jeudi 15 décembre 2011
mercredi 14 décembre 2011
Les trains arrêtés par... des feuilles mortes
Si les usagers du train et habitués de la ligne Alès-Nîmes étaient plutôt satisfaits de prendre à nouveau place dans un train hier matin, ils ont dû vite déchanter. En effet, sans que la nouvelle grille horaire imposée par la SNCF n’y soit pour rien, un problème technique évitable a mis dans la panade plusieurs centaines de voyageurs.
Une journée au ralenti
Tout a débuté au départ du train en gare d’Alès à 6 h 52. Le conducteur s’est vite aperçu que le TER avait bien du mal à avancer sur des rails recouverts de feuilles mortes et autres déchets végétaux. Du coup, par mesure de sécurité, ce premier train de la journée a circulé au ralenti et est arrivé avec près d’une heure de retard à Nîmes. "En fin de semaine dernière, nous avions fait des essais concluants. Le train avait circulé sans problème. Avec le vent et la météo, les feuilles ont pu se poser durant le week-end sur les rails", expliquait hier Stéphane Lubrano, directeur de la ligne TER.
Le retard d’hier matin a eu le don, en tout cas, de provoquer l’ire de l’association des usagers SNCF du Gard. "Comment peut-on avoir ce genre d’incident alors que la réouverture était programmée depuis longtemps ?", s’interroge Anne-Marie Skora. "Quant à l’information donnée aux usagers, c’était du n’importe quoi : on a parlé de problème sur le passage à niveau, de conditions climatiques. Des gens ont raté leur correspondance pour Montpellier. On a le sentiment que la direction s’est plantée."
De son côté, la direction a relevé qu’elle avait supprimé les trains jusqu’en milieu d’après-midi (après 15h finalement) pour nettoyer les voies tout en informant les voyageurs "par le biais de serveurs locaux" et en mettant en place des bus pour assurer les dessertes entre Alès et Nîmes. En fin de matinée et jusqu’à la mi-journée, de Génolhac à Nîmes, une locomotive a nettoyé les rails avec un système qui a injecté sous son passage du sable afin de donner une meilleure adhérence. Un train à vide a ensuite circulé pour tester les rails.
Une remise en ordre qui n’a pas permis pour autant de calmer la colère des usagers ulcérés par cet incident.
http://www.midilibre.fr/2011/12/12/les-trains-arretes-par-des-feuilles-mortes,429512.php
Une journée au ralenti
Tout a débuté au départ du train en gare d’Alès à 6 h 52. Le conducteur s’est vite aperçu que le TER avait bien du mal à avancer sur des rails recouverts de feuilles mortes et autres déchets végétaux. Du coup, par mesure de sécurité, ce premier train de la journée a circulé au ralenti et est arrivé avec près d’une heure de retard à Nîmes. "En fin de semaine dernière, nous avions fait des essais concluants. Le train avait circulé sans problème. Avec le vent et la météo, les feuilles ont pu se poser durant le week-end sur les rails", expliquait hier Stéphane Lubrano, directeur de la ligne TER.
Le retard d’hier matin a eu le don, en tout cas, de provoquer l’ire de l’association des usagers SNCF du Gard. "Comment peut-on avoir ce genre d’incident alors que la réouverture était programmée depuis longtemps ?", s’interroge Anne-Marie Skora. "Quant à l’information donnée aux usagers, c’était du n’importe quoi : on a parlé de problème sur le passage à niveau, de conditions climatiques. Des gens ont raté leur correspondance pour Montpellier. On a le sentiment que la direction s’est plantée."
De son côté, la direction a relevé qu’elle avait supprimé les trains jusqu’en milieu d’après-midi (après 15h finalement) pour nettoyer les voies tout en informant les voyageurs "par le biais de serveurs locaux" et en mettant en place des bus pour assurer les dessertes entre Alès et Nîmes. En fin de matinée et jusqu’à la mi-journée, de Génolhac à Nîmes, une locomotive a nettoyé les rails avec un système qui a injecté sous son passage du sable afin de donner une meilleure adhérence. Un train à vide a ensuite circulé pour tester les rails.
Une remise en ordre qui n’a pas permis pour autant de calmer la colère des usagers ulcérés par cet incident.
http://www.midilibre.fr/2011/12/12/les-trains-arretes-par-des-feuilles-mortes,429512.php
mardi 13 décembre 2011
Ils laissent leur fille de 12 ans seule et partent une semaine en vacances
« C’est vrai que ces vacances en Bretagne, on les avait préparés depuis longtemps. Elle ne voulait pas venir et comme elle était habituée à rester toute seule… »
L’adolescente de 12 ans est donc autorisée à rester à la maison, sous la surveillance de sa tante âgée de… 15 ans ! Mais voilà, dans la nuit du 28 au 29 février 2011, vers 3 heures du matin, les jeunes seynodiennes ont l’impression d’entendre des bruits suspects. L’adolescente, sujette à des moments de panique, entre dans une véritable crise.
« Vous avez conscience qu’un drame aurait pu se produire » lance, soufflée, la présidente Wauquiez. « Votre fille avait l’habitude de garder ses trois frères et sœurs, le soir, ce n’est pas son rôle. Elle a peut-être eu envie de rester toute seule pour échapper un temps à son rôle de petite mère. C’est complètement ubuesque.
Face à elle, les parents, dont un professeur, font profil bas. Contrits, ils regrettent et confient avoir changé leurs méthodes d’éducation. Une prise de conscience qui va peser. Ils ont été condamnés à 15 jours de prison avec sursis, quand le substitut Enderlin demandait deux mois de prison avec sursis.
http://www.ledauphine.com/haute-savoie/2011/12/11/ils-laissent-leur-fille-de-12-ans-seule-et-partent-une-semaine-en-vacances
L’adolescente de 12 ans est donc autorisée à rester à la maison, sous la surveillance de sa tante âgée de… 15 ans ! Mais voilà, dans la nuit du 28 au 29 février 2011, vers 3 heures du matin, les jeunes seynodiennes ont l’impression d’entendre des bruits suspects. L’adolescente, sujette à des moments de panique, entre dans une véritable crise.
« Un drame aurait pu se produire »
Désemparée, la tante appelle les sapeurs-pompiers. Les gendarmes arrivés en même temps que les secours tentent de joindre les parents et une connaissance. En vain… jusqu’au lendemain matin !« Vous avez conscience qu’un drame aurait pu se produire » lance, soufflée, la présidente Wauquiez. « Votre fille avait l’habitude de garder ses trois frères et sœurs, le soir, ce n’est pas son rôle. Elle a peut-être eu envie de rester toute seule pour échapper un temps à son rôle de petite mère. C’est complètement ubuesque.
Le père de l’adolescente n’était pas au courant de l’accord passé
D’autant que le père de l’adolescente n’était pas au courant de l’accord passé. Et le système que vous pensiez bétonné, avec une voisine prévenue et une connaissance prête à intervenir, n’a pas fonctionné. »Face à elle, les parents, dont un professeur, font profil bas. Contrits, ils regrettent et confient avoir changé leurs méthodes d’éducation. Une prise de conscience qui va peser. Ils ont été condamnés à 15 jours de prison avec sursis, quand le substitut Enderlin demandait deux mois de prison avec sursis.
http://www.ledauphine.com/haute-savoie/2011/12/11/ils-laissent-leur-fille-de-12-ans-seule-et-partent-une-semaine-en-vacances
lundi 12 décembre 2011
EasyJet a-t-elle discriminé des passagers handicapés ?
Karine voulait aller à Porto. Laurent, lui, se rendait à Nice. Quant à Miloudi, il était en partance pour Casablanca. Le point commun entre ces trois personnes ? Se trouver en situation de handicap. Avoir acheté des billets EasyJet. S'être vu refuser l'embarquement au motif qu'elles n'étaient pas accompagnées. Leur mésaventure a eu lieu à l'aéroport de Roissy en novembre 2008 et en janvier 2009. Vendredi matin, ces trois voyageurs refoulés se retrouvent au tribunal de Bobigny devant lequel ils ont assigné la compagnie aérienne à bas coûts pour discrimination. C'est la première fois qu'EasyJet est jugée pour ce délit.
Raison invoquée par la compagnie pour justifier ces refus d'embarquement ? La sécurité. "Une réglementation européenne autorise les compagnies à refuser qu'une personne handicapée embarque si elle n'est pas accompagnée, s'il y a un risque pour la sécurité", développe l'avocat d'EasyJet, Me Philippe Van der Meulen interrogé par l'AFP. Selon lui, "chaque année, easyJet embarque environ 350.000 personnes à mobilité réduite, qui sont accompagnées ou qui sont suffisamment autonomes pour embarquer seules et évacuer l'appareil rapidement en cas de problème".
Et le vieillard de 95 ans ?
"Une personne en situation de handicap peut voyager seule dès lors qu'elle peut accrocher ou décrocher sa ceinture, mettre son masque à oxygène et comprendre les messages de sécurité", fait valoir Jean-Marie Barbier, président de l'APF, l'association des Paralysés de France. Avec le Défenseur des droits, elle est partie civile dans ce procès. L'APF précise que les trois voyageurs refoulés, tous paraplégiques, ont l'habitude de voyager seul. Laurent avait d'ailleurs pu effectuer l'aller Nice-Paris sans souci avec EasyJet.
