mardi 15 novembre 2011

Affaire Guérini : "Monsieur Frère fonctionnait avec l'aval du Numéro 1..."

Depuis plusieurs jours, la rumeur courait au Conseil général des Bouches-du-Rhône : le cabinet de Jean-Noël Guérini aurait été placé sur écoute téléphonique. Une mesure demandée le juge Duchaine afin d'étayer les enquêtes qu'il mène sur des fraudes aux marchés publics, qui ont conduit à la mise en examen de l'élu socialiste et de son frère Alexandre. En fait, selon des retranscriptions qui ont été versées la semaine dernière dans le dossier d'instruction, seul le téléphone de Béatrix Billès, la « conseillère spéciale » du président du CG 13, avait été mis sous surveillance. Un choix qui s'explique par le rôle qu'elle a tenu dans la préemption d'un terrain à La Ciotat par la Département, ce qui a au final bénéficié à Alexandre Guérini.
Les écoutes réalisées par les gendarmes concernent toutefois les conversations de Béatrix Billès avec plusieurs membres du cabinet de Jean-Noël Guérini, dont son bras droit Rémy Bargès, ainsi qu'avec le conseiller général Jean-François Noyes qui a dirigé le cabinet du CG 13 jusqu'en 2004. Selon une source proche de l'enquête, « à travers les conversations que Mme Billès a avec ses collègues de travail, il ressort que toutes ces personnes ont le sentiment d'avoir été manipulées par Jean-Noël Guérini et son entourage durant de nombreuses années ». Elles montrent également qu'irritée par son attitude, ce qui constitue sa garde rapprochée au Département ne le soutient plus que très modérément depuis plusieurs mois.
En mai dernier, Béatrix Billès expliquait ainsi, parlant du président du Conseil général : « Il a manipulé tout le monde et ça, ça m'horripile terriblement ». Réponse de son interlocutrice : « La chose la plus difficile a accepter c'est d'avoir été manipulée pendant très longtemps et d'avoir quelque part été désignée. Parce que quand les gens te manipulent ils te mettent à des places, à des postes etc... et eux ils se camouflent derrière hein ».
Un mois plus tard, Béatrix Billès est placée en garde à vue. Après sa remise en liberté, elle se plaint dans une autre conversation que Jean-Noël Guérini soit dans « une position de déni ». Son interlocutrice la conforte dans son idée, déplorant que l'élu joue « la victime, comme son frère! » Les deux femmes ont alors un échange extraordinaire : « Attends j'ai passé dix ans de ma vie à des conneries, parce que derrière il y avait Monsieur Frère qui s'enrichissait royalement ! », lance la "conseillère spéciale" en ciblant Alexandre Guérini, qu'elle appelle également "l'autre voyou". Réponse de son amie : « Attends Monsieur Frère, il fonctionnait avec l'aval du Numéro 1... » Confirmation de Béatrix Billès : « Ca ne peut pas être autrement ». Conclusion désabusée de l'autre membre du cabinet : « Derrière, les deux partageaient les marrons... »
http://www.laprovence.com/article/laffaire-guerini/affaire-guerini-monsieur-frere-fonctionnait-avec-laval-du-numero-1

lundi 14 novembre 2011

Australie: un estomac retiré par erreur

Un Australien a subi plusieurs chimiothérapies et une ablation de l'estomac à 80% après un cancer diagnostiqué par erreur, ont rapporté les médias australiens.

Graham Lord, 59 ans, a perdu 20 kilos et ne peut plus manger assis depuis son opération, en janvier 2010, consécutive à une biopsie mal interprétée en 2009. Selon les médecins du Sydney's Royal North Shore Hospital, la faute incombe à un laboratoire qui a révélé par erreur un cancer agressif dans les tissus du malade.

"Ca a été terrible de découvrir que finalement je n'avais pas de cancer. Je suis resté sans voix, je ne pouvais pas le croire", a raconté Graham Lord au Sunday Telegraph. "Je suis toujours très en colère", a-t-il ajouté. Son avocate, Anna Walsh, a saisi la cour suprême dans le but d'obtenir "des excuses de l'hôpital", une "reconnaissance de responsabilité et une compensation (financière) pour ses blessures", a-t-elle dit à la radio ABC Radio.

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2011/11/13/97001-20111113FILWWW00019-australie-on-lui-enleve-l-estomac-par-erreur.php

dimanche 13 novembre 2011

Suède : une adolescente délivrée après un an d'esclavage sexuel

Une jeune fille de 14 ans, maintenue en captivité pendant un an à Göteborg (Suède) par un malade mental qui en avait fait son esclave sexuelle, vient d’être libérée par la police suédoise, ont rapporté mercredi des médias suédois.
La famille de cet homme avait fait venir la jeune fille de Belgrade où elle l’avait «achetée», précisent les médias. La police a refusé de commenter ces informations, confirmant seulement qu’une enquête était en cours.
Selon le quotidien Expressen, l’homme a 25 ans et est un handicapé mental. Sa famille a estimé, selon le journal, qu’il se porterait mieux s’il avait une femme et a donc «acheté» la jeune fille pour 1 000 euros à son père qui réside à Belgrade. Toujours d’après le journal, le calvaire de la victime a commencé en septembre 2010.
Le nom de la jeune fille n’a pas été révélé. Selon Expressen, elle a déclaré à la police que tout au long de sa captivité à Göteborg, deuxième ville de Suède, dans le sud-ouest, elle avait été quotidiennement soumise à des menaces, des agressions physiques et des viols.
Selon l’agence de presse suédoise TT, un tribunal de Göteborg a ordonné l’arrestation de quatre personnes, dont le malade mental et le père de la fillette, sous la suspicion de trafic d’être humain. Le malade mental et une femme de 40 ans sont également accusés de viol. Selon Expressen, la jeune fille est tombée enceinte et a fait une fausse couche au cours de sa captivité.
«Elle est très, très heureuse d’être libérée de cet enfer. Au cours de dépositions enregistrées en vidéo par la police, elle a parlé de manière détaillée de ce qu’elle a subi», a précisé au quotidien une source non identifiée.
On ne sait pas encore comment la police, qui a libéré la jeune fille fin octobre ou début novembre lors d’une descente dans l’appartement où elle était maintenue en captivité, a été informée de l’affaire.
http://www.liberation.fr/

