samedi 30 juillet 2011

La FFF prête à payer un million pour solder le cas Domenech ?

La procédure de conciliation ayant échoué, tout laissait présager un affrontement devant les prud'hommes entre la Fédération française de football et Raymond Domenech. Un rendez-vous avait même été fixé : le 13 janvier 2012. Mais s'il faut en croire Le Parisien, c'est finalement dans la discrétion du bureau de Noël Le Graët que le litige s'est réglé. Raymond Domenech réclamait 2,7 millions d'euros ; il aurait finalement accepté de revoir ses prétentions à la baisse. "Selon nos informations, le protocole transactionnel porte sur la somme de 1 million d'euros", assure Le Parisien. "L'accord trouvé, les conseils juridiques mettent la dernière main aux écritures". Et les termes du compromis devraient être soumis le 4 août au prochain comité exécutif.
Licenciement abusif contre faute grave : les arguments étaient classiques d'une rupture conflictuelle entre un salarié et son employeur. Si son contrat de sélectionneur avait expiré le 31 juillet 2010, Raymond Domenech était encore salarié de la Fédération lorsqu'il avait été mis à pied à la mi-août, puis licencié début septembre pour faute grave, c'est à dire sans indemnité. Mais Raymond Domenech n'était pas un employé comme un autre. Et la Fédération française de football n'est pas non plus un employeur habituel. Tout, dans l'affaire Domenech contre FFF, cristallisait les tensions et l'attention médiatique. Le contexte, tout d'abord : celui de la calamiteuse prestation française lors de la Coupe du monde de football en Afrique du Sud. Les sommes en jeu, ensuite...
"Un accord gagnant-gagnant"
La FFF mettait en avant trois faits pour justifier la faute grave de Raymond Domenech : ne pas avoir averti sa hiérarchie des insultes lancées à son encontre par Nicolas Anelka à la mi-temps de France-Mexique, avoir lu le communiqué des joueurs grévistes et avoir refusé ostensiblement de serrer la main du sélectionneur adverse lors du dernier match des Bleus. Trois motifs que la défense de l'ancien coach contestait point par point. Les positions étant bloquées, le conflit menaçait d'avoir un impact déplorable sur l'image de la FFF, alors que son nouveau patron, Noël Le Graët, comptait prouver que la Fédération s'était remise sur la bonne voie après la crise née lors de la Coupe du monde...
Le compromis trouvé entre l'ancien coach des Bleus et la FFF sonne donc, comme le souligne Le Parisien, comme un "accord gagnant-gagnant". Il "permet à l'ancien sélectionneur de quitter proprement la Fédération en consentant un effort financier raisonnable. Ladite FFF montre, de son côté, les signes d'une nouvelle gouvernance et d'une saine gestion".