Pour leur défenseur, Me Patrick de la Grance, le vrai motif du refus tient plus du coût que de la sécurité. "Le modèle économique d'EasyJet est un modèle à bas coût avec un personnel navigant réduit, explique l'avocat à TF1 News. Et c'est vrai que la prise en charge d'une personne handicapée prend un peu plus de temps et mobilise un peu plus de personnes..." Et d'ironiser : "Dans ce cas-là, il faudrait aussi interdire aux gens avec une jambe dans le plâtre ou au vieillard de 95 ans de voyager seul au motif de la sécurité..."
http://lci.tf1.fr/france/justice/easyjet-juge-pour-discrimination-envers-des-passagers-handicapes-6869708.html
Raison invoquée par la compagnie pour justifier ces refus d'embarquement ? La sécurité. "Une réglementation européenne autorise les compagnies à refuser qu'une personne handicapée embarque si elle n'est pas accompagnée, s'il y a un risque pour la sécurité", développe l'avocat d'EasyJet, Me Philippe Van der Meulen interrogé par l'AFP. Selon lui, "chaque année, easyJet embarque environ 350.000 personnes à mobilité réduite, qui sont accompagnées ou qui sont suffisamment autonomes pour embarquer seules et évacuer l'appareil rapidement en cas de problème".
Et le vieillard de 95 ans ?
"Une personne en situation de handicap peut voyager seule dès lors qu'elle peut accrocher ou décrocher sa ceinture, mettre son masque à oxygène et comprendre les messages de sécurité", fait valoir Jean-Marie Barbier, président de l'APF, l'association des Paralysés de France. Avec le Défenseur des droits, elle est partie civile dans ce procès. L'APF précise que les trois voyageurs refoulés, tous paraplégiques, ont l'habitude de voyager seul. Laurent avait d'ailleurs pu effectuer l'aller Nice-Paris sans souci avec EasyJet.
Pour leur défenseur, Me Patrick de la Grance, le vrai motif du refus tient plus du coût que de la sécurité. "Le modèle économique d'EasyJet est un modèle à bas coût avec un personnel navigant réduit, explique l'avocat à TF1 News. Et c'est vrai que la prise en charge d'une personne handicapée prend un peu plus de temps et mobilise un peu plus de personnes..." Et d'ironiser : "Dans ce cas-là, il faudrait aussi interdire aux gens avec une jambe dans le plâtre ou au vieillard de 95 ans de voyager seul au motif de la sécurité..."
http://lci.tf1.fr/france/justice/easyjet-juge-pour-discrimination-envers-des-passagers-handicapes-6869708.html
dimanche 11 décembre 2011
A Montreuil, les vacances de luxe des élus de la CGT
Après le rapport au vitriol de la Cour des comptes sur le comité d’entreprise de la RATP, voici une nouvelle affaire embarrassante pour la CGT. Dans un audit interne que nous nous sommes procuré, la mairie de Montreuil, dirigée par l’ancienne ministre de l’Environnement Dominique Voynet, dénonce les drôles de pratiques des élus CGT du comité des œuvres sociales (COS) de la ville.
Commandé en juin et achevé le 18 octobre, cet audit dresse un bilan sévère des activités du COS entre 2009 et juin 2011. Au point que la mairie a transmis son audit à la cour régionale des comptes, à charge pour les magistrats d’établir si des faits illégaux ont été commis.
« Le comité des œuvres sociales bénéficie de la plus grosse subvention distribuée par la ville, 1,4 M€. Il était normal que nous exercions un contrôle serré de son activité », explique Dominique Voynet. Au terme de leur enquête, les auditeurs ont été « révoltés » par ce qu’ils ont découvert, témoigne-t-on à la mairie. Première surprise, malgré une « situation financière très confortable », le COS est très sélectif. L’an dernier, seul un tiers des 2840 employés de la mairie ont profité de ses prestations. « Nous partageons ce constat », assure Bernard Grenouillet, élu FSU au conseil d’administration du COS.
Plus étonnant, « la plus grande partie des dépenses a trait aux loisirs, au détriment de l’action sociale », pointe Dominique Voynet. Sur un budget total passé en trois ans de 801000 € à 1,11 M€, les frais de vacances et les voyages ont fait un bond spectaculaire. Résultat : ils ont absorbé cette année 90% du budget, ne laissant que des miettes aux activités culturelles et sportives (9%) et aux aides sociales (0,7%). Pis, « il apparaît que certains adhérents ont pu profiter bien plus des avantages fournis par le COS que les autres adhérents », observe l’audit. D’autant qu’« il ne semble pas exister de montant maximum de subvention par adhérent ».
Reste le plus scandaleux : non seulement une minorité des personnels de la mairie est gâtée par le COS, mais les principaux bénéficiaires ne sont autres que… les élus CGT eux-mêmes. En deux ans et demi, 4 élus CGT, accompagnés de leur famille, ont voyagé aux frais du COS pour un montant de 153024 €. Soit 6 fois plus que les aides sociales distribuées durant cette période. A lui seul, un élu s’est offert 10 voyages (Egypte, Maroc, week-end plongée à La Ciotat…) en 2009, 9 l’an dernier (Kenya, Crète…) et 8 ces six derniers mois (Québec, Méribel, Thaïlande…). Montant de la facture pour cet élu et sa famille : 44000 €. Réponse de Saphia Beltran, la présidente CGT du COS de Montreuil, dans un courrier en date du 25 novembre : « L’accompagnement des groupes […] fait partie des fonctions de l’élu (afin) de s’assurer que le voyage se déroule pour le mieux. » Alors que les tensions sont réelles entre la CGT et Dominique Voynet, qui a ravi en 2008 la mairie de Montreuil au communiste Jean-Pierre Brard après vingt-quatre ans de règne, cette affaire risque encore d’envenimer les relations. « Il est clair que la CGT veut la peau de Voynet », confie un élu d’un syndicat minoritaire au COS.
Le conflit est en tout cas sur la place publique. « Si les élus CGT ne rectifient pas le tir et n’utilisent pas plus l’argent que nous leur versons à des œuvres sociales, je réduirai les subventions », prévient Dominique Voynet, très remontée contre la CGT qui, de son côté, accuse l’élue écologiste de vouloir réduire les moyens du COS. « Les collectivités locales ne doivent pas s’ingérer dans la gestion des associations qu’elles subventionnent », lui a répondu Saphia Beltran. Une drôle de guerre de tranchées s’engage donc à Montreuil, fief de la CGT qui y a établi le siège de la confédération.
http://www.leparisien.fr/seine-saint-denis-93/a-montreuil-les-vacances-de-luxe-des-elus-de-la-cgt-09-12-2011-1760164.php
« Le comité des œuvres sociales bénéficie de la plus grosse subvention distribuée par la ville, 1,4 M€. Il était normal que nous exercions un contrôle serré de son activité », explique Dominique Voynet. Au terme de leur enquête, les auditeurs ont été « révoltés » par ce qu’ils ont découvert, témoigne-t-on à la mairie. Première surprise, malgré une « situation financière très confortable », le COS est très sélectif. L’an dernier, seul un tiers des 2840 employés de la mairie ont profité de ses prestations. « Nous partageons ce constat », assure Bernard Grenouillet, élu FSU au conseil d’administration du COS.
Plus étonnant, « la plus grande partie des dépenses a trait aux loisirs, au détriment de l’action sociale », pointe Dominique Voynet. Sur un budget total passé en trois ans de 801000 € à 1,11 M€, les frais de vacances et les voyages ont fait un bond spectaculaire. Résultat : ils ont absorbé cette année 90% du budget, ne laissant que des miettes aux activités culturelles et sportives (9%) et aux aides sociales (0,7%). Pis, « il apparaît que certains adhérents ont pu profiter bien plus des avantages fournis par le COS que les autres adhérents », observe l’audit. D’autant qu’« il ne semble pas exister de montant maximum de subvention par adhérent ».
Reste le plus scandaleux : non seulement une minorité des personnels de la mairie est gâtée par le COS, mais les principaux bénéficiaires ne sont autres que… les élus CGT eux-mêmes. En deux ans et demi, 4 élus CGT, accompagnés de leur famille, ont voyagé aux frais du COS pour un montant de 153024 €. Soit 6 fois plus que les aides sociales distribuées durant cette période. A lui seul, un élu s’est offert 10 voyages (Egypte, Maroc, week-end plongée à La Ciotat…) en 2009, 9 l’an dernier (Kenya, Crète…) et 8 ces six derniers mois (Québec, Méribel, Thaïlande…). Montant de la facture pour cet élu et sa famille : 44000 €. Réponse de Saphia Beltran, la présidente CGT du COS de Montreuil, dans un courrier en date du 25 novembre : « L’accompagnement des groupes […] fait partie des fonctions de l’élu (afin) de s’assurer que le voyage se déroule pour le mieux. » Alors que les tensions sont réelles entre la CGT et Dominique Voynet, qui a ravi en 2008 la mairie de Montreuil au communiste Jean-Pierre Brard après vingt-quatre ans de règne, cette affaire risque encore d’envenimer les relations. « Il est clair que la CGT veut la peau de Voynet », confie un élu d’un syndicat minoritaire au COS.
