dimanche 15 janvier 2012

Nantes : un CRS contrôlé à 174 km/h

Un CRS a été contrôlé mardi à 174 km/h sur une route entre Vannes (Morbihan) et Nantes (Loire-Atlantique) dans une voiture banalisée, révèle Ouestfrance.fr.

Mardi, les gendarmes, postés sur le bord de la route, l'ont poursuivi et immobilisé, précise le site internet. Le CRS de Saint-Herblain (banlieue nantaise), en tenue, revenait d'une intervention et se dirigeait vers sa caserne au moment se son arrestation.

Les gendarmes, un peu embêtés, ont alors téléphoné à leur hiérarchie pour demander quelle attitude adopter face à leur collègue. Ils ont finalement reçu l'ordre de le verbaliser avec la vitesse retenue de 174 km/h, au lieu des 110 km/h autorisés. Le CRS s'est vu retirer son permis de conduire.

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2012/01/13/97001-20120113FILWWW00383-n-crs-controle-a-174-kmh.php

vendredi 13 janvier 2012

Audrey, 13 ans, privée de vacances au ski avec ses camarades de classe

Victime d'un AVC à l'âge de 5 ans, la collégienne mène une vie normale malgré son handicap. Sa famille juge « incompréhensible » la décision prise par l'établissement scolaire.

«AUDREY est une battante. » Bruno, son père, a décidé de faire son maximum pour que sa fille, âgée de 13 ans, parte avec sa classe faire du ski dans les Alpes, du 29 janvier au 5 février. Car pour l'instant la participation d'Audrey est refusée par son collège, l'établissement privé Notre-Dame-Perrier. Une décision que ses parents rejettent énergiquement.
Leur fille a été victime d'un accident vasculaire cérébral (AVC) à l'âge de 5 ans.
Elle mène aujourd'hui une vie normale, tout en se battant pour vaincre son handicap, quasiment indécelable pour ceux qui ne la connaissent pas. Huit années de séances de kinésithérapie n'ont pas eu raison de son optimisme.
« Le directeur du collège refuse qu'elle parte au ski, pour des raisons tristement incompréhensibles » explique Bruno, « il a peur qu'elle n'arrive pas à skier et retarde les autres élèves ».
Interrogés par ses soins, le corps médical et les kinésithérapeutes n'ont émis aucune réserve quant à ce voyage dans les Alpes.
« Lundi, le directeur du collège a fait valoir une sanction disciplinaire sans raison, c'est le seul moyen qu'il a trouvé pour qu'elle ne parte pas » se désole-t-il.
Les parents de l'adolescente s'interrogent. Ce refus qu'ils jugent incompréhensible ne serait-il pas lié aux agressions subies par leur fille dans l'enceinte de l'établissement ? En septembre dernier, un élève a tenté de lui arracher son sac de cours. Audrey a souffert de contusions après l'incident, comme l'atteste un certificat médical. Ce qui a donné lieu à un dépôt de plainte à l'Hôtel de police de Châlons le 21 septembre, pour violences volontaires et injures. « Le directeur n'a pas apprécié » note Bruno. Selon lui, Audrey aurait également été victime de plusieurs élèves au cours de l'année scolaire 2009-2010.
Ces événements, survenus au sein du plus grand collège de l'académie et dans l'école qui le jouxte, n'auraient donc pas été isolés en ce qui concerne la jeune fille.
Le directeur, Laurent Lanfranchi, balaie d'un geste toutes ces hypothèses. « La sanction disciplinaire est uniquement motivée par le comportement d'Audrey, son attitude en classe » souligne le chef d'établissement, « elle est considérée comme étant apte au ski. Cela n'a rien à voir avec son handicap. D'ailleurs, il y a trois autres enfants en situation de handicap qui partent faire ce séjour ».
Pour étayer son propos, Laurent Lanfranchi produit un compte rendu de l'équipe de suivi de scolarisation, daté du 13 décembre dernier. Les enseignants notaient alors que l'élève n'a pas son matériel, « n'est pas présente au travail » ou encore « ne veut pas travailler ».
« Ne nous trompons pas, c'est la sanction qui pose problème dans le cas présent » insiste le directeur. Il assure au passage que la plainte évoquée par les parents d'Audrey « a été classée sans suite ». La sanction disciplinaire n'aurait donc aucun lien avec des problèmes d'insécurité. Audrey et ses parents espèrent trouver rapidement une issue à cette spirale. Son père n'a plus que quelques jours pour convaincre l'établissement de revenir sur sa décision.
http://www.lunion.presse.fr/article/marne/audrey-13-ans-privee-de-vacances-au-ski-avec-ses-camarades-de-classe

