jeudi 17 octobre 2013

Cahors. étudiants : le système D pour manger à leur faim

La Semaine de l’étudiant leur permet d’évoquer ce besoin vital. Témoignages…
Des étudiants ne parviennent pas à remplir leur assiette au quotidien.
c’est un fait : la vie étudiante s’est étoffée à Cahors (812 jeunes). Aucun ne s’en plaindra. En revanche,beaucoup avouent de grandes difficultés pour se nourrir à leur faim. «Nous consacrons un budget d’environ 6 € par jour à notre nourriture. C’est juste, mais nous n’avons pas de cafétéria à notre disposition», regrettent Jeanne et Léo, étudiants en MUC (Management des unités commerciales).
«Et encore, nous travaillons en alternance. Nous avons un petit revenu», ajoute Jeanne.
L’association Sang’Esi’T, qui regroupe les étudiants de l’IFSI (Institut de formation en soins infirmiers), planche sur un système de paniers frais leur permettant de consommer régulièrement des fruits et légumes, en regroupant les achats pour réduire les coûts. «Certains étudiants disposent des minimums sociaux. C’est faible. Alors on mange des pâtes. La difficulté alimentaire est une réalité. En tant que futurs infirmiers et infirmières, nous nous soucions de la santé de tous mais aussi de la nôtre», souligne David Sevrin, président de Sang Esi’T.

Logement, santé : des soucis récurrents aussi

Les faibles ressources des étudiants sont absorbées par le loyer du logement qu’ils occupent. Au BIJ (Bureau information jeunesse), Emmanuelle Bacou, dévoile une idée suggérée par des étudiants du Grand Cahors. «Lorsque l’un d’eux effectue un stage, il pourrait prêter sa chambre ou son studio à un autre qui accomplit un long trajet pour rejoindre son domicile familial», explique-t-elle.
La santé est également un problème récurrent. Sans moyen, les étudiants retardent leurs soins. «Je souhaite la création d’un centre de médecine universitaire, à Cahors, ouvert à tous les jeunes», lance Andréa Quéraud, élu du Grand Cahors. Santé et soucis alimentaires sont liés. Les étudiants ne réclament pas un repas gargantuesque, mais des actions après avoir révélé leur besoin que beaucoup ignoraient.
«La moitié du monde ne sait pas comment l’autre vit», a justement écrit Rabelais. Le «père» de Gargantua n’a pas la solution attendue par les étudiants, mais il impose la réflexion.
http://www.ladepeche.fr/article/2013/10/17/1733334-cahors-etudiants-le-systeme-d-pour-manger-a-leur-faim.html

mercredi 16 octobre 2013

Zimbabwe : au moins 100 éléphants, empoisonnés au cyanure, retrouvés morts

Au moins cent éléphants, empoisonnés au cyanure, ont été retrouvés morts cette semaine dans le plus grand parc national animalier du Zimbabwe. Deux personnes, soupçonnées d'appartenir à un réseau de braconnage, ont été arrêtées.

Le bilan est lourd. Au moins cent éléphants ont été retrouvés morts cette semaine dans le plus grand parc national animalier du Zimbabwe , ont indiqué les autorités de conservation de la vie sauvage, après la découverte de dix nouvelles carcasses. Tous ont été empoisonnés au cyanure. 

"Dix carcasses d'éléphants ont été découvertes à Hwange avant-hier, deux suspects ont été arrêtés et 14 pièces d'ivoire saisies", a indiqué Caroline Washaya-Moyo, une porte-parole de l'autorité gestionnaire des parcs nationaux. De nombreux autres animaux ont aussi succombé à un empoisonnement, selon les autorités qui n'ont pas voulu donner de détails.
Des réseaux de braconnage très organisés
Ces dernières semaines, douze personnes ont été arrêtées, dont trois ont été condamnées le mois dernier à des peines d'au moins 15 ans de prison, assorties d'une lourde amende de 600.000 dollars (440.000 euros). Les autorités ont aussi donné un ultimatum aux habitants d'un village en bordure du parc accusés de détenir du cyanure. Les chefs coutumiers de Tsholotsho ont imploré le pardon des autorités nationales en soulignant que si des villageois s'étaient rendus complices de braconnage, c'était à cause de la pauvreté, et non par cupidité.
Le parc, d'une étendue de plus de 14.000 km2, est patrouillé par seulement une cinquantaine de rangers, et aurait besoin de dix fois plus de patrouilles. Le nombre d'éléphants est estimé à plus de 120.000 dans les parcs nationaux du pays. 
Ils sont victimes de réseaux organisés de braconnage qui exportent l'ivoire vers l'Asie et le Moyen-Orient, en dépit de son interdiction depuis 1989. Le trafic d'ivoire brasse chaque année environ 10 milliards de dollars selon un expert dans la protection des animaux sauvages.
 