Le conflit est en tout cas sur la place publique. « Si les élus CGT ne rectifient pas le tir et n’utilisent pas plus l’argent que nous leur versons à des œuvres sociales, je réduirai les subventions », prévient Dominique Voynet, très remontée contre la CGT qui, de son côté, accuse l’élue écologiste de vouloir réduire les moyens du COS. « Les collectivités locales ne doivent pas s’ingérer dans la gestion des associations qu’elles subventionnent », lui a répondu Saphia Beltran. Une drôle de guerre de tranchées s’engage donc à Montreuil, fief de la CGT qui y a établi le siège de la confédération.
http://www.leparisien.fr/seine-saint-denis-93/a-montreuil-les-vacances-de-luxe-des-elus-de-la-cgt-09-12-2011-1760164.php
samedi 10 décembre 2011
Marseille : corruption présumée à la Mission locale
Une employée de la Mission locale de Marseille a été déférée hier au parquet de Marseille. Elle avait été placée en garde à vue il y a quarante-huit heures. Cette procédure fait suite à des faits de "corruption" présumée qui auraient été mis au jour au sein de cet organisme à vocation publique. Selon nos informations, elle aurait profité de son rôle au sein de la Mission pour ouvrir des dossiers en faveur des jeunes âgés de 16 à 25 ans, notamment en matière d'insertion professionnelle, pour délivrer aussi diverses aides de secours aux intéressés afin de favoriser leur emploi ou pour leur délivrer des bons de transport.
En échange l'employée se faisait remettre 400 à 2 000 €
En échange, la salariée aurait profité de la situation pour se faire rétrocéder une partie des fonds ou des avantages indus ainsi obtenus sous forme d'espèces sonnantes et trébuchantes. Les sommes en cause auraient varié, selon les cas, entre 400 et 2 000 euros. Au cours de l'enquête, cinq personnes l'auraient ainsi mise en cause, ce qui aurait permis d'objectiver des poursuites à son encontre. Au terme de sa garde à vue, l'agent de la Mission locale a finalement été déféré hier pour "corruption passive", un délit qui consiste, pour un agent public, à "solliciter ou à accepter, sans droit, des offres, des promesses, des dons, des présents ou des avantages quelconques pour accomplir un acte facilité par sa fonction".
Elle a été placée sous contrôle judiciaire
La justice a décidé hier de ne pas ouvrir d'information judiciaire, mais de lui délivrer une convocation par procès-verbal à comparaître prochainement devant le tribunal correctionnel. En attendant, elle a été placée sous contrôle judiciaire avec interdiction d'exercer son métier. De bonne source, on précise que les soupçons seraient nés dans le cadre d'un tout autre dossier, ouvert pour infraction à la législation sur les stupéfiants, et sur lequel travaillait la Brigade recherches de la gendarmerie d'Aix-en-Provence. L'âge et le rôle précis de la personne mise en cause n'ont toutefois pas été communiqués.
Les peines encourues pour "corruption passive", au regard du Code pénal, sont d'un maximum de 10 ans de prison et de 150 000 euros d'amende. Interrogée hier soir, la Mission locale s'est refusée pour l'heure à tout commentaire sur le sujet.
http://www.laprovence.com/article/a-la-une/marseille-corruption-presumee-a-la-mission-locale
En échange l'employée se faisait remettre 400 à 2 000 €
En échange, la salariée aurait profité de la situation pour se faire rétrocéder une partie des fonds ou des avantages indus ainsi obtenus sous forme d'espèces sonnantes et trébuchantes. Les sommes en cause auraient varié, selon les cas, entre 400 et 2 000 euros. Au cours de l'enquête, cinq personnes l'auraient ainsi mise en cause, ce qui aurait permis d'objectiver des poursuites à son encontre. Au terme de sa garde à vue, l'agent de la Mission locale a finalement été déféré hier pour "corruption passive", un délit qui consiste, pour un agent public, à "solliciter ou à accepter, sans droit, des offres, des promesses, des dons, des présents ou des avantages quelconques pour accomplir un acte facilité par sa fonction".
Elle a été placée sous contrôle judiciaire
La justice a décidé hier de ne pas ouvrir d'information judiciaire, mais de lui délivrer une convocation par procès-verbal à comparaître prochainement devant le tribunal correctionnel. En attendant, elle a été placée sous contrôle judiciaire avec interdiction d'exercer son métier. De bonne source, on précise que les soupçons seraient nés dans le cadre d'un tout autre dossier, ouvert pour infraction à la législation sur les stupéfiants, et sur lequel travaillait la Brigade recherches de la gendarmerie d'Aix-en-Provence. L'âge et le rôle précis de la personne mise en cause n'ont toutefois pas été communiqués.
Les peines encourues pour "corruption passive", au regard du Code pénal, sont d'un maximum de 10 ans de prison et de 150 000 euros d'amende. Interrogée hier soir, la Mission locale s'est refusée pour l'heure à tout commentaire sur le sujet.
http://www.laprovence.com/article/a-la-une/marseille-corruption-presumee-a-la-mission-locale
vendredi 9 décembre 2011
Un bébé de quatre mois empêché de prendre l'avion
Un couple et ses filles devaient s'envoler pour La Réunion vendredi dernier. La mère et les aînées sont partis seules. Le bébé, dépourvu de carte d'identité, a été refusé. Le père est donc resté avec lui.
Au moment de monter dans un avion, une maman castraise a dû abandonner son bébé dépourvu de carte d'identité ! Un couple castrais et ses trois enfants avaient en effet programmé de prendre un avion à Blagnac pour La Réunion où ils vont s'installer. Ils devaient embarquer vendredi après-midi avec la compagnie Air Austral pour cette île française. L'un des enfants est une petite fille âgée de quatre mois, Manoa.
Malgré les informations délivrées par la compagnie au moment de la réservation, lors de l'enregistrement des bagages et du contrôle des identités, le personnel a exigé une carte d'identité pour le bébé et refusé la présentation du seul livret de famille des parents. Finalement, le père et le bébé ont dû abandonner le reste de la famille aux portes de l'avion. Ils ont rejoint Castres… La famille devra s'acquitter de près de 400 € de plus pour report de billets à dimanche… si le passeport du bébé sollicité auprès de la préfecture du Tarn arrive dans les délais !
Sinon, il faudra acheter deux nouveaux billets !
« Ils voyaient bien que nous étions sincères. Le commissaire de l'aéroport ne voyait pas d'inconvénient à notre accès à l'avion, ajoute Jérémy Grégoire, 23 ans, originaire de La Réunion. Mais seule la compagnie est maître à bord. »
« Pendant ce temps, ma fille Laura, de santé plutôt fragile, gère toute seule l'installation à La Réunion, avec Oriana, 8 ans, et Alizoa, 3 ans, à ses côtés, ajoute Annie. Tout en se faisant du souci pour son bébé… Normal, c'est la maman. »
http://www.ladepeche.fr/article/2011/12/07/1234002-castres-un-bebe-de-quatre-mois-empeche-de-prendre-l-avion.html
Au moment de monter dans un avion, une maman castraise a dû abandonner son bébé dépourvu de carte d'identité ! Un couple castrais et ses trois enfants avaient en effet programmé de prendre un avion à Blagnac pour La Réunion où ils vont s'installer. Ils devaient embarquer vendredi après-midi avec la compagnie Air Austral pour cette île française. L'un des enfants est une petite fille âgée de quatre mois, Manoa.
Malgré les informations délivrées par la compagnie au moment de la réservation, lors de l'enregistrement des bagages et du contrôle des identités, le personnel a exigé une carte d'identité pour le bébé et refusé la présentation du seul livret de famille des parents. Finalement, le père et le bébé ont dû abandonner le reste de la famille aux portes de l'avion. Ils ont rejoint Castres… La famille devra s'acquitter de près de 400 € de plus pour report de billets à dimanche… si le passeport du bébé sollicité auprès de la préfecture du Tarn arrive dans les délais !
Sinon, il faudra acheter deux nouveaux billets !