jeudi 12 janvier 2012

EuroMillions. « On a gagné les ennuis, pas les 162 millions ! »

Il y a des gens qui jouent tous les jours et qui ne gagnent pas. Nous, on ne joue jamais, mais on a gagné quand même. » En fait, ce sont surtout les soucis que Christine et Richard Leconte ont gagnés. Depuis plus de trois mois, ils sont les « vrais faux » gagnants de la cagnotte des 162 millions d'euros remportés à l'Euro Millions, le 14 septembre.
Leur faute ? Ils habitent Argences, une commune à une quinzaine de kilomètres de Caen. C'est là que TF1 a posé ses caméras au lendemain du tirage. Quelques semaines plus tard, « on annonce à notre clientèle qu'on vend le salon de coiffure pour tenter une expérience à l'étranger. C'est un projet qu'on prépare depuis plus de deux ans. » Il n'en faut pas plus pour que la rumeur démarre...
Un salon de coiffure à New York ? Rumeur...
« On en a souri au départ. On a très vite démenti auprès de nos proches et de nos amis qui n'osaient pas nous en parler. » Les clients, eux, sont plus difficiles à convaincre : « Leur regard a changé ; de nouveaux clients sont aussi arrivés... »
Installés dans une galerie marchande, ils voient des curieux approcher la vitrine. « Une personne est venue nous demander de l'aide pour son projet. Le vrai gagnant avait dit, en réceptionnant son chèque, qu'il voulait soutenir l'économie locale. Elle a été très déçue quand on lui a dit que ce n'était pas nous ! »
D'autres sonnent chez la voisine pour voir la maison des gagnants ou appellent le magasin de la presse voisin, pour savoir. « Des gens ont assuré qu'on allait s'installer en Chine, pour ouvrir cinq salons ou qu'on avait racheté le plus grand salon de coiffure de New York ! »
Le couple pensait que les choses se calmeraient, avec le temps. « Mais on a travaillé jusqu'au 31 décembre. Des clients ont dit qu'on était gonflés de profiter des fêtes, avec tout ce qu'on avait gagné. » Et quand Christine change de voiture, « c'est une Audi A8 forcément ! Mais j'ai juste acheté une Dacia Duster (voiture à bas coût du groupe Renault). » Au bout de trois mois, la situation devient pesante. « On dort moins bien, on se réveille au moindre bruit, on emmène notre fils à l'école. C'est lourd de se justifier sans cesse. On ne peut même pas porter plainte, ce n'est qu'une rumeur. Peut-être que la Française des Jeux peut assurer que ce n'est pas nous ? »
Brigitte Roth, qui suit les grands gagnants à la FDJ, entend l'appel : « C'est la première fois qu'on le fait. J'assure que ces personnes n'ont pas gagné à l'Euro Millions. »
http://www.ouest-france.fr/actu/actuDet_-EuroMillions.-On-a-gagne-les-ennuis-pas-les-162-millions-[Video]_3639-2030823_actu.Htm

mercredi 11 janvier 2012

Paris : frappé dans un commissariat pour avoir sifflé «l'Internationale»

Un homme affirme avoir été tabassé dans un commissariat parisien par un policier qui ne supportait qu'il siffle «L'Internationale», selon une information révelée par le site internet Médiapart. Denis Godard, 47 ans, a déposé plainte vendredi dernier pour violences volontaires aggravées. Il souffre d'une fracture du plancher de l'orbite (l'os situé sous l'œil) avec douze jours d'interruption temporaire du travail (ITT). La préfecture de police de a indiqué lundi que l'inspection générale des services (IGS) avait été saisie.

