samedi 15 décembre 2012

Polémique. Cahors. Ste-Barbe : boycottée par la moitié des chefs de centres

Y a -t-il le feu chez les pompiers ? En tous cas, le lieutenant-colonel Bernard Tachet des Combes, chef du corps des sapeurs-pompiers du Lot, ne veut pas attiser la flamme de la polémique qui secoue actuellement le SDIS (Service départementald'incendie et de secours).
La traditionnelle cérémonie départementale de la Sainte-Barbe (sainte patronne des pompiers) s'est tenue vendredi soir au conseil général du Lot, à Cahors, en présence des élus lotois Gérard Miquel et Dominique Orliac, de Bernard Gonzalez, préfet du Lot, mais en l'absence remarquée de la moitié des chefs des centres de secours du Lot.
«Il en manque 15» (soit la moitié), nous a confirmé Jean-François Vargues, président de l'Union départementale des sapeurs-pompiers du Lot et adjoint au chef du centre de secours de Gourdon.
C'est Didier Laval, chef du centre d'incendie et de secours de Vayrac-Bétaille, qui avait allumé le feu de la contestation, lors de la célébration de la Sainte-Barbe sur ses terres, en faisant lecture du courrier du SDIS annonçant l'absence de la hiérarchie départementale des pompiers aux cérémonies locales (lire notre édition de vendredi). Son sentiment de mécontentement avait été conforté par Hugues du Pradel, maire de Vayrac,
qui a ouvertement considéré que le SDIS manifestait, par cette attitude, un certain «mépris» pour les bénévoles des centres de secours et la population.

«Sentiment général»

Les pompiers ont également vivement réagi : «Nous sommes choqués par l'attitude de notre direction. Elle n'est pas en adéquation avec la réalité du terrain. Se déconnecter ainsi de la base, c'est ne pas reconnaître nos actions, les attentes de la population et le rôle des élus qui définissent les budgets aloués pour nos missions. Ce sentiment de mépris est général, même chez les chefs de centres qui se sont sentis obligés d'être présents à Cahors», a déclaré hier l'un absents à la cérémonie cadurcienne. L'un de ces confrères a ajouté sans détour : «La hiérarcfhie doit savoir accepter la critique. Chez-nous, on fonctionne hélas avec un système de représailles. Les pompiers sacrifient leur vie familiale au service des populations et sont tès attachés à la tradition. Nous déplorons l'absence de reconnaissance et de concertation», conclut-il, dépité. La saison est bouillante chez les pompiers !

http://www.ladepeche.fr/article/2012/12/09/1509899-polemique-cahors-ste-barbe-boycottee-par-la-moitie-des-chefs-de-centres.html

vendredi 14 décembre 2012

Narbonne : pas de signe de croix à l'entrée de l'église ou 3 h de colle pour ses élèves

L’affaire s’est répandue comme une traînée de poudre dans le monde religieux. Surtout sur la toile, où cette histoire d’un enseignant interdisant à ses élèves de faire le signe de croix à l’entrée d’une cathédrale provoque une vague d’indignation, depuis jeudi.
Les faits dénoncés ne sont pourtant pas à ce stade formellement établis. Une chose est sûre : un professeur d’histoire-géographie du collège public Cité a planifié cette semaine une sortie scolaire à la cathédrale Saint-Just. Il a, dans ce cadre, fixé des règles aux élèves. Ce sont ces instructions qui font débat.

Selon le témoignage attribué à un parent d’élève, largement relayé sur la toile, l’enseignant qui accompagnait, jeudi, les jeunes lors de cette sortie "leur a précisé que si l’un d’entre eux faisait le signe de croix en rentrant dans la cathédrale, il récolterait trois heures de colle".
Le professeur "a confondu laïcité et négation du fait religieux"
Le responsable des Jeunes populaires de l’Aude

Des propos qui ont interpellé Franck Miro. S’il reste prudent et modéré, le responsable des Jeunes populaires de l’Aude estime que les faits, s’ils sont avérés, montrent que le professeur "a confondu laïcité et négation du fait religieux". Le leader des Jeunes UMP souligne, dans un communiqué, que "la laïcité impose la neutralité du service public, mais elle n’est certainement pas la négation du fait religieux dans l’espace public. Si les élèves ne peuvent, en vertu de la loi de 2003, afficher des signes ostentatoires, rien ne leur interdit des signes discrets."
"Des règles de bonne conduite"
L’inspecteur d’académie

