issue d'une réunion avec les parties civiles.

"Il est clair qu'au plus haut niveau de l'Etat français on sait parfaitement les motifs qui ont conduit à l'arrêt du versement des commissions", a dit Me Morice.




Onze morts

"Il a confirmé sans équivoque possible l'existence de rétrocommissions illicites en expliquant qu'il démontrait cela notamment par les propres documents internes de DCN", la Direction des constructions navales (DCN) signataire du contrat avec le Pakistan, a ajouté l'avocat.

Les commissions versées sur ce contrat pourraient avoir donné lieu à des rétrocommissions pour financer la campagne présidentielle d'Edouard Balladur en 1995, selon des témoignages et rapports versés au dossier.

Onze salariés de la Direction des constructions navales (DCN), qui travaillaient à la construction de ces sous-marins, ont été tués dans l'attentat contre leur bus le 8 mai 2002 à Karachi.

Selon Me Morice, qui a déposé mardi une nouvelle plainte pour corruption, le juge a aussi confirmé que la "seule piste crédible" envisagée était "la piste financière", à savoir celle de représailles pakistanaises à la suite de l'arrêt du versement de commissions sur le contrat de vente de sous-marins Agosta au Pakistan.

(Nouvelobs.com avec AFP)

http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/politique/20100618.OBS5763/karachi-l-existence-de-retrocommissions-illicites-est-confirmee-selon-un-avocat.html

Il joue dans la rue : sa guitare confisquée!

Doit-on attendre le jour de la Fête de la musique (lundi prochain) pour faire de la musique? Alessandro Centolanza se pose la question. La semaine dernière, cet Italien de 25 ans — qui parcourt la France à vélo depuis deux mois pour assister à différents festivals de jazz — s’est fait confisquer sa guitare par la police dans le Ve arrondissement où il faisait la manche.
Une sanction immédiate pour un « tapage diurne gênant la tranquillité des riverains ».

C’était le 10 juin, en fin d’après-midi, à l’angle de la rue de la Huchette et de la rue Xavier-Privas. Parti de Milan avec 800 € en poche, Alessandro s’était installé dans ce quartier (pas forcément le plus silencieux de Paris) pour gratter sa six-cordes acoustique et tenter de gagner quelques euros. La manche a tourné court à la demande de deux policiers en civil.

« Je jouais depuis moins de dix minutes, j’avais fait 10 centimes… Deux types m’ont demandé d’arrêter », raconte Alessandro dans un français mal assuré. Petit moment d’incompréhension. « Quand on joue dans la rue, il y a toujours des gens qui vous parlent. J’ai pas fait attention et j’ai continué à jouer. Alors, ils ont sorti leur carte de police. Ils n’étaient pas agressifs. Juste un peu, comment dit-on, cow-boys. »

Une petite blague d’Alessandro ne va pas arranger les choses. Les policiers lui demandent s’il est gitan. « J’aimerais bien », répond le fan de jazz manouche, un grand sourire aux lèvres. Direction le commissariat du Ve. Alessandro en est ressorti au bout d’une heure et demie. Avec une contravention pour tapage diurne (un PV de catégorie A dont le montant est fixé par le tribunal de police) mais sans sa guitare! L’instrument de musique a été saisi par les policiers comme le permet l’article R 1337 du Code de la santé publique consacré aux nuisances sonores. « Les personnes coupables des infractions (de tapage) encourent la peine complémentaire de confiscation de la chose qui a servi ou était destinée à commettre l’infraction », stipule l’article sans préciser les modalités de restitution. « Ce sera au tribunal d’en décider », résume un policier en soulignant que cet article est très rarement utilisé pour les musiciens de rue.

Alessandro doute de récupérer un jour sa guitare. « Un policier m’a dit d’attendre six mois, un autre que la guitare était sans doute déjà à la poubelle… » Le musicien amateur (qui a emprunté un instrument à un ami pour financer la fin de ses vacances) repartira à Milan la semaine prochaine, sans doute sans sa guitare. « La seule fausse note de mon séjour ici », plaisante-t-il.
http://www.leparisien.fr/paris-75/paris-75005/il-joue-dans-la-rue-sa-guitare-confisquee-18-06-2010-968654.php

De plus en plus d'entreprises surveillent leurs salariés

Salariés, on vous espionne! C’est en substance le constat dressé par la Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil), qui rend public ce jeudi son rapport d’activité 2009. Vidéosurveillance, enregistrement des conversations téléphoniques, géolocalisation, biométrie… Les progrès technologiques offrent aux patrons une palette de plus en plus vaste pour pister leurs employés.
En 2009, la Cnil a ainsi enregistré plus de 3 100 demandes d’autorisation pour l’installation de systèmes de vidéosurveillance au sein d’entreprises, contre à peine 2 500 en 2008, et 2838 demandes pour des dispositifs de géolocalisation (sur les téléphones portables ou les véhicules). « C’est une progression très importante », souligne Yann Padova, le secrétaire général de la Cnil. Le risque en cas d’absence d’arrangement à l’amiable : une amende pouvant atteindre 10 000 €.