Les faits se seraient produits le 6 janvier dernier vers 5 heures du matin. Denis Godard a été interpellé en état d'ébriété, à
, par les hommes de la brigade anticriminalité, alors qu'il se trouvait avec deux collègues, salariés de l'association Act-Up comme lui. «Nous avions consommé de l'alcool, nous cherchions un taxi et Denis a accroché un scooter avec sa sacoche, on l'a relevé, mais les policiers n'ont rien voulu savoir et ont embarqué Denis», explique sa collègue Cécile Lhuillier, vice-présidente d'Acte Up.

Amené au commissariat du troisième arrondissement, Denis Godard dit avoir été placé sur un banc dans un couloir bordé de cellules et s'est mis à siffler l'Internationale, ce qui aurait déplu au policier. Mais il aurait continué... c'est à ce moment que le policier l'aurait frappé au visage, une seule fois et la main ouverte.
http://www.leparisien.fr/faits-divers/paris-frappe-dans-un-commissariat-pour-avoir-siffle-l-internationale-09-01-2012-1804157.php

lundi 9 janvier 2012

Suspicion de maltraitance des bêtes chez un éleveur bovin

Monsieur X, éleveur de bovins dans un lieu-dit de Durenque, maltraite-t-il ses bêtes par une négligence qui aboutirait à la mort d'entre elles dans des conditions de déchéance atroce ? C'est tout l'enjeu de la plainte que promet de déposer dès lundi la SPA pour faire réagir toutes les instances responsables des bonnes conditions de vie des bétails, déterminées par des normes très strictes.
Le problème est que l'affaire est loin d'être claire comme de l'eau de roche. Tout part d'une lettre anonyme adressée à la SPA et agrémentée de photos de cadavres de vaches. Et la SPA dit ne connaître que trop bien Monsieur X «et ses manquements aux règles sanitaires élémentaires pour le bétail.»
Mais une autre source autorisée, sous couvert d'anonymat, réfute les craintes de la SPA : «Le problème est réglé : un animal décédé a été pris en charge par l'équarissage. La bête est restée plus longtemps morte sur place en raison de la période des fêtes. Rappelons que Monsieur X n'a jamais été condamné ; les services vétérinaires ont constaté que les bêtes n'ont pas été maltraitées. Et attention : il y a une guéguerre dans le voisinage depuis quelques mois. Cela relativise la portée d'une lettre anonyme, acte dont il faut toujours se méfier.»
Du côté des services vétérinaires, hier, on avait été alerté par la SPA. «Il y a un double problème d'évacuation de cadavres et de maltraitance potentielle d'animaux», explique un responsable de la DDCSPP. «La gendarmerie de Rodez et la mairie de Durenque ont été prévenues. L'urgence était d'enlever les cadavres d'animaux, or c'est fait. Il doit y avoir une enquête conjointe avec les gendarmes sur la question des maltraitances.»
Il y a quelques années, les services vétérinaires étaient intervenus chez Monsieur X pour une opération de prophylaxie du cheptel. L'état général n'était pas conforme.
Nous ne sommes pas parvenus à joindre Monsieur X, pas plus que le maire de Durenque.
http://www.ladepeche.fr/article/2012/01/07/1255128-suspicion-de-maltraitance-des-betes-chez-un-eleveur-bovin.html

dimanche 8 janvier 2012

Prothèses défectueuses : comment PIP a caché le scandale

Sans regret, et sûr de la qualité de ses produits : c'est ainsi qu'est apparu Jean-Claude Mas, fondateur de la société varoise PIP, devant les enquêteurs qui l'interrogeaient sur le scandale des prothèses mammaires défectueuses produites par son entreprise. Ses déclarations telles qu'elles apparaissent dans un procès verbal dressé par les gendarmes en novembre 2010 (procès verbal révélé jeudi soir par TF1) dessinent le portrait d'un homme qui refuse la critique, règne en maître omnipotent sur son entreprise et ne manifeste aucune compassion pour ses victimes.