L’enseignant est-il resté dans ce cadre ? Au collège de Cité, la communication est réduite au strict minimum. Le principal, M. Bagdadi, renvoie vers le rectorat : "Il faut appeler le cabinet du recteur, c’est lui qui gère cette affaire." Rectorat qui s’est, lui, révélé particulièrement compliqué à joindre hier après-midi. Olivier Millangue, le directeur des services départementaux de l’Éducation nationale, a demandé au chef d’établissement des précisions sur cette affaire. Il faut dire que l’inspecteur d’académie a lui aussi été saisi, via un courrier, par un parent d’élève en colère. "Le principal répond de son enseignant, connu pour être fiable et neutre, souligne Olivier Millangue. D’après les éléments qui m’ont été communiqués, celui-ci avait fixé des règles de bonne conduite à ses élèves avant la visite de la cathédrale. Il leur a dit “on ne grignote pas, on ne se chamaille pas et si on veut faire un signe de croix, on ne le fait pas de façon ostentatoire”."
Derrière le buzz
Selon l’Éducation nationale, il n’y aurait donc pas eu d’interdiction formelle, mais une simple consigne de discrétion adressée à des collégiens sur le point de découvrir un édifice religieux du patrimoine historique de la ville.
Des nuances qui n’ont pas ému, outre mesure, sur la toile où de nombreux sites et internautes pointent déjà un dérapage, voire même un acte antichrétien.
Alors, qui alimente ainsi le buzz depuis deux jours, au point d’alerter les services de l’Éducation nationale ? Au centre de la polémique, on retrouve Novopress. Ce site internet, présenté comme "une agence de presse indépendante", a en réalité été créé par des membres du Bloc identitaire, classés proches de l’extrême droite. C’est ce groupe qui est à l’origine de la diffusion du témoignage d’un parent d’élèves repris par des dizaines de sites internet. Le site web propose même à ses lecteurs mécontents de contacter le collège Cité, en mettant en ligne les coordonnées de l’établissement. Une pression supplémentaire, utilisée par un site puissant.
Novopress fait régulièrement parler de lui
Le 21 septembre dernier, Le Nouvel Observateur avait consacré un article à Novopress. Selon les éléments recueillis à l’époque pas nos confrères, le site est devenu, avec plus d’un million et demi de pages vues par mois, un poids lourd de la “réacosphère”.
Une arme redoutable de diffusion des idéaux nationalistes, très bien référencée par Google, Novopress fait régulièrement parler de lui. Et ce n’est pas la première fois que son équipe s’intéresse à Narbonne, où certains mouvements identitaires comptent des relais. Depuis quelques mois, Novopress a dénoncé la construction d’une stèle dédiée aux rapatriés d’Algérie, ou encore le projet d’option consacré aux “Sorcières et magiciens” dans un établissement catholique de la ville...
En cette époque tourmentée, créer le buzz avec quelques arrière-pensées n’a plus rien de sorcier.

http://www.midilibre.fr/2012/12/07/une-polemique-pas-tres-catholique-au-college-cite,607777.php

jeudi 13 décembre 2012

Rats, violence, insalubrité : cri d'alarme sur des Baumettes "inhumaines"

Le constat que fait le contrôleur des prisons est alarmant. Par manque de moyens, l'état des Baumettes à Marseille, prison insalubre et sans hygiène, se dégrade.

L'hébergement "très dégradé", la pénurie d'activités et la violence au centre pénitentiaire des Baumettes à Marseille provoquent des conditions de détention "inhumaines", s'alarme le contrôleur des prisons dans des recommandations urgentes rendues publiques jeudi.

Le constat dressé par la vingtaine de contrôleurs qui ont visité du 8 au 19 octobre la prison fait apparaître "une violation grave des droits fondamentaux", écrit le Contrôleur général des lieux de privation de liberté (CGLPL), Jean-Marie Delarue. Il en est ainsi dans deux cellules : la lumière ne marche pas faute d'ampoule, la chasse d'eau est "quasi inexistante", le réfrigérateur infesté de cafards, araignées et cloportes pullulent, le sol et le mur sont sales, il n'y a "pas de quoi s'asseoir, pas de table".