La mère à La Réunion
« À la limite, nous pouvons comprendre ces mesures, s'il s'agit d'éviter le trafic d'enfants ou les problèmes liés à des conflits familiaux, indique la mamie, Annie Chevillet. Nous nous insurgeons surtout contre la manière dont cela s'est passé. C'est eux qui font une erreur, et ils le reconnaissent. Toute la famille et des amis, une bonne quinzaine de personnes venues pour leur dire au revoir, attestent des identités des personnes ; les parents présentent leurs cartes d'identité et leur livret de famille… Et on nous a parlé en se moquant de nous ! C'est inadmissible. »« Ils voyaient bien que nous étions sincères. Le commissaire de l'aéroport ne voyait pas d'inconvénient à notre accès à l'avion, ajoute Jérémy Grégoire, 23 ans, originaire de La Réunion. Mais seule la compagnie est maître à bord. »
« Pendant ce temps, ma fille Laura, de santé plutôt fragile, gère toute seule l'installation à La Réunion, avec Oriana, 8 ans, et Alizoa, 3 ans, à ses côtés, ajoute Annie. Tout en se faisant du souci pour son bébé… Normal, c'est la maman. »
http://www.ladepeche.fr/article/2011/12/07/1234002-castres-un-bebe-de-quatre-mois-empeche-de-prendre-l-avion.html
jeudi 8 décembre 2011
Elle demande réparations des dégâts causés par les pompiers
Une porte-fenêtre fracturée à la suite de l'intervention des pompiers : en théorie, les dégâts ne sont pas pris en charge par l'assurance mais à circonstance exceptionnelle, mesure exceptionnelle.
POUR faire entendre sa demande, Jocelyne Tronquoy n'a rien lâché. Il y a un mois, les pompiers se rendent au domicile de sa mère, qui ne répondait pas aux appels. Les secours ont dû forcer l'accès. Bilan des dégâts : une porte-fenêtre fracturée.
Des dommages non couverts par le contrat d'assurance mais Jocelyne Tronquoy ne comprend pas : « Si les pompiers avaient cassé la fenêtre, on était couvert pour le bris de glace mais là, non. »
Elle poursuit : « On ne va tout de même pas demander aux pompiers de réfléchir à leur mode d'intervention. La priorité est de sauver les personnes. »
En l'occurrence, à leur arrivée, les secours ont découvert Irma Anot allongée au sol. Elle avait fait une chute et ne savait plus se relever. Une dame de 84 ans, à la santé fragile, qui a, depuis, succombé à un AVC.
Un événement particulier
Face à la fin de non-recevoir émise dans le bureau d'Axa, rue Eugène-Leduc, la Laonnoise a décidé d'écrire au siège de la compagnie d'assurance, à Paris : « A Laon, on m'a dit que ce n'était pas possible alors j'ai écrit plus haut. Ce n'est pas comme si c'était nous qui avions cassé la porte parce qu'on avait perdu les clés. »
L'un des deux agents du bureau d'assurance laonnois, Yves Nicolau, confirme : « Dans le contrat de base, en matière d'assurance habitation, la garantie couvre l'incendie, le dégât des eaux, le bris de glace et tous les dommages qui sont liés à ces sinistres. Au-delà de cela, ils ne sont pas pris en charge. »
Il se ravise aussitôt après : « Là, il s'agit d'un événement particulier, on peut en tenir compte. » Arguant qu'il y a la lettre du contrat et l'esprit, Yves Nicolau est prêt à étudier la demande de cette Laonnoise.
Un geste commercial
« J'attends un courrier de sa part mais on pourrait envisager un règlement non contractuel. » En clair un geste commercial.
Si la déclaration verbale d'un sinistre est un préalable, la confirmation écrite est indispensable. Jocelyne Tronquoy devrait s'exécuter dans les jours à venir. Reste à savoir s'il faudrait que ce type d'intervention soit couvert de manière systématique ? « Dans ce cas, on aurait une augmentation de tarif, répond l'agent d'assurance. Il est impossible de faire la liste des événements qui peuvent arriver. »
Celui qui est dans le métier depuis de nombreuses années développe : « Le but premier de l'assurance est avant tout de protéger des dommages mettant l'assuré dans une situation délicate. » C'est pour cela que si le risque incendie fait partie de la base de tout contrat d'assurance habitation, la garantie contre le vol peut être facultative : « C'est un choix, certains peuvent décider de le supporter. »http://www.lunion.presse.fr/article/aisne/elle-demande-reparations-des-degats-causes-par-les-pompiers
POUR faire entendre sa demande, Jocelyne Tronquoy n'a rien lâché. Il y a un mois, les pompiers se rendent au domicile de sa mère, qui ne répondait pas aux appels. Les secours ont dû forcer l'accès. Bilan des dégâts : une porte-fenêtre fracturée.
Des dommages non couverts par le contrat d'assurance mais Jocelyne Tronquoy ne comprend pas : « Si les pompiers avaient cassé la fenêtre, on était couvert pour le bris de glace mais là, non. »
Elle poursuit : « On ne va tout de même pas demander aux pompiers de réfléchir à leur mode d'intervention. La priorité est de sauver les personnes. »
En l'occurrence, à leur arrivée, les secours ont découvert Irma Anot allongée au sol. Elle avait fait une chute et ne savait plus se relever. Une dame de 84 ans, à la santé fragile, qui a, depuis, succombé à un AVC.
Un événement particulier
Face à la fin de non-recevoir émise dans le bureau d'Axa, rue Eugène-Leduc, la Laonnoise a décidé d'écrire au siège de la compagnie d'assurance, à Paris : « A Laon, on m'a dit que ce n'était pas possible alors j'ai écrit plus haut. Ce n'est pas comme si c'était nous qui avions cassé la porte parce qu'on avait perdu les clés. »
L'un des deux agents du bureau d'assurance laonnois, Yves Nicolau, confirme : « Dans le contrat de base, en matière d'assurance habitation, la garantie couvre l'incendie, le dégât des eaux, le bris de glace et tous les dommages qui sont liés à ces sinistres. Au-delà de cela, ils ne sont pas pris en charge. »
Il se ravise aussitôt après : « Là, il s'agit d'un événement particulier, on peut en tenir compte. » Arguant qu'il y a la lettre du contrat et l'esprit, Yves Nicolau est prêt à étudier la demande de cette Laonnoise.
Un geste commercial
« J'attends un courrier de sa part mais on pourrait envisager un règlement non contractuel. » En clair un geste commercial.
Si la déclaration verbale d'un sinistre est un préalable, la confirmation écrite est indispensable. Jocelyne Tronquoy devrait s'exécuter dans les jours à venir. Reste à savoir s'il faudrait que ce type d'intervention soit couvert de manière systématique ? « Dans ce cas, on aurait une augmentation de tarif, répond l'agent d'assurance. Il est impossible de faire la liste des événements qui peuvent arriver. »
Celui qui est dans le métier depuis de nombreuses années développe : « Le but premier de l'assurance est avant tout de protéger des dommages mettant l'assuré dans une situation délicate. » C'est pour cela que si le risque incendie fait partie de la base de tout contrat d'assurance habitation, la garantie contre le vol peut être facultative : « C'est un choix, certains peuvent décider de le supporter. »http://www.lunion.presse.fr/article/aisne/elle-demande-reparations-des-degats-causes-par-les-pompiers
mercredi 7 décembre 2011
Affaire des Fadettes : le scandale rebondit
Alors que la Cour de cassation doit se prononcer mardi sur la légalité de la recherche des fadettes (N.D.L.R : les factures téléphoniques détaillées) des journalistes du Monde, ordonnée par le procureur Courroye dans l'affaire Bettencourt, le quotidien du soir révèle dans son édition de ce mardi le contenu des investigations menées par l'IGS. Cette procédure, qui visait les journalistes Gérard Davet, Jacques Follourou dans le cadre de leur travail sur l'affaire Bettencourt, aurait conduit l'inspection générale des services (IGS) à constituer, au fil des mois, un très volumineux dossier de 700 pages à partir des relevés d'appels et de textos des journalistes, obtenus auprès des opérateurs grâce à des réquisitions légales contraignantes.
La police a ainsi été amenée à enquêter sur la fille de Gérard Davet et les personnes qu'elle appelait sur une ligne payée par son père. Elle s'est aussi procuré des coordonnées de comptes bancaires, dont celles de son épouse, s'égarant au passage sur les lignes fixes utilisées au journal par Raphaëlle Bacqué et Élise Vincent, deux autres journalistes qui ne travaillent pas sur l'affaire Bettencourt.
« Je pensais que le parquet de Nanterre savait ce qu'il faisait », a répondu Patrick Nieto, commandant de police à l'IGS, aux juges qui lui demandaient s'il était certain que l'enquête était légale, selon le journal.
Des centaines de communications émanant des deux reporters ou de leur entourage ont ainsi été explorées par la police.
Pour les deux journalistes « tout cela montre que l'IGS est allée « vraiment très loin » dans l'illégalité ».
http://www.google.fr/url?sa=t&rct=j&q=scandale&source=newssearch&cd=2&ved=0CDgQqQIwAQ&url=http%3A%2F%2Fwww.ladepeche.fr%2Farticle%2F2011%2F12%2F06%2F1233035-affaire-des-fadettes-le-scandale-rebondit.html&ei=wB7eTuyWLaP34QTCmMmWBw&usg=AFQjCNE6o-ekWy3ypohnjq_1zSD0Qd3HXw&sig2=KiUTaJOAzFAethW_y7kR5A
La police a ainsi été amenée à enquêter sur la fille de Gérard Davet et les personnes qu'elle appelait sur une ligne payée par son père. Elle s'est aussi procuré des coordonnées de comptes bancaires, dont celles de son épouse, s'égarant au passage sur les lignes fixes utilisées au journal par Raphaëlle Bacqué et Élise Vincent, deux autres journalistes qui ne travaillent pas sur l'affaire Bettencourt.