Premier point révélé par TF1 : Jean-Claude Mas a admis avoir utilisé un gel non conforme et sciemment déjoué les contrôles sans y voir de problème puisque, selon lui, il n'y avait pas de risque. "Cette formule est parfaite, elle est meilleure que celle utilisée pour fabriquer le gel homologue", argumentait-il face aux enquêteurs. "Par habitude, depuis 1997 nous cachions les produits utilisés pour fabriquer le gel PIP. Je n'avais pas le droit d'acheter ces produits car ils n'étaient pas homologués. Tout était organisé pour échapper aux contrôles". Autre aspect, souligné par ses employés : ils ont reconnu devant les gendarmes que le processus de fabrication était oral et jamais écrit et que tout le monde supposait qu'il y avait irrégularité. Après ces libertés prises avec toutes les procédures, comment réagit le fondateur de PIP face à l'inquiétude des porteuses des implants mammaires fabriqués par son groupe ? Il écarte simplement leurs arguments : "Il s'agit de personnes fragiles ou de personnes qui font ça pour le fric".

Du gel à 35 euros remplacé par du gel à 5 euros

Il n'est pourtant pas si simple de déjouer les contrôles et pour cela, Jean-Claude Mas avait mis au point au fil des ans tout un système de dissimulation, selon ses déclarations aux enquêteurs. Le fondateur de PIP a ainsi expliqué que "dès 1993", deux ans seulement après la création de sa société, il avait "donné l'ordre de dissimuler la vérité" à l'organisme certificateur allemand Tüv, bien avant la mise sur le marché des implants aujourd'hui incriminés. Et c'est une autre personne interrogée par les enquêteurs, Thierry Brinon, directeur technique arrivé chez PIP en 2006 via une petite annonce, qui a donné les détails de la manoeuvre.

Pour ces fameux implants mammaires, la fraude commence donc "dès 2001", quand le silicone est réautorisé en France pour les prothèses mammaires, selon Thierry Brinon. Au bout de sa période d'essai de six mois, on lui aurait expliqué que le gel principalement utilisé était de fabrication "maison" et non pas le gel américain Nusil déclaré à Tüv. Jean-Claude Mas a précisé aux gendarmes que 75% des implants étaient remplis de gel PIP, 25% seulement avec du Nusil. "L'unique motivation" de la fraude étant d'"augmenter sensiblement la rentabilité de l'entreprise", explique Thierry Brinon: ainsi en 2009, le prix du gel PIP était de 5 euros par litre, contre 35 euros pour le Nusil, soit une différence de 10 euros par implant et un gain d'un million d'euros par an pour une production de 100.000 prothèses. Gain partiellement englouti dans des procès en Angleterre et aux Etats-Unis.

Le directeur financier Claude Couty, entendu également, confirme : "le prix d'achat du Nusil était largement supérieur à celui du gel Brenntag", un des fournisseurs de composants du gel PIP. "Les commandes chez Nusil étaient souvent de 100.000 euros alors que celles de Brenntag étaient comprises entre 10.000 et 30.000 euros". Comment les contrôles ont-ils été déjoués, pendant si longtemps ?, s'étonnent les enquêteurs. "Tüv annonce sa visite dix jours avant... C'était de la routine, je donne l'ordre de dissimuler tous les documents ayant trait au gel PIP non homologué, et concernant les containers, les employés se débrouillaient pour les faire disparaître", explique Jean-Claude Mas. PIP avise Tüv des modifications de packaging par exemple. Mais pas de celles concernant le gel, "vu qu'il n'existe pas..." Pour Thierry Brinon, "tant que ces organismes inspecteront avec préavis systématique, toute déviance industrielle pourra être cachée".