vendredi 29 juillet 2011

Des rats côtoient les baigneurs à Arromanches

Des vacanciers ont remarqué la présence de rats sur la plage d'Arromanches. Un phénomène gênant pour cette plage mythique du Débarquement de 1944, en plein été ! La Ville a recours à des dératiseurs.
Pourquoi ? Comment ?
Des rats sur la plage d'Arromanches-les-Bains ?
« La semaine dernière, en fin d'après-midi, je suis venu me promener avec mes petites-filles sur la plage d'Arromanches. Nous avons vu six gros rats sortir des enrochements et se promener sur la cale principale, près des serviettes des baigneurs. » Jean-Marc Faget est formel : il y a bien des rats sur la plage d'Arromanches. Cet habitant de Longues-sur-Mer a prévenu la municipalité. Le maire, Patrick Jardin, a rapidement pris conscience de la situation : « On m'a signalé ce problème et je dois reconnaître que j'ai pu constater l'existence de ces animaux. »
Comment expliquerleur présence ?
Les enrochements, installés pour renforcer la digue, offrent des conditions idéales à l'installation des rats. Par ailleurs, ils sont très attirés par les détritus alimentaires, laissés sur la plage par les vacanciers. Enfin, les marées de faibles intensités ne permettent pas de faire fuir les rats des rochers. « En cette période de morte-eau, toutes les conditions sont réunies pour expliquer la présence de ces animaux nuisibles », indique Alain Hervieu, dératiseur professionnel.
Est-ce un phénomène courant ?
« Tous les enrochements sont susceptibles de contenir des rongeurs, assure le dératiseur. Il m'arrive fréquemment d'effectuer des missions de dératisation sur les plages de la Manche. » Mais ce phénomène reste quand même restreint dans le Calvados. La Direction départementale des affaires sanitaires et sociales n'a d'ailleurs « pas connaissance d'invasion sur le littoral normand ».
Quels problèmes cela engendre-t-il ?
Le tourisme pourrait pâtir de la présence de ces petits mammifères. « C'est une honte que les touristes du monde entier voient des rats sur ces plages historiques », déclare Jean-Marc Faget. Mais au-delà de l'image de la ville, les rats sont aussi à l'origine de nombreux problèmes sanitaires : « Ces animaux sont porteurs d'une vingtaine de maladies transmissibles à l'homme, comme la salmonellose. Il est donc impératif de se débarrasser de ces bêtes indésirables », souligne Alain Hervieu.
Comment remédier à cette prolifération ?
La ville d'Arromanches fait procéder à une dératisation deux fois par an, en novembre et en juin. Visiblement insuffisantes, ces campagnes ont été renforcées cette semaine par une nouvelle action. « Le nombre des rats reste restreint et nous comptons en venir à bout rapidement, explique Patrick Jardin. Nous faisons appel à des entreprises spécialisées qui posent des pièges empoisonnés. Malheureusement, on ne peut pas faire grand-chose dans les enrochements puisqu'ils sont inaccessibles. Nous avons également remarqué que les rats sont de plus en plus résistants aux traitements. Nous devons donc rester très vigilants. »
http://www.ouest-france.fr/actu/actuDet_-Des-rats-cotoient-les-baigneurs-a-Arromanches_39382-1889163_actu.Htm

jeudi 28 juillet 2011

Famine en Afrique : le "scandale du siècle"

La FAO, l'organe de l'ONU dédié à l'alimentation et l'agriculture, a réclamé une "aide internationale massive et urgente" pour la Corne de l'Afrique.
Face à l'appel alarmiste, la France, actuelle présidente du G20, a convoqué une réunion ministérielle d'urgence à Rome. Mais les premières conclusions sont très décevantes pour les associations humanitaires.

En proie à la pire sécheresse depuis 60 ans, la Corne de l'Afrique (Somalie, Kenya, Djibouti, Soudan, Ouganda et Éthiopie) connait une crise humanitaire sans précédent depuis plusieurs mois. Le bilan est déjà très lourd, les morts se comptent par dizaines de milliers et la famine menace plus de 12 millions de personnes obligées de fuir leurs terres désormais hostiles.
État d'urgence... et cafouillages Alors que l'état d'urgence ne fait aucun doute au sein de la communauté internationale, il semble difficile d'estimer le montant de l'aide financière nécessaire. Jacques Diouf, directeur général de la FAO, estime que 1,11 milliard d'euros sont nécessaires dans les douze mois et 200 millions d'euros dans les deux mois qui viennent. Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, appelle lui à réunir d'urgence 1,11 milliard d'euros rien que pour la seule Somalie.

Peu avant l'ouverture de la réunion, la Banque Mondiale avait déjà annoncé que 350 millions d'euros serait débloqués. Mais la mobilisation financière dont ont fait preuve les membres de l'ONU jusqu'à présent est loin d'être suffisante.

Pour Luc Lamprière, d’Oxfam France "seule une poignée de gouvernements des pays développés se sont montrés prêts à s’impliquer pour sauver les vies des plus pauvres et des plus vulnérables en Afrique de l’Est (...) Le moment est crucial : la communauté internationale doit impérativement combler les 900 millions de dollars manquants pour l’aide d’urgence."