"Depuis deux ans, les rats pullulent"

"Sur un échantillon soigneusement examiné par le contrôle de 98 cellules, les contrôleurs en ont trouvé seulement neuf n'appelant aucune observation sérieuse", malgré des différences sensibles entre elles, dit M. Delarue. Dans le reste du bâtiment, l'électricité est défaillante, "trois ou cinq douches sur dix fonctionnent dans des salles de douche crasseuses", "depuis deux ans, les rats pullulent", y compris en journée obligeant les surveillants à faire leurs rondes "en tapant des pieds", les déchets sont déplacés à bras d'homme.

"L'insalubrité et l'absence d'hygiène sont consubstantielles à la plus grande partie de l'établissement" et notamment la maison d'arrêt des hommes (quatre bâtiments) qui compose les Baumettes avec un centre pénitentiaire pour femmes, un centre pour peines aménagées et un centre de semi-liberté. Avec 1.769 détenus pour 1.190 places au 1er octobre le taux de surpopulation est de 145,80 %.

Un budget en baisse

Constat notable : la prison de Marseille étant l'une des rares de la région en gestion publique, elle "subit le contrecoup" de ce que beaucoup d'autres, en gestion privée, aspirent les dépenses de l'administration pénitentiaire qui doit respecter les contrats passés avec les opérateurs privés.

Résultat : - 26% en deux ans pour les crédits de maintenance courante aux Baumettes, - 58 % pour le budget "hygiène et propreté des détenus" entre 2011 et 2012, passage de 204 à 169 du nombre d'emplois offerts et baisse des rémunérations : "La pénurie d'activités est caractéristique de l'établissement".

La seule "activité" est la promenade qui n'est pas de tout repos en raison de la violence qui règle dans l'établissement, selon le contrôleur Le texte rappelle que les travaux de reconstruction du centre pénitentiaire pour femmes et de la maison d'arrêt pour hommes vont commencer en 2013, mais "ce projet laisse intacte la maison d'arrêt des hommes", note le contrôleur qui utilise pour la seconde fois cette procédure d'urgence.
 

mercredi 12 décembre 2012

Il reçoit sa médaille 52 ans après

En cette année du 52e anniversaire de la fin de la guerre d'Algérie, Pierre Rumério est tout heureux de recevoir la reconnaissance de la Nation, pour ses services rendus pendant le conflit algérien. La semaine dernière, deux lettres au drapeau «bleu, blanc, rouge» de la République Française, l'attendaient dans sa boîte aux lettres. «On est toujours un peu surpris de recevoir ce genre de courrier», explique-t-il. Et pour cause, c'était un courrier du ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian et du ministre délégué aux Anciens Combattants, Kader Arif, lui annonçant que : «par décret du Président de la République, du 11 novembre 2012, la médaille militaire venait de lui être concédée». Lui reste modeste. «On doit la demander et je ne l'ai pas fait tout de suite, bien qu'ayant droit, mais mes camarades l'ont eu et ce sont eux qui m'ont dit de la demander».
Pourtant, cette reconnaissance de la Nation, qui lui sera officiellement remise lors des cérémonies du 8-Mai, l'an prochain, à Castres, il la mérite amplement. Ce fils de réfugiés italiens qui avaient fui l'Italie Musolinienne est né en Algérie en 1937 et comme bon nombre de jeunes français, il fut appelé sous les drapeaux, pour effectuer un long service militaire de 28 mois, plus 6 mois dans les Unités Territoriales. «J'avais 20 ans et en 1957, j'ai dû abandonner mon travail de plombier chauffagiste, à Sétif, pour rejoindre le 13e régiment de dragons parachutiste». Il se retrouve alors du jour au lendemain impliqué dans de nombreuses opérations sur le terrain, avec son régiment stationné en Grande Kabylie, dans la région d'Azzagha. «C'est au cours d'une de ces opérations que j'ai été blessé au bras». Une blessure qui lui a déjà valu d'autres décorations mais Pierre Rumério veut rester humble, même s'il a côtoyé de près les horreurs de la guerre et celles survenus après le Cessez-le-feu du 19 mars 1962. Il quittera définitivement l'Algérie, le 25 juin 1962 et s'installera à Nice pour reprendre son métier de plombier chauffagiste. Puis à la retraite, il viendra s'installer près de sa grande famille qui habite Revel, Villefranche et Vallègue.
Un dépôt de gerbe aura lieu, au monument aux morts, place de la mairie, ce mercredi 5 décembre, à 17 h 30.
http://www.ladepeche.fr/article/2012/12/02/1503551-revel-il-recoit-sa-medaille-52-ans-apres.html