samedi 7 janvier 2012

Une handicapée verbalisée au Parc national

Après une réhabilitation de sa maison au coût astronomique et aux malfaçons visibles, le Parc national de Cauterets fait encore parler de lui.
Pour quelques jours sur la commune, Mme Frémont-Charneau décide d'amener, le 24 novembre 2011, une amie dans l'incapacité de marcher découvrir le Pont-d'Espagne. À leur arrivée au parking du Pountas, toutes les barrières étaient levées. Du coup, sans prêter attention à l'interdiction existante, Mme Frémont monte en voiture au niveau du pont pour montrer le paysage des cascades. C'est à ce moment que l'agent arrive. « J'ai tenté d'expliquer que c'était pour faire plaisir à la personne présente et que je ne comptais pas rester », explique-t-elle. Ne daignant prêter attention aux explications, l'agent procède à la verbalisation stricto sensu : une amende de 135 €.
Après avoir formulé une requête auprès du directeur du PNP, Gilles Perron répond par une lettre que « l'infraction n'est pas contestable et je ne peux que confirmer le bien-fondé de la contravention ».
Pour Mme Fremont : « Au lieu de réaliser de la prévention, l'agent du PNP a agi en répression. Est-ce ainsi qu'on encourage au respect de l'environnement, quand l'être humain est bafoué et renié dans son identité. 135 €, c'est le prix à payer pour la faute d'être handicapé. Sans compter, la violence psychique et la culpabilité que cela représente pour la personne. Je lui souhaite de n'être jamais confronté personnellement au handicap ».
Plus qu'une contravention, cette mésaventure soulève bien des interrogations. En effet, la personne handicapée se voit-elle contrainte de ne voyager qu'aux périodes où les institutions leur autorisent l'accès ? Cette discrimination entraîne-t-elle la ghettoïsation du tourisme ? Une chose est sûre, c'est que l'accessibilité pour tous à tout n'est qu'une utopie dont les institutions se font les gorges chaudes pour avoir des subventions, sans pouvoir répondre efficacement aux besoins des individus.
http://www.ladepeche.fr/article/2012/01/05/1253698-cauterets-une-handicapee-verbalisee-au-parc.html