mardi 15 octobre 2013

Une adolescente kosovar expulsée en pleine sortie scolaire

Leonarda, 15 ans, a été arrêtée la semaine dernière par des policiers alors qu'elle se trouvait dans un bus scolaire avec ses camarades. Des enseignants choqués demandent son retour en France.

Les faits sont relatés par le blog de RESF (Réseau Education Sans Frontière), sur le site de Médiapart. La famille Dibrani a été expulsée la semaine dernière vers le Kosovo. En deux fois. Le père a pris un avion le mardi matin alors qu'il était retenu depuis fin août dans un centre de rétention à Strasbourg. Il a été arrêté à Mulhouse alors qu'il était assigné à résidence. 

La mère, elle, a tenté dans la journée de mardi de convaincre les autorités françaises de pouvoir rester en France. Ses enfants qui ont entre 5 et 17 ans y sont normalement scolarisés. En France depuis presque cinq ans, il leur manquait deux mois pour être régularisés dans le cadre de l'application de la circulaire Valls. "Ils parlent parfaitement le français", précisent les enseignants du collège André Malraux et du lycée Toussaint Louverture où ils sont scolarisés.

L'aînée, Leonarda, était scolarisée en classe de 3ème, au collège André Malraux de Pontarlier.  Le mercredi, au lendemain de l'expulsion de son papa, une sortie scolaire était prévue pour sa classe à Sochaux. Le départ étant prévu tôt le matin, Leonarda était allée dormir chez une amie à Pontarlier, sa mère habitant plus loin dans la commune de Leviers. Les policiers chargés de l'expulsion de la famille ont été renseignés sur l'endroit où se trouvait la jeune fille.  Le maire de leviers a alors appelé Leonarda en demandant à parler un professeur, déjà en route vers Sochaux dans le bus scolaire.

"Ils m'ont répondu qu'ils n'avaient pas le choix"

"Le maire de Levier, Albert Jeannin, m'a alors passé au téléphone un agent de la PAF qui était dans son bureau : son langage était plus ferme et plus directif, il m'a dit que nous n'avions pas le choix que nous devions impérativement faire stopper le bus là où nous étions car il voulait récupérer une de nos élèves en situation irrégulière », témoigne le professeur.  Le bus a alors fait plus loin un stop sur un parking d'un autre collège, du Doubs. "Une voiture de
police est arrivée, deux policiers en uniforme sont sortis. Je leur ai dit que la façon de procéder à l'interpellation d'une jeune fille dans le cadre des activités scolaires est totalement inhumaine et qu'ils auraient pu procéder différemment, il m'ont répondu qu'ils n'avaient pas le choix, qu'elle devait retrouver sa famille... ", explique-t-il.

La jeune fille est alors descendue du bus après avoir dit au revoir à ses camarades de classe de 3ème, selon le récit relaté sur le blog de Réseau éducation sans frontières. Un professeur a demandé aux policiers de laisser le bus s'éloigner pour ne pas que les enfants voient Leonarda en larmes monter dans la voiture de police. La famille Dibrani a finalement été expulsée le mercredi par avion à 13h.  Dans leur lettre publiée par le site Mediapart, les enseignants font part de leur émotion : "Nous, professeurs du collège André Malraux et du lycée Toussaint Louverture, sommes choqués de voir comment les efforts d'intégration fournis par ces enfants à l'école sont réduits à néant par des politiques aveugles et inhumaines.  Nous demandons le retour immédiat des enfants en France pour leur sécurité."

Selon Europe 1, le secrétaire général de la préfecture a justifié ainsi cette procédure  "Ça s'est passé en dehors du temps scolaire et en dehors de l'établissement scolaire ». 
 

lundi 14 octobre 2013

Ils ne répondent pas à une invitation de Pôle Emploi, des chômeurs menacés de radiation

Plusieurs demandeurs d'emploi du Nord-Mosellan ont reçu une menace de radiation pour ne pas s'être rendus, ni avoir répondu à une simple invitation de Pôle Emploi. L'association Recours Radiation dénonce "un véritable piège pour les chômeurs".