mardi 11 décembre 2012

Sauvian : la mère d'élève assène un coup de poing à l’institutrice

Jeudi, une institutrice de l’école primaire de Sauvian a été victime d’une agression : un coup de poing donné par une mère d’élève.
Tout commence par une réprimande. Une institutrice de Sauvian gronde une écolière dans la journée. Jusque là, rien d'anormal. Mais après les cours, la fillette va se plaindre à sa mère qui part demander des explications à la professeur.
La discussion tourne mal, les esprits s’échauffent et la mère de famille perd son sang-froid. Elle assène alors un violent coup de poing sur l’épaule de l’enseignante. Les faits se déroulent à l’extérieur de l’établissement, sur le parking réservé aux enseignants devant témoins. La maîtresse sous le choc, n’a cependant pas été violemment touchée. Aucune interruption de travail n'est prévue.
Un précédent à Capestang
La mère d’élève doit être entendue ce mardi ou mercredi pour expliquer son geste. Avant cet événement, elle n’avait, semble-t-il, jamais eu affaire à la justice. Jointe par téléphone lundi, la directrice de l’établissement s’est refusée à tout commentaire.
Quarante-huit heures plus tôt, une assistante d’éducation du collège Paul-Bert de Capestang, avait déjà reçu un coup de poing en voulant séparer une bagarre d’élèves.

http://www.midilibre.fr/2012/12/04/la-mere-d-eleve-assene-un-coup-de-poing-a-l-institutrice,605491.php

lundi 10 décembre 2012

Marne : des fenêtres retirées à une famille pour défaut de paiement

Une société de la Marne spécialisée dans la pose de fenêtres a trouvé une solution radicale aux impayés : alors qu'elle avait installé des baies vitrées coulissantes dans un appartement à Châlons-en-Champagne que la propriétaire n'a jamais daigné payer, l'entreprise est passée les enlever, laissant ainsi la famille de locataires sans fenêtre, avec des températures en dessous de zéro degré la nuit.

Alors que les premières neiges étaient prévues pour ce week-end, le couple de locataires et leurs six enfants, âgés de 4 à 13 ans, ont dû être relogés en urgence. «Nous leur avons demandé par téléphone de les rapporter, ils nous ont dit non», rapportent les parents désespérés
au journal L'Union. Tant bien que mal, le jeune couple a tenté de boucher les trous avec du d'emballage scotché mais le froid glaçait toujours l'appartement situé au rez-de-chaussée.
Selon le quotidien de Reims, le litige entre la propriétaire des lieux et le fournisseur des baies coulissantes n'est pas récent. Jeudi dernier, prétextant une intervention sur les baies-coulissantes, un commercial de la société et deux autres hommes ont démonté une bonne partie des installations. Les locataires pensaient à une simple vérification et ne se sont doutés de rien. La propriétaire, elle, tardait à payer les 1 660 euros qu'elle devait à cette société.

Victimes collatérales du conflit, les locataires ont tenté de porter plainte immédiatement. Mais samedi, le gérant de l'entreprise est venu les rencontrer et récupérer auprès de la propriétaire une partie de la somme due. Une première en dix-sept ans d'exercice confiait-il à L'Union. Mais une première qu'il assume, tant le paiement était contesté. Ce week-end, les baies vitrées ont par ailleurs été réinstallées.


http://www.leparisien.fr/societe/marne-des-fenetres-retirees-a-une-famille-pour-defaut-de-paiement-03-12-2012-2376765.php

dimanche 9 décembre 2012

Indignation. La façade de l'Hôtel-Dieu taguée

Pas besoin de regarder dans les jumelles panoramiques installées quai Saint-Pierre pour voir, juste en face, le graffiti bombé sur les briques roses de L'Hôtel-Dieu. «Non à l'Ayrault porc», le mauvais jeu de mots inscrit en rouge, vert et noir saute aux yeux des passants depuis l'un des plus beaux points de vue de la ville. Stupéfaits, indignés ou dégoûtés, les Toulousains ont fait la découverte hier matin… et leurs commentaires tout au long de la journée, dans les conversations ou sur internet. L'allusion au projet très controversé de l'aéroport de Notre-Dame des Landes porté par le Premier ministre est nette - sans doute trop - mais ne convainc personne. Le Réseau Fluvial Toulousain «condamne ce geste dégradant le patrimoine toulousain. Nous respectons le combat de nos amis Nantais
[…] mais là franchement c'est idiot». Il demande «une condamnation claire de la part des élus de gauche, de droite, écologistes, du centre, etc.» et prône le «dialogue citoyen, dans le respect des autres».Même condamnation pour Toulouse Avenir. Mais l'association de Jean-Luc Moudenc, député UMP, attribue «cette dérive» à la politisation constante de la municipalité actuelle» et «appelle Pierre Cohen à condamner fermement ces agissements et à dépolitiser son action.»