samedi 12 novembre 2011

Le scandale qui salit la Casa Real

Beau gosse, ancien champion de hand-ball, père exemplaire de quatre charmants enfants, Iñaki Urdangarin, époux de l'infante Cristina, a toujours eu l'image officielle du "gendre idéal" au sein de la famille royale. Moins dithyrambique, la rumeur populaire le décrivait plutôt comme un coureur de jupons notoire et un opportuniste. Mais, dans la Casa Real, où le roi Juan Carlos projette une image de probité depuis quatre décennies, il existe deux lois non écrites dont aucun membre ne doit s'affranchir, car la respectabilité de l'institution est en jeu : ne pas se faire prendre dans une histoire de moeurs et, le cas échéant, préserver une totale discrétion ; et surtout, si l'on met son nez dans des affaires d'argent, ne pas s'aviser d'en tirer du profit ou que cela s'évente. La première règle a été maintenue ; la seconde vient de voler en éclats avec de fracassantes révélations judiciaires.
Marié en 1997 avec l'infante Cristina, le "gendre idéal" est au centre d'une sale affaire de malversations de fonds publics. Entre 2004 et 2006, ce Basque présidait l'Institut Noos, une entité à but non lucratif qui organisait des congrès sur le sport et le tourisme. Avant lui, les activités étaient au point mort. Lorsqu'il arrive en poste, l'argent public coule à flots en provenance des gouvernements régionaux de Valence et des Baléares : le président Urdangarin reçoit 2,3 millions d'euros pour ses congrès, une manne liée à son appartenance à la toute-puissante famille royale, que même la presse du coeur n'ose ici critiquer. Mais la justice a rendu public jeudi un fait bien ennuyeux : un "trou financier" de plus d'un million d'euros, que le "gendre idéal" et ses collaborateurs sont bien en mal de justifier. Le parquet soutient que "l'Institut Noos" a pratiqué "des prix exorbitants, eu égard aux services rendus pour l'administration publique", de fausses factures ou des factures enflées sont évoquées.
Palais de 6 millions d'euros
La Casa Real n'a souhaité faire aucun commentaire, comme à son habitude. Pourtant, cette affaire écorne sérieusement son image. Essentiellement parce qu'elle confirme que son membre le plus turbulent s'est montré très imprudent. Celui qui a séduit l'infante Cristina lors des JO d'Atlanta de 1997 n'a pas tardé à abandonner le hand et un master de commerce pour se lancer dans les affaires. Grâce à son statut, les contrats se sont multipliés comme des petits pains, l'argent facile abondait : on apprit alors qu'Iñaki et Cristina avaient acheté un palais barcelonais pour six millions d'euros, abandonné en 2009. Cette année-là, le couple s'installe à Washington, Urdangarin ayant décroché un poste de conseiller pour Telefonica, le géant des télécoms espagnol. Or, les juges pensent aujourd'hui que ce déménagement s'explique par "les imprudences financières" du gendre basque, et par sa volonté de s'éloigner de Madrid.
Il y a quelques années, l'autre infante, Doña Elena, avait lancé une société de conseil peu après sa séparation d'avec son noble époux Jaime de Marichalar. Quelques heures plus tard, le roi Juan Carlos lui avait ordonné de dissoudre cette société : le roi ne rigole pas avec la réputation de ses enfants. Peut-être aurait-il dû plus surveiller son gendre...
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vendredi 11 novembre 2011

Oise : l’hôpital de Clermont épinglé pour maltraitance

«Conditions d’accueil des patients indignes », « maltraitance »… Un rapport confidentiel de l’inspection générale des affaires sociales (Igas), dont notre journal a pu prendre connaissance, critique violemment le fonctionnement de l’hôpital psychiatrique de Clermont, dans l’Oise, l’un des dix plus grands hôpitaux de France dans sa spécialité.
Ce document de 220 pages rédigé à la fin 2010 n’a jamais été publié, par crainte, nous dit-on, de l’impact social qu’il aurait pu avoir — l’établissement étant l’un des principaux employeurs de la région. Depuis, quelques mesures ont été engagées pour tenter de corriger certains « dysfonctionnements » épinglés par les experts. En mai dernier, notamment, la directrice a été forcée au départ. Mais, comme le soulignent les familles des patients et le directeur de l’établissement lui-même (lire ci-dessous), l’essentiel reste à faire. Trois points principaux émergent de ce document.

Des faits avérés de « maltraitance institutionnelle ». Ils sont dus notamment à la grande vétusté des bâtiments. « Dans un pavillon, par ailleurs sordide, les plafonniers centraux [des chambres] sont allumés vingt-quatre heures sur vingt-quatre, pratique que la Cour européenne des droits de l’homme a jugé en 1984 contraire à l’article 3 de la convention européenne des droits de l’homme. » Dans la même unité, « pas de sanitaires dans les chambres […], des WC situés dans la salle de bains, qui est fermée à clé la nuit, ce qui oblige les patients à utiliser un seau hygiénique », relève l’Igas.