Dans le département de la Moselle , plusieurs dizaines de demandeurs d' emploi ont reçu une invitation de Pôle Emploi leur proposant de participer en septembre "à un recrutement" pour des postes en contrats aidés dans l'Education nationale. N'étant pas intéressés, plusieurs d'entre eux ne se sont pas rendus à ce rendez-vous, qu'ils avaient jugé facultatif. Mais contre toute attente, Pôle Emploi leur a envoyé quelques jours plus tard un courrier d'"avertissement avant radiation pour non présentation à un entretien suite à une convocation", tout en faisant référence à l'invitation reçue auparavant.

Dans ce second courrier, Pôle Emploi précise aux demandeurs d'emploi qu'ils disposent "d'un délai de 10 jours" pour justifier leur "absence" à cette "convocation". Sinon, "je serai contraint (...) de procéder à votre radiation de la liste des demandeurs d'emploi pour une durée de 2 à 6 mois", dit le directeur de l'agence de Thionville, dans un courrier que s'est procuré MYTF1News.
Cette menace de radiation "n'est pas légale", critique  l'association Recours Radiation, qui rappelle que cette procédure est "exclusivement réservée aux absences de convocation" selon l'article  L5412-1 du code du Travail. "Cette opération 'invitations' en nombre est un véritable piège pour les chômeurs qui ne sont pas intéressés par les contrats dits aidés", dénonce sa présidente Marie-Rose Pechallat. "Contrairement à une convocation, à aucun moment il n'est écrit sur cette invitation que les demandeurs doivent s'y rendre et qu'ils pourraient être radiés s'ils décidaient de ne pas venir", poursuit l'ancienne conseillère Pôle Emploi.
"Un simple coup de semonce"
"Ils sont sur le fil du rasoir de la légalité", commente à son tour  Ludovic Louis, secrétaire régional du SNU-Lorraine. "S'agissant de contrats aidés, de postes peu qualifiés, ils s'adressent à un public en situation difficile et jouent sur l'ambiguïté des mots : invitation, convocation".
Interrogé par Le Républicain Lorrain, Pascal Sinnes, le directeur de l'agence Pôle Emploi Saint-François de Thionville s'est contenté de dire que cet avertissement était un "simple coup de semonce adressé à des demandeurs d'emploi qui n'ont même pas daigné s'excuser de leur absence". Mais pourquoi avoir envoyé une invitation au lieu d'une convocation ? "Nous sommes parfois coincés entre des termes juridiques et des termes moins officiels qui permettent d'établir une relation de confiance avec les demandeurs d'emploi, se défend un porte-parole de Pôle Emploi. Et quand on privilégie les seconds, on nous le reproche". De quoi créer la confusion chez les chômeurs.  
 

dimanche 13 octobre 2013

Niort se plaint de "la rumeur du 93"

Le député-maire PS de Niort, Geneviève Gaillard, a porté plainte vendredi pour endiguer une rumeur, colportée depuis quelques années, selon laquelle sa ville recevrait des subventions pour accueillir des habitants de Seine-Saint-Denis.

Geneviève Gaillard a déposé plainte "contre X" auprès du parquet de Niort pour "préjudice causé à l'autorité publique par des assertions mensongères". Depuis "des mois, un bruit insistant, qui devient une rumeur, parcourt la ville de Niort, et au-delà", écrit-elle dans sa lettre au parquet, que l'AFP a pu consulter. Elle y déplore la "persistance et l'ampleur d'un phénomène qui porte en lui la provocation (...) à la discrimination, à la haine, à la violence".

Selon ce "bruit" - la presse parle d'une "rumeur du 9-3" -, la ville aurait signé une convention avec le Conseil général de Seine-Saint-Denis pour accueillir des "personnes de couleur noire, originaires de (ce département) ou d'ailleurs mais, en tout cas, non niortaise", écrit l'élue. Ces populations seraient supposées "faire courir" aux Niortais "un risque d'augmentation de la délinquance", dénonce encore Geneviève Gaillard, maire depuis 2008 et candidate à sa réélection.

Une telle convention n'existe pas, "c'est impossible et ridicule", a expliqué l'élue à l'AFP, fustigeant des ragots qui font le jeu du "racisme" et de la "stigmatisation".

«Bouche-à-oreille»

L'origine de cette rumeur est impossible à cerner, a reconnu l'élue mais "ça a commencé il y a trois ou quatre ans". Plusieurs démentis ont été publiés dans la presse locale mais, "en juillet dernier, ça s'est emballé. Et ça prend de l'ampleur", d'où la plainte déposée pour tenter d'en endiguer la progression, a-t-elle expliqué.