« Je pensais que le parquet de Nanterre savait ce qu'il faisait », a répondu Patrick Nieto, commandant de police à l'IGS, aux juges qui lui demandaient s'il était certain que l'enquête était légale, selon le journal.
Des centaines de communications émanant des deux reporters ou de leur entourage ont ainsi été explorées par la police.
Pour les deux journalistes « tout cela montre que l'IGS est allée « vraiment très loin » dans l'illégalité ».
http://www.google.fr/url?sa=t&rct=j&q=scandale&source=newssearch&cd=2&ved=0CDgQqQIwAQ&url=http%3A%2F%2Fwww.ladepeche.fr%2Farticle%2F2011%2F12%2F06%2F1233035-affaire-des-fadettes-le-scandale-rebondit.html&ei=wB7eTuyWLaP34QTCmMmWBw&usg=AFQjCNE6o-ekWy3ypohnjq_1zSD0Qd3HXw&sig2=KiUTaJOAzFAethW_y7kR5A
mardi 6 décembre 2011
La Bornala: ils n'ont pas accès à leurs garages depuis 35 ans!
À cause d’un conflit avec un voisin, les boxes sont condamnés... depuis la construction de l’immeuble
C'est une histoire qui dure depuis plus de trente ans. Et dont les détails se perdent dans le brouillard des souvenirs. Pourtant, c'est une histoire incroyable. Une propriétaire qui s'estime spoliée*, un promoteur qui disparaît… et nous voilà partis pour un feuilleton à rebondissements, tout droit sorti de la tête d'un scénariste fou.
Il y a 35 ans, au 32-34 de l'avenue de la Bornala, se dressaient trois petites maisons. « Un jour, un promoteur a voulu construire un immeuble sur le terrain d'à côté, qui était vacant », raconte Nicole Venturelli, qui habite le quartier depuis quarante ans.
Pour aménager les garages qu'il souhaite bâtir, ledit promoteur demande à la propriétaire des maisons de lui céder un petit morceau de son terrain : « Il avait besoin d'une bande d'1,50 mètre le long de l'immeuble, pour créer l'allée d'accès, complète Nicole Venturelli. En échange, il lui avait promis un appartement dans le bâtiment. »Un accord dont les détails se sont perdus avec les années. Mais les faits sont là : « Le promoteur n'a jamais honoré sa promesse. Et il s'est évanoui dans la nature une fois l'immeuble bâti. »
« Une voiture est toujours bloquée »
Après le décès du promoteur, la propriétaire du terrain se retourne contre les copropriétaires. Se sentant spoliée, elle récupère le bout de terrain cédé en clôturant toute la parcelle. Et voilà que les garages, situés derrière l'immeuble, deviennent totalement inaccessibles. « Il y a une voiture bloquée dans un box depuis 35 ans »,assure Nicole Venturelli.
Évidemment, la propriétaire flouée ne s'arrête pas là. Le dossier passe au tribunal où elle obtient gain de cause en première instance. Puis perd en appel, avant de gagner à nouveau en Cassation.
« Elle voulait faire détruire tous les balcons de l'immeuble qui donnaient sur son terrain et qui ''empiétaient'' sur sa parcelle », détaille Nicole Venturelli. Les balcons ne bougeront pas mais, entre-temps, les trois petites maisons se sont vidées de leurs locataires et, petit à petit, sont tombées en ruine.
Lassés des rats et des squatters, les copropriétaires de l'immeuble attaquent en justice à leur tour.
« La Ville a fini par s'en mêler, parce que tout ça devenait insalubre et dangereux. » La propriétaire est mise en demeure de faire le nécessaire. Et comme rien ne se passe, la Ville a fini par prendre la décision de raser l'ensemble.
Depuis, le terrain est toujours clôturé. Et la nature a repris ses droits.
*Nous avons essayé, sans succès, de la contacter.
http://www.nicematin.com/article/nice/la-bornala-ils-nont-pas-acces-a-leurs-garages-depuis-35-ans
C'est une histoire qui dure depuis plus de trente ans. Et dont les détails se perdent dans le brouillard des souvenirs. Pourtant, c'est une histoire incroyable. Une propriétaire qui s'estime spoliée*, un promoteur qui disparaît… et nous voilà partis pour un feuilleton à rebondissements, tout droit sorti de la tête d'un scénariste fou.
Il y a 35 ans, au 32-34 de l'avenue de la Bornala, se dressaient trois petites maisons. « Un jour, un promoteur a voulu construire un immeuble sur le terrain d'à côté, qui était vacant », raconte Nicole Venturelli, qui habite le quartier depuis quarante ans.
Pour aménager les garages qu'il souhaite bâtir, ledit promoteur demande à la propriétaire des maisons de lui céder un petit morceau de son terrain : « Il avait besoin d'une bande d'1,50 mètre le long de l'immeuble, pour créer l'allée d'accès, complète Nicole Venturelli. En échange, il lui avait promis un appartement dans le bâtiment. »Un accord dont les détails se sont perdus avec les années. Mais les faits sont là : « Le promoteur n'a jamais honoré sa promesse. Et il s'est évanoui dans la nature une fois l'immeuble bâti. »
« Une voiture est toujours bloquée »
Après le décès du promoteur, la propriétaire du terrain se retourne contre les copropriétaires. Se sentant spoliée, elle récupère le bout de terrain cédé en clôturant toute la parcelle. Et voilà que les garages, situés derrière l'immeuble, deviennent totalement inaccessibles. « Il y a une voiture bloquée dans un box depuis 35 ans »,assure Nicole Venturelli.
Évidemment, la propriétaire flouée ne s'arrête pas là. Le dossier passe au tribunal où elle obtient gain de cause en première instance. Puis perd en appel, avant de gagner à nouveau en Cassation.
« Elle voulait faire détruire tous les balcons de l'immeuble qui donnaient sur son terrain et qui ''empiétaient'' sur sa parcelle », détaille Nicole Venturelli. Les balcons ne bougeront pas mais, entre-temps, les trois petites maisons se sont vidées de leurs locataires et, petit à petit, sont tombées en ruine.
Lassés des rats et des squatters, les copropriétaires de l'immeuble attaquent en justice à leur tour.
« La Ville a fini par s'en mêler, parce que tout ça devenait insalubre et dangereux. » La propriétaire est mise en demeure de faire le nécessaire. Et comme rien ne se passe, la Ville a fini par prendre la décision de raser l'ensemble.
Depuis, le terrain est toujours clôturé. Et la nature a repris ses droits.
*Nous avons essayé, sans succès, de la contacter.
http://www.nicematin.com/article/nice/la-bornala-ils-nont-pas-acces-a-leurs-garages-depuis-35-ans
lundi 5 décembre 2011
À Auchel, quatre enfants mis en vente sur Internet « pour délirer »
« À Auchel, Pas-de-Calais, vends quatre enfants de type européen, de 3 à 10 ans, autonomes, pucés et dociles. Prix : 250 euros l'un, les quatre pour 950 euros. Un acheté un gratuit. Prix à débattre. Urgent cause déménagement... Signé : Dutrout. » Non, vous ne rêvez pas. Pas plus en tout cas que les visiteurs noctambules du site d'annonces en ligne leboncoin.fr qui dans la nuit du 23 au 24 novembre ont dû se pincer à sang pour croire à l'annonce qui s'affichait sous leurs yeux à l'écran...
Il faut dire que quatre enfants à vendre sur leboncoin à la rubrique « animaux », ils n'avaient encore jamais vu ça. Résultat, ni une, ni deux, ceux qui ont pris l'affaire au sérieux se sont rués sur leur téléphone pour alerter les services de police. Le ou la première, du côté de La Roche-sur-Yon, avant que l'information ne transite jusqu'au commissariat d'Auchel (Bruaysis) via la direction départementale de la sécurité publique d'Arras.
Âgé de 23 ans, originaire du Bruaysis, l'intéressé s'est d'abord décrit comme un fan de l'univers trash et décalé de Groland (1) et des émissions satiriques du PAF. Il a raconté qu'il était venu ce soir-là rendre visite à sa belle-mère auchelloise en compagnie de sa compagne. Profitant du départ de belle-maman à la baraque à frites, il avait alors photographié les enfants de cette dernière en compagnie de ceux de sa dulcinée avec son portable avant de mettre le cliché en ligne. Destination leboncoin.fr, rubrique animaux pour une mise en vente « dans l'état, avec vêtements » de quatre mioches, tout sourire, âgés de 3 à 10 ans. Pas de quoi fouetter un chat pensait-il, d'autant que la belle-mère, mise au parfum en rentrant à la maison avec ses provisions, n'avait pas trouvé grand-chose à redire...
« C'était pour délirer... J'avais déjà essayé de vendre un motoculteur sur ce site-là et ça n'avait pas marché. J'ai mis l'annonce en ligne, sûr que ça ne passerait pas, je pensais être censuré direct, aurait déclaré l'internaute aux policiers pantois. Je ne pensais pas à mal, c'était juste une blague ».