Des « pratiques soignantes défaillantes » et des protocoles thérapeutiques pas toujours réévalués. L’état physique et vestimentaire des patients (parfois en « guenilles »), l’enfermement « en permanence » pratiqué dans certains services (malgré un parc très vaste) sont également mis en cause dans le rapport. « Tout celà ne peut être qualifié d’ordinaire de la psychiatrie, mais relève d’une mauvaise prise en charge, d’un abandon des malades », précise l’enquête.

Le rapport n’épargne pas non plus les médecins. « Assiduité trop faible », « absences non justifiées », « laxisme », égrène l’Igas, qui estime « le temps perdu médical à l’équivalent de 24 postes de médecin »
L’établissement ne se résume toutefois pas au pire. L’Igas le rappelle aussi dans son rapport, citant des « services de très grande qualité », comme l’unité récente de Compiègne. Une maison d’accueil spécialisée (MAS) ultramoderne de 60 places a ouvert le 2 novembre, près de Clermont. Elle accueille des patients dont certains étaient jusqu’alors hospitalisés dans les pavillons « indignes ».
http://www.leparisien.fr/oise-60/oise-l-hopital-de-clermont-epingle-pour-maltraitance-10-11-2011-1712262.php

jeudi 10 novembre 2011

Un détective privé a espionné plus de 90 personnalités pour «News of the World»

Derek Webb a raconté à la BBC avoir surveillé pendant plus de huit ans, pour le compte du défunt tabloïd, des personnalités comme le Prince William ou encore les parents de Daniel Radcliffe, héros de la saga Harry Potter...
Voilà de nouvelles révélations qui vont raviver le scandale News of the World. Un détective privé britannique, anciennement policier, a confié à la BBC que le tabloïd, qui a mis la clé sous la porte en juillet dernier, lui a fait suivre plus de 90 personnalités choisies par la rédaction pendant plus de huit ans. Parmi elles se trouvaient des célébrités et des politiques: Angelina Jolie, le Prince William, l’ex du Prince Harry Chelsy Davy, l'ancien procureur général Peter Goldsmith, l’entraîneur de football José Mourinho (anciennement à la tête du club de Chelsea), ou encore les parents de l’acteur d’Harry Potter, Daniel Radcliffe. «Fondamentalement, je devais noter ce qu'ils portaient, dans quel type de véhicule ils circulaient, qui ils rencontraient, à quel endroit, à quelle heure», a expliqué Derek Webb à la BBC. «Je ne savais jamais quand j'allais être sollicité, ils (News of the World, ndlr) appelaient jour et nuit... Cela pouvait être n'importe où dans le pays».
Derek Webb, qui avait reçu un entraînement du MI5 (le service des renseignements intérieurs britannique), affirme avoir commencé à travailler pour News of the World en 2003, peu après avoir monté son agence de détective privé. C’est le tabloïd qui l’a contacté. Le détective privé a poursuivi ces activités d’espionnage pour le journal jusqu’à ce qu’il soit fermé après le scandale des écoutes téléphoniques, cette année. Si Derek Webb a décidé de parler aux médias aujourd’hui, ce n’est en aucun cas par remords ou parce qu’il considère à présent que l’espionnage de ces personnalités était illégal. Le détective privé précise que c’est uniquement parce que News of the World ne lui a pas versé de compensation financière au mois de juillet. «Je n’ai pas honte. Je sais que les vies de certaines personnes ont pu être ruinées à cause de ces histoires qui faisaient la Une… Mais si ce n’était pas moi, quelqu’un d’autre l’aurait fait», a confié l’ancien policier à la télévision britannique.
Une surveillance «profondément inappropriée» mais «pas illégale»
News International, l’entreprise qui possédait le titre, a affirmé mardi qu'elle n'était «pas en mesure de faire des commentaires au sujet du travail spécifique accompli par Derek Webb», rapporte l’agence de presse AP. La veille, elle avait admis avoir espionné deux avocats qui représentent les victimes alléguées des écoutes téléphoniques menées par l’ancien tabloïd et affirmé que cette surveillance était «profondément inappropriée» mais pas illégale. L’un d’eux est Mark Lewis, l’avocat de la famille de Milly Dowler, l’adolescente assassinée en 2002 et dont le téléphone portable avait été piraté par News of the World. C’est précisément cette affaire qui a été à l’origine du scandale et de la fermeture du journal.
Ces révélations interviennent alors que James Murdoch, le fils du magnat de la presse Rupert Murdoch et patron de News International, doit être de nouveau interrogé jeudi par les parlementaires britanniques qui enquêtent sur le scandale.
http://www.google.fr/url?sa=t&rct=j&q=scandale&source=newssearch&cd=2&ved=0CDYQqQIwAQ&url=http%3A%2F%2Fwww.20minutes.fr%2Farticle%2F820486%2Farticle.php&ei=z4y6TviDFsb-4QT_59SZCA&usg=AFQjCNHZr_wHfwa8J1GLp-7k2er7sg-z2g&sig2=FBkLF3B0I7GvdHyJtixqMA

mercredi 9 novembre 2011

Boulogne : deux élèves de maternelle retrouvés à bord d'un bus garé au dépôt !