Cela se propage par "le bouche-à-oreille", selon Pierre Lacore, directeur des relations extérieures de la municipalité, par exemple chez des commerçants, mais aussi sur les réseaux sociaux, où "des propos inadmissibles sont écrits", a dénoncé Geneviève Gaillard.

Un lien avec les prochaines municipales? "Peut-être", même si cela reste "difficile à affirmer", a-t-elle répondu. L'extrême droite? "Je ne veux accuser personne."

"Cette rumeur ne repose sur aucun fondement, ce type de rumeurs stigmatise mon département, c'est insupportable", s'est insurgé de son côté Stéphane Troussel, président PS du conseil général de Seine-Saint-Denis.


http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2013/10/13/97001-20131013FILWWW00042-niort-se-plaint-de-la-rumeur-du-93.php

vendredi 11 octobre 2013

Un père dévore sa fille de 3 ans

Un homme a été arrêté en Papouasie-Nouvelle-Guinée après avoir tué sa fillette, en dévorant son cou et en buvant son sang, a rapporté vendredi la presse locale. La police a qualifié ce meurtre, qui s'est produit mercredi dernier à Lae, deuxième ville de ce pays pauvre et instable, "d'acte de cannibalisme". Selon le journal PNG Post Courier, un élu local, John Kenny, l'un des premiers sur les lieux, a raconté que la fillette et sa mère rendaient visite au père lorsque ce dernier s'est emparé de l'enfant et l'a emmenée dans la forêt.
John Kenny a indiqué que l'homme avait mordu sa fille profondément au niveau du cou, avant de manger sa chair et de sucer son sang. Deux jeunes garçons qui grimpaient sur un cocotier à proximité ont été témoins de la scène effroyable et ont donné l'alerte. "Il se moquait des enfants et a continué à manger", a déclaré John Kenny au journal. Lorsque des habitants sont arrivés, l'homme se serait enfui avant d'être rattrapé et livré à la police.
 

jeudi 10 octobre 2013

Une fillette de trois ans oubliée deux heures dans son car scolaire

Une fillette de trois ans a été oubliée dans son car scolaire lundi pendant deux heures à Montlouis-sur-Loire, en Indre-et-Loire.

Comme tous les matins, le car est passé prendre la fillette pour la déposer à l'école. L' enfant de trois ans a été oubliée dans son car scolaire lundi pendant deux heures à Montlouis-sur-Loire, en Indre-et-Loire , ont indiqué mercredi les parents de l'enfant. "L'animateur l'a oubliée, elle n'est pas descendue. La conductrice l'a aussi oubliée. Elle est restée seule à sa place, ceinture attachée, durant près de deux heures sur le parking où les cars sont garés pour la journée", a expliqué à l'AFP le père de Sarah, Gaël Boisgirard.

"Les cris de notre enfant ont alerté un chauffeur routier qui déchargeait son camion à proximité. Il a secouru notre fille et a attendu, avec les salariés d'une entreprise, que la police la récupère", a-t-il poursuivi. Les parents de la fillette, qui n'ont pas porté plainte, ne comprennent pas pourquoi "ni l'école, ni la mairie, ni la conductrice ne se sont rendus compte de rien".
"Le pire aurait pu arriver"
Selon Gaël Boisgirard, Sarah a mal dormi dans la nuit de lundi à mardi, "elle nous appelait toutes les demi-heure", selon lui. "Le pire aurait pu arriver s'il avait fait très chaud ou très froid dans le car, ou si Sarah s'était détachée et avait erré seule dans cette zone industrielle", a-t-il commenté.
Le maire de Montlouis-sur-Loire, Jean-Jacques Filleul, a rencontré les parents pour "présenter ses excuses au nom de la mairie", a-t-il indiqué. Il a également mis fin au contrat de l'animateur chargé des enfants et mis en place "un accompagnement psychologique pour la famille".
 