vendredi 6 janvier 2012

Au coeur d'un scandale, le président allemand s'accroche à son poste

Le président allemand Christian Wulff, allié de la chancelière Angela Merkel, a affiché mercredi sa ferme intention de rester à son poste alors qu'il est accusé d'avoir tenté d'étouffer une affaire de crédit privé.
"J'assume la plénitude de ma fonction, pour les cinq années de mon mandat", a déclaré le président lors d'une interview sur les deux chaînes allemandes de télévision publique, les appels à sa démission s'étant multipliés depuis 48 heures.
Le chef de l'Etat allemand - dont la fonction est essentiellement honorifique mais qui se doit d'être une autorité morale - a admis avoir commis "une faute grave (qu'il) regrettait profondément, et pour laquelle il avait présenté des excuses".
M. Wulff a ainsi pour la première fois admis à la télévision avoir téléphoné à des responsables du quotidien à grand tirage Bild - 12 millions de lecteurs - pour tenter d'empêcher la publication d'un article accusateur.
L'article en question, publié le 13 décembre, mettait en cause le président pour avoir, malgré les questions, gardé le silence sur un prêt de 500.000 euros obtenu auprès de la femme d'un ami entrepreneur avec lequel il était en relation d'affaires lorsqu'il était chef du gouvernement de Basse-Saxe (ouest).
Depuis ces révélations à la mi-décembre, il se trouve sous pression et, après la pause des fêtes de fin d'année et les informations parues mardi sur le coup de fil présidentiel à Bild, les critiques sont allées crescendo.
Peu avant l'interview du président, le chef du parti social-démocrate (SPD, opposition) Sigmar Gabriel a estimé sur sa page Facebook qu'il ne s'agissait "plus seulement d'une affaire Wulff mais également d'une affaire Merkel".
La chancelière a apporté son soutien à M. Wulff, tout en demandant des explications.
Elle "fait entièrement confiance au président pour répondre à toutes les questions en suspens", avait déclaré mercredi un porte-parole du gouvernement allemand, Georg Streiter, assurant qu'elle "appréciait particulièrement le travail de M. Wulff".
Jusqu'à l'éclatement de l'affaire, M. Wulff, 52 ans, semblait entretenir de bons rapports avec les médias, se prêtant avec un plaisir apparent à des séances de photos avec sa seconde, blonde et jeune épouse Bettina, mère de leur petit garçon.
Mais depuis les relations se sont visiblement tendues. Le quotidien Die Welt, appartenant comme Bild au groupe d'édition conservateur Springer, a révélé mardi qu'en juin M. Wulff avait convoqué l'un de ses journalistes à sa résidence officielle, le château Bellevue, pour exiger le retrait d'un article évoquant ses relations difficiles avec l'une de ses soeurs, à paraître le lendemain.
Des affaires particulièrement embarrassantes pour Angela Merkel, qui est également très liée à Friede Springer, actionnaire majoritaire de la maison d'édition.
Le pouvoir de Bild est loin d'être négligeable en Allemagne et a notamment inspiré dans les années 1970 l'écrivain Heinrich Böll dans son roman "L'Honneur perdu de Katharina Blum".
Mardi, l'ancien champion de tennis allemand Boris Becker avertissait le président sur son twitt: "Il ne faut jamais chercher Bild, ou alors il faut gagner Wimbledon".
Mme Merkel a peiné pour faire élire il y a un an et demi M. Wulff: il a fallu trois tours d'un scrutin qui avait viré au psychodrame le 30 juin 2010, les grands électeurs en profitant pour montrer leur mécontentement vis-à-vis de la chancelière et de sa coalition de centre-droit.
Fin mai 2010, Horst Köhler qui venait d'entamer son deuxième mandat de président, avait dû démissionner après une polémique sur une interview où il avait semblé justifier l'intervention militaire en Afghanistan par la défense des intérêts économiques allemands.
http://www.lepoint.fr/monde/au-coeur-d-un-scandale-le-president-allemand-s-accroche-a-son-poste-04-01-2012-1415398_24.php

jeudi 5 janvier 2012

Panne d'ascenseur : une octogénaire privée de sortie depuis 15 jours

Seuls huit étages et 128 marches séparent Suzanne, 87 ans, du monde extérieur. Mais depuis que son ascenseur est tombé en panne, il y a deux semaines, la vieille dame, handicapée par une hanche douloureuse, ne quitte plus son appartement. Le quotidien régional L'Est-Eclair rapporte ce mardi cette situation.

« Je devais aller chez mon fils pour Noël, puis je devais voir mes petits-enfants pour le Nouvel An. Malheureusement, je suis enfermée chez moi. Ce sont eux qui sont venus, un peu plus tard, mais ce n'est pas pareil » regrette, dans un interview à l'Est Eclair, cette locataire depuis 37 ans de son appartement géré par Troyes Habitat. Le bailleur, lui, rejette la faute sur la société d'entretien de l'ascenseur Otis. Une carte informatique doit être remplacée dans la semaine pour que la senior puisse regoûter aux joies de la vie au grand air


http://www.leparisien.fr/societe/panne-d-ascenseur-une-octogenaire-privee-de-sortie-depuis-15-jours-03-01-2012-1794795.php