Moment de panique à l'école maternelle Herriot, à Boulogne-sur-Mer, jeudi, vers 13 h 30. ...

Deux élèves de deux ans et demi manquent à l'appel, au moment du comptage à l'entrée de la classe. Vingt minutes plus tôt, ils étaient encore dans le bus qui les conduisait de la cantine jusqu'à leur établissement. Le personnel multiplie les coups de fil.
Vers 13 h 45, c'est le soulagement : la société Caron voyages, basée à Outreau, indique qu'elle a retrouvé les deux enfants à bord du bus stationné dans son dépôt ! « Ils dormaient encore, il n'y a pas eu de stress », assure Bruno Port, directeur opérationnel de Caron voyages. Les deux passagers clandestins retrouveront leurs camarades peu après.

Des dysfonctionnements

Comment ces élèves ont-ils pu être oubliés à bord ? « C'est un malheureux concours de circonstances », reconnaît Danièle Ferey, chef du pôle enseignement à la mairie. D'abord, l'une des trois employées accompagnant habituellement les enfants à bord était souffrante et n'avait pas été remplacée. Ensuite, un enfant serait tombé en descendant du bus, ce qui aurait perturbé le comptage des élèves. Dans la cohue qui régnait à l'entrée de l'école à cette heure de pointe, le groupe n'a pu être recompté. Enfin, le conducteur ne s'est pas rendu compte que deux enfants étaient endormis à l'arrière. « Les chauffeurs vérifient systématiquement qu'il n'y a plus personne dans le bus, sauf quand des accompagnatrices sont présentes à bord », précise Bruno Port, qui assure que ce type d'incident est « exceptionnel ».
Les parents des deux enfants, eux, estiment que c'est un dysfonctionnement de trop. « S'ils sont restés seuls pendant 40 minutes, c'est énorme pour des enfants de cet âge », lance Kelly Boin, la maman du premier, qui a porté plainte dès vendredi. Hier, les parents du second envisageaient de faire de même
http://www.lavoixdunord.fr/Region/actualite/Secteur_Region/2011/11/08/article_boulogne-deux-eleves-de-maternelle-retro.shtml

mardi 8 novembre 2011

Scandale du bizutage à paris dauphine

Cet étudiant venait d’intégrer l’université et voulait s’investir dans une association bien connue, Japad. Malheureusement, le recrutement des nouveaux membres tourne mal. En effet, un bizutage a eu lieu mais un des membres, fortement alcoolisé, a gravé dans la peau du jeune homme, à l’aide semble t-il d’une capsule de bouteille, les initiales de l’association.
Profondément choqué, le jeune homme décide de porter plainte auprès du commissariat de son lieu de vie. L’association est radiée, les auteurs du bizutages, ainsi que les responsables de l’association vont passer en conseil de discipline et pourraient avoir des sanctions pénales. Le site ainsi que les locaux de l’association ont immédiatement été fermés.
Le président de Paris Dauphine considère qu’il s'agit d'« un geste odieux et abject qui a appelé une réaction déterminée dès qu'on en a eu connaissance, en fin de semaine ». Le président de Paris Dauphine s’est constitué partie civile au coté de la victime. De son côté, Japad communiquait dans l’un des derniers messages diffusés sur son site internet que plusieurs soirées avaient lieux chaque année notamment « le prestigieux Gala Dauphine dans les locaux de l'Université et le Week-end de Désintégration pour les master 1 et master 2 quittant Dauphine ».
Le bizutage est monnaie courante dans les grandes écoles malgré une loi mise ne place en 1998 par Ségolène Royal punissant cet acte. Quelqu’un faisant usage de bizutage envers autrui risque une peine de 6 mois de prison et 7500 euros d’amende. Mais qui ose porter plainte ? Dans la majeure partie des cas, le bizutage reste bon enfant mais il existe bon nombre de dérives qui sont parfois portées aux oreilles de parents d’étudiants. Chaque académie a pour obligation de mettre en place un numéro de téléphone dédié aux étudiants victimes de bizutage.

lundi 7 novembre 2011

Scandale dans le Valenciennois : la double peine des victimes de l'amiante

C’est une nouvelle qu’ils ont prise dans la figure comme une grande claque. A l’image de celle qu’ils ont pu recevoir lorsque leur médecin leur a annoncé un jour qu’ils étaient malades. Et qu’ils risquaient d’en mourir, avec au quotidien une épée de Damoclès au-dessus de la tête.
Jeudi 27 octobre, les victimes de l’amiante ont appris que la cour d’appel de Douai avait décidé, tout au bout d’un long combat juridique, de revoir à la baisse les indemnisations versées aux personnes qui ont été exposées à ce poison. Beaucoup d’entre-elles devront rembourser des indemnisations qu’elles avaient alors perçues par voie de justice…