mercredi 9 octobre 2013

Un député imite la poule pendant l’intervention d’une de ses collègues

L’intervention, cette nuit à l’Assemblée nationale, de la députée écologiste, Véronique Massonneau, a été perturbée par des gloussements en provenance des bancs de l’opposition. Claude Bartolone, le président de l’Assemblée nationale, n’a guère apprécié ce genre de manifestation sexiste, accusant même le ou les auteurs d’être les responsables de la hausse du vote populiste.
« Arrêtez, je ne suis pas une poule, c’est bon », s’est exclamée la députée Véronique Massonneau alors qu’elle présentait un amendement à la loi sur les retraites et qu’elle était interrompue pour la deuxième fois par des gloussements en provenance des rangs de l’opposition.
Malgré cet avertissement et les protestations de Claude Bartolone, les faits se sont répétés, entraînant une suspension de séance. Selon le blog de L’Express, les Cuisines de l’Assemblée, c’est le député du Morbihan Philippe Le Ray qui a été pris en flagrant délit de caquètement. Irrespect ou sexisme, toujours est-il que cet incident a provoqué l’ire du président de l’Assemblée nationale, qui s’est fendu d’une déclaration choc à la reprise de la séance.
« Il y a des choses dans cet hémicycle que je n’accepterais jamais. Que quelques parlementaires essayent de se transformer en oiseau lorsqu’il y a un parlementaire qui s’exprime. Ce n’est pas acceptable […] N’allez pas après vous étonner qu’il puisse y avoir des voix pour les populistes si les élus de la république se comportent comme ils se comportent. »
 

mardi 8 octobre 2013

Besançon : une ado de 13 ans braque une automobiliste

À l’issue d’une semaine tendue à Besançon, la scène n’a pas prêté à sourire à celle qui l’a vécue. Vendredi, en début d’après-midi, alors qu’elle déposait sa fille au collègue Camus, une mère de famille a eu l’impression d’avoir la berlue ou de se retrouver dans un mauvais film. Une adolescente s’est jetée dans la rue pour stopper son véhicule en braquant une arme de poing, venant cogner aux fenêtres du véhicule de la bouche de son revolver. La conductrice a profité de ce que la jeune fille contournait sa voiture pour prendre le large et avertir la police. À l’arrivée des forces de l’ordre dans cet établissement qui jouxte l’école Saint-Claude devant laquelle un lycéen avait provoqué un rodéo avec la police, le mardi précédent, la collégienne avait déjà été interceptée par les surveillants du collège qui lui avaient confisqué l’arme, heureusement factice. Il s’agissait en fait d’un pistolet tirant des billes de plastique qu’elle avait emprunté à un camarade, dont on se demande d’ailleurs pourquoi il l’avait emmené en cours. Interrogée, l’adolescente, âgée de 13 ans et considérée comme particulièrement turbulente, a été incapable de donner une explication rationnelle à son gros délire. Peut-être y a-t-il un lien avec les événements du début de semaine ou un policier a dû faire usage de son arme pour tenter de stopper, en logeant une balle dans le moteur, le conducteur d’une voiture volée qui fonçait sur lui.

http://www.estrepublicain.fr/actualite/2013/10/07/besancon-une-ado-de-13-ans-braque-une-automobiliste

lundi 7 octobre 2013

Pour ses 100 ans, Juliette Tamet reçoit sa première feuille d’impôts

« Pour l’anniversaire de mes 100 ans, c’est réussi ! » Juliette Tamet, qui va fêter ses 100 ans le 23 octobre, n’en est toujours pas revenue. Veuve depuis 1999, la Caluirarde a reçu un avis d’imposition sur le revenu d’un montant de 444 €, pour un revenu déclaré de 17 476 €. Qui correspond à une part de la retraite de son mari décédé. « C’est la première fois que ça m’arrive depuis la mort de mon mari. Avant, on payait des impôts, mais c’était lui qui s’en occupait. »
Ses revenus n’ayant pas augmenté, Juliette Tamet a, dans un premier temps, « pensé que ce devait être une erreur ». Avant de réaliser qu’il allait bien lui falloir payer. « À 100 ans, ce n’est vraiment pas normal », s’emporte cette ancienne pianiste à l’ORTF, qui joue encore du piano jusqu’à cinq heures par jour.
Pourtant, contactée par Le Progrès , la direction régionale des finances publiques à Lyon confirme que « certains usagers ont effectivement reçu cette année un avis d’imposition, compte tenu du gel du barème et de la suppression progressive de la demi-part supplémentaire pour les veufs (es) ». La première mesure a été prise par le gouvernement actuel, la deuxième par le précédent.
Impossible pour l’instant de savoir combien de personnes sont concernées. « Je connais une dame âgée dans le même cas que moi », affirme Juliette Tamet.
« J’ai tous les jours, dans ma circonscription, des gens qui viennent me voir, dans le même cas de figure », constate de son côté le député-maire UMP de Caluire Philippe Cochet. « Elle continuera de bénéficier des services de la mairie », confirme la municipalité caluirarde.
Mais Juliette Tamet ne semble pas éligible « aux mesures qui permettent d’atténuer le gel du barème pour les bas revenus en fonction de l’âge », un processus détaillé par la direction des finances publiques.
De toute façon, Juliette Tamet a déjà payé. « Au dernier moment. Je vote à toutes les élections, je ne risque pas de voter maintenant pour ce gouvernement », conclut-elle. Sans se départir du sourire. Même s’il est un peu amer.