Reste à savoir si le procureur de la République de Béthune goûtera l'humour du plaisantin. De son appréciation de la « blague » en question dépendront les suites judiciaires données à cette affaire. En attendant d'être fixé sur son sort, l'internaute est poursuivi pour « atteinte à la vie privée » envers les quatre enfants qu'il a exposés sur le site leboncoin dix heures durant
http://www.lavoixdunord.fr/Region/actualite/Secteur_Region/2011/12/04/article_a-auchel-pres-de-bruay-quatre-enfants-mi.shtml
« Juste une blague »
« L'annonce est restée en ligne une dizaine d'heures avant de disparaître dans la matinée du 24 novembre, le modérateur du site ayant pris les devants sans attendre notre injonction, raconte ce fonctionnaire de police auchellois en charge du dossier. On a compris assez vite qu'il ne s'agissait pas d'un trafic d'enfants mais d'une image détournée d'un goût douteux... » L'auteur de l'annonce - « subtilement » rebaptisé Dutrout à l'écran - a en tout cas beaucoup moins ri quand les enquêteurs l'ont sommé de venir s'expliquer au commissariat dès le vendredi.Âgé de 23 ans, originaire du Bruaysis, l'intéressé s'est d'abord décrit comme un fan de l'univers trash et décalé de Groland (1) et des émissions satiriques du PAF. Il a raconté qu'il était venu ce soir-là rendre visite à sa belle-mère auchelloise en compagnie de sa compagne. Profitant du départ de belle-maman à la baraque à frites, il avait alors photographié les enfants de cette dernière en compagnie de ceux de sa dulcinée avec son portable avant de mettre le cliché en ligne. Destination leboncoin.fr, rubrique animaux pour une mise en vente « dans l'état, avec vêtements » de quatre mioches, tout sourire, âgés de 3 à 10 ans. Pas de quoi fouetter un chat pensait-il, d'autant que la belle-mère, mise au parfum en rentrant à la maison avec ses provisions, n'avait pas trouvé grand-chose à redire...
« C'était pour délirer... J'avais déjà essayé de vendre un motoculteur sur ce site-là et ça n'avait pas marché. J'ai mis l'annonce en ligne, sûr que ça ne passerait pas, je pensais être censuré direct, aurait déclaré l'internaute aux policiers pantois. Je ne pensais pas à mal, c'était juste une blague ».
Reste à savoir si le procureur de la République de Béthune goûtera l'humour du plaisantin. De son appréciation de la « blague » en question dépendront les suites judiciaires données à cette affaire. En attendant d'être fixé sur son sort, l'internaute est poursuivi pour « atteinte à la vie privée » envers les quatre enfants qu'il a exposés sur le site leboncoin dix heures durant
http://www.lavoixdunord.fr/Region/actualite/Secteur_Region/2011/12/04/article_a-auchel-pres-de-bruay-quatre-enfants-mi.shtml
dimanche 4 décembre 2011
Suicide d'un kiné et de son épouse alors que la CPAM réclamait 196 000 € : « Ce n'était pas une injonction de payer »
Mardi, Stéphane Coulier, kinésithérapeute à Wormhout, s'est pendu avec son épouse, après avoir reçu un courrier de l'Assurance maladie pour un contentieux que l'organisme évaluait à près de 200 000 €. ...
Sandrine Cabot, directrice de la CPAM de Dunkerque, précise qu'il ne s'agissait pas d'une injonction de payer, mais du simple lancement d'une procédure qui pouvait être contestée.
« Ce qu'a reçu M. Coulier, comme trois autres kinésithérapeutes de notre circonscription, n'était qu'un courrier indiquant que l'assurance-maladie saisissait le conseil de l'ordre. Ce n'était qu'une phase explicative, pas une injonction de payer. À ce stade, toute la procédure était à venir. Le conseil de l'ordre doit instruire le dossier, à charge et à décharge. La procédure aboutit en audience contradictoire, où le praticien est défendu par un avocat. Dans ce dossier, il n'est pas dit que la Caisse aurait eu gain de cause. En dernier ressort, le praticien peut toujours faire appel de la décision. » Sandrine Cabot précise que le secteur de Wormhout où exerçait Stéphane Coulier n'est pas dans une situation de sous-dotation en praticiens kinésithérapeutes.
« Il y a quatre cabinets sur Wormhout, dont celui de M. Coulier. Les trois autres cabinets ne sont pas en "hyperactivité". Il ne peut pas y avoir de lien de cause à effet, entre le volume d'activité très au-dessus de ce qui est autorisé du cabinet de M.
Coulier et une situation où il serait le seul praticien dans le périmètre. »
Par ailleurs, lors de leur procédure d'installation et dans leur cursus, ils sont parfaitement informés des règles de la nomenclature générale des actes professionnels (NGAP) qui leur impose 30 minutes d'acte par patient. »Existe-t-il une procédure d'alerte pour les praticiens surchargés ? « Ils reçoivent des relevés trimestriels et individuels sur leur activité pour leur permettre de savoir où ils en sont », précise Sandrine Cabot.
Le conseil de l'ordre des masseurs-kinésithérapeutes réfléchit à des actions, comme une marche blanche à Wormhout ou Esquelbecq, ou le port d'un brassard par tous les professionnels le jour de l'enterrement, ou pendant quelques temps.
http://www.lavoixdunord.fr/Region/actualite/Secteur_Region/2011/12/02/article_suicide-d-un-kinesitherapeute-et-de-son.shtml
« Ce qu'a reçu M. Coulier, comme trois autres kinésithérapeutes de notre circonscription, n'était qu'un courrier indiquant que l'assurance-maladie saisissait le conseil de l'ordre. Ce n'était qu'une phase explicative, pas une injonction de payer. À ce stade, toute la procédure était à venir. Le conseil de l'ordre doit instruire le dossier, à charge et à décharge. La procédure aboutit en audience contradictoire, où le praticien est défendu par un avocat. Dans ce dossier, il n'est pas dit que la Caisse aurait eu gain de cause. En dernier ressort, le praticien peut toujours faire appel de la décision. » Sandrine Cabot précise que le secteur de Wormhout où exerçait Stéphane Coulier n'est pas dans une situation de sous-dotation en praticiens kinésithérapeutes.
« Il y a quatre cabinets sur Wormhout, dont celui de M. Coulier. Les trois autres cabinets ne sont pas en "hyperactivité". Il ne peut pas y avoir de lien de cause à effet, entre le volume d'activité très au-dessus de ce qui est autorisé du cabinet de M.
Coulier et une situation où il serait le seul praticien dans le périmètre. »
Procédure d'alerte
La CPAM confie que si l'activité d'un professionnel de santé dépasse modérément la nomenclature en vigueur, un simple rappel aux bonnes pratiques suffit. « Mais les trois cas que nous avons détectés sont dans l'ordre des 40 heures de journées reconstituées. Cela veut dire que sur une journée de travail, le praticien a exercé ce qui correspond à 40 heures d'actes sur les patients. Si cette réglementation existe, c'est pour assurer une bonne qualité des soins, non pas pour chercher à sanctionner financièrement les professionnels de la santé.Par ailleurs, lors de leur procédure d'installation et dans leur cursus, ils sont parfaitement informés des règles de la nomenclature générale des actes professionnels (NGAP) qui leur impose 30 minutes d'acte par patient. »Existe-t-il une procédure d'alerte pour les praticiens surchargés ? « Ils reçoivent des relevés trimestriels et individuels sur leur activité pour leur permettre de savoir où ils en sont », précise Sandrine Cabot.
Le conseil de l'ordre des masseurs-kinésithérapeutes réfléchit à des actions, comme une marche blanche à Wormhout ou Esquelbecq, ou le port d'un brassard par tous les professionnels le jour de l'enterrement, ou pendant quelques temps.
http://www.lavoixdunord.fr/Region/actualite/Secteur_Region/2011/12/02/article_suicide-d-un-kinesitherapeute-et-de-son.shtml
samedi 3 décembre 2011
Saint-Laurent: des ados agressent deux mineures et filment la scène
Mercredi après midi, une dizaine de jeunes gens, dont plusieurs filles, a violemment agressé deux sœurs sur le parking de Cap 3000. Un des ados filmait avec son téléphone portable
Ce jeudi à 14 heures, cinq mineurs laurentins - quatre filles âgées de 15 et 16 ans et un garçon âgé de 14 ans - ont été déférés à Grasse devant le juge pour enfant pour des faits de« violences volontaires en réunion n'excédant pas huit jours d'ITT » pour les filles et « enregistrement de violences volontaires en réunion »,pour le jeune ado qui encourt la même peine que celle encourue pour les faits qu'il a filmés.