Dans leur bureau situé rue Anatole France à Thiant, les membres du Caper (comité amiante prévenir et réparer) vacillent entre « profonde colère », « incompréhension », mais aussi « inquiétude ». « C’est une double peine qui a été infligée aux victimes de l’amiante : physique, et maintenant financière. Il faut être un monstre pour prendre une telle décision… Mais qu’est-ce que c’est que cette justice qui donne des millions aux nantis et qui reprend tout aux petits », s’insurge le président du Caper Thiant, Jean-Michel Despres. Pour l’instant, il a compté 110 personnes qui seraient concernées par la chose dans le Denaisis, le Valenciennois et l’Amandinois principalement.
Lire l'article complet dans l'Observateur en vente depuis ce vendredi 4 novembre
http://www.google.fr/url?sa=t&rct=j&q=scandale&source=newssearch&cd=5&ved=0CEgQqQIwBA&url=http%3A%2F%2Fwww.lobservateurduvalenciennois.fr%2Factualite%2FScandale-dans-le-Valenciennois--la-double-peine-des-victimes-de-l39amiante%2C1.media%3Fa%3D3651&ei=jYi2ToGGCYXJhAeq0rCZBA&usg=AFQjCNEw-tH0wIZXGIteYVpxvXf2hqMIDw&sig2=yqMPhAAd4exXoVdB68gqYQ

dimanche 6 novembre 2011

A Noisiel, on prie encore dans la rue

Quelque 300 musulmans devraient encore prier dans la rue aujourd’hui, à Noisiel (Seine-et-Marne), faute de salle de prière. Et au grand dam du voisinage. Pourtant, le ministre de l’Intérieur, , avait assuré à la rentrée qu’elles seraient interdites à partir du 16 septembre, conformément à une loi (occupation du domaine public et risques de troubles à l’ordre public) déjà existante.              Manifestement pas à Noisiel… Chaque vendredi, depuis maintenant cinq ans, l’allée des Bois se transforme en mosquée à ciel ouvert.

Pierre Tebaldini, conseiller municipal Nouveau Centre, entend en appeler au préfet pour trouver une solution humaine pour tous. Parmi les e-mails qu’il a reçus, certaines personnes « estiment honteux de voir des personnes obligées de prier dehors ». D’autres considèrent « ne pas avoir l’obligation de subir chaque vendredi la prière sous leurs fenêtres ». Certains enfin s’interrogent : « Pourquoi l’Etat ne réagit-il pas à la pose de tapis dans la seule artère sympa de Noisiel? »

Un dossier au point mort

A l’heure de la prière, les baskets à lacets fluo côtoient les sandales de cuir sur le pourtour de l’espace de 300 m2 « privatisés » pour l’office religieux. La voix de l’imam résonne dans les amplificateurs posés à même le sol. Dans une petite salle nichée dans les bâtiments voisins, 150 autres fidèles suivent également la prière. « Beaucoup n’arrivent que lorsque la prière commence vraiment pour éviter de prendre froid, explique Nordine, de l’association culturelle musulmane de Noisiel Ouma. Dimanche, nous devrons monter des tentes pour essayer de fêter l’Aïd-el-Kébir en famille tant bien que mal… » poursuit-il. La mairie de Noisiel rétorque « qu’elle ne dispose pas de salle assez grande pour accueillir ce type de manifestation ». Selon l’association Ouma, le dossier « mosquée » est au point mort dans la ville. « Il nous faudrait seulement un bâtiment d’une superficie de 300 m2 au sol sur deux étages pour faire notre bonheur, souligne le jeune homme. Au lieu de cela, ajoute Nordine, on nous conseille de faire du covoiturage, pour aller prier à Torcy. »

Selon l’entourage de Claude Guéant, « grâce au dialogue, des solutions ont été trouvées ou sont sur le point de l’être partout. A Paris, Nice et Marseille, ça n’existe plus », assure-t-on Place Beauvau, qui n’exclut pourtant pas des cas isolés de prières sur le pavé.
http://www.leparisien.fr/seine-et-marne-77/a-noisiel-on-prie-encore-dans-la-rue-04-11-2011-1701754.php

samedi 5 novembre 2011

Il oublie sa fillette au péage de l'autoroute

C'est une bien curieuse mésaventure qui est arrivée hier matin, peu avant 8 heures, à un père de famille de 41 ans domicilié à Angers.
Mésaventure qui, par bonheur, s'est terminée de manière positive et sans dommage aucun. Arrivé au péage nord de Montauban (A 20), le conducteur et ses trois enfants s'arrêtaient pour satisfaire à un besoin naturel collectif. Quelques minutes après ce « voyage familial » aux toilettes du péage la petite troupe reprenait la route mais pas tout à fait au complet. En effet, après avoir roulé quelques minutes, le papa s'apercevait soudainement que sa fillette de 9 ans n'était pas à bord du véhicule avec ses deux autres enfants. Problème : impossible de faire demi-tour sur la bretelle d'accès à l'autoroute. Le quadragénaire à l'aide de son téléphone portable alertait tout aussi tôt les services de la gendarmerie pour leur faire part de sa déconvenue. Un appel que le COGR s'empressait de relayer auprès des services de police du commissariat dont la zone de compétence s'étend jusqu'au péage nord. Une patrouille de policiers se rendait alors sur les lieux et prenait en charge la fillette qui avait été recueillie sur place par un membre du personnel du péage à qui elle avait fait part de sa déconvenue. L'enfant était alors conduit dans les locaux du commissariat où son père la récupérait à 8 h 15. « Elle n'était pas trop perturbée ni inquiète, on lui avait dit que son papa venait la chercher et elle est restée calme » relevait un policier. La fillette pouvait alors reprendre le chemin de l'école (les enfants habitent dans la région montalbanaise) et retrouver ses copains et copines avec une histoire assez peu banale à leur raconter.
http://www.ladepeche.fr/article/2011/11/04/1207323-il-oublie-sa-fillette-au-peage.html

vendredi 4 novembre 2011

Scandale au Bolchoï pour la première de "Rouslan et Ludmila"

Le Bolchoï a connu un scandale sans précédent mercredi soir avec le premier spectacle présenté sur sa scène rénovée, une version moderne de l'opéra du XIXe siècle "Rouslan et Ludmila", huée par une partie du public mais saluée par des critiques pour sa qualité musicale. L'opéra du père de la musique russe Glinka, d'après un poème de Pouchkine, mis en scène par le novateur Dmitri Tcherniakov, a démarré dans un décor traditionnel frisant le kitsch.