http://www.leprogres.fr/rhone/2013/10/05/pour-ses-100-ans-juliette-tamet-recoit-sa-premiere-feuille-d-impots

dimanche 6 octobre 2013

Escosse. Blessée sur le parking, elle demande justice

Aurélie Dupic, le visage tendu, prend son téléphone. Une nouvelle fois, elle compose le numéro de cette enseigne appaméenne. Elle se présente, rappelle qu’elle a été blessée au mois de juillet sur le parking de la grande surface, demande à parler au directeur. Elle indique même qu’un journaliste de «La Dépêche du Midi» se tient à côté d’elle. Fin de non-recevoir. «Il ne prend pas l’appel», indique son interlocutrice.
Les yeux de la jeune femme se remplissent de larmes. «Depuis le mois de juillet, c’est comme ça. Je n’ai pas eu un appel, un courrier. Aucune réponse à mes demandes», explique-t-elle.
Ce 16 juillet dernier, Aurélie quittait la galerie marchande, poussant son chariot, lorsque des palissades de chantier de rénovation du parking et des abords, poussées par un vent violent, l’ont sévèrement blessée à l’épaule. Hématome de forte taille, soupçon de fracture : la jeune femme était placée sous morphine et sous cortisone. Peu de temps après, elle doit arrêter ce traitement. Elle découvre qu’elle est enceinte de quelques semaines. Aujourd’hui, elle se fait du souci pour le bébé à naître.
Obligée d’arrêter de travailler, Aurélie a fait une déclaration d’accident à la Sécurité sociale. «J’ai perdu mon salaire du mois d’août, explique-t-elle. J’ai été obligée d’avancer les frais médicaux. Et je ne suis pas remboursée, comme il s’agit d’un accident : et je ne parviens pas à obtenir les papiers nécessaires de la grande surface, et de son assurance. Ils ne répondent à aucune de mes demandes». La jeune femme, déjà mère de deux petites filles, a pris les conseils d’un avocat. Ce dernier, au mois d’août, a adressé des mises en demeure à la grande surface et à son assurance. Restées également sans réponses.
La perte financière, les difficultés quotidiennes, le manque de respect et de considération : Aurélie Pic n’en peut plus. Son conjoint, Nicolas, ne cache pas sa colère : «Nous allons porter plainte, et aller en justice», affirme-t-il. En attendant, le jeune couple peine à joindre les deux bouts. Aurélie soupire : «Une enseigne comme celle-là brasse des millions. Ils s’en moquent

http://www.ladepeche.fr/article/2013/10/06/1724651-escosse-blessee-sur-le-parking-elle-demande-justice.html

samedi 5 octobre 2013

Suisse: La Poste souhaite la bienvenue à des morts

Des erreurs ont eu lieu quand des proches ont déclaré les décès à la Poste et fait transférer le courrier à leur domicile...
 Une bévue qui n’est pas passée comme une lettre à la Poste. La Poste Suisse a reconnu samedi avoir adressé par erreur à des personnes récemment décédées des messages de bienvenue pour leur souhaiter une bonne installation à leur nouveau domicile. La bévue a été révélée par l'émission de consommateurs Espresso, diffusée sur la radio alémanique SFR 1, qui donnait la parole à des proches, puis confirmée par une porte-parole des services postaux.