Mercredi après-midi, sur le parking de Cap 3000, il est tout juste 14 heures lorsque deux sœurs sont violemment prises à partie par un « groupe d'une dizaine de personnes ». Elles se font tirer les cheveux, projeter à terre, et reçoivent de nombreux coups de pied. C'est l'intervention d'un homme qui revenait à sa voiture qui fera fuir la bande. Les deux jeunes Laurentines, âgées de 15 et 17 ans, le visage en sang et très choquées sont rapidement prises en charge par les pompiers. Scolarisées à Nice, elles avaient fait quelques courses pour Noël avant de déjeuner dans le centre commercial de Saint-Laurent-du-Var…
Déjà le signalement des agresseurs circule grâce au témoin. Ainsi qu'une direction de fuite : la gare de Saint-Laurent. Une patrouille de la police nationale repère sur la passerelle des trains un groupe de quatre jeunes gens, correspondant à la description. Trois garçons et une fille, tout juste âgée de 12 ans, sont interpellés.
La « petite mineure » est remise à ses parents et ses trois comparses sont placés en garde à vue. Sur l'un d'entre eux est trouvé un téléphone portable : 2 minutes 48 de vidéo… avec la scène de l'agression. Du « happy slapping », en langage policier. Reste à trouver la suite de la bande.
Et c'est tout idiotement, qu'elles sont venues se jeter dans la gueule du loup, n'imaginant certainement pas qu'elles venaient d'être vues par les enquêteurs sur la vidéo-lynchage ! En effet, peu avant 18 heures le jour des faits, les quatre filles se présentent au commissariat pour prendre des nouvelles « de leurs cousins ».
Elles sont, illico presto, placées en garde à vue, où elles étaient encore hier matin, au moment où les deux jeunes victimes ont pu être entendues. Dans la confusion et la rapidité des faits, elles n'ont « pas compris ce qui leur arrivait ». Mais elles ont une certitude : elles ne connaissaient pas leurs agresseurs et le vol n'était pas le mobile. Examinées par un médecin légiste, elles ont toutes deux 1 jour d'ITT.
Les sept mineurs entendus n'ont pas nié les faits, mais ont affirmé avoir reconnu les deux jeunes filles qui leur avaient fait un doigt d'honneur, quelque temps auparavant.
Sur la bande, outre la jeune fille de 12 ans, deux garçons sont mis hors de cause grâce à la vidéo et ont été remis à leurs parents.
http://www.nicematin.com/article/faits-divers/saint-laurent-des-ados-agressent-deux-mineures-et-filment-la-scene
Ce jeudi à 14 heures, cinq mineurs laurentins - quatre filles âgées de 15 et 16 ans et un garçon âgé de 14 ans - ont été déférés à Grasse devant le juge pour enfant pour des faits de« violences volontaires en réunion n'excédant pas huit jours d'ITT » pour les filles et « enregistrement de violences volontaires en réunion »,pour le jeune ado qui encourt la même peine que celle encourue pour les faits qu'il a filmés.
Mercredi après-midi, sur le parking de Cap 3000, il est tout juste 14 heures lorsque deux sœurs sont violemment prises à partie par un « groupe d'une dizaine de personnes ». Elles se font tirer les cheveux, projeter à terre, et reçoivent de nombreux coups de pied. C'est l'intervention d'un homme qui revenait à sa voiture qui fera fuir la bande. Les deux jeunes Laurentines, âgées de 15 et 17 ans, le visage en sang et très choquées sont rapidement prises en charge par les pompiers. Scolarisées à Nice, elles avaient fait quelques courses pour Noël avant de déjeuner dans le centre commercial de Saint-Laurent-du-Var…
Déjà le signalement des agresseurs circule grâce au témoin. Ainsi qu'une direction de fuite : la gare de Saint-Laurent. Une patrouille de la police nationale repère sur la passerelle des trains un groupe de quatre jeunes gens, correspondant à la description. Trois garçons et une fille, tout juste âgée de 12 ans, sont interpellés.
La « petite mineure » est remise à ses parents et ses trois comparses sont placés en garde à vue. Sur l'un d'entre eux est trouvé un téléphone portable : 2 minutes 48 de vidéo… avec la scène de l'agression. Du « happy slapping », en langage policier. Reste à trouver la suite de la bande.
Et c'est tout idiotement, qu'elles sont venues se jeter dans la gueule du loup, n'imaginant certainement pas qu'elles venaient d'être vues par les enquêteurs sur la vidéo-lynchage ! En effet, peu avant 18 heures le jour des faits, les quatre filles se présentent au commissariat pour prendre des nouvelles « de leurs cousins ».
Elles sont, illico presto, placées en garde à vue, où elles étaient encore hier matin, au moment où les deux jeunes victimes ont pu être entendues. Dans la confusion et la rapidité des faits, elles n'ont « pas compris ce qui leur arrivait ». Mais elles ont une certitude : elles ne connaissaient pas leurs agresseurs et le vol n'était pas le mobile. Examinées par un médecin légiste, elles ont toutes deux 1 jour d'ITT.
Les sept mineurs entendus n'ont pas nié les faits, mais ont affirmé avoir reconnu les deux jeunes filles qui leur avaient fait un doigt d'honneur, quelque temps auparavant.
Sur la bande, outre la jeune fille de 12 ans, deux garçons sont mis hors de cause grâce à la vidéo et ont été remis à leurs parents.
http://www.nicematin.com/article/faits-divers/saint-laurent-des-ados-agressent-deux-mineures-et-filment-la-scene
vendredi 2 décembre 2011
Consultation non payée. Un médecin refuse d'opérer !
Un habitant de Pouldergat (29) en a les jambes coupées : mardi, un chirurgien de la clinique Saint-Michel, à Quimper, a refusé de l'opérer du genou, alors qu'il attendait sagement dans sa chambre. En cause, 46 € qu'il s'apprêtait à régler.
Satanés genoux, talons d'Achille des footballeurs, qu'ils soient pros ou amateurs. David Hamon, 34 ans, évolue en foot corpo, à Landudec, au sein de l'équipe des Reskebils (qu'on peut traduire par «Te fais pas de bile»). Lors d'un match, le 9 janvier dernier, son ménisque gauche, usé, s'est fêlé. Plus le choix, l'opération d'arthroscopie est devenue incontournable. Sans parler du football, le jeune homme est élagueur et cette blessure l'obligeait à se mettre en arrêt de travail.
Il obtient un rendez-vous, il y a un mois, auprès du chirurgien Olivier Legeay, au sein de la clinique quimpéroise Saint-Michel. La prise de contact se déroule sans encombres mais, ce jour-là, David Hamon n'a pas son chéquier pour régler la consultation de 46 €. Il en informe la secrétaire qui se veut rassurante : il paiera plus tard. Il est de toute façon amené à revenir, puisqu'il a été convenu qu'il sera opéré le 29 novembre. Entre-temps, il voit également un anesthésiste. Là encore, il ne règle pas les 28 € dus, mais ce dernier lui explique qu'il n'aura qu'à passer payer quand il sera sorti de sa chambre le jour de l'opération.
«Moi, quand j'achète une baguette, je paye»
Ce jour finit par arriver, mardi. David Hamon se présente à la clinique à 7 h 30. Sa compagne et sa mère ont prévu de venir le chercher à l'issue de l'opération, vers 14 h, et de régler les deux consultations antérieures au secrétariat. Son dossier d'admission étant complet, il n'a plus qu'à rejoindre la chambre 452. Sa jambe est rasée. On lui administre un calmant pour éviter toute montée d'angoisse avant l'anesthésie générale. Il en est là lorsque, à 10 h, le docteur Legeay pénètre dans sa chambre et lui annonce : «Je ne vous opère pas. Vous n'avez pas payé les 46 €. Moi, quand j'achète une baguette, je paye ! Vous pouvez vous rhabiller». David Hamon est interloqué : «Je lui ai dit que ma copine allait passer juste après. "Je ne veux pas le savoir", m'a-t-il répondu». Puis le docteur Legeay fait volte face, laissant là son patient, qui, de colère, reprend sa voiture en se fichant bien d'avoir pris un calmant. «Si au moins on m'avait prévenu à 7 h 30. C'est incroyable ! Mais on m'a juste dit : "Vous pouvez monter, votre dossier est complet"», constate David Hamon.
«Notre relation était mal partie»
Contacté, le docteur Olivier Legeay confirme la scène. «C'est un monsieur qui est venu à sa consultation sans chéquier, ce qui est classique, et à qui j'ai proposé une intervention quelques semaines plus tard. Les 46 € n'ont aucune importance mais c'est un début de relation qui ne me met pas en confiance. Le patient doit avoir confiance en son chirurgien mais l'inverse est vrai. Aujourd'hui, nous sommes de plus en plus sur la sellette, soumis à des risques de procédure. Notre relation était mal partie, j'ai pris la décision de ne pas l'opérer. Encore une fois, la somme d'argent m'importe peu».