Ludmila porte un kokochnik, coiffe traditionnelle de femmes russes, les habits des invités en brocart brillent de toutes les couleurs et la cérémonie se déroule dans une salle bleu vif décorée de khokhloma (peinture expressive russe en or, rouge et noire).

L'action s'est rapidement déplacée dans l'époque actuelle, exposant à des tentations bien modernes les protagonistes séparés par des sorciers perfides: un "harem" avec des beautés en tenues légères roulant sur des patins pour Rouslan, un massage thaï et un athlète tatoué séducteur pour Ludmila.

Pendant le changement de décor, de gros plans de deux autres héros âgés sont projetés sur l'écran noir servant de rideau, une technique inédite pour le Bolchoï qui n'a pas été du goût de tout le monde. Plusieurs spectateurs ont sifflé et crié "Honte!", un comportement répandu dans les théâtres d'autres pays mais jamais vu au Bolchoï.

Les critiques ont salué le niveau musical de la production. Selon le critique du journal "Kommersant" Sergueï Khodnev, "le pari du Bolchoï était risqué, mais le spectacle est un grand succès". (belga)


http://www.google.fr/url?sa=t&rct=j&q=scandale&source=newssearch&cd=2&ved=0CDcQqQIwAQ&url=http%3A%2F%2Fwww.7sur7.be%2F7s7%2Ffr%2F1531%2FCulture%2Farticle%2Fdetail%2F1342855%2F2011%2F11%2F03%2FScandale-au-Bolchoi-pour-la-premiere-de-Rouslan-et-Ludmila.dhtml&ei=XJ2yTtzEAc734QSx6ezWAw&usg=AFQjCNHtqiWyn1Nyr_-JX9oygZ087nFkMA&sig2=fd0KnoningApORNyZqNVGg

jeudi 3 novembre 2011

Une ombre de scandale sur Herman Cain

La nouvelle coqueluche des primaires républicaines est soupçonnée d'avoir eu «un comportement sexuel inapproprié».

Lundi après midi, Herman Cain était attendu avec un mélange d'impatience et de curiosité amusée, par un parterre de journalistes et de notables rassemblés pour un déjeuner du National Press Club, sur la 14ième rue. Des cup cakes à la crème décorés des chiffres 9-9-9, clin d'œil au plan fiscal qui a fait décoller sa campagne, sont au menu. Le petit monde de Washington a hâte de jauger de plus près le nouveau phénomène de la campagne républicaine, cet homme d'affaires noir ultraconservateur et truculent, totalement inconnu du monde politique, qui caracole en tête des sondages, mettant le candidat de l'establishment Mitt Romney dans l'embarras. Tout le monde veut aussi entendre sa réaction face aux accusations de « comportement sexuel inapproprié», qui sont tombées ce même jour sur le fil du journal Politico.
Dans son édition en ligne, Politico affirme qu' «au moins deux femmes» ont quitté l'Association nationale des restaurateurs présidée par Cain dans les années 1990, après avoir été victimes d'une forme de harcèlement de sa part. Les deux plaignantes auraient touché des compensations financières en échange de leur silence, précise le journal. «Je commence à comprendre ce que veut dire de faire la course en tête!» ironise Herman Cain, avant de démentir catégoriquement avoir «jamais harcelé sexuellement quiconque en 40 ans de carrière!». Le candidat reconnaît toutefois avoir été accusé «faussement» mais affirme avoir laissé le bureau de l'association mener une enquête interne. Celui-ci a totalement «invalidé les plaintes». «Je ne suis pas au courant d'un éventuel accord financier. S'il a eu lieu, j'espère que cela n'a pas coûté cher, car je n'avais rien fait», ajoute-t-il, se plaignant d'«accusations portées de manière anonyme, ce qui empêche toute poursuite». «Cette attaque pourrait-elle venir de l'un de vos adversaires?», lui demande le modérateur. «Je n'en ai aucune idée», dit Cain sans l'exclure.

Un plan fiscal 9-9-9 pour relancer l'économie

Pour sûr, le candidat ne semble s'en inquiéter. Très en forme, il va passer une bonne heure à déployer ses talents d'orateur, égrenant les bons mots, les formules simples et les clichés, pour convaincre ses interlocuteurs qu'il est l'homme dont l'Amérique a besoin pour sortir de son «état de crise et de survie». Il évoque ses succès à la tête de la chaîne de pizzas GodFather's, qu'il a «sortie de son état de faillite» et dit qu'il en fera autant avec l'Amérique parce qu'«en tant qu'homme d'affaires», il sait identifier les problèmes et «trouver de vraies solutions ».
Ainsi revient-il sur son plan 9-9-9, qui, avec un taux unique de 9% d'imposition sur les revenus, 9% d'imposition sur les entreprises et 9% de taxes à la consommation, « relancera l'économie » et « remettra de l'excitation dans les entreprises ». «Ce plan marchera parce qu'il est simple, transparent et juste», dit Cain, qui prévoit un rebond de la croissance à 4-5% au lieu des 1,5 «anémiques» prévus. Pour lui, la réponse à tous les problèmes de l'Amérique passe par la relance de l'économie, qu'il est sûr de garantir. L'intervention du gouvernement pour réduire les inégalités devrait être réduite à «zéro» car «le marché » est le meilleur juge, affirme ce Reaganien, qui se refuse «à punir Wall Street».