«Des erreurs de manipulation»

«C'est blessant», a déclaré une auditrice qui a reçu un colis accompagné d'un prospectus souhaitant à son père, récemment disparu, la bienvenue dans sa nouvelle demeure. Les erreurs se sont produites lorsque des proches ont déclaré les décès à la Poste et fait transférer le courrier à leur domicile, ce qui a généré l'envoi de kits de déménagement.
Une porte-parole de la Poste Suisse a indiqué à l'AFP que ces erreurs étaient liées à l'introduction d'un nouveau système informatique qui a changé les processus pour saisir les demandes. «Malheureusement, des erreurs de manipulation se sont produites et ont mené à ces cas isolés regrettables. Nous avons immédiatement pris des mesures afin d'éviter des cas similaires à l'avenir», a précisé la Poste Suisse dans un courriel.
Les services postaux ont présenté leurs excuses aux familles concernées.

http://www.20minutes.fr/insolite/1232413-20131005-suisse-poste-souhaite-bienvenue-a-morts

vendredi 4 octobre 2013

Foulayronnes. Ruiné par son rêve de devenir agriculteur, il sera expulsé de chez lui lundi

Jean-Philippe Bailleux voulait devenir agriculteur «bio». Il laisse tout tomber du côté de Paris et pense trouver son paradis à Foulayronnes. Mais le sol est une ancienne décharge…
Jean-Philippe Bailleux ne rêve plus. Lui, le Parisien, ancien cadre d’entreprise, diplômé à Bac + 6, vit du RSA et craint tous les jours de voir débarquer un huissier. Il habite à Sartrouville, dans la région parisienne et craint, dès la semaine prochaine, de devoir trouver un coin de trottoir pour y subsister. Très précisément il ne rêve plus depuis 2011. «Je pourrais vous dire l’heure et le jour. Je voulais mettre en terre des arbres fruitiers du côté de «Doumens», un lieu-dit à Foulayronnes. Premier coup de pelleteuse et découverte, «du désastre. La parcelle de terre, 9 hectares quand même, sur laquelle je voulais implanter mon exploitation agricole «bio», cachait une décharge sauvage. Personne ne m’avait rien dit à l’époque alors que beaucoup savaient». Et il n’y avait rien, non plus, sur le fichier qui répertorie les sites classés «décharge». Depuis, Jean-Philippe Bailleux, conseillé par Me Piat, du barreau de Montauban, attend un jugement «au pénal» de la plainte déposée dès la découverte «du pot aux roses».

«D'abord le Gers»

«Ce lieu m’intéressait aussi parce qu’il y avait les restes d’une tour du XIIIe siècle et d’un château des XVe et XVIe siècles. En plus d’être agriculteur «bio» je souhaitais ouvrir des chambres d’hôtes dans un cadre hors-norme.» Auparavant, il avait cherché une terre d’accueil, pour son retour aux sources, du côté du Gers, mais le terrain convoité, proposé par la SAFER (Société d’aménagement foncier et d’établissement rural) pour 900 000 € ne présente pas les qualités qu’il recherche pour une exploitation «bio». Alors, «Doumens» : Jean-Philippe Bailleux abandonne tous ses biens parisiens. L’expérience tourne court. Désormais, «ne pouvant pas habiter en Lot-et-Garonne, je me suis réfugié dans la région parisienne, chez moi, une ancienne maison de gardien et un bâtiment industriel mais avec un bail précaire puisque cet ensemble immobilier a été, depuis, vendu. Je suis donc susceptible d’être expulsé du jour au lendemain, ruiné. Même mon matériel agricole va être perdu puisque je ne sais plus où stocker les trois semi-remorques qui sont pour l’heure devant mon ancien chez moi, ici, à Sartrouville.» Les 155 000 € dont il disposait en 2011 ont tous disparu dans l’acquisition de «Doumens». Ce qu’il espère aujourd’hui c’est une décision rapide de la justice, et récupérer une partie de son investissement initial.

http://www.ladepeche.fr/article/2013/10/04/1723104-bailleux-sera-expulse-lundi.html

jeudi 3 octobre 2013

Salaires: augmentations faibles en 2014

Le gouvernement a beau pronostiquer la reprise et l'inversion de la courbe du chômage, les entreprises restent très prudentes sur leurs perspectives économiques. Résultat, côté rémunération, les salariés (cadres comme non-cadres) ne doivent guère attendre d'amélioration en 2014 par rapport à 2013.

Les entreprises prévoient un budget global d'augmentation de 2,4% de leur masse salariale, soit le même niveau qu'en 2013, d'après le baromètre annuel sur les rémunérations du cabinet Altedia. Malgré une inflation contenue, le revenu disponible brut pour les ménages a baissé de 5% depuis 2008.


http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2013/10/03/97002-20131003FILWWW00399-salaires-augmentations-faibles-en-2014.php

mardi 1 octobre 2013

Des faux experts sur des sites d'info

Les rubriques de libre expression de grands sites d'info français - Le Nouvel Observateur, le Huffington Post, L'Express, le Journal du Net, Médiapart, Capital, Les Echos - se sont fait piéger par de faux experts, qui cherchaient visiblement à les manipuler, révèle une minutieuse enquête du Journal du Net.

