lundi 15 septembre 2014

Elle reçoit la corde de son mari qui s'est pendu au travail

Un tee-shirt, des chaussettes, une trousse de crayons... et une corde. Le 13 juin dernier, Lysiane a reçu par La Poste un colis contenant la sangle avec laquelle son mari s'est pendu. Ce dernier s'était suicidé quelques mois plus tôt, en février, sur son lieu de travail, à Berck, dans Pas-de-Calais. Pour Lysiane, l'envoie de cette colis macabre constitue une méthode d'intimidation de la part de l'ancien employeur de son conjoint. Le patron de l'entreprise a, pour sa part, présenté ses excuses à la veuve, évoquant "une erreur regrettable", rapporte La Voix du Nord.
Il se suicide quelques mois après une plainte. Le suicide de Jean-Michel remonte au 28 février dernier. L'homme, ouvrier de production dans une entreprise de fabrication de fibres textiles, est retrouvé mort pendu, au petit matin, dans le hangar où il travaillait. Selon le témoignage de sa femme, la victime avait porté plainte six mois auparavant contre un collègue qu'il accusait de harcèlement.
 

dimanche 14 septembre 2014

L'État islamique revendique l'assassinat d'un troisième otage occidental

L'Etat islamique (EI) a revendiqué cette nuit l'exécution par décapitation du travailleur humanitaire britannique David Haines. Il dit avoir agi en représailles à l'entrée de la Grande-Bretagne dans la coalition destinée à le combattre, a rapporté le centre américain SITE.

Il s'agirait de la troisième exécution de ce type en un mois, après celles de deux Américains. L'Etat islamique a déjà revendiqué l'exécution des journalistes James Foley et Steven Sotloff, les 19 août et 2 septembre.

Originaire de Perth en Ecosse, David Haines, 44 ans, est père de deux enfants. Il a été enlevé en mars 2013 en Syrie où il travaillait pour l'ONG française Acted.

Selon le récit fait par les agences de presse, cette nouvelle vidéo est intitulée "Un message aux alliés de l'Amérique". Le groupe de djihadistes y reproche à la Grande-Bretagne d'avoir rejoint la coalition des Etats-Unis, qui mènent des frappes contre l'EI en Irak.

"Vous êtes volontairement entrés dans une coalition avec les Etats-Unis contre l'Etat islamique, comme votre prédécesseur Tony Blair l'a fait avant vous, suivant une tendance parmi nos premiers ministres britanniques qui ne peuvent pas trouver le courage de dire non aux Américains", dit le bourreau, le visage dissimulé, en s'adressant au chef du gouvernement britannique David Cameron.

Cet homme, qui pourrait être le même que dans les vidéos des exécutions des Américains James Foley et Steven Sotloff, ajoute que cette alliance "accélérera votre destruction" et plongera les citoyens britanniques dans une "autre guerre sanglante et ingagnable". Il menace par ailleurs d'exécuter un autre otage britannique.

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2014/09/14/97001-20140914FILWWW00002-l-etat-islamique-revendique-l-assassinat-d-un-troisieme-otage-occidental.php

samedi 13 septembre 2014

11.000 élèves seraient sans école

Deux semaines après la rentrée des classes, 11.385 collégiens et lycéens n'ont toujours pas été en cours, selon les chiffres de l'Education nationale révélés aujourd'hui par Europe 1. À cause de complications administratives, ces enfants restent chez eux.

Le site de la radio raconte ainsi le cas d'Amélie, dont les parents ont déménagé. Son dossier a été perdu et depuis sa mère multiplie les démarches pour lui trouver une école. "C'était un changement de collège et là, elle commence vraiment à angoisser. Déjà que ce n'est pas facile d'arriver dans un endroit où on ne connait personne le jour de la rentrée mais là, ils ont déjà dix jours d'école derrière eux", s'inquiète cette mère de famille.

Près d'un collégien ou lycéen sur 500 serait dans cette situation. 


http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2014/09/13/97001-20140913FILWWW00061-11000-collegiens-et-lyceens-n-ont-toujours-pas-d-affectation.php

vendredi 12 septembre 2014

Verdun : Micheline 86 ans menacée d’expulsion par son fils

Dans sa maison de la rue Pierre-Demathieu à Verdun, Micheline Terrier attend la décision de la cour d’appel de Nancy avec une compréhensible angoisse. Cette femme de 86 ans, qui habite son logement depuis une quarantaine d’années, vit sous la menace d’une expulsion des lieux, conséquence d’une procédure de vente de l’habitation, lancée, de la manière la plus légale qui soit, par… l’un de ses fils.
Le logement, qui appartint longtemps à la congrégation des filles de Jésus de Massac, a été vendu en 2005 à des conditions très préférentielles, eu égard à la fidélité de l’occupante des lieux, installée depuis 1973, année du décès fulgurant de son mari. « On devait l’acheter, cette maison » expliquait, dépitée, Mme Terrier à L’Est Républicain, l’été dernier, alors que les huissiers avaient surgi dans son quotidien, avec un commandement de quitter les lieux.
Un choc, profond, pour l’octogénaire, qui ignorait la situation de vente. La maison a trouvé un acquéreur, mais la vente reste suspendue à ce litige familial douloureux pour les parties.
Me Frédérique Meneveau a plaidé hier matin devant la chambre civile nancéienne « les conséquences manifestement excessives » qu’aurait sur sa cliente âgée, à l’état de santé fragilisé par ce différend familial, la perspective d’une expulsion, rattachée à un jugement du tribunal d’instance de Verdun rendu le 6 juin. L’appel, déposé le 23 juin, sera examiné au fond et tranché sans doute dans le courant du premier semestre 2015. D’ic là, la juridiction nancéienne se prononcera, le 2 octobre autour de l’arrêté pour exécution provisoire, étape préalable à toute décision d’expulsion.

« Plusieurs logements similaires ont été proposés »

Un dossier sensible et douloureux, on s’en doute, au sein d’une famille où l’on a voulu faire preuve d’humanité malgré l’apparence du dossier. « D’abord, après avoir longtemps hébergé sa maman à un loyer modique, mon client a tenté de vendre la maison au reste de la fratrie pour qu’elle puisse y rester, même si cela n’a pas abouti » explique l’avocat meusien Me Sylvain Beyna. « Ensuite, il lui a été proposé plusieurs logements similaires, à des loyers équivalents ou inférieurs à celui d’aujourd’hui ».
La particularité de cette affaire laisse transparaître la légitimité des arguments de part et d’autre, avec l’obligation pour la justice de trancher. Le référé sursis à exécution plaidé hier matin pourrait, s’il débouchait à terme sur une décision d’expulsion, ouvrir sur une situation ubuesque. Me Frécérique Meneveau : « Si l’expulsion et la vente interviennent avant que la cour d’appel ne rende sa décision sur le fond, et si cette dernière nous est favorable, nous serions alors en droit de solliciter des dommages et intérêts ou demander la réintégration de ma cliente dans l’immeuble ».

http://www.estrepublicain.fr/justice/2014/09/11/menacee-d-expulsion-par-son-fils

jeudi 11 septembre 2014

Région Midi-Pyrénées : controverse autour de l'attribution de marchés

Une enquête préliminaire a été ouverte, hier, sur des passations de marchés publics par la région Midi-Pyrénées à des sociétés dirigées par des proches de Kader Arif.
«La pire des médisances, c'est l'insinuation». Martin Malvy, le président (PS) de la région Midi-Pyrénées s'est dit scandalisé, hier, après la publication le jour même par le Canard Enchaîné d'un article intitulé «La petite Bygmalion du PS cassoulet», en référence à la société gérée par des proches de Jean-François Copé et au cœur de l'affaire des fausses factures présumées lors de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2012.
L'hebdomadaire s'interroge, en effet, sur des liens éventuels entre deux sociétés toulousaines, AWF Music et AWF, gérées par des parents proches de Kader Arif, ministre PS délégué aux Anciens combattants, et l'obtention d'importants contrats de la région par ces PME spécialisées dans la sonorisation et l'éclairage d'événements.
C'est l'omniprésence de ces PME lors des attributions d'appels d'offres, qui a éveillé les soupçons du groupe d'opposition UMP «Osons Midi-Pyrénées». «Entre 2009 et 2014, 242 factures ont été acquittées par la région pour environ 2 millions d'euros» ont affirmé, hier lors d'une conférence de presse, Elisabeth Poucheron et Vincent Terrail-Novès, deux élus UMP.
Selon eux, la société AWF Music (*), dirigée par des parents de Kader Arif, dont son frère, a remporté en 2009 un contrat de quatre ans. «1,7 million d'euros a été réglé par la région» affirment-ils. À l'été 2013, un nouvel appel d'offres est lancé pour un montant de 2,8 millions d'euros sur quatre ans.
«Deux sociétés ont alors présenté une offre : AWF, dirigée par des neveux de M. Arif, et une seconde baptisée All Access, créée le même jour que la première et par les mêmes dirigeants. Après avoir été classé sans suite, ce marché a été accepté. Pourquoi ?» interrogent les deux élus.
S'ils n'accusent personne, faute de preuves tangibles, ils s'étonnent de l'absence de concurrence sur de tels marchés de plusieurs millions d'euros. «Nous ne sommes ni des enquêteurs, ni des juges. Nous voulons comprendre. Mais si ces anomalies sont avérées, c'est grave» ajoute Mme Pouchelon.
Contacté hier par téléphone, M. Arif a fait savoir qu'il ne «souhaitait pas réagir à ces informations de presse».
(*) Cette société a été liquidée en 2014

http://newsletter.ladepeche.fr/Go/index.cfm?WL=33219&WS=291720_2501986&WA=6513

mercredi 10 septembre 2014

Paris : les propriétaires d'un 6 m² attaquent le locataire pour impayés

Les propriétaires d'un «appartement», situé à , avaient assigné en leur locataire pour quatre mois de loyers impayés. Problème : l'habitat en question ne fait que... 6 m² ! Mardi, les avocats des deux parties ont échangé leurs arguments devant le tribunal d'instance du XVIIe arrondissement de la capitale, a rapporté «20 Minutes
Me Aurélie Geoffroy, l'avocate du locataire, a résumé sa vision de la situation par une comparaison : «C’est comme si un dealer attaquait en justice ses clients parce qu’ils n’ont pas payé sa came !». Ce qu'elle reproche aux propriétaires ? L'appartement qu'occupe son client Ahmed El Yamani, situé près du parc Monceau, s'étend sur une surface inférieure aux 9 m² réglementaires. Le loyer est de 410 euros par mois.

«Ils pensaient que la chambre faisait vraiment 9 m²»

Mandaté par la préfecture de
, un expert a estimé que «ce local ne permettait pas un hébergement des personnes conforme à la dignité humaine et était susceptible de nuire à leur santé». «En tout, mon client ne peut faire que six pas dans son appartement», a argué Me Geoffroy.

«Mes clients sont de bonne foi. Ils pensaient que la chambre faisait vraiment 9 m²», a répliqué l'avocat des propriétaires, qui s'appuie sur un bail signé en 2012. Me Michel Tournois se demande «si le locataire n'a pas entassé ses affaires afin qu'il apparaisse plus petit aux yeux des experts...». Il a souligné que ses clients souhaitaient faire des travaux de mise en conformité mais qu'ils en avaient été empêchés par le locataire.

Aurélie Geoffroy a demandé au tribunal de rejeter les demandes des propriétaires et de les condamner à près de 20.000 euros de dommages et intérêts en réparation du préjudice moral subi par son client. Le tribunal d'instance du XVIIe arrondissement de Paris rendra sa décision le 28 octobre.

http://www.leparisien.fr/paris-75/paris-les-proprietaires-d-un-6-m-attaquent-le-locataire-pour-impayes-10-09-2014-4123441.php

mardi 9 septembre 2014

On vole aussi des chiens de chasse

«Happy», 2 ans et demi, une femelle setter lemon à la robe blanc et roux sera un grand chien de chasse. Elle comprenait tout, ajoute Jean-Louis Brotto, pour nous c'était plus qu'un chien, comme un enfant.» Et l'émotion n'est pas loin quand il faut raconter le quotidien, du côté de Sainte-Pierre-de-Clairac, avec «Happy», «du matin au soir avec nous, on ne partait nulle part sans nos chiens». En plus de «Happy», la famille Brotto héberge sous son toit une autre chienne setter, «la mère en réalité. «Happy» était l'un des douze chiots d'une même portée…».

105 000 chiens volés par an

En fin de semaine dernière, Jean-Louis Brotto quitte son domicile sans les chiens, «c'était rare, mais je ne voulais pas laisser les chiens dans la voiture en plein soleil». Ils resteront dans le sous-sol du domicile familial, «dans un box vaste. Je précise pour bien faire comprendre que la chienne n'est pas partie toute seule. En plus, la porte du garage s'ouvre vers l'intérieur…».
Entre 14 heures et 16 h 30, samedi, la maison est vide. Quand il rentre chez lui, en milieu d'après-midi, Jean-Louis Brotto constate quelques détails étonnants. «Sur la table, en haut, les permis de chasse sont en désordre, mais rien de plus. La chienne (mère) est recroquevillée sur le paillasson, elle si remuante d'habitude ne bouge pas» Et quand il descend au rez-de-chaussée, Jean-Louis Brotto constate la disparition de «Happy».
«Pour moi, aucun doute, la chienne a été volée. Repérée dans un premier temps et volée ensuite.» Il connaît, de plus, les conséquences d'un cambriolage pour avoir, quelques années plus tôt, été dévalisé, «tout fouillé de haut en bas et volé». Cette fois-ci, «bien sûr il y a comme une sorte de viol moral, des personnes sont entrées chez vous. Mais en plus, il y a le vol de la chienne…».
Pour Jean-Louis Brotto, qui bat la campagne depuis la fin de semaine dernière, photo de «Happy» à la main, qui lance des appels sur «Facebook» ou sur le site www.chien-perdu.org, ce vol n'est pas une surprise, «les bons chiens de chasse se volent, il y a un marché pour cela». Et d'après lui, ce type de méfait serait plus courant en période d'ouverture de la chasse. «En quelques années, le nombre de chiens perdus ou volés déclarés, la distinction n'est pas facile à faire, est passé de 14 000 à 105 000 en un an.» Et les chiens volés ne sont pas retrouvés, «ils partent dans des chasses privées, sont utilisés comme chiens de chasse et relâchés en février ou destinés… à un autre sort plus funeste». Jean-Louis Brotto a déposé plainte et espère beaucoup des démarches qu'il conduit. «En plus, ajoute-t-il, la petite chienne était destinée à ma petite-fille qui se faisait une joie de l'accueillir.» La double peine, en quelque sorte, pour un ami des animaux qui espère…

http://www.ladepeche.fr/article/2014/09/09/1947769-on-vole-aussi-des-chiens-de-chasse.html

lundi 8 septembre 2014

Fausse circulaire sur des cours d'arabe : l'Education nationale porte plainte

Depuis plusieurs jours, une fausse circulaire, circulant sur les réseaux sociaux et portant la signature de Najat Vallaud-Belkacem, invite les maires à mettre en place des cours d'arabe. Le ministère de l'Education nationale va porter plainte pour usurpation.
Le ministère de l'Education nationale a annoncé ce lundi qu'il portait plainte pour usurpation, après la diffusion sur les réseaux sociaux d'une fausse circulaire, invitant les maires à mettre en place des cours d'arabe comme activité périscolaire. Diffusé depuis samedi, le document, qui porte la signature scannée de la ministre Najat Vallaud-Belkacem, est adressé aux maires.

Il les informe qu'un conseiller de la Direction des services départementaux de l'Education nationale les contactera prochainement pour leur proposer, "dans le cadre de la nouvelle loi concernant l'aménagement des activités périscolaires", "une heure hebdomadaire consacrée à la découverte de la langue arabe". "Je vous conseille vivement de donner un avis favorable à l'établissement de cette activité qui a pour but de gommer les barrières linguistiques que pourraient inévitablement rencontrer nos enfants dans un proche avenir", poursuit le faux document, qui conclut que "la France est et doit rester un pays multiculturel dans l'intérêt et pour le bien-être de tous ses concitoyens".
 
Najat Vallaud-Belkacem, nouveau cible de l'extrême droite
"Le ministère de l'Education porte plainte à chaque fois qu'il y a usurpation", a précisé un porte-parole du ministère, soulignant que le document comportait "pas mal d'erreurs", sur la forme et le fond. Il souligne par exemple que l'intitulé du ministère "n'est pas bon", puisqu'il ne comporte que la mention "Ministère de l'Education nationale", omettant l'Enseignement supérieur et la Recherche. De plus, sur le fond, "ce n'est pas de la compétence de la ministre de désigner le contenu des activités périscolaires, mais c'est celle des communes", rappelle le ministère.

Née au Maroc mais arrivée à quatre ans dans la Somme, Najat Vallaud-Belkacem a déjà été la cible d'attaques racistes sur Internet et de fausses rumeurs concernant son identité.
Deux médias s'en sont en particulier pris à elle : l'hebdomadaire conservateur Valeurs actuelles titrait la semaine dernière en couverture "L'ayatollah. Enquête sur la ministre de la Rééducation nationale", et le journal d'extrême droite Minute a fustigé la nomination d'une "Marocaine musulmane à l'Education", vue comme une "provocation
 

dimanche 7 septembre 2014

Ils vivent au milieu d'une montagne de déchets à Nice

Atteinte du syndrome de Diogène, une pathologie rare, une femme de 89 ans, qui vit avec son fils, collectionne les détritus depuis un an et demi à Nice. Les nuisances sont terribles pour le voisinage.
Soyons clairs, ce ne sont pas les exemples de collections étranges qui manquent. À l'image de la nanipabullophilie qui consiste à amasser les nains de jardin à brouette. Ou l'émétoaérosagophilie qui concerne les sacs de vomi. Néanmoins, la collection entamée par R., une habitante de Cimiez, est incontestablement plus déroutante encore.
Au 17 avenue George-V, cette Niçoise de 89 ans accumule les poubelles et les détritus. Ce n'est pas une blague. Et il ne s'agit pas d'en rire. La pauvre dame de 89 ans, qui vit avec son fils de cinquante ans, souffre probablement d'une pathologie rare découverte en 1966 : le syndrome de Diogène.
Un syndrome qui consiste à accumuler des objets hétéroclites, sans tenir compte de leur dangerosité et de leur insalubrité.
«Ça lui a pris il y a environ un an et demi, témoigne une voisine. Avant, c'était une femme charmante. Mais en quelques semaines, ça s'est dégradé. Elle ne parlait presque plus. Et j'ai vu des poubelles s'entasser dans son salon… »
Cagettes, flacons, litières…
Et très vite, il y en a eu d'autres. Beaucoup d'autres. Poussée par un incompréhensible besoin, R. s'est mise à ramener chez elle toutes les poubelles du quartier. Pas de choix. Pas de tri. Tout est bon à entasser : bouteilles de plastique, enjoliveurs, cagettes, flacons, sacs, ferrailles, litières…
Dans les premiers temps, le regard du voisinage s'est voulu bienveillant. Voire miséricordieux. Seulement, l'appartement occupé par R. s'est vite trouvé trop petit pour accueillir tous les déchets de Cimiez. Alors, les détritus ont commencé à s'inviter dans la cave commune de l'immeuble. Puis, quand celle-ci fut pleine, c'est dans le rez-de-jardin de la vieille dame, caché par des arbres, qu'ils se sont entassés. De manière absolument spectaculaire. Au point de masquer totalement la porte d'entrée de l'appartement. Au point de contraindre R. et son fils à d'improbables contorsions pour aller et venir de chez eux.
Face à une telle décharge, forcément, le voisinage a perdu patience.
«On n'a beau ne pas avoir une vue directe sur les détritus, on en subit toutes les nuisances, s'insurge Joël, 48 ans. Il y a toute une faune qui a colonisé les poubelles. Il y a des cafards, des moustiques. Il y a aussi des rats gros comme des chats. L'odeur est aussi intenable. On ne peut plus ouvrir les fenêtres.Ça nous pourrit la vie.»
«C'est dangereux»
Les riverains ne sont alors pas restés les bras croisés à subir. Non. Ils ont multiplié les démarches.
« On a essayé de leur parler. Mais ils n'entendent rien, reprend Joël. Alors, on a écrit partout. À la mairie, à la préfecture, au parquet, à la police, aux services d'hygiène. Rien n'a bougé. On n'en peut plus. La copropriété vient déjà de débourser 2 000 euros pour débarrasser les poubelles de la cave… De plus, c'est dangereux. Tant pour eux que pour nous. On ne comprend pas pourquoi personne ne fait rien. »
En réalité, le dossier ne désintéresse pas les autorités. À commencer par la mairie qui a missionné, dès l'automne 2013, un inspecteur de salubrité. Malheureusement, les choses ne sont pas simples quand il s'agit d'une propriété privée où les auteurs sont dans le déni le plus total. En janvier dernier, la mère et le fils ont adressé à la mairie, par l'intermédiaire de leur avocat, une lettre dans laquelle il est affirmé «qu'il n'y a aucun trouble, aucune insalubrité et aucun risque sanitaire». Mieux encore, le fils de R. s'est plaint de harcèlement de la part du CCAS qui a proposé de l'aide.
Toute solution amiable étant alors impossible, la Ville doit en passer par la voie judiciaire. Elle a prévu de saisir prochainement le tribunal de grande instance afin qu'il autorise les services municipaux à investir les lieux et procéder, aux frais avancés, aux travaux de sortie d'insalubrité.
Pour l'heure, il n'y a donc pas de délai. Les riverains doivent encore patienter.

http://www.nicematin.com/nice/ils-vivent-au-milieu-dune-montagne-de-dechets-a-nice.1893751.html

samedi 6 septembre 2014

Macabre découverte dans un lac ardennais

Le sac flottait depuis quelque temps dans le lac de Sedan, derrière le centre aquatique. Les pompiers ne s’étant pas déplacés, c’est finalement la fourrière qui l’a repêché. À l’intérieur, le cadavre d’un chien, un jack russel, en décomposition.
Le chien portait encore une puce au nom de la propriétaire, qui expliquera ne plus être la maîtresse de l’animal. «  Je l’avais donné au mois de juin, explique Nathalie Marin. J’avais mis une annonce sur leboncoin.fr. Un jeune homme et sa copine m’ont appelée et comme ils m’ont promis qu’il serait bien avec eux, je le leur ai laissé. » Jusqu’au début du mois d’août, elle reçoit régulièrement des nouvelles, puis plus rien jusqu’à la macabre découverte.

Une plainte doit être déposée

L’association de protection des animaux Lisa a récupéré la dépouille hier. «  On va l’emmener chez le vétérinaire pour voir s’il est possible de le faire autopsier  », explique Sabrina, membre de la structure. L’examen pourrait permettre de déterminer si l’animal était encore vivant au moment de l’immersion, et de détecter des traces de maltraitance.
Quoi qu’il en soit, Nathalie Marin ne compte pas en rester là. «  Je porte plainte  », affirme-t-elle.
La Lisa, quant à elle entend se constituer partie civile et tient à rappeler : «  On ne doit jamais donner un animal à un inconnu ou passer par internet. Il y a des associations pour cela. »

http://www.lunion.presse.fr/region/macabre-decouverte-dans-un-lac-ardennais-ia3b25n402810

vendredi 5 septembre 2014

Nancy : un homme frappé et gazé par deux jeunes filles en furie

Nancy. Deux jeunes femmes âgées de 19 ans, déambulaient mercredi soir vers 23 h, dans le secteur de la rue du Général-Drouot, à Nancy. Semant le tapage nocturne dans leur sillage. Jusqu’à leur arrivée à l’aplomb du balcon d’un appartement qui accueillait une petite fête. Là, le duo féminin s’attardait pour invectiver et insulter, depuis le trottoir, les invités présents sur le balcon. L’un d’eux, un homme de 27 ans, venait alors à leur rencontre pour obtenir des explications et surtout, faire cesser le trouble. Loin de se douter qu’il allait avoir affaire à deux furies. L’une d’elle vidait sa petite bombe lacrymogène sur le jeune homme qui, une fois au sol, essuyait une volée de coups de pied. Une patrouille de police déjà en pré-alerte en raison du tapage, intervenait immédiatement et mettait un terme à l’agression. La victime s’en sort avec un jour d’ITT. Un dépistage d’alcoolémie pratiqué sur les deux filles mettra en évidence des taux d’alcool 1,04 g/l et 1,40 g/l de sang. Placées en garde à vue, les deux suspectes ont été auditionnées par les enquêteurs du Groupe d’appui judiciaire (GAJ) de l’hôtel de police du boulevard Lobau. Elles auraient reconnu l’usage de la bombe mais pas les coups de pied. Remises en liberté hier en fin de journée au terme des investigations, elles sont convoquées le 12 décembre devant le tribunal correctionnel.

http://www.estrepublicain.fr/meurthe-et-moselle/2014/09/05/frappe-et-arrose-de-lacrymogene

jeudi 4 septembre 2014

Valls sur le livre de Trierweiler : "On abaisse le débat"

Le Premier ministre a demandé de la "dignité" et estimé que par des "attaques outrancières" on "abaissait le débat". "J'en appelle au respect de la vie de chacun et à la dignité de ce débat public", a poursuivi le Premier ministre.
En pleine tornade Trierweiler, le Premier ministre était en déplacement jeudi matin en Meurthe-et-Moselle.  Interrogé jeudi sur le livre de Valérie Trierweiler, Manuel Valls a demandé de la "dignité" et estimé que par des "attaques outrancières" on "abaissait le débat".  En visite dans une école primaire de Meurthe-et-Moselle, à Saulxures-lès-Vannes, le chef de gouvernement a lancé: "Je crois que le débat public, notre vie publique" ont "besoin de respect, je rajouterais d'ailleurs un autre mot: dignité". "Il faut de la dignité", a insisté M. Valls. "Par des attaques outrancières, par le mélange de la vie publique et de la vie privée, on abaisse le débat". "J'en appelle au respect de la vie de chacun et à la dignité de ce débat public", a poursuivi le Premier ministre.
 
"Nous ne nous laisserons en aucun cas entraîner dans ces discussions. Ce que les Français attendent du gouvernement, de moi-même comme Premier ministre, c'est de répondre à leurs attentes, emploi, logement, vie chère, préparation de l'avenir avec l'école. Et c'est la seule tâche", a observé le esponsable, alors que le livre témoignage de l'ex-Première dame "Merci pour ce moment" sort en librairie ce jeudi."Je connais  parfaitement la défiance aujourd'hui - résultats des élections, des enquêtes d'opinion - pas seulement à l'égard de ceux qui gouvernent, mais à l'égard de tous ceux qui ont une responsabilité. Donc il faut être à la hauteur de cette responsabilité", a exhorté M. Valls.
 