«Le candidat du peuple»

Dans la salle, beaucoup ne sont pas convaincus, mais Cain, qui parle bien et joue de son charme d'homme simple du Sud, est très applaudi. Notamment sur la question raciale: «Barack Obama n'est pas critiqué à cause de sa couleur de sa peau, mais à cause de sa politique, crie-t-il. Pensez vous qu' autant de blancs républicains feraient semblant de m'aimer s'ils étaient racistes!». Le public est aux anges. Surtout quand, à la fin, Cain accepte d'entonner un Negro Spiritual, d'une voix de basse étonnamment pure. «Jésus, merci de m'avoir remarqué malgré tous mes défauts», chante-t-il.
Après son départ, les analystes s'interrogent: combien de temps sa percée durera-t-elle? Les accusations de harcèlement sexuel pourraient-elles déclencher une chute que tout le monde attend? «Je vais durer parce que je suis le candidat du peuple» et je changerai Washington « parce que le peuple m'aidera», dit Cain. N'était ce pas le discours d'Obama en 2008?

http://www.google.fr/url?sa=t&rct=j&q=scandale&source=newssearch&cd=10&ved=0CFoQqQIwCQ&url=http%3A%2F%2Fwww.lefigaro.fr%2Finternational%2F2011%2F10%2F31%2F01003-20111031ARTFIG00570-une-ombre-de-scandale-sur-herman-cain.php&ei=00qxTvavEs7n-gbxu72CAg&usg=AFQjCNGyB-n-05DF4WCbHR9G_4FOF3Y9mQ&sig2=UcqW__J8p14jb6NHp5v34w

mercredi 2 novembre 2011

Le village indigné

Celui qui « monte la garde », comme indique le petit panneau accroché sur le portail, ne fera plus peur à personne. Triste ironie. Le chien de cette maison désertée de Badefols-sur-Dordogne, entre Lalinde et Le Buisson-de-Cadouin, est mort. Il gît là, au bout de sa laisse, contre la clôture du jardin. À la vue de tous. Alors, depuis quelques jours, l'indignation monte. « Ce chien est attaché : il a dû manquer d'eau et de nourriture », explique Marina, esthéticienne à Lalinde, choquée. « De par sa posture, on devine qu'il a cherché à s'enfuir. » Mais il est resté prisonnier.
La maison se trouve sur la route du Buisson. Marina passe devant cette maison « abandonnée » tous les jours, mais elle n'avait rien remarqué. Et puis, une cliente lui a raconté : « Elle avait appris que les gens qui habitaient là ont déménagé en laissant leurs deux chiens. L'un des deux se serait sauvé. »

Un panier et une gamelle
La maison semble en effet à l'abandon. L'herbe est haute, tout est clôturé. On voit un frigo dans la cour et des rideaux manquent à certaines fenêtres. Il y a un panier, des couvertures, une gamelle et un peu plus loin, le cadavre de l'animal en décomposition. Il semble avoir essayé de fuir en creusant entre le mur et la clôture. En vain. On a désormais du mal à déterminer la race de ce chien, qui devait être imposant.
La cliente a aussi raconté à Marina qu'« une personne a contacté la SPA, en signalant le décès de la pauvre bête ». Mais l'association ne peut pas intervenir sur une propriété privée. D'après le plus proche voisin de la maison, il y avait deux chiens sur place, « dont un genre berger allemand. Il se serait sauvé, il aurait tué quelques poules non loin d'ici et divagué sur la voie publique. On ne sait pas ce qu'il est devenu. » Et le chien décédé ? « Nous l'avons entendu quelques fois », raconte le voisin. « Il devait avoir faim et soif… » Cet homme n'a pas connu les locataires de la maison. « On ne se parlait pas, on ne les a jamais vus. »
Impasse juridique
Michel Couderc, le maire de la commune, a tenté de faire disparaître ce cadavre gênant. « Il y a déjà trois semaines, nous avons fait venir les gendarmes et les pompiers », raconte l'édile. « Ils n'ont pu que constater et faire leur rapport. Nous avons un contrat de fourrière avec la SPA, mais le directeur nous a bien précisé que c'est au propriétaire de faire les démarches en ce sens et de régler la facture. »
Sauf que la propriétaire reste sourde à ces demandes. Elle renvoie la responsabilité sur son locataire. « Pour moi, il est toujours là-bas », explique-t-elle. « Malgré son absence depuis au moins trois mois et le non-paiement du loyer depuis cinq mois », précise-t-elle. Ils avaient emménagé au début du mois de janvier. « Ce n'est pas à moi de porter plainte : il faudrait que quelqu'un d'autre le fasse. Moi, je ne veux qu'une chose, c'est enterrer ce pauvre chien et récupérer ma maison. »
Bref, comme dit le maire Michel Couderc, « nous sommes dans une impasse ». Il ne peut que regretter « une situation anormale », et analyser « un phénomène de société » à travers cet abandon sordide.
http://www.sudouest.fr/2011/10/31/le-village-indigne-541093-1720.php