http://www.ladepeche.fr/article/2012/12/03/1504433-l-hotel-dieu-victime-de-notre-dame-des-landes.html

samedi 8 décembre 2012

Insécurité : les riverains des gares parisiennes manifestent

Quelque 80 riverains des gares du Nord et de l'Est, dans le nord-est parisien, ont manifesté samedi pour exprimer leur «ras-le-bol» des violences et incivilités. «Nuisances, ivresse et drogue, avec pour conséquences des agressions, des vols à l'arraché», dénonce Pierre Coulogner, de l'Association Vivre Gares du Nord & Est, à l'origine de la
«Vols et agressions, c'est chaque jour notre obsession», ont scandé les manifestants, ou «Sécurité des habitants, allez police! En avant!». Des pancartes dénoncent aussi la mendicité ou le tapage diurne et nocturne.
«Tous les jours c'est des insultes, des violences. De la drogue on vous en propose devant votre porte, on trouve des seringues partout, ça fait peur», fustige Linette Meynadier, qui vit en face de la Gare du Nord depuis 40 ans. «C'est principalement de la mendicité agressive, des marginaux et parfois de la prostitution», résume une source policière.

Présence policière renforcée

Sollicité par le maire du Xe arrondissement Rémi Féraud, le préfet de police de
a mis en place le 8 novembre un dispositif spécial pour lutter contre la délinquance dans cette zone. La présence policière a été renforcée avec des patrouilles régulières de la brigade anticriminalité (BAC), des équipes VTT, et renfort de CRS et gendarmes mobiles six heures par jour.

Entre le 8 et le 16 novembre, 22 opérations contre la mendicité agressive et la vente à la sauvette ont donné lieu à 15 interpellations. Près de 900 contraventions ont été dressées pour stationnements anarchiques et 40 PV pour consommation d'alcool sur la voie publique.

«Ce plan perdurera jusqu'à ce que le quartier n'ait plus à souffrir de toutes ces nuisances», a assuré le porte-parole de la police d'agglomération parisienne Franck Carabin


http://www.leparisien.fr/paris-75/insecurite-les-riverains-des-gares-parisiennes-manifestent-01-12-2012-2371635.php

vendredi 7 décembre 2012

Un prêtre contre le Téléthon à l'Eglise

Selon une information du site internet de la Nouvelle République, un prêtre s'est opposé aux concerts au profit du Téléthon dans les églises de Chatillon-sur-Thouet et du Tallud.

Deux concerts étaient prévus en des lieux consacrés de la paroisse de Parthenay : Le premier ce soir à 20 h à Châtillon-sur-Thouet et le second samedi 8 décembre à 20 h 30 à l'église du Tallud.

Mais le père Philippe Airaud, responsable du secteur pastoral de Parthenay, s'est opposé à la présence du Téléthon dans ces lieux de culte. Il défend une position éthique.

« Je ne suis pas le premier prêtre à faire cela, l'église a déjà pris position et l'archevêque de Poitiers, Mgr Wintzer, me soutient à fond 5 (...) Je ne veux nuire à personne même pas au Téléthon, je suis un homme de paix, un citoyen et un pasteur. Je prends les décisions qui sont conformes à ma conscience. Si je comprends et apprécie la générosité des gens, notamment envers le Téléthon, j'estime que cela ne nous empêche pas de nous poser les bonnes questions », déclare le père Airaud.

Ce qui le gêne, c'est « une certaine dérive éthique, à savoir le tri embryonnaire et l'utilisation des cellules souches embryonnaires. » « Les enfants ne sont pas guéris car ils n'ont jamais été malades », appuie-t-il. « Je préférerais qu'on mette la même énergie à travailler sur les cellules reprogrammées qui sont très prometteuses et ne posent pas de problèmes éthiques. D'un strict point de vue scientifique, j'estime qu'il n'y a plus de raison d'utiliser les cellules embryonnaires. »

La position personnelle du prêtre a recueilli une large appribation de la part de la communauté chrétienne de Parthenay.