mercredi 4 janvier 2012

Une lame de cutter dans une conserve de boeuf bourguignon

Un couple de retraités résidant près d'Angers affirme avoir retrouvé le 31 décembre une lame de cutter de 6 cm sur 1,5 cm, dans une boîte de boeuf bourguignon de marque William Saurin, a indiqué le mari, confirmant une information de Ouest France. "Je n'invente rien. Nous étions attablés pour le déjeuner le 31 décembre lorsque j'ai senti comme un bout d'os dans un morceau de viande. Je me suis mis à saigner juste devant ma femme et j'ai sorti de ma bouche cette lame, je n'en revenais pas", a expliqué Christian Vest, 70 ans, ancien représentant de commerce qui réside aux Ponts-de-Cé (Maine-et-Loire). Le retraité, coupé légèrement à la lèvre supérieure, a contacté aussitôt le SAMU d'Angers et s'est fait prescrire un vaccin anti-tétanique. Il a contacté dès samedi le service consommateur de William Saurin. "Ils m'ont rappelé lundi seulement, en doutant de ma parole et en me prenant de haut", a indiqué Christian Vest, qui a "décidé de saisir un avocat". Ce dernier, Me Emmanuel Ludot, a précisé avoir fait convoquer William Saurin mardi après-midi devant le tribunal de grande instance, afin d'obtenir une expertise. "Il ne s'agit pas d'une petite pointe ou d'un petit débris mais d'une lame de cutter pour moquette. La moindre des choses, pour une entreprise, c'est de s'excuser auprès de ses clients", a considéré l'avocat, qui est déjà intervenu dans plusieurs affaires du même genre
http://lci.tf1.fr/filnews/france/une-lame-de-cutter-dans-une-conserve-de-boeuf-bourguignon-6914234.html

mardi 3 janvier 2012

Scandale financier au Trésor de Daloa : Un proche de Charles Diby détourne 100 millions de Fcfa

« Servir dans la rigueur et la transparence ». Kouadio Kouassi Jean-Baptiste a choisi de fouler au pied ce slogan cher au Directeur général du Trésor et de la comptabilité publique, M. Koné Adama. Le trésorier général (TG) de Daloa est aujourd’hui au centre d’un scandale financier. Suite à une inspection, les inspecteurs vérificateurs principaux du Trésor ont découvert un trou d’environ 100 millions de Fcfa sur les comptes de la trésorerie générale de Daloa tenue par Kouadio Kouassi Jean-Baptiste. Au moment des faits, le principal mis en cause qui ne se doutait de rien se trouvait à Abidjan avec son fondé de pouvoir. Le TG préparait certainement les fêtes de fin d’année, comme il en a l’habitude. Informé du détournement, ‘‘JB’’ s’est montré très serein. Une attitude qui ne surprend personne, en tout cas pas dans le réseau du Trésor. Et pour cause : ‘‘JB’’, neveu de Charles Koffi Diby, est présenté comme le « bon petit » du ministre de l’Economie et des Finances. Avec ce parapluie, le trésorier général de Daloa, qui n’est pas à sa première malversation, continue de narguer les agents dans la ‘‘cité de l’antilope’’. Trésorier payeur d’Abidjan (Tpa) sur une longue période, Kouadio Kouassi JB n’hésitait pas à faire preuve de générosité à l’endroit de ses proches. Il parraine les cérémonies grandioses (mariage, baptême, anniversaire) sur le dos du contribuable. Sans être une seule fois inquiété. Malgré l’éclatement du scandale, le TG mène paisiblement sa vie d’homme prospère. En pareille circonstance, l’incriminé et ses complices devraient être arrêtés et jetés derrière les barreaux pour mesure conservatoire et d’enquête. Le DG du trésor, le ministre de l’Economie et des Finances, le président de la République sont interpellés, eux qui ont placé la bonne gouvernance au cœur de leur politique.http://www.google.fr/url?sa=t&rct=j&q=scandale&source=newssearch&cd=1&ved=0CC8QqQIwAA&url=http%3A%2F%2Fnews.abidjan.net%2Fh%2F421654.html&ei=VrEBT5uNE8eX8QOTwem8AQ&usg=AFQjCNHvKVKJ4mEA75XyHkBux68-UQ7i-A&sig2=hn0rJ5jqQcqisjMM0QKVuA