mardi 1 novembre 2011

Romeo Castellucci : la pièce qui fait scandale

Considéré comme «blasphématoire» par des mouvements intégristes, le spectacle de l'Italien suscite de violentes manifestations. Mais de quoi parle la pièce ?
Il contemple le public. Il nous regarde. Monumental, le portrait du Christ est l'élément central que l'on découvre en pénétrant dans la salle du Théâtre de la Ville, comme on l'a fait en juillet dernier, à l'Opéra-Théâtre d'Avignon, pour les représentations de Sul concetto di volto nel figlio di Dio («Sur le concept du visage du fils de Dieu») de Romeo Castellucci. Le tableau original s'intitule Salvator Mundi («Le sauveur du monde»). Antonello di Messina (1430-1479) découvre les mains du Christ, en un geste de bénédiction paisible. Romeo Castellucci, lui, cadre plus serré ce visage et l'on ne voit ni le cou, ni les mains, ni les épaules. Haut front bombé, paupières délicates, prunelle foncée, visage ovale ombré d'une barbe et d'une fine moustache, ce Christ est rassurant. Très humain.
Sur le plateau, des éléments de décor blancs. Côté jardin, à gauche, un coin salon avec un divan, une télévision. Un coin chambre à cour avec un lit à allure d'hôpital. Au milieu, une table couverte de médicaments. Un père, très vieil homme, en peignoir. Son fils s'apprête à partir au travail. Le vieil homme est incontinent. Trois fois, le fils, avec une patience infinie, va le changer tandis que ce père, à la fin, sanglote, déchirant et, dans un mouvement de désespoir et d'abandon, souille complètement le lit. Le fils se réfugie au pied de l'image… Moment très éprouvant, très dur, nous rappelant que comme «inter faeces et urinam nacimur» (nous naissons entre fèces et urine), on meurt aussi ainsi…

Jets d'huile de vidange, œufs, injures

À Avignon, un deuxième mouvement suivait cette scène : des enfants surgissaient, sortant de leurs cartables des grenades de plastique qu'ils envoyaient sur le tableau sans que cela fasse le moindre bruit, sans que l'image soit le moins du monde abîmée. Castellucci disait avoir été inspiré par une photographie de Diane Arbus que l'on peut justement voir actuellement à Paris, au Jeu de paume, l'enfant à la grenade de Central Park en 1962… Ce moment a disparu : père et fils passent derrière la haute toile et l'on entend des grondements, et l'on voit des pressions à l'arrière. De longues traînées sombres - de l'encre de Chine selon Castellucci - coulent sur le visage impassible tandis que se déchire la toile et qu'apparaissent les mots «You are my sheperd», tu es mon berger, et qu'une négation «you ar not my sheperd» surgit.

C'est tout. Dans le document remis à Avignon, on parlait non pas de spectacle, mais de «performance», mais il faut l'entendre au sens de «représentation». Le premier soir, un homme s'écria «C'est nul !» et les jours qui suivirent on vit quelques personnes s'agenouiller devant le théâtre. Dans la ville où quelques mois plutôt certains chrétiens radicaux s'en étaient pris à l'œuvre de l'artiste américain Andres Serrano exposée à la Fondation Lambert, Immersion Pisschrist (nos éditions des 18, 19, 20 avril 2011), on pouvait craindre de vives réactions. Elles ne vinrent pas et, au contraire, de grandes personnalités catholiques organisèrent des rencontres publiques avec Romeo Castellucci. Ainsi Monseigneur Robert Chave et «Foi et Culture», ainsi des communautés religieuses.

Mais déjà certains sites de chrétiens radicaux appelaient à la mobilisation, certaines voix s'élevaient. Notamment celle des représentants de l'Institut Civitas, prenant dès fin juillet pour cible aussi Golgota Picnic de l'Argentin travaillant en Espagne Rodrigo Garcia, spectacle à l'affiche du Théâtre du Rond-Point du 8 au 17 décembre prochain, dans le cadre du Festival d'automne.

Depuis le 20 octobre dernier, date de la première représentation à Paris, des manifestants qui avaient, pour certains, depuis longtemps acheté des places, expriment avec violence leur refus : interrompant les représentations, s'en prenant aux spectateurs - jets d'huile de vidange, œufs, injures - ou priant et chantant des cantiques. Pour eux, on souille l'image du Christ. Or, les coulées et le délitement de l'image renvoient plus au chagrin du fils de Dieu fait homme, à son sentiment d'abandon sur la croix, qu'elles ne sont blasphématoires. Bien sûr, c'est difficile à comprendre. Ce spectacle a été présenté dans toute l'Europe sans incident. À Rome, la saison dernière, il s'est donné dans le calme.

À Paris, on devine qu'il y a, par-delà les déraisons des réactions, les froides raisons de la politique. Dans la manifestation qui a eu lieu samedi avec rendez-vous à la statue de Jeanne d'Arc, à Pyramide, lieu prisé de l'extrême droite, les banderoles disaient : «La France est chrétienne et doit le rester.» Par la voix de son porte-parole, Bernard Podvin, la Conférence des évêques de France a condamné les manifestations. Ce qui n'a pas empêché la dernière représentation du Théâtre de la Ville, cimanche après-midi, d'être donnée sous haute protection policière…

Au Centquatre, du 2 au 6 novembre, Paris IXe. Tél. : 01 53 35 50 00.
http://www.google.fr/url?sa=t&rct=j&q=scandale&source=newssearch&cd=1&ved=0CC4QqQIwAA&url=http%3A%2F%2Fwww.lefigaro.fr%2Ftheatre%2F2011%2F10%2F30%2F03003-20111030ARTFIG00226-romeo-castellucci-la-piece-qui-fait-scandale.php&ei=JqGuTqjPK9H64QTj3J2TDw&usg=AFQjCNF9Ah8JkGTr79tZVtWDW0kdGMNL7Q&sig2=k0wAFuF9pm8gUS7GUpOPOQ