La coordinatrice du Téléthon de Parthenay, Marie-Jo Bourreau, quant à elle, relativise : « Je ne sais que penser de cette position, c'est juste désolant car cela fait des années que nous faisons des concerts dans les églises, un jeune curé arrive et voilà, les choses changent. », déclare-t-elle.

Le concert de ce soir aura donc lieu au club des Genêts.

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2012/11/27/97001-20121127FILWWW00356-un-pretre-contre-le-telethon-a-l-eglise.php

jeudi 6 décembre 2012

La visite du père Noël déprogrammée pour cause de laïcité ?

La décision d'une maternelle de Montargis (Loiret) d'annuler la venue d'un Père Noël crée la polémique. Plusieurs parents d'élèves dénoncent une concession faite à certaines familles de confession musulmane.
Rien ne va plus à l'école maternelle du Grand-Clos, à Montargis (Loiret). Cette année, le père Noël ne se rendra pas dans l'établissement. Officiellement, la visite est annulée pour des problèmes financiers. Mais plusieurs médias, dont le quotidien local La République du Centre et Le Parisien, indiquent ce mercredi des témoignages qui accusent l'école d'avoir cédé à la pression de familles de confession musulmane.
La directrice aurait subi des pressions par un mail anonyme de la part "d'une poignée de mère de famille de confession musulmane." "Je suis allée voir la directrice pour comprendre cette annulation, raconte une mère au Parisien. Elle m'a expliqué qu'elle ne voulait pas se faire taper sur les doigts par certaines familles de musulmans".
Son de cloche différent pour la directrice. Elle aurait écrit dans un carnet de liaison que Noël sera différent cette année "pour respecter les croyances de tous". "Certains enfants croient au Père Noël, d'autres non", justifie-t-elle. "Si j'avais voulu parler de religion, j'aurais écrit 'religion'."
Le maire pas d'accord
Il n'en a pas fallu plus. La directrice dit avoir reçu des appels anonymes menaçants et compte porter plainte. "Tous ceux qui nous ont contacté n'appartiennent pas à l'établissement", assure-t-elle. "Le père Noël sera dans cette école comme chaque année car il en convient normalement", a répliqué sur LCI Jean-Pierre Door, le maire (UMP) de Montargis. Il a également envoyé une lettre à l'inspection académique pour rappeler que le Père Noël est une tradition païenne.
"C'est choquant", confie un père dans Le Parisien, qui souligne que les musulmans de son entourage "n'ont aucun problème avec le Père Noël"... Depuis le déclenchement de la polémique, La République du Centre raconte que les coups de fils affluent de toute la France. "On vit un enfer, témoigne la directrice. Un mal incroyable est fait à l'école et aux enfants."
 

mercredi 5 décembre 2012

Une mosquée ouverte aux gays

Dans la maison d'un moine bouddhiste d'un quartier cossu d'une banlieue de l'Est de Paris, Ludovic-Mohamed Zahed s'agenouille et prie face à la Mecque. La salle de dix mètres carrés dans laquelle il s'installe deviendra vendredi la première mosquée ultra progressiste d'Europe, un espace à la fois "gay-friendly" et féministe où seront accueillis homosexuels, transgenres et transsexuels, et où les femmes seront encouragées a mener la prière.

"C'est une mosquée radicalement inclusive, une mosquée où les gens peuvent venir comme ils sont", explique Ludovic-Mohamed Zahed, porteur de ce projet. Pour la première prière, aujourd'hui, ce franco-algérien de 35 ans attend 20 musulmans. Mais le nombre de fidèles de cette mosquée atypique pourrait vite grimper, estime ce doctorant en anthropologie et psychologie.

Son association "Homosexuels musulmans de France", aujourd'hui forte de 325 membres, a créée en 2010 avec un petit groupe de 6 personnes, se souvient-il.
Le moine bouddhiste zen Federico Joko Procopio, homosexuel et militant des droits des lesbiennes, gays, bisexuels et transgenres, lui prête une pièce de son dojo par solidarité. "Au-delà de cette cause commune, il y a aussi ce symbole important d'une religion qui tend la main à une autre religion sur un sujet qui est plus que délicat", a-t-il expliqué.

Jusque-là, Ludovic-Mohamed Zahed priait chaque vendredi avec plusieurs milliers de fidèles dans la Grande Mosquée de Paris. Cet homosexuel musulman appréciait l'anonymat du lieu et le contenu, jamais politique, des prêches qui y étaient dispensés. Mais une telle combinaison est rare et, même dans la foule, certains individus, transsexuels en transition ou hommes efféminés notamment, sont "repérés tout de suite", dit-il. Il entend donc offrir un lieu à tous ceux qui pourraient ne pas se sentir à l'aise dans des lieux de culte traditionnels.