lundi 2 janvier 2012

Un faux policier frappe une handicapée

Les personnes vulnérables sont les cibles privilégiées des escrocs. Vendredi midi, une femme d'une trentaine d'années, hémiplégique, a ainsi été victime de deux voleurs violents et bien organisés. Il était aux alentours de 13 h 30 lorsqu'un individu s'est présenté à son domicile, boulevard du Maréchal-Leclerc à Toulouse. Se prétendant agent de la poste, il s'est fait ouvrir. Quelques instants plus tard, un autre homme est arrivé, affirmant être policier municipal. Pour appuyer ses dires, il a brandi une carte professionnelle.
Comme toujours dans pareil scénario, il a expliqué que le précédent visiteur était en fait un voleur et lui a demandé de vérifier que ses objets de valeur étaient toujours à leur place. Puis il a menacé verbalement la jeune femme avant de la frapper. Il est reparti avec de l'argent liquide et des bijoux. La victime, très choquée a porté plainte.

Dans le centre ville

Depuis une dizaine de jours, ce type de vols par usage de fausse qualité se multiplie dans le centre ville de Toulouse. Les personnes âgées sont particulièrement visées. Jeudi, rue de Luchon, dans le secteur Rangueil, un homme s'est présenté chez une dame de 87 ans. Il lui a dit être un agent d'EDF. Il venait pour lui rembourser un trop-perçu. Il a alors sorti un billet de 500 € et lui a demandé de faire de la monnaie. Il a profité de sa visite pour effectuer quelques vérifications sur un radiateur. Lorsqu'il est reparti, la victime s'est aperçue qu'il avait fait main basse sur une sacoche contenant quelques centaines d'euros. Elle a porté plainte.
Faux employés du gaz ou des eaux, faux policiers avec tout ou partie de la tenue y afférant, ces voleurs savent se montrer convaincants. « Il ne faut pas se laisser berner par une fausse carte professionnelle, prévient un policier. Dès qu'ils ont un doute, les citoyens ne doivent pas hésiter à composer le 17. Il vaut mieux que les policiers viennent contrôler de vrais policiers plutôt que d'avoir des victimes. »

Scénarios multiples

Outre de faux employés de services publics, certains voleurs inventent des scénarios toujours plus originaux. Ainsi au mois de septembre, un homme avait convaincu une personne âgée que le matelas de son lit médicalisé était bon à jeter. Dans les minutes suivantes, une autre personne était arrivée et lui avait vendu un nouveau matelas moyennant 3 500€. Plus récemment, fin novembre, une femme avait persuadé une dame de 90 ans qu'elles se connaissaient. Accompagnée d'un enfant elle s'était fait ouvrir, avait proposé de faire le lit de la retraitée. À son départ, des billets de 10 €, 20 € et 50 €, pour un total de 550 € avaient disparu.
http://www.ladepeche.fr/article/2012/01/01/1251423-un-faux-policier-frappe-une-handicapee.html

dimanche 1 janvier 2012

Ivre, le routier polonais arrête son camion au milieu de l'autoroute

Le poids lourd d’un routier polonais s’est arrêté sur l’une des voies de circulation de l’A9 à la hauteur de Nîmes Ouest, jeudi soir, vers 18 heures. Le conducteur qui roulait dans le sens Montpellier-Nîmes avait 3,82 grammes d’alcool dans le sang et s’est apparemment assoupi au volant.
A cette heure de forte affluence sur l’autoroute, un conducteur de poids lourd domicilié dans les Bouches-du-Rhône qui arrivait derrière a alors tout fait pour éviter un drame. Après d'être garé, il a sauté dans le camion à l’arrêt sur les voies de circulation, poussé le routier polonais qui était au volant, déplacé le véhicule sur la bande d'arrêt d’urgence et alerté les secours.

L’automobiliste polonais est en garde à vue à la gendarmerie. Dans l’attente d’une décision judiciaire, son permis de conduire a été suspendu pendant un an en France.

http://www.midilibre.fr/2011/12/30/dma-le-routier-avait-3-82-g-d-alcool,437417.php