Tandis que sa compagne passait régler la note mardi après-midi, David Hamon, lui, a pris la tangente vers l'hôpital de Douarnenez. «J'ai rendez-vous le 15 décembre. L'opération n'aura pas lieu avant mi-janvier, puis il y aura la rééducation... Du coup, je ne pourrai pas reprendre mon travail avant deux mois au bas mot. Pour 46 € que j'allais régler. Je ne comprends vraiment pas le fonctionnement du privé...».
http://www.letelegramme.com/local/finistere-sud/quimper/ville/consultation-non-payee-un-medecin-refuse-d-operer-01-12-2011-1518630.php
Satanés genoux, talons d'Achille des footballeurs, qu'ils soient pros ou amateurs. David Hamon, 34 ans, évolue en foot corpo, à Landudec, au sein de l'équipe des Reskebils (qu'on peut traduire par «Te fais pas de bile»). Lors d'un match, le 9 janvier dernier, son ménisque gauche, usé, s'est fêlé. Plus le choix, l'opération d'arthroscopie est devenue incontournable. Sans parler du football, le jeune homme est élagueur et cette blessure l'obligeait à se mettre en arrêt de travail.
Il obtient un rendez-vous, il y a un mois, auprès du chirurgien Olivier Legeay, au sein de la clinique quimpéroise Saint-Michel. La prise de contact se déroule sans encombres mais, ce jour-là, David Hamon n'a pas son chéquier pour régler la consultation de 46 €. Il en informe la secrétaire qui se veut rassurante : il paiera plus tard. Il est de toute façon amené à revenir, puisqu'il a été convenu qu'il sera opéré le 29 novembre. Entre-temps, il voit également un anesthésiste. Là encore, il ne règle pas les 28 € dus, mais ce dernier lui explique qu'il n'aura qu'à passer payer quand il sera sorti de sa chambre le jour de l'opération.
«Moi, quand j'achète une baguette, je paye»
Ce jour finit par arriver, mardi. David Hamon se présente à la clinique à 7 h 30. Sa compagne et sa mère ont prévu de venir le chercher à l'issue de l'opération, vers 14 h, et de régler les deux consultations antérieures au secrétariat. Son dossier d'admission étant complet, il n'a plus qu'à rejoindre la chambre 452. Sa jambe est rasée. On lui administre un calmant pour éviter toute montée d'angoisse avant l'anesthésie générale. Il en est là lorsque, à 10 h, le docteur Legeay pénètre dans sa chambre et lui annonce : «Je ne vous opère pas. Vous n'avez pas payé les 46 €. Moi, quand j'achète une baguette, je paye ! Vous pouvez vous rhabiller». David Hamon est interloqué : «Je lui ai dit que ma copine allait passer juste après. "Je ne veux pas le savoir", m'a-t-il répondu». Puis le docteur Legeay fait volte face, laissant là son patient, qui, de colère, reprend sa voiture en se fichant bien d'avoir pris un calmant. «Si au moins on m'avait prévenu à 7 h 30. C'est incroyable ! Mais on m'a juste dit : "Vous pouvez monter, votre dossier est complet"», constate David Hamon.
«Notre relation était mal partie»
Contacté, le docteur Olivier Legeay confirme la scène. «C'est un monsieur qui est venu à sa consultation sans chéquier, ce qui est classique, et à qui j'ai proposé une intervention quelques semaines plus tard. Les 46 € n'ont aucune importance mais c'est un début de relation qui ne me met pas en confiance. Le patient doit avoir confiance en son chirurgien mais l'inverse est vrai. Aujourd'hui, nous sommes de plus en plus sur la sellette, soumis à des risques de procédure. Notre relation était mal partie, j'ai pris la décision de ne pas l'opérer. Encore une fois, la somme d'argent m'importe peu».
Tandis que sa compagne passait régler la note mardi après-midi, David Hamon, lui, a pris la tangente vers l'hôpital de Douarnenez. «J'ai rendez-vous le 15 décembre. L'opération n'aura pas lieu avant mi-janvier, puis il y aura la rééducation... Du coup, je ne pourrai pas reprendre mon travail avant deux mois au bas mot. Pour 46 € que j'allais régler. Je ne comprends vraiment pas le fonctionnement du privé...».
http://www.letelegramme.com/local/finistere-sud/quimper/ville/consultation-non-payee-un-medecin-refuse-d-operer-01-12-2011-1518630.php
jeudi 1 décembre 2011
Depuis des semaines, les quatre chiens étaient prisonniers de leur taudis
Le Puy-en-Velay. Hier, pompiers et policiers ont pénétré de force dans un appartement de la rue Saint-Jacques duquel émanait une odeur pestilentielle. À l’intérieur, sur des planchers souillés d’excréments, ils découvrent quatre chiens très affaiblis et livrés à eux-mêmes. Sûrement depuis des semaines.
Hier en début d’après-midi, ce sont des riverains de la rue Saint-Jacques qui ont fini par décrocher leur téléphone et appeler les sapeurs-pompiers. Ils s’inquiètent du devenir d’un habitant du quartier. Ce dernier occupe un appartement situé au premier étage de l’immeuble portant le n° 26. Le jeune homme n’a pas été aperçu depuis un long moment et une odeur pestilentielle s’échappe de son appartement jusque dans la cage d’escalier. Derrière la porte du logement, des chiens gémissent quand ils n’hurlent pas à la mort.
Pompiers et policiers se rendent sur les lieux. L’immeuble est vide de tout occupant. L’appartement du premier, qui est le seul occupé dans les trois étages de cette construction ancienne, est inaccessible. Sauf par les fenêtres. Une échelle est accolée en façade et un carreau est brisé. Le spectacle qui attend les sauveteurs juste derrière est atterrant : dans cet appartement sans dessus-dessous, les sols des pièces à vivre sont souillés d’excréments. L’odeur y est insoutenable. Le canapé du salon a été littéralement éventré… Et c’est dans cet univers d’une crasse repoussante que les soldats du feu découvrent quatre chiens, un mâle, une femelle et deux chiots, livrés à eux-mêmes. Tous les quatre sont très affaiblis. La femelle est squelettique. Tous n’ont plus de nourriture et sont contraints de manger leurs propres excréments… Probablement depuis des semaines.
Les quatre malheureux animaux ont été recueillis par la SPA de Polignac. Le président, Dominique Chaudy, s’est lui-même rendu sur place avec une bénévole. Les quatre animaux ont été aussitôt transportés chez le vétérinaire Jacques Mosser pour y recevoir des soins.
Le locataire de l’appartement était, quant à lui, absent et injoignable. La propriétaire de l’immeuble, une octogénaire de Saint-Germain-Laprade, avait fait le déplacement. « C’est intolérable. Le locataire ne répond pas à mes courriers ou à mes appels. Il ne paye plus depuis longtemps. Là je découvre qu’il a abandonné ses chiens et que l’appartement, le plus propre de tout l’immeuble, est devenu un taudis ! » Le jeune homme devrait être convié à s’expliquer au commissariat et probablement devant la justice. Ses animaux resteront au refuge de la SPA
http://www.leprogres.fr/haute-loire/2011/11/30/depuis-des-semaines-les-quatre-chiens-etaient-prisonniers-de-leur-taudis
Hier en début d’après-midi, ce sont des riverains de la rue Saint-Jacques qui ont fini par décrocher leur téléphone et appeler les sapeurs-pompiers. Ils s’inquiètent du devenir d’un habitant du quartier. Ce dernier occupe un appartement situé au premier étage de l’immeuble portant le n° 26. Le jeune homme n’a pas été aperçu depuis un long moment et une odeur pestilentielle s’échappe de son appartement jusque dans la cage d’escalier. Derrière la porte du logement, des chiens gémissent quand ils n’hurlent pas à la mort.
Pompiers et policiers se rendent sur les lieux. L’immeuble est vide de tout occupant. L’appartement du premier, qui est le seul occupé dans les trois étages de cette construction ancienne, est inaccessible. Sauf par les fenêtres. Une échelle est accolée en façade et un carreau est brisé. Le spectacle qui attend les sauveteurs juste derrière est atterrant : dans cet appartement sans dessus-dessous, les sols des pièces à vivre sont souillés d’excréments. L’odeur y est insoutenable. Le canapé du salon a été littéralement éventré… Et c’est dans cet univers d’une crasse repoussante que les soldats du feu découvrent quatre chiens, un mâle, une femelle et deux chiots, livrés à eux-mêmes. Tous les quatre sont très affaiblis. La femelle est squelettique. Tous n’ont plus de nourriture et sont contraints de manger leurs propres excréments… Probablement depuis des semaines.
Les quatre malheureux animaux ont été recueillis par la SPA de Polignac. Le président, Dominique Chaudy, s’est lui-même rendu sur place avec une bénévole. Les quatre animaux ont été aussitôt transportés chez le vétérinaire Jacques Mosser pour y recevoir des soins.
Le locataire de l’appartement était, quant à lui, absent et injoignable. La propriétaire de l’immeuble, une octogénaire de Saint-Germain-Laprade, avait fait le déplacement. « C’est intolérable. Le locataire ne répond pas à mes courriers ou à mes appels. Il ne paye plus depuis longtemps. Là je découvre qu’il a abandonné ses chiens et que l’appartement, le plus propre de tout l’immeuble, est devenu un taudis ! » Le jeune homme devrait être convié à s’expliquer au commissariat et probablement devant la justice. Ses animaux resteront au refuge de la SPA
http://www.leprogres.fr/haute-loire/2011/11/30/depuis-des-semaines-les-quatre-chiens-etaient-prisonniers-de-leur-taudis
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