Facebook plus géolocalisation, un cocktail dangereux

Certes, la majorité des sociétés respectent les règles en informant au préalable les syndicats de l’installation de ces dispositifs, censés sécuriser les sites et limiter les fraudes.
Mais la Cnil doit toutefois hausser le ton. « La moitié des contrôles dans les entreprises ont révélé des irrégularités », souligne Yann Padova. Secrétaires d’une société de transport filmées en permanence derrière leur bureau, objectifs de caméras installés dans les vestiaires des employés, émetteurs de géolocalisation placés à l’insu des salariés… L’imagination n’a pas de limites
D’autant que la technologie progresse. De plus en plus d’entreprises se tournent vers la biométrie. Le corps des salariés est utilisé pour assurer la sécurité des entreprises. La Cnil a enregistré plus de 800 demandes pour l’installation de tels procédés dans les entreprises en 2009. De quoi renforcer les risques de flicage.
Par ailleurs, la Cnil s’inquiète de la montée des réseaux sociaux couplés à des procédés de géolocalisation tels que Google Latitude ou Foursquare. Les données collectées sont en effet vendues et les utilisateurs se retrouvent démarchés par des entreprises qui leur font des offres ciblées en fonction de leur situation géographique
http://www.leparisien.fr/economie/de-plus-en-plus-d-entreprises-surveillent-leurs-salaries-17-06-2010-967458.php

Défaite des Bleus: "Imposteurs !", "Indigne !", la presse ne trouve pas d'excuses à l'équipe de Domenech

"Imposteurs !", "Indigne !", "Lamentable !". La presse française de vendredi n'a pas de mot assez dur pour qualifier la désastreuse prestation de l'équipe de France contre le Mexique (0-2), jeudi soir à Polokwane, qui l'élimine pratiquement du Mondial.

"La nullité de l'équipe de France dément tous les discours tenus par Raymond Domenech et ses joueurs sur leur force de caractère et leur capacité de réaction", écrit l'Equipe. "Ce matin", ajoute le quotidien sportif, "la France contemple un champ de ruines: son équipe nationale".

"Pas de tristesse, pas de désolation, surtout pas de colère. Ce serait trop donner à ces hommes qui ne savent rien offrir", poursuit l'Equipe, pour qui, "le je-m'en-foutisme est la seule bannière sous laquelle cette équipe est capable de rassembler."

"L'équipe de France va très probablement prendre la porte et sceller une faillite immense", "celle d'un sélectionneur, d'un système fédéral et d'une génération de faux cadres", écrit encore le journal.

Sous le titre, "les Bleus au fond du gouffre", le Figaro estime qu'"on ne voit pas comment cette équipe sans moelle ni âme peut espérer un miracle". "Il faudrait que les dieux du football soient tombés sur la tête pour sauver une sélection française qui ne mérite que l'opprobe", ajoute le journal.

Le journal Libération parle de "cauchemar bleu" et de "nettoyage aztèque. Pour le journal, "complètement dépassés, les Bleus ont aussi failli individuellement".

Le Parisien affirme de son côté que "pathétiques, les Bleus n'ont jamais fait illusion hier soir".

"Ce résultat est-il vraiment étonnant ?", poursuit le quotidien. "Comment une sélection qui ne régale jamais peut-elle se transformer en usine à rêves du jour au lendemain ? Par la magie de joueurs qui ne s'entendent pas ? Par le savoir d'un sélectionneur qui tatônne encore et toujours ?".

Pour France Soir, "les Bleus ont fait honte à leur maillot". "La qualification s'éloigne après ce fiasco rentissant qui devrait laisser des traces durables dans un groupe miné par les clans".

La presse de province n'est pas en reste.

"Cette défaite (...) est une sanction logique et méritée pour une équipe sans âme, sans envie, sans fierté. (...) ces Bleus n'étaient capables que d'un orgueil mal placé, de mesquines cabales et de mépris pour leur environnement", écrit ainsi Jacques Camus dans La République du Centre".

Ils ont "prouvé en six jours qu'ils n'avaient tout simplement pas leur place à ce premier Mondial africain", estime L'Alsace sous la plume de Marc Wilb. "Chez ces Bleus-là, les passes n'arrivent pas, les duels sont perdus, les erreurs défensives légion", ajoute-t-il en dénoncant "le fantôme d'Anelka, l'inutile Govou" ou encore l'absence du "meilleur buteur de l'histoire des Bleus, Thierry Henry".

Dans l'Est Républicain, Christian Frichet écrit: "On cherchera des boucs émissaires, Domenech a le look mais les derniers épisodes ont démontré aussi qu'il ne faudrait surtout pas qu'il porte seul le sombrero".
http://www.lepoint.fr/sport/defaite-des-bleus-imposteurs-indigne-la-presse-ne-trouve-pas-d-excuses-a-l-equipe-de-domenech-18-06-2010-467937_26.php