Cette initiative n'a reçu le soutien d'aucune institution musulmane, de nombreux imams et personnalités de l'islam de France y voyant un projet contraire à la religion. "Il y a des musulmans homosexuels, ça existe, mais ouvrir une mosquée c'est une aberration, parce que la religion c'est pas ça", estime Abdallah Zekri, président de l'Observatoire des actes islamophobes, sous l'autorité du Conseil français du culte musulman (CFCM). "Nous ne culpabilisons pas les homosexuels, mais nous ne pouvons pas donner une place à cette pratique au point qu'elle devienne un aspect de la société", renchérit Dalil Boubakeur, recteur de la Grande Mosquée de Paris. Pour lui, cette mosquée ne saurait être reconnue. "C'est quelque chose d'extracommunautaire", dit-il.


http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2012/11/30/97001-20121130FILWWW00320-une-mosquee-ouverte-aux-gays.php

mardi 4 décembre 2012

Logements anciens : prix record à Paris

Les prix des logements anciens ont baissé de 1,1% en moyenne en France au troisième trimestre mais ils ont battu un nouveau record à 8.440 euros par mètre carré en moyenne à Paris, a annoncé jeudi la Chambre des notaires Paris-Ile-de-France.

Le précédent record trimestriel dans la capitale, à 8.370 euros/m2, datait du troisième trimestre 2011.


http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2012/11/29/97002-20121129FILWWW00428-logements-anciens-prix-record-a-paris.php

lundi 3 décembre 2012

Actifed, Nurofen, Humex… : les médicaments contre le rhume dangereux pour la santé

Le service de pharmacologie du CHU de Toulouse vient de publier dans son bulletin d’information Bip31.fr une mise en garde contre les médicaments anti-rhume. Ces derniers seraient dangereux pour le système cardio-vasculaire.
Actifed Rhume, Nurofen Rhume, Dolirhume, Humex Rhume… Chaque hiver, les pharmacies proposent une large gamme de médicaments anti-rhume en vente libre. Contenant des vasoconstricteurs, ces médicaments présenteraient de vrais dangers pour la santé, rares mais pouvant être très graves.

Augmentation du risque d’infarctus et d’AVC

Vendus sans ordonnance et le plus souvent utilisés par voie orale, ces médicaments contiennent de la pseudoéphédrine, à effet vasoconstricteur. C’est cette molécule qui augmenterait le risque de faire un infarctus du myocarde ou un accident vasculaire cérébral (AVC). La vasoconstriction resserre les vaisseaux sanguins, ce qui a pour conséquence d’augmenter les efforts fournis par le cœur ainsi que ses besoins en oxygène. Autre effet : la pseudoéphédrine accentue la tension artérielle.

L’usage du sérum physiologique préconisé

Le docteur Emmanuelle Bondon-Guitton (Toulouse), auteur du bulletin, regrette que la publicité grand public soit autorisée pour la plupart de ces produits utilisés par voie orale. « En réalité, il faut éviter ces médicaments dont le risque est inacceptable au vu de la pathologie et préconiser plutôt l'utilisation du sérum physiologique » a-t-elle commenté.
« Les effets indésirables sont bien décrits avec ces médicaments, le plus souvent avec les formes orales : angine de poitrine, infarctus, poussées hypertensives, convulsions, accident vasculaire cérébral. Ils sont rares, voire très rares (un cas pour un million), mais graves le plus souvent » a précisé le Dr Bondon-Guitton. Tous ces médicaments sont donc contre-indiqués chez les personnes hypertendues ou ayant des antécédents cardio-vasculaires.

http://www.ladepeche.fr/article/2012/11/28/1500632-actifed-nurofen-humex-les-medicaments-contre-le-rhume-dangereux-pour-la-sante.html

dimanche 2 décembre 2012

Ile de Ré : le Conseil général va payer près d'un million d'euros une maison pour la... détruire

C'est une maison blanche adossée à la dune des Grenettes. On y vient à pied ou en 4 × 4, on ne frappe pas, puisque ceux qui vivaient là ont tout fermé à clé. Étalonnée sur l'échelle immobilière de l'opulente île de Ré, cette petite bicoque de 1967 n'aurait guère ici plus d'allure qu'un appentis si elle n'offrait un accès direct à l'Océan. Ainsi se l'arrache-t-on depuis quelques jours à prix d'or comme à coups de recours devant les tribunaux.
Faisant jouer son droit de préemption sitôt prévenu de l'affaire, le Conseil général de Charente-Maritime n'aura en effet pas manqué de surprendre son monde en alignant rubis sur l'ongle acéré quelque 810 000 euros à la seule fin d'y envoyer ses bulldozers.