Pour Bruno Le Maire, ministre français de l'Agriculture, "la communauté internationale a échoué à assurer la sécurité alimentaire" avant d'ajouter "nous devons tous réinvestir dans l'agriculture mondiale (...) Si nous ne prenons pas les mesures nécessaires, la faim sera le scandale de ce siècle."

La prochaine réunion des donateurs doit se tenir mercredi à Nairobi. Les ONG espèrent une réponse plus claire, plus rapide et plus adaptée de la communauté.
Une génération entière pourrait disparaîtreLa situation pour les ONG est également rendue difficile par le contrôle de certaines régions par les milices islamistes d'Al Chabaab. Cette organisation, qui entretient des liens avec le réseau Al Qaïda, a interdit l'année dernière l'acheminement de l'aide alimentaire dans les régions sous son contrôle. Le Programme alimentaire mondial (Pam) a d'ailleurs prévenu qu'il n'était pas en mesure d'acheminer de l'aide aux plus de deux millions de personnes qui y vivent. Josette Sheeran, directrice exécutive du Pam, a prévenu qu'étant donné le niveau de famine atteint, la corne de l'Afrique risquait de perdre une génération entière d'enfants.
Les people se mobilisentLes célébrités ont été plus promptes à se mobiliser pour lutter contre la famine. Suivant le chanteur Bono qui a lancé une pétition appelant les dirigeants à tenir leurs promesses, de nombreux artistes signataires invitent ces mêmes dirigeants à fournir urgemment "les fonds nécessaires recensés par l’ONU pour répondre aux besoins des habitants de la Corne de l’Afrique". Parmi eux, les chanteurs Bob Geldof et Tiken Jah Fakoly, l'acteur et réalisateur britannique Stephen Fry, la comédienne Kristin Scott Thomas et l'actrice allemande Jana Pallaske.http://www.aufeminin.com/debats-de-societes/aide-internationale-corne-de-l-afrique-n78223.html

mercredi 27 juillet 2011

Escroquerie : « Vous avez droit à 152,45 euros d’aide aux vacances »

Des escrocs se réclamant de la Caisse d’allocations familiales envoient des mails en incitant les destinataires à transmettre des documents personnels pour un droit illusoire
« Après étude de vos droits, vous devriez percevoir une aide au x vacances de 152,45 euros. » Attention, si vous recevez ce mail qui semble émaner de la Caisse d’allocations familiales (CAF) dont vous dépendez, vous êtes victime d’une escroquerie.
Depuis le 19 juillet, les Caisses d’allocations familiales de Saint-Etienne et Roanne sont directement alertées par leurs allocataires sur la réception d’un mail frauduleux.
Un courriel est envoyé aux allocataires, mais aussi à ceux qui ne bénéficient par forcément des aides, leur spécifiant une « prime d’aide vacances » de 152,45 euros exactement. Pour cela, les personnes contactées devraient fournir « une copie de leur carte d’identité, accompagnée d’un justificatif de domicile de moins de trois mois », explique la Caisse d’allocations familiales dans un communiqué. Joint par téléphone, Jacques Foultier, responsable du service juridique de la CAF Saint-Etienne, met en garde : « Ces escrocs s’inspirent des notifications de la Caisse pour que le mail soit réaliste, de manière à inciter les gens à répondre. Ils demandent des pièces justificatives qui ont leur importance. Une copie de carte d’identité ou un justificatif de domicile peuvent facilement servir à instruire une demande de prestations ou une ouverture de compte bancaire. »
Sur le département de la Loire, après avoir envoyé un mail d’alerte à tous ses allocataires, la CAF va lancer une campagne de SMS pour prévenir et inciter les concernés à faire remonter la fraude. Un Ligérien a admis avoir répondu favorablement à la malversation. Ce dernier a été invité à porter plainte lui-même contre X puisqu’il a répondu de son propre chef. En dehors de ce cas, selon la CAF, la Loire compte 5 personnes tout au plus, ayant reçu la proposition fictive. Alors que faire si l’on reçoit ce mail ? Surtout, il ne faut pas répondre, et ensuite le signaler à la CAF dