Plus de six Français sur dix ont constaté une hausse de leurs impôts locaux et de leur impôt sur le revenu en l'espace d'un an, révèle un sondage Ifop dans Sud Ouest Dimanche.
Selon l'étude, 68% des Français ont constaté une hausse de leurs impôts locaux et 61% de leur impôt sur le revenu. Dans ces deux groupes, 17% et 24% des personnes interrogées ressentent respectivement ces hausses comme "très importantes". A l'inverse, un quart des sondés constatent une stabilité de ces deux prélèvements. "Ces perceptions ne sont toutefois pas homogènes", relève le sondage.
Les seniors se montrent les plus prompts à indiquer que leurs impôts locaux ont augmenté : 73% des personnes âgées de 50 ans et plus, contre 49% pour les jeunes de moins de 25 ans, sachant que 29% d'entre eux ne payent pas cet impôt, rappelle l'Ifop. Les catégories socio-professionnelles supérieures sont également plus nombreuses à ressentir la hausse de leur prélèvements locaux. Ils sont 75% contre 69% chez les professions intermédiaires et 67% pour les catégories socio-professionnelles modestes.
En revanche, les habitants de l'agglomération parisienne se distinguent du reste de la France en constatant dans des "proportions moindres" un hausse de leurs impôts locaux : 60% contre 69% pour les Français habitant en province. Pour l'impôt sur le revenu, l'augmentation est particulièrement ressentie chez les plus âgés et chez les sympathisants UMP (71% contre 56% pour ceux de gauche), constate l'étude.
Parallèlement, la pression fiscale est davantage ressentie lorsque le revenu du ménage est élevé. Dans les foyers gagnant moins de 2.000 euros par mois, environ une personne sur deux a perçu une hausse de l'impôt sur le revenu. Elles sont deux sur trois dans les foyers dont le revenu excède 3.000 euros par mois.
Le sondage révèle également que 76% des Français indiquent avoir perçu une augmentation de leur facture de gaz et d'électricité sur un an, dont 22% estiment que cette hausse a été "très importante".
Le sondage a été réalisé du 29 au 31 octobre 2013 auprès d'un échantillon représentatif de 1.004 personnes de 18 ans et plus, par questionnaire auto-administré en ligne
http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2013/11/03/97002-20131103FILWWW00057-hausse-d-impots-pour-6-francais-sur-10.php
dimanche 3 novembre 2013
samedi 2 novembre 2013
La maison de retraite avait tenté de subtiliser la fortune d'un pensionnaire
Les pensionnaires fortunés qui finissent seuls leur vie dans une maison de retraite font parfois l’objet des attentions fort peu désintéressées du personnel censé veiller sur eux. Les époux Bengoechea, d’anciens commerçants de Mérignac, aujourd’hui retirés à Urrugne, au Pays basque, sont bien placés pour en parler. Seize ans auront été nécessaires pour que la justice déboute les propriétaires d’un établissement des Alpes-Maritimes qui revendiquait l’héritage que leur avait laissé leur ami, Edmond Duprat, un ancien quincaillier bordelais.
À l’issue d’un interminable marathon juridique, la cour d’appel de Montpellier a validé le legs de 110 000 euros dont ils avaient bénéficié en mai 1997. Trois semaines avant son décès, survenu au mois d’octobre de la même année, Edmond Duprat, alors âgé de 88 ans, s’était pourtant ravisé. Il avait désigné comme légataire universel la maison de retraite où il résidait depuis peu. « Il était à l’évidence sous influence », observe Me Lionel Marconi, l’avocat des époux Bengoechea.
En 1976, alors qu’il était encore en activité, Edmond Duprat avait cédé au couple un petit local à Mérignac. « J’y avais installé mon cabinet d’assurances. Nous sommes rapidement devenus amis, raconte Jacques Bengoechea. Edmond et sa femme habitaient en face de chez nous. Ils disaient souvent que nous étions les enfants qu’ils n’avaient pas eus. Ensuite, ils sont partis vivre à Nice, mais nous ne nous sommes jamais perdus de vue. En 1991, nous étions les seuls à l’accompagner à l’enterrement de son épouse. » En mai 1997, sentant sa fin proche, Edmond Duprat rédige un testament en faveur des époux Bengoechea. Le couple est institué légataire universel, à charge pour lui de respecter ses dernières volontés. L’octogénaire transforme alors ses titres en bons anonymes qu’il remet à ses amis. Mais, le 8 octobre, il change brutalement d’avis. Il donne son appartement niçois en viager à la gouvernante de la maison de retraite et abandonne ses avoirs à la société gestionnaire de l’établissement !
Désorientés, les époux Bengoechea s’apprêtent malgré tout à restituer les bons. Mais, sur les conseils de leur banquier, ils souhaitent obtenir d’Edmond Duprat une attestation, de façon à éviter tout ennui avec le fisc. Le vieillard décède sur ces entrefaites. Révoltés à l’idée que les dirigeants de la maison de retraite se partagent les biens de leur ami, les époux Bengoechea refusent alors de rendre les titres. Sans se douter qu’ils s’embarquent pour seize ans de galère judiciaire rythmés par le ballet des lettres recommandées. Assignation, garde à vue, comparution en correctionnelle… Rien ne leur sera épargné. Ils devront même hypothéquer leur maison pour régler les 120 000 euros de dommages-intérêts qu’ils seront condamnés à verser en 2009 à la maison de retraite.
« C’est la première fois qu’on avait affaire à la justice. Dans la vie, on dit qu’il faut tout essayer », ironise Jacques Bengoechea. Après l’intervention de la Cour de cassation, la cour d’appel de Montpellier a fini par remettre le droit à l’endroit. Le Code civil interdit aux médecins, officiers de santé et pharmaciens de recevoir les donations de personnes qu’ils ont soignées. Mais, au regard de l’arrêt qui vient d’être rendu, les dons effectués par l’interposition d’une personne morale tombent aussi sous le coup de la loi.
La maison de retraite bénéficiaire du legs appartenait au médecin qui suivait Edmond Duprat et à son épouse, infirmière au sein de la structure. « Il était anormal qu’on puisse biaiser de la sorte. Cette décision représente une première juridique, insiste Me Lionel Marconi, l’avocat des époux Bengoechea. Cela évitera à l’avenir que des personnes âgées se fassent éponger de la sorte. » En revanche, le couple ne récupérera pas le petit appartement de leur ami, soufflé par la gouvernante de la maison de retraite. Il est désormais trop tard pour intenter une action en justice.
http://www.sudouest.fr/2013/11/02/un-vieux-tres-interessant-1217482-4441.php
À l’issue d’un interminable marathon juridique, la cour d’appel de Montpellier a validé le legs de 110 000 euros dont ils avaient bénéficié en mai 1997. Trois semaines avant son décès, survenu au mois d’octobre de la même année, Edmond Duprat, alors âgé de 88 ans, s’était pourtant ravisé. Il avait désigné comme légataire universel la maison de retraite où il résidait depuis peu. « Il était à l’évidence sous influence », observe Me Lionel Marconi, l’avocat des époux Bengoechea.
En 1976, alors qu’il était encore en activité, Edmond Duprat avait cédé au couple un petit local à Mérignac. « J’y avais installé mon cabinet d’assurances. Nous sommes rapidement devenus amis, raconte Jacques Bengoechea. Edmond et sa femme habitaient en face de chez nous. Ils disaient souvent que nous étions les enfants qu’ils n’avaient pas eus. Ensuite, ils sont partis vivre à Nice, mais nous ne nous sommes jamais perdus de vue. En 1991, nous étions les seuls à l’accompagner à l’enterrement de son épouse. » En mai 1997, sentant sa fin proche, Edmond Duprat rédige un testament en faveur des époux Bengoechea. Le couple est institué légataire universel, à charge pour lui de respecter ses dernières volontés. L’octogénaire transforme alors ses titres en bons anonymes qu’il remet à ses amis. Mais, le 8 octobre, il change brutalement d’avis. Il donne son appartement niçois en viager à la gouvernante de la maison de retraite et abandonne ses avoirs à la société gestionnaire de l’établissement !
Désorientés, les époux Bengoechea s’apprêtent malgré tout à restituer les bons. Mais, sur les conseils de leur banquier, ils souhaitent obtenir d’Edmond Duprat une attestation, de façon à éviter tout ennui avec le fisc. Le vieillard décède sur ces entrefaites. Révoltés à l’idée que les dirigeants de la maison de retraite se partagent les biens de leur ami, les époux Bengoechea refusent alors de rendre les titres. Sans se douter qu’ils s’embarquent pour seize ans de galère judiciaire rythmés par le ballet des lettres recommandées. Assignation, garde à vue, comparution en correctionnelle… Rien ne leur sera épargné. Ils devront même hypothéquer leur maison pour régler les 120 000 euros de dommages-intérêts qu’ils seront condamnés à verser en 2009 à la maison de retraite.
« C’est la première fois qu’on avait affaire à la justice. Dans la vie, on dit qu’il faut tout essayer », ironise Jacques Bengoechea. Après l’intervention de la Cour de cassation, la cour d’appel de Montpellier a fini par remettre le droit à l’endroit. Le Code civil interdit aux médecins, officiers de santé et pharmaciens de recevoir les donations de personnes qu’ils ont soignées. Mais, au regard de l’arrêt qui vient d’être rendu, les dons effectués par l’interposition d’une personne morale tombent aussi sous le coup de la loi.
La maison de retraite bénéficiaire du legs appartenait au médecin qui suivait Edmond Duprat et à son épouse, infirmière au sein de la structure. « Il était anormal qu’on puisse biaiser de la sorte. Cette décision représente une première juridique, insiste Me Lionel Marconi, l’avocat des époux Bengoechea. Cela évitera à l’avenir que des personnes âgées se fassent éponger de la sorte. » En revanche, le couple ne récupérera pas le petit appartement de leur ami, soufflé par la gouvernante de la maison de retraite. Il est désormais trop tard pour intenter une action en justice.
http://www.sudouest.fr/2013/11/02/un-vieux-tres-interessant-1217482-4441.php
vendredi 1 novembre 2013
Pays basque : le millionnaire emploie un vigile pour expulser son ex-employée
Voici ce que l’on appelle se faire justice soi-même. Un risque pris par le millionnaire Jean-Claude Lantelme, dans le feuilleton qui l’oppose à Joëlle Godallier, son ex-employée de maison à Arcangues.Tandis que cette dernière avait porté plainte contre son ancien patron pour dénoncer de nombreux manquements aux droit du travail, un nouveau chef d’accusation risque de peser sur le septuagénaire marchand d’art.
Après s’être absentée une semaine de son domicile, Joëlle Gadailler, qui occupe depuis 2007 un logement de fonction, attenant au domicile de Jean-Claude Lantelme, a découvert, dimanche dernier, l’œuvre explicite de son propriétaire.
« J’ai trouvé un cadenas sur le portail, un mètre cube de verre cassé devant ma porte et un volet arraché, certainement pour vérifier si je n’étais pas à l’intérieur. Quand j’ai pénétré mon domicile, j’ai pu constater que l’eau et l’électricité avaient été coupées », raconte celle qui fait l’objet d’une expulsion effective depuis le 28 octobre. « Avec la loi hivernale qui commence, il n’a pas le droit de m’expulser, alors il se fait justice lui-même », constate-t-elle.
Depuis dimanche, un agent de sécurité fait le guet en permanence devant la maison, pour empêcher à son occupante d’y accéder. Ce énième rebondissement rend encore un peu plus complexe une affaire dans laquelle une employée accuse son patron de l’avoir licenciée alors qu’elle était sous le coup d’un arrêt maladie, suite à un accident du travail survenu en décembre 2012. Elle accuse également Jean-Claude Lantelme de coups et blessures, au moment où il aurait tenté de l’expulser de son logement de fonction, après son licenciement.
« Il paie des gens à Arcangues, il emploie de gros bras pour m’intimider, c’est du harcèlement », estime Joëlle Godallier. L’ex-domestique, désormais sans emploi, fait l’objet d’une procédure de relogement qui n’a pas encore abouti.
Une mesure d’expulsion à son encontre et une démarche devant le conseil des Prud’Hommes sont toujours en cours. Mais les jugements sont constamment repoussés par l’une ou l’autre des parties, en fonction des accusations.
Reste à savoir, combien de temps l’agent de sécurité recruté par le millionnaire continuera d’empêcher Joëlle Godallier d’accéder à ses biens, dans le domicile qu’elle occupe.
http://www.sudouest.fr/2013/11/01/le-millionnaire-tente-d-intimider-l-ex-employee-1216833-3958.php
Après s’être absentée une semaine de son domicile, Joëlle Gadailler, qui occupe depuis 2007 un logement de fonction, attenant au domicile de Jean-Claude Lantelme, a découvert, dimanche dernier, l’œuvre explicite de son propriétaire.
« J’ai trouvé un cadenas sur le portail, un mètre cube de verre cassé devant ma porte et un volet arraché, certainement pour vérifier si je n’étais pas à l’intérieur. Quand j’ai pénétré mon domicile, j’ai pu constater que l’eau et l’électricité avaient été coupées », raconte celle qui fait l’objet d’une expulsion effective depuis le 28 octobre. « Avec la loi hivernale qui commence, il n’a pas le droit de m’expulser, alors il se fait justice lui-même », constate-t-elle.
Depuis dimanche, un agent de sécurité fait le guet en permanence devant la maison, pour empêcher à son occupante d’y accéder. Ce énième rebondissement rend encore un peu plus complexe une affaire dans laquelle une employée accuse son patron de l’avoir licenciée alors qu’elle était sous le coup d’un arrêt maladie, suite à un accident du travail survenu en décembre 2012. Elle accuse également Jean-Claude Lantelme de coups et blessures, au moment où il aurait tenté de l’expulser de son logement de fonction, après son licenciement.
« Il paie des gens à Arcangues, il emploie de gros bras pour m’intimider, c’est du harcèlement », estime Joëlle Godallier. L’ex-domestique, désormais sans emploi, fait l’objet d’une procédure de relogement qui n’a pas encore abouti.
Une mesure d’expulsion à son encontre et une démarche devant le conseil des Prud’Hommes sont toujours en cours. Mais les jugements sont constamment repoussés par l’une ou l’autre des parties, en fonction des accusations.
Reste à savoir, combien de temps l’agent de sécurité recruté par le millionnaire continuera d’empêcher Joëlle Godallier d’accéder à ses biens, dans le domicile qu’elle occupe.
http://www.sudouest.fr/2013/11/01/le-millionnaire-tente-d-intimider-l-ex-employee-1216833-3958.php
jeudi 31 octobre 2013
Matabiau. Marie-Pierre, 76 ans, aveugle et expulsée de son logement
Marie-Pierre, 76 ans dont 50 comme prostituée, quasiment aveugle,
patiente dans un snack de la rue Bayard. Au même moment, hier matin, les
camions de déménagement vidaient son logement de la rue Stalingrad. Une
expulsion, à quelques jours de la trêve hivernale, qui s’explique par
des mois et des mois de loyers impayés. «Presque deux ans», estime la
vieille dame qui se considère flouée par son ancien compagnon, décédé il
y a plus d’un mois. Ce dernier n’aurait pas réglé les factures de
Marie-Pierre, gardant le montant de la retraite de la vieille dame pour
lui. «Comme je n’y vois pas, je lui avais confié ma carte bleue mais on
ne vivait pas ensemble», confie-t-elle, désemparée. Suite à son décès,
le pot aux roses aurait été découvert grâce à Laurent, un voisin qui
rendait service à Marie-Pierre en lui lisant son courrier. «Je me suis
aperçu de tous ses ennuis», explique-t-il. Marie-Pierre aussi découvre
tout cela.
Aujourd’hui, l’heure est grave. D’abord il faut gérer l’urgence. «Dans cet état, c’est inadmissible qu’on la vire. On va essayer de lui trouver un hôtel pour cette nuit», assure Laurent. Mais à moyen terme, des questions se posent. Les dettes, bien sûr. Mais pas seulement. «Ils voulaient m’envoyer dans un foyer, mais moi je veux rester libre», peste Marie-Pierre. Ici, elle connaît tout le monde et a ses habitudes. La vieille dame veut absolument rester dans son quartier, relouer un logement. Elle cherche. Mais pour l’instant, Marie-Pierre ne trouve pas.
http://www.ladepeche.fr/article/2013/10/31/1743022-matabiau-marie-pierre-76-ans-aveugle-expulsee-logement.html
Aujourd’hui, l’heure est grave. D’abord il faut gérer l’urgence. «Dans cet état, c’est inadmissible qu’on la vire. On va essayer de lui trouver un hôtel pour cette nuit», assure Laurent. Mais à moyen terme, des questions se posent. Les dettes, bien sûr. Mais pas seulement. «Ils voulaient m’envoyer dans un foyer, mais moi je veux rester libre», peste Marie-Pierre. Ici, elle connaît tout le monde et a ses habitudes. La vieille dame veut absolument rester dans son quartier, relouer un logement. Elle cherche. Mais pour l’instant, Marie-Pierre ne trouve pas.
http://www.ladepeche.fr/article/2013/10/31/1743022-matabiau-marie-pierre-76-ans-aveugle-expulsee-logement.html
mercredi 30 octobre 2013
Une retraitée victime de son HLM : «Je vis cloîtrée chez moi avec des émanations toxiques»
Sous la fenêtre de son appartement, la société HLM «Promologis» a placé une grille d’évacuation du parking sous-terrain. Depuis 2003, Régine Bouchard milite pour le respect de sa santé.
«J’ai commencé à avoir des problèmes respiratoires. J’avais une évacuation des sous-sols, et du parking juste en dessous de ma fenêtre de chambre, c’était anormal», proteste Régine, locataire. Afin de continuer à vivre dans son appartement, cette ancienne juriste spécialisée dans l’immobilier, décide de porter l’affaire devant les tribunaux. « En 2004, j’ai fourni les preuves que des produits toxiques rentraient fréquemment dans mon appartement et j’ai gagné le procès», explique-t-elle. Si Régine n’a demandé aucune compensation financière, elle souhaitait uniquement la fermeture de cette grille d’évacuation. «Pendant presque dix ans, je n’avais plus de problème», précise-t-elle.
http://www.ladepeche.fr/article/2013/10/30/1742492-une-retraitee-victime-de-son-hlm.html
«J’ai commencé à avoir des problèmes respiratoires. J’avais une évacuation des sous-sols, et du parking juste en dessous de ma fenêtre de chambre, c’était anormal», proteste Régine, locataire. Afin de continuer à vivre dans son appartement, cette ancienne juriste spécialisée dans l’immobilier, décide de porter l’affaire devant les tribunaux. « En 2004, j’ai fourni les preuves que des produits toxiques rentraient fréquemment dans mon appartement et j’ai gagné le procès», explique-t-elle. Si Régine n’a demandé aucune compensation financière, elle souhaitait uniquement la fermeture de cette grille d’évacuation. «Pendant presque dix ans, je n’avais plus de problème», précise-t-elle.
La résidence s’est affaissée de 75 cm
Jusqu’à ce que la résidence s’affaisse de 75 cm, entraînant des travaux de rénovation qui ont de nouveau chamboulé les conduits d’aération. «Ils ont été obligés de rouvrir la grille d’aération le temps des travaux. Mais alors que le chantier était terminé, le conduit est resté ouvert… «les appels d’air font rentrer des saletés chez moi et je refais des allergies», s’insurge la dame en fauteuil roulant, avant d’insister «l’immeuble s’enfonce de plus en plus dans le sol, les normes de construction ne sont pas respectées. Je vis cloîtrée chez moi, avec des produits toxiques évacués sous mes fenêtres. Promologis ne respecte pas ses locataires». Régine a déposé une demande de relogement. «On me l’a refusée en me signifiant que je n’étais pas prioritaire. J’ai investi énormément d’argent pour adapter ce logement à mon handicap, il n’y a aucune reconnaissance». Elle ajoute : «Je voulais que l’on me reloge dans un trois-pièces comme ici, mais Promologis m’ignore complètement».«Nous allons la rencontrer»
Malgré une énième requête auprès de l’agence en charge de son appartement, elle se plaint que la situation perdure. «J’ai eu l’accusé de réception, mais rien ne change, je suis toujours exposée aux produits». Du côté de la société spécialisée dans les HLM, on se défend d’avoir reçu toute forme de plainte provenant du locataire. «La grille est automatisée, elle sert à l’extraction des fumées. Quand ça marche correctement, les lamelles sont fermées et là a priori ça fonctionne. On va la rencontrer», indique Jacques Mascaras, le directeur territorial.http://www.ladepeche.fr/article/2013/10/30/1742492-une-retraitee-victime-de-son-hlm.html
mardi 29 octobre 2013
Une gardienne de prison incarcérée
Une surveillante de la maison d'arrêt de Borgo (Haute-Corse), près de Bastia, a été mise en examen et écrouée pour trafic présumé de téléphones portables, alcool et drogue au profit de détenus.
Mise en examen la semaine dernière pour "remise illicite d'objets" à des prisonniers et "corruption passive par personne exécutant une fonction publique", Bénédicte Bourgeais a été écrouée à Borgo, puis transférée au centre pénitentiaire des Baumettes à Marseille, a précisé une source judiciaire, confirmant une information de Corse-Matin.
Elle est soupçonnée d'avoir introduit dans la prison en 2012 et 2013 des téléphones portables, des bouteilles d'alcool et des produits stupéfiants au profit de détenus. Plusieurs d'entre eux ont été interpellés dans le cadre de l'enquête. Les quantités et la nature des produits illicites trafiqués n'ont pas été précisées.
Une nouvelle directrice est attendue début novembre à la maison d'arrêt de Borgo où plusieurs enquêtes sont en cours après notamment une tentative d'évasion et la découverte d'explosifs et de matériels destinés à s'évader.
Dans la nuit du 20 au 21 octobre, un homme a tenté de s'évader avant d'être capturé par des gardiens dans les toilettes de la cour de promenade. Le détenu avait creusé un passage sous les barreaux de la fenêtre de sa cellule pour se glisser hors de celle-ci avant d'être repéré par un gardien en faction dans un mirador de surveillance.
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2013/10/29/97001-20131029FILWWW00404-une-gardienne-de-prison-incarceree.php
Mise en examen la semaine dernière pour "remise illicite d'objets" à des prisonniers et "corruption passive par personne exécutant une fonction publique", Bénédicte Bourgeais a été écrouée à Borgo, puis transférée au centre pénitentiaire des Baumettes à Marseille, a précisé une source judiciaire, confirmant une information de Corse-Matin.
Elle est soupçonnée d'avoir introduit dans la prison en 2012 et 2013 des téléphones portables, des bouteilles d'alcool et des produits stupéfiants au profit de détenus. Plusieurs d'entre eux ont été interpellés dans le cadre de l'enquête. Les quantités et la nature des produits illicites trafiqués n'ont pas été précisées.
Une nouvelle directrice est attendue début novembre à la maison d'arrêt de Borgo où plusieurs enquêtes sont en cours après notamment une tentative d'évasion et la découverte d'explosifs et de matériels destinés à s'évader.
Dans la nuit du 20 au 21 octobre, un homme a tenté de s'évader avant d'être capturé par des gardiens dans les toilettes de la cour de promenade. Le détenu avait creusé un passage sous les barreaux de la fenêtre de sa cellule pour se glisser hors de celle-ci avant d'être repéré par un gardien en faction dans un mirador de surveillance.
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2013/10/29/97001-20131029FILWWW00404-une-gardienne-de-prison-incarceree.php
lundi 28 octobre 2013
Brest. Elle délaisse son enfant de deux ans et demi pour aller danser
Ce sont des voisins qui ont donné
l'alerte, quand ils ont vu cet enfant âgé de 2 ans et demi attendre,
seul, sur le palier de l'appartement maternel, situé rue Jean-Jaurès, à Brest,
à 3 h, dans la nuit de samedi à dimanche. Les forces de l'ordre l'ont
immédiatement pris en charge avant de le conduire au Foyer de l'enfance.
Vers 5 h 30, sa mère, âgée de 23 ans, s'est présentée en état d'ivresse
au commissariat pour demander où était son fils. Placée en garde à vue
pour délaissement d'enfant, elle aurait expliqué être partie en
discothèque après avoir confié son enfant à une vague connaissance. Des
explications qui ne semblent guère avoir convaincu les forces de
l'ordre. Elle est ressortie du commissariat munie d'une convocation
devant la justice pour le vendredi 7 février. En attendant, le dossier a
été transmis au substitut des mineurs pour définir les modalités de
garde de l'enfant.
http://www.letelegramme.fr/ig/generales/regions/finistere/brest-delaissement-d-enfant-une-jeune-mere-en-garde-a-vue-28-10-2013-2283481.php
http://www.letelegramme.fr/ig/generales/regions/finistere/brest-delaissement-d-enfant-une-jeune-mere-en-garde-a-vue-28-10-2013-2283481.php
dimanche 27 octobre 2013
Lorraine : propriétaires d'une maison qui n'existe pas
Des propriétaires en colère. Voilà comment on pourrait qualifier
l’état d’esprit dans lequel se trouvent trois familles fraîchement
installées à Vincey, dans les Vosges. Il y a environ trois semaines,
elles ont été destinataires d’un courrier qu’elles ont du mal à digérer.
Cette lettre leur annonçait en effet que le tribunal administratif de
Nancy avait tout annulé leur permis de construire !
Pour comprendre ce qu’il s’est passé, il faut remonter à l’été 2012. À cette période, David Nicot et Claude Boillot décident chacun d’acheter un terrain au sein d’un lotissement qui compte 12 parcelles : « Il n’y a eu aucun souci d’autant plus que le maire nous a expliqué que tout était viabilisé » expliquent les deux hommes. Maria Novais et son mari débutent quant à eux les travaux au cours de l’automne 2012.
Sauf que fin octobre de la même année, ils reçoivent un courrier, en recommandé, leur expliquant que la préfecture saisissait le tribunal administratif de Nancy pour annuler leur permis de construire. « Par ce courrier, on a compris que la mairie était mise en cause dans cette demande d’annulation. En amont, la commune aurait effectué de mauvaises démarches dans l’octroi des autorisations de construction », déclarent les intéressés qui se sont alors adressés au premier magistrat de la commune, Gilbert Didierjean. « Il nous a dit que ça allait s’arranger. Qu’il s’occupait de tout ! »
Les mois vont donc défiler au gré des briques qui se montent. Et en juin dernier, David Nicot et Claude Boillot emménagent dans leurs maisons enfin achevées. Maria Novais en fera de même quelques semaines plus tard. Personne n’a alors de nouvelles du tribunal ou de la commune… Jusqu’à ce fameux jour de début octobre et l’annonce de la décision des juges nancéiens : leur permis de construire est carrément annulé alors qu’ils vivent au sein de leur pavillon. Mais ce n’est pas tout ! Les propriétaires sont également contraints à une interdiction : celle d’aménager leurs extérieurs. Concrètement : pas d’enrobé, pas de pose de clôtures, ni de crépis sur les murs. « Nous avons reçu un courrier de la mairie quelques jours plus tard nous confirmant la décision de justice » affirme Claude Boillot avant d’avouer que cette situation l’empêche très souvent de dormir : « J’ai 79 ans et je n’ai plus de permis de construire. Si je viens à mourir demain, qu’est-ce-qu’on fait avec cette maison ? » Maria Novais s’interroge aussi : « Devra-t-on payer la taxe d’habitation et la taxe foncière ? »
Bien sûr, une régularisation va se faire tôt ou tard et chacun va obtenir un nouveau permis. Sauf que les trois familles craignent que cette situation traîne en longueur. David Nicot, lui, nourrit d’autres inquiétudes liées aux conditions auxquelles il faudra répondre pour être en règle. Car depuis le 1er janvier dernier, toutes les nouvelles habitations doivent se conformer aux normes BBC (Bâtiment basse consommation) : « Devra-t-on répondre à ces nouvelles normes pour obtenir notre permis ? Si c’est le cas, ça risque de nous coûter très cher… »
Toutes ces questions méritent des réponses. Mais quand les auront-ils ? Sans doute faudra-t-il attendre encore plusieurs mois…
http://www.estrepublicain.fr/actualite/2013/10/27/proprietaires-en-colere
« Propriétaires d’une maison qui n’existe pas »
David Nicot, Maria Novais et Claude Boillot, victimes de cette annulation, résument ainsi la situation : « On est propriétaire d’une maison qui n’existe pas ! »Pour comprendre ce qu’il s’est passé, il faut remonter à l’été 2012. À cette période, David Nicot et Claude Boillot décident chacun d’acheter un terrain au sein d’un lotissement qui compte 12 parcelles : « Il n’y a eu aucun souci d’autant plus que le maire nous a expliqué que tout était viabilisé » expliquent les deux hommes. Maria Novais et son mari débutent quant à eux les travaux au cours de l’automne 2012.
Sauf que fin octobre de la même année, ils reçoivent un courrier, en recommandé, leur expliquant que la préfecture saisissait le tribunal administratif de Nancy pour annuler leur permis de construire. « Par ce courrier, on a compris que la mairie était mise en cause dans cette demande d’annulation. En amont, la commune aurait effectué de mauvaises démarches dans l’octroi des autorisations de construction », déclarent les intéressés qui se sont alors adressés au premier magistrat de la commune, Gilbert Didierjean. « Il nous a dit que ça allait s’arranger. Qu’il s’occupait de tout ! »
Les mois vont donc défiler au gré des briques qui se montent. Et en juin dernier, David Nicot et Claude Boillot emménagent dans leurs maisons enfin achevées. Maria Novais en fera de même quelques semaines plus tard. Personne n’a alors de nouvelles du tribunal ou de la commune… Jusqu’à ce fameux jour de début octobre et l’annonce de la décision des juges nancéiens : leur permis de construire est carrément annulé alors qu’ils vivent au sein de leur pavillon. Mais ce n’est pas tout ! Les propriétaires sont également contraints à une interdiction : celle d’aménager leurs extérieurs. Concrètement : pas d’enrobé, pas de pose de clôtures, ni de crépis sur les murs. « Nous avons reçu un courrier de la mairie quelques jours plus tard nous confirmant la décision de justice » affirme Claude Boillot avant d’avouer que cette situation l’empêche très souvent de dormir : « J’ai 79 ans et je n’ai plus de permis de construire. Si je viens à mourir demain, qu’est-ce-qu’on fait avec cette maison ? » Maria Novais s’interroge aussi : « Devra-t-on payer la taxe d’habitation et la taxe foncière ? »
Bien sûr, une régularisation va se faire tôt ou tard et chacun va obtenir un nouveau permis. Sauf que les trois familles craignent que cette situation traîne en longueur. David Nicot, lui, nourrit d’autres inquiétudes liées aux conditions auxquelles il faudra répondre pour être en règle. Car depuis le 1er janvier dernier, toutes les nouvelles habitations doivent se conformer aux normes BBC (Bâtiment basse consommation) : « Devra-t-on répondre à ces nouvelles normes pour obtenir notre permis ? Si c’est le cas, ça risque de nous coûter très cher… »
Toutes ces questions méritent des réponses. Mais quand les auront-ils ? Sans doute faudra-t-il attendre encore plusieurs mois…
http://www.estrepublicain.fr/actualite/2013/10/27/proprietaires-en-colere
vendredi 25 octobre 2013
Calais appelle à signaler les squatteurs
La sénatrice-maire UMP de Calais, Natacha Bouchart, a posté sur sa page Facebook un appel à dénoncer les implantations illégales de migrants dans des squats de sa ville. Presque 500 commentaires ont suivi depuis mercredi ce post sur le réseau social en ligne, certains approuvant l'initiative de l'élue, d'autres dénonçant une nouvelle attaque contre les migrants à Calais.
"Je m'adresse tout particulièrement aux Calaisiens et Calaisiennes touchés par les nombreux squats de migrants sur Calais. Il ne faut pas hésiter à laisser un mail sur cette adresse (...) lorsque vous voyez des 'no borders' ou des migrants s'implanter illégalement dans une maison. Ainsi, la police pourra intervenir", a écrit Natacha Bouchart. Son cabinet a expliqué que le but de cette démarche était de "faire de la prévention" et éviter que des drames surviennent. "Eviter que des squats s'installent, c'est éviter de futurs incidents qui pourraient être graves comme ils l'ont déjà été".
jeudi 24 octobre 2013
Le viager a mal tourné: des victimes azuréennes racontent
Claudine et Camille avaient vendu en viager pour vivre mieux leurs vieux jours. La société acheteuse n’existe plus. Ils appellent les autres victimes à se regrouper.
Claudine R, 79 ans, peine à retenir ses larmes. Le matin même, elle était au TGI de Grasse avec d'autres victimes de Life Invest Fund 3 C, une société américaine disposant d'une filiale française à Fréjus, à qui elle avait vendu son bien en viager, une maison avec jardin dans le quartier des Canebiers contre un bouquet de 90.000 euros plus une rente viagère de 1200 euros par mois.
C'était en 2008. La même année, Camille H, 77 ans, vendait son trois-pièces en centre-ville, moyennant un bouquet de 32.000 euros plus une rente viagère de 380 euros. « Ils ont payé pendant trois ans. Parfois les mensualités arrivaient en retard, mais ils rattrapaient le mois suivant», raconte Camille. Jusqu'à ce que la Société Life Iinvest arrête définitivement de payer. C'était en février 2012 (1).
Pour vivre mieux
«Quand j'ai appelé la société à Fréjus, au téléphone une secrétaire m'a dit : « Vous n'êtes pas près d'être payée ». J'ai demandé : alors qu'est-ce que je fais. Elle m'a répondu: « Prenez un huissier», raconte Claudine R.
« Cette décision de vendre en viager, c'était pour vivre un peu mieux», explique Camille L, qui vit avec une petite retraite d'artisan.
Les époux R. avaient fait construire leur maison aux Canebiers en 1983. Ils s'y sont installés en 1985. « Ça devenait trop grand, alors on a cherché à vendre. On avait des acheteurs à 745.000emais mon mari qui était très fatigué, ne voulait pas déménager. Il m'a dit : tu es chez toi là, tu es bien. On va vendre en viager, comme ça tu seras à l'abri. La première année, j'ai touché les 1200epar mois, l'année suivante, c'était plus que 1100e, pour une question d'indice qui avait baissé, m'a-t-on dit alors».
Quand Claudine a demandé à sortir du viager, pour clause de non-paiement, on lui a répondu que ce n'était pas valable. Et qu'il fallait aller jusqu'au procès.
Entre-temps, Life Invest a été en faillite et convertie en liquidation judiciaire, une procédure confirmée en appel à Aix le 16 mai dernier.
« Moi je veux sortir du viager et mettre ma maison en vente», répète Claudine. L'audience du 7 octobre qui s'est tenue au TGI de Grasse devait statuer sur son cas et celui d'autres victimes de Life Invest qui comme elle souhaitent résilier ce viager. Le jugement a été mis en délibéré au 18 novembre prochain. Mais le dossier, très technique, semble compliqué. « D'autant plus que le liquidateur judiciaire aurait un repreneur susceptible de racheter un maximum de viagers», nous dit une source proche du dossier.
En attendant le rendu du jugement, Claudine R. va déposer plainte pour escroquerie. Et avec Camille L. et d'autres personnes rencontrées à l'audience, ils ont décidé de créer une association de défense et de recours des victimes de Life Invest (2).
http://www.nicematin.com/cagnes-sur-mer/le-viager-a-mal-tourne-des-victimes-azureennes-racontent.1489144.html
Claudine R, 79 ans, peine à retenir ses larmes. Le matin même, elle était au TGI de Grasse avec d'autres victimes de Life Invest Fund 3 C, une société américaine disposant d'une filiale française à Fréjus, à qui elle avait vendu son bien en viager, une maison avec jardin dans le quartier des Canebiers contre un bouquet de 90.000 euros plus une rente viagère de 1200 euros par mois.
C'était en 2008. La même année, Camille H, 77 ans, vendait son trois-pièces en centre-ville, moyennant un bouquet de 32.000 euros plus une rente viagère de 380 euros. « Ils ont payé pendant trois ans. Parfois les mensualités arrivaient en retard, mais ils rattrapaient le mois suivant», raconte Camille. Jusqu'à ce que la Société Life Iinvest arrête définitivement de payer. C'était en février 2012 (1).
Pour vivre mieux
«Quand j'ai appelé la société à Fréjus, au téléphone une secrétaire m'a dit : « Vous n'êtes pas près d'être payée ». J'ai demandé : alors qu'est-ce que je fais. Elle m'a répondu: « Prenez un huissier», raconte Claudine R.
« Cette décision de vendre en viager, c'était pour vivre un peu mieux», explique Camille L, qui vit avec une petite retraite d'artisan.
Les époux R. avaient fait construire leur maison aux Canebiers en 1983. Ils s'y sont installés en 1985. « Ça devenait trop grand, alors on a cherché à vendre. On avait des acheteurs à 745.000emais mon mari qui était très fatigué, ne voulait pas déménager. Il m'a dit : tu es chez toi là, tu es bien. On va vendre en viager, comme ça tu seras à l'abri. La première année, j'ai touché les 1200epar mois, l'année suivante, c'était plus que 1100e, pour une question d'indice qui avait baissé, m'a-t-on dit alors».
Quand Claudine a demandé à sortir du viager, pour clause de non-paiement, on lui a répondu que ce n'était pas valable. Et qu'il fallait aller jusqu'au procès.
Entre-temps, Life Invest a été en faillite et convertie en liquidation judiciaire, une procédure confirmée en appel à Aix le 16 mai dernier.
« Moi je veux sortir du viager et mettre ma maison en vente», répète Claudine. L'audience du 7 octobre qui s'est tenue au TGI de Grasse devait statuer sur son cas et celui d'autres victimes de Life Invest qui comme elle souhaitent résilier ce viager. Le jugement a été mis en délibéré au 18 novembre prochain. Mais le dossier, très technique, semble compliqué. « D'autant plus que le liquidateur judiciaire aurait un repreneur susceptible de racheter un maximum de viagers», nous dit une source proche du dossier.
En attendant le rendu du jugement, Claudine R. va déposer plainte pour escroquerie. Et avec Camille L. et d'autres personnes rencontrées à l'audience, ils ont décidé de créer une association de défense et de recours des victimes de Life Invest (2).
http://www.nicematin.com/cagnes-sur-mer/le-viager-a-mal-tourne-des-victimes-azureennes-racontent.1489144.html
mercredi 23 octobre 2013
X. Mathieu licencié une 2° fois ?
Ubuesque. Abracadrabrantesque. Discriminatoire. Xavier Mathieu, le délégué syndical CGT de Continental-Clairoix (Oise), l'ancienne usine de pneumatiques fermée en mars 2009, ne comprend pas : il est convoqué ce mercredi 23 octobre à Sarreguemines (Moselle), siège de Continental France, pour subir un entretien préalable au licenciement.
Xavier Mathieu fait partie des 22 salariés protégés qui ont obtenu du tribunal administratif d'Amiens, en février dernier, l'invalidation du motif économique de leur licenciement. Quelques jours après, alors que la direction de Continental annonçait son intention de faire appel, il demandait, avec un autre délégué syndical (Antonio Da Costa, CFTC) sa réintégration dans l'entreprise, comme le jugement leur en laissait le droit. « Je n'ai jamais été réintégré, martèle le représentant syndical. La preuve, je ne touche pas de salaire, je ne suis jamais convoqué aux réunions du comité d'entreprise et le DRH France a lui-même reconnu que je n'étais pas réintégré. Comment peut-on, dans ces conditions me licencier ? Comment divorcer quand on n'est pas marié ? »
C'est que la réintégration n'est pas effective, plaide la direction de Continental France. « Deux postes, correspondant à celui qu'il occupait à Clairoix lui ont été proposés. Il a refusé. Il y a donc impossibilité d'exécuter le contrat de travail. La décision du tribunal d'Amiens a annulé le licenciement, mais on ne peut pas le réintégrer. »
Xavier Mathieu se dit aujourd'hui chômeur et pointe du doigt la différence de traitement qui lui est infligée. « L'inspection du Travail l'a d'ailleurs reconnu et a averti la direction de Continental, mais elle n'a pas dressé de procès-verbal. » Il envisage, donc, de poursuivre son ancien employeur, en référé, pour délit d'entrave à l'exercice de son mandat syndical et discrimination.
http://www.courrier-picard.fr/region/x-mathieu-licencie-une-2-e-fois-ia0b0n219352
Xavier Mathieu fait partie des 22 salariés protégés qui ont obtenu du tribunal administratif d'Amiens, en février dernier, l'invalidation du motif économique de leur licenciement. Quelques jours après, alors que la direction de Continental annonçait son intention de faire appel, il demandait, avec un autre délégué syndical (Antonio Da Costa, CFTC) sa réintégration dans l'entreprise, comme le jugement leur en laissait le droit. « Je n'ai jamais été réintégré, martèle le représentant syndical. La preuve, je ne touche pas de salaire, je ne suis jamais convoqué aux réunions du comité d'entreprise et le DRH France a lui-même reconnu que je n'étais pas réintégré. Comment peut-on, dans ces conditions me licencier ? Comment divorcer quand on n'est pas marié ? »
C'est que la réintégration n'est pas effective, plaide la direction de Continental France. « Deux postes, correspondant à celui qu'il occupait à Clairoix lui ont été proposés. Il a refusé. Il y a donc impossibilité d'exécuter le contrat de travail. La décision du tribunal d'Amiens a annulé le licenciement, mais on ne peut pas le réintégrer. »
Xavier Mathieu se dit aujourd'hui chômeur et pointe du doigt la différence de traitement qui lui est infligée. « L'inspection du Travail l'a d'ailleurs reconnu et a averti la direction de Continental, mais elle n'a pas dressé de procès-verbal. » Il envisage, donc, de poursuivre son ancien employeur, en référé, pour délit d'entrave à l'exercice de son mandat syndical et discrimination.
http://www.courrier-picard.fr/region/x-mathieu-licencie-une-2-e-fois-ia0b0n219352
mardi 22 octobre 2013
Trois joueurs de Bayonne arrivent ivres à la séance vidéo
Bayonne, avant-dernier du classement de Top 14, n’avait certainement pas besoin de cela. Surtout avant une rencontre vendredi soir, à Jean-Dauger, contre Montpellier, déjà très importante dans l’optique du maintien.
Aujourd’hui, le président délégué de l’Aviron, Philippe Rugierri recevra dans son bureau le demi de mêlée international gallois Mike Phillips et les Néo-Zélandais Dwayne-Haare et Stephen Brett. Il ne leur parlera pas de prolongation de contrat mais plutôt d’écart de conduite.
En effet, les trois joueurs sont convoqués et risquent une sanction pour s’être présentés à un entraînement en état d’ivresse. En fait, une séance vidéo. Ce qui fait dire aux supporters bayonnais que les joueurs sont meilleurs en troisième mi-temps que lors des deux premières.
C’était le vendredi 11 octobre au matin, au lendemain de la victoire en Challenge européen face à Grenoble (37-6).
Phillips et Haare n’avaient pas été retenus jeudi dernier pour le déplacement aux London Wasps (défaite 10-26) en Challenge européen, au contraire de l’ouvreur Brett, auteur de cinq points.
On s’attend évidemment à des sanctions à l’encontre des trois joueurs. Elle sera peut-être plus lourde pour Mike Phillips, récidiviste, qui, en septembre 2012, avait écopé d’une sanction financière et d’une suspension de dix jours prononcées en interne par le club basque.
Bayonne a décrété un huis clos complet cette semaine, avant la réception de Montpellier vendredi.
http://www.ladepeche.fr/article/2013/10/22/1736767-trois-joueurs-de-bayonne-arrivent-ivres-a-la-seance-video.html
Aujourd’hui, le président délégué de l’Aviron, Philippe Rugierri recevra dans son bureau le demi de mêlée international gallois Mike Phillips et les Néo-Zélandais Dwayne-Haare et Stephen Brett. Il ne leur parlera pas de prolongation de contrat mais plutôt d’écart de conduite.
En effet, les trois joueurs sont convoqués et risquent une sanction pour s’être présentés à un entraînement en état d’ivresse. En fait, une séance vidéo. Ce qui fait dire aux supporters bayonnais que les joueurs sont meilleurs en troisième mi-temps que lors des deux premières.
C’était le vendredi 11 octobre au matin, au lendemain de la victoire en Challenge européen face à Grenoble (37-6).
Phillips et Haare n’avaient pas été retenus jeudi dernier pour le déplacement aux London Wasps (défaite 10-26) en Challenge européen, au contraire de l’ouvreur Brett, auteur de cinq points.
On s’attend évidemment à des sanctions à l’encontre des trois joueurs. Elle sera peut-être plus lourde pour Mike Phillips, récidiviste, qui, en septembre 2012, avait écopé d’une sanction financière et d’une suspension de dix jours prononcées en interne par le club basque.
Bayonne a décrété un huis clos complet cette semaine, avant la réception de Montpellier vendredi.
http://www.ladepeche.fr/article/2013/10/22/1736767-trois-joueurs-de-bayonne-arrivent-ivres-a-la-seance-video.html
lundi 21 octobre 2013
Evra convoqué par la FFF, Deschamps regrette les propos du joueur
Le latéral gauche de l'équipe de France, Patrice Evra, va être convoqué par la Fédération française de football (FFF) pour ses propos assassins contre Bixente Lizarazu, Luis Fernandez, Rolland Courbis et Pierre Ménès.
Didier Deschamps a déclaré ce dimanche "regretter" les propos de Patrice Evra, qui s'en est pris violemment à quatre journalistes et consultants, et a parlé de "dérapage", estimant néanmoins qu'il s'agissait d'un "problème de personnes". "Je regrette les propos tenus par Patrice Evra, bien évidemment, et j'ai découvert le contenu ce matin pendant l'émission. Même si je peux comprendre sur le fond ce qui l'a amené là. On voit quelqu'un qui est à bout sur certaines choses. C'est un problème de personnes, avec Patrice Evra contre Pierre Ménès et trois autres personnes", a déclaré Deschamps, invité de Canal +.
Dans une interview diffusée ce dimanche sur Téléfoot, Evra s'en est pris nommément à Luis Fernandez, Bixente Lizarazu, Rolland Courbis et Pierre Ménès, qualifiés de "clochards" et de "parasites", et à qui il reproche de faire de lui le "mal-aimé" des Bleus depuis le désastre du Mondial-2010 en Afrique du Sud.
"Il y a une multitude de médias qui fait que ce n'est pas facile"
En début de soirée, la Fédération française de football (FFF) a annoncé dans un communiqué que Patrice Evra était convoqué par le président de la FFF Noël Le Graët et par Didier Deschamps pour "s'expliquer" sur ces déclarations. "Avec le président, on recevra Patrice Evra pour lui demander des explications, ce qui me paraît logique. Tout au plus il aurait pu le penser, mais le dire ce n'est pas une bonne chose", a déclaré Deschamps, qui a ensuite évoqué "un dérapage".
"Aujourd'hui, la problématique c'est qu'il y a une multitude de médias qui fait que ce n'est pas facile. Je ne lui donne pas raison, mais c'est dur", a encore dit le sélectionneur. "Ca n'excuse pas la teneur de ses propos mais il y a un contexte, des sondages très durs qui sortent. Ce sont aussi des propos que tu as pu tenir sur lui", a-t-il aussi ajouté, s'adressant à Pierre Ménès.
Selon Patrice Evra, ce dernier aurait déclaré que le joueur de Manchester United serait "prêt à vendre sa mère pour revenir en équipe de France". "Ce sont des êtres humains avec aussi parfois leurs points faibles", a ajouté Deschamps, répétant pour conclure qu'il s'agissait d'un "problème de personnes entre Evra et quatre consultants."
dimanche 20 octobre 2013
250 passagers d'un Paris-Nice passent la nuit dans le train à Toulon
Deux-cent cinquante passagers ont passé la nuit de vendredi à samedi dans un TGV Paris - Nice arrêté en gare de Toulon. Ils sont finalement arrivés avec plus de huit heures de retard.
Le suicide d'un homme est à l'origine de ce problème de trafic, selon le service communication de la SNCF. "Le conducteur du TGV ne s'est aperçu de rien. C'est le conducteur du TER suivant qui a aperçu la victime et donné l'alerte."
Habituellement, le retard d'un train après un suicide est d'environ trois heures. Cette fois, le remplacement des conducteurs de train, choqués, et les constatations policières ont pris trois fois plus de temps.
"Le fait que cela survienne la nuit complexifie l'intervention, explique la porte-parole de la direction PACA de la SNCF. Nous avons fait tout notre possible pour prendre en charge les 250 passagers en leur apportant, notamment, des plateaux repas."
"Pas de bus, pas de taxi, pas de couvertures…"
Une assistance que Virginie Gerbault, au contraire, a trouvé "très, très légère." Cette mère de famille était dans le train avec ses enfants de 7 ans et 12 ans, qu'elle déposait chez leur grand-mère à Saint-Raphaël.
"Il devait être 22 h 30 lorsque, peu avant Toulon, nous avons entendu un bruit sourd. On nous a d'abord parlé d'un problème de freinage puis, arrivés en gare de Toulon, d'un suicide sur la voie. On nous a demandé d'attendre environ une heure, le temps que les enquêteurs procèdent aux constatations d'usage. Sauf qu'en réalité, on nous a "trimballés" jusqu'à 7 h du matin."
Dans le train, beaucoup d’enfants, en ce jour de départ en vacances.
"Vers 1 h, en effet, on nous a livré un plateau repas. Mais l'assistance s'est résumée à cela: pas de bus, pas de taxi, pas de couvertures, pas de café… Bref, pas de plan B. Vers 3 h 30, on nous a réveillés pour nous regrouper dans la première rame. On a alors pensé qu'on nous évacuerait… Mais non, c'était simplement pour attendre le premier TER, au cas où le train ne redémarrerait pas."
Le train était attendu à Nice à 0h29. Il est finalement arrivé aux environs de 9h30. Un périple de près de 15 heures.
Pas sûr, pour autant, que les usagers puissent prétendre à un quelconque dédommagement, l'accident n'étant pas imputable à la SNCF.
http://www.nicematin.com/derniere-minute/250-passagers-dun-paris-nice-passent-la-nuit-dans-le-train-a-toulon.1484427.html
Le suicide d'un homme est à l'origine de ce problème de trafic, selon le service communication de la SNCF. "Le conducteur du TGV ne s'est aperçu de rien. C'est le conducteur du TER suivant qui a aperçu la victime et donné l'alerte."
Habituellement, le retard d'un train après un suicide est d'environ trois heures. Cette fois, le remplacement des conducteurs de train, choqués, et les constatations policières ont pris trois fois plus de temps.
"Le fait que cela survienne la nuit complexifie l'intervention, explique la porte-parole de la direction PACA de la SNCF. Nous avons fait tout notre possible pour prendre en charge les 250 passagers en leur apportant, notamment, des plateaux repas."
"Pas de bus, pas de taxi, pas de couvertures…"
Une assistance que Virginie Gerbault, au contraire, a trouvé "très, très légère." Cette mère de famille était dans le train avec ses enfants de 7 ans et 12 ans, qu'elle déposait chez leur grand-mère à Saint-Raphaël.
"Il devait être 22 h 30 lorsque, peu avant Toulon, nous avons entendu un bruit sourd. On nous a d'abord parlé d'un problème de freinage puis, arrivés en gare de Toulon, d'un suicide sur la voie. On nous a demandé d'attendre environ une heure, le temps que les enquêteurs procèdent aux constatations d'usage. Sauf qu'en réalité, on nous a "trimballés" jusqu'à 7 h du matin."
Dans le train, beaucoup d’enfants, en ce jour de départ en vacances.
"Vers 1 h, en effet, on nous a livré un plateau repas. Mais l'assistance s'est résumée à cela: pas de bus, pas de taxi, pas de couvertures, pas de café… Bref, pas de plan B. Vers 3 h 30, on nous a réveillés pour nous regrouper dans la première rame. On a alors pensé qu'on nous évacuerait… Mais non, c'était simplement pour attendre le premier TER, au cas où le train ne redémarrerait pas."
Le train était attendu à Nice à 0h29. Il est finalement arrivé aux environs de 9h30. Un périple de près de 15 heures.
Pas sûr, pour autant, que les usagers puissent prétendre à un quelconque dédommagement, l'accident n'étant pas imputable à la SNCF.
http://www.nicematin.com/derniere-minute/250-passagers-dun-paris-nice-passent-la-nuit-dans-le-train-a-toulon.1484427.html
vendredi 18 octobre 2013
Une candidate FN compare Taubira à un singe
"À la limite, je préfère la voir dans un arbre [accrochée] aux branches que la voir au gouvernement." La pique est lancée par Anne-Sophie Leclere, candidate Front national aux municipales à Rethel, dans les Ardennes, à l'encontre de Christiane Taubira. "Franchement c'est une sauvage, arrivant à la télé avec un sourire du diable", s'explique la jeune candidate... pour justifier le fait d'avoir mis sur Facebook un douteux comparatif en image entre la ministre de la Justice et un singe. "Mais ce n'est pas raciste", assure-t-elle dans un reportage diffusé dans l'émission Envoyé spécial, sur France 2.
http://www.lejdd.fr/Politique/Depeches/Une-candidate-FN-compare-Taubira-a-un-singe-634498
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