mercredi 3 septembre 2014

Val-de-Marne : le cuisinier soupçonné d'avoir mangé du chien

De son de , il avait acquis de l'aisance couteau en main. Une dextérité qu'il mettait en oeuvre sur tous types de viandes... y compris du chien. C'est ce qu'a permis de déterminer une méticuleuse de police visant un jeune homme habitant Le Kremlin-Bicêtre et interné depuis une semaine à l'hôpital psychiatrique Paul-Guiraud de Villejuif.
Tout commence il y a plus d'un an, en février 2013, dans le local poubelles du bâtiment où réside le cuisinier, âgé alors de 23 ans. Le gardien de l'immeuble découvre divers morceaux de chien dans un sac en plastique. Quelques semaines plus tôt, il avait déjà retrouvé un cadavre mutilé de berger allemand. Cette fois-ci, il s'agit d'un border collie noir et blanc, dont ne subsistent que des pattes, le tronc et une partie de la boîte crânienne.

Si l'animal est méconnaissable, il va toutefois pouvoir être identifié grâce à une puce électronique implantée sur le chien. C'est Stéphane Lamart, président de l'association de défense des animaux éponyme, spécialisée dans la poursuite judiciaire des violences contre les animaux, qui a effectué cette démarche. « J'ai été prévenu de la découverte et me suis rendu sur place, raconte-t-il. Heureusement, j'avais sur moi un appareil de lectures de puce. Une enquête digne de ce qu'on aurait pu faire pour un humain a alors démarré. »

La puce délivre ainsi le nom de la dernière propriétaire connue de Coban, ainsi que s'appelait le border collie âgé de 8 mois. Contactée par les services de police, elle indique toutefois avoir revendu l'animal sur Internet peu de temps auparavant. Elle livre une description de l'acheteur et le numéro de téléphone et le nom (qui se révélera faux) qu'il avait communiqué. Mais les deux autres éléments permettent de confondre le cuisinier habitant l'immeuble où a été retrouvé l'animal mort.

Par ailleurs, deux autopsies ont été pratiquées sur l'animal. Elles révéleront que le chien ne s'est pas vu administrer de produits médicamenteux avant d'avoir été découpé et... que des morceaux de viande susceptibles d'avoir été consommés ont été prélevés. « L'autopsie laisse peu de place au doute sur le but de ces découpes, commente Stéphane Lamart. Ça a été fait proprement si l'on peut dire. Quelqu'un qui s'acharne gratuitement sur un chien ne fait pas ça comme ça. »

Si la consommation de viande canine n'est pas, elle-même, réprimée par la loi, l'abattage d'animaux est strictement encadré. La loi interdit surtout les violences gratuites à leur encontre. C'est à ce titre que le jeune homme est poursuivi pour « actes de cruauté sur animal ». « Une audition était prévue récemment mais son état de santé ne permet pas d'entendre le mis en cause », indique le parquet de Créteil. Si l'affaire ne pouvait avoir de suite au pénal, l'association Stéphane Lamart envisage d'attaquer au civil.
 

mardi 2 septembre 2014

Contrôle des chômeurs: la CFDT "atterrée"

Invité du Talk Le Figaro, le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, s'est dit "atterré", par les propos tenus par le ministre du Travail, François Rebsamen, qui a demandé ce matin à Pôle emploi de "renforcer" les contrôles pour vérifier que les chômeurs cherchent un travail. Le" leader syndical a qualifié les propos du ministre de "scandaleux", évoquant une "stigmatisation" des chômeurs. «Je suis un allié des salariés et des chômeurs. Je jugerai le gouvernement par rapport au chomage».

De son côté, Eric Aubin, délégué CGT, chargé de l'emploi, a accusé, ce matin sur i-Télé, le gouvernement d'avoir trouvé comme "seule solution" au chômage de "sanctionner les chômeurs".


http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2014/09/02/97002-20140902FILWWW00131-controle-chomeurs-la-cfdt-atterree.php