« Vous pouvez bien organiser la bronca, ça fait un demi-siècle que je me bats pour rendre à la nature ce que d'autres lui ont arraché de façon illicite ou dérogatoire », tonnait hier encore le conseiller général UMP du petit port de La Flotte-en-Ré. Chantre du rachat à tout prix, l'opiniâtre Léon Gendre ne s'est pourtant pas fait que des amis en s'affichant plus royaliste que le roi des écolos. Car si son Dominique Bussereau de président lui témoigne encore sa solidarité politique, trois collègues de la majorité départementale ont en revanche refusé de signer un chèque en blanc. À 350 fois le prix moyen du mètre carré non constructible, c'est peu dire que le petit peuple des contribuables maritimes s'est par ailleurs ému de l'onéreuse entreprise de démolition publique.
« Ce n'est pas une question d'argent, mais de reconquête et de mise en valeur des espaces naturels, bâtis ou non. Voilà trente-cinq ans que le Département mène la même politique, des rives de la Gironde à celles de la Sèvre, en passant par les îles de Ré et d'Oléron », s'est défendu voici quelques jours l'ancien ministre.
Se rêvant grand architecte d'un cordon dunaire vierge de tout logis hors la loi, Léon Gendre ne cesse pourtant de souffler sur le sable et les braises de son île. « La dune a trop longtemps été violée, ce n'est que le début de la reconquête. J'ai trois autres maisons dans le collimateur, alors dès qu'elles seront à vendre, on les rachète avec les 30 hectares qui vont avec ! »
Mais sauf à dépenser l'équivalent du PIB de toutes les mers du globe réunies, il est fort à parier que notre Don Quichotte insulaire aura bien du mal à fissurer le nouveau mur immobilier de l'Atlantique.
Foin de la démagogie fiscale de comptoir, écoutons-le pourtant jurer qu'il n'a d'autre choix que de dépenser le denier public : « Arrêtons de faire croire aux gens que nous gaspillons leurs impôts. Notre politique ne coûte pas l'ombre d'un centime au contribuable, puisque cet argent provient exclusivement de l'écotaxe que le Conseil général perçoit à chaque passage d'un automobiliste sur le pont de Ré. Et quand bien même nous voudrions le dépenser pour rénover une église ou équiper nos enfants d'ordinateurs, l'État nous l'interdirait aussitôt. »
S'il en est deux auxquels jamais un tel argument ne tirera la moindre larme, c'est bien ce couple de notaires parisiens rattrapé par la patrouille départementale alors qu'il signait, plein d'allégresse, le compromis d'achat de son « chez-lui » secondaire. Drapé dans son costume d'incorruptible, Dominique Bussereau n'a d'ailleurs pas manqué de raconter à l'envi comment il fut soudain assailli d'insistants coups de fil d'anciens ministres « de droite comme de gauche. » En vain. Les deux intrigants éconduits viennent en retour de saisir le tribunal administratif.
Moralité, tandis qu'ailleurs, en banlieue, l'État dynamite au compte-gouttes d'insalubres cages à lapins, il sait aussi détruire ici à grands frais les maisons des riches.

http://www.sudouest.fr/2012/12/01/sur-l-ile-de-re-les-elus-cassent-la-baraque-895419-710.php

samedi 1 décembre 2012

L'aluminium dans les vaccins dénoncé

Des membres de l'association E3M (malades de la myofasciite à macrophages et leurs proches) ont entamé lundi à Paris, place de la Bourse, une "grève de la faim illimitée" symbolique pour réclamer une recherche renforcée sur l'aluminium utilisé dans les vaccins. Sur la place de la Bourse, un grand camion et une tente abritaient l'action de "malades et de leurs proches", qui feront une grève de la faim "tournante".
"Nous avons tout essayé mais rien ne se passe ", assure Didier Lambert de l'association E3M. D'où "cette grève de la faim collective illimitée, dont nous avons averti le ministère de la santé", dit-il. "Maintenant, la balle est dans le camp du ministère".