Ces sites réputés ont été "victimes d'une intox à grande échelle", écrit son auteur Nicolas Arpagian, qui a repéré dans leurs chroniques la promotion suspecte et récurrente de plusieurs entreprises, un indice de l'action organisée d'agences de communication ou de lobbies. A la suite de son enquête, la plupart des sites d'info ont renforcé leur processus de vérification de leurs experts et retiré les billets incriminés, sauf Médiapart, qui précise n'exercer aucun contrôle sur les contributions extérieures.


Ces faux experts écrivent en faveur de marques, d'entreprises, voire d'idées ou de pays, via des articles soigneusement rédigés, bourrés de liens et de références sérieuses, raconte le JDN. "Ils profitent aussi des audiences des sites médias pour doper leur référencement en plaçant des liens pointant vers les pages de leurs clients", souligne Nicolas Arpagian.

Premier stratagème, un faux nom. Gare donc aux contributeurs qui n'ont aucune autre existence numérique. Il leur faut aussi une photo: ils scannent des annuaires papier, pour éviter les vérifications par recherche d'image, mais parfois volent une photo sur la Toile.

Autre tromperie, se présenter comme salarié d'une entreprise ou institution de renom. Ainsi un Marc Chevrier a signé des chroniques dans le JDN comme faux membre du cabinet de recrutement Mercuri Urval, et sur L'Express comme thésard de l'Université de Tbilissi. L'Express a depuis effacé son profil. "Les informations que donnait ce Marc Chevrier étaient vraies", a commenté Adrien Sénécat, community manager d'Express Yourself. "On peut penser qu'il était mal intentionné car il se sert du site pour asseoir sa légitimité ailleurs. Nous devons nous méfier des faux vrais noms, et vérifier les titres", a-t-il expliqué.

"Redoubler de vigilance"

Parfois les faux experts se créent des profils numériques pour crédibiliser leur existence. L'enquêteur du JDN a fait avouer à un faux journaliste qu'il était payé pour promouvoir une start-up, Educadis. Il avait été validé par le site du Nouvel Observateur, puis tweeté par le Centre d'Analyse stratégique du Premier ministre. "C'est une bonne leçon pour nous : cela nous pousse à redoubler de vigilance", reconnaît Aude Baron, rédactrice en chef du Plus-Nouvel Obs, "même si nous devons relativiser car il n'y a eu de souci que sur une des 50.000 contributions". "Cela accroît notre méfiance face aux agences de com' qui veulent nous manipuler. Le contenu en question était intéressant et assez nuancé. Du beau travail, il faut le reconnaître".

Médiapart, Les Echos, le Figaro, le Huffington Post et Economie Matin ont également été infiltrés par des faux contributeurs, comme ce Nicklas Boden qui publie dans Le Cercle Les Echos des chroniques sur Numericable, la Banque Saint Olive ou les Entreprises de Taille Intermédiaire. Sa photo est en fait celle d'un joueur de tennis suédois, Nicklas Kulti. Les Echos.fr n'ont pas retiré ses chroniques mais avertissent le lecteur qu'"un article du JDnet met en cause la qualité de ce contributeur". Sa photo a disparu.

"Ce monsieur partage ses centres d'intérêts hétéroclites avec d'autres chroniqueurs" comme "Jean-Sébastien Bamvilla", sur Médiapart, qui a écrit près de 60 tribunes allant de l'interchange aux cigarettes électroniques, en passant par les coulisses de l'Unesco, explique le JDN. Le JDN dresse une liste non exhaustive de onze noms les plus cités chez les faussaires: Association Nationale des Industries Alimentaires (ANIA), ASMEP-ETI, Banque Publique d'Investissement, Banque Saint Olive, Club Auto AMTT, KPMG, Les Entreprises du Médicament (LEEM), Numericable, Swan Operations, Ukraine et Vivarte.

"C'est un des risques du métier", admet Marc Botte, du Huffington Post. "Depuis, nous avons renforcé notre processus de vérification. Mais il est intéressant que nous ne soyions pas les seuls et qu'il y ait une tendance de fond".


http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2013/10/01/97002-20131001FILWWW00315-des-faux-experts-sur-des-sites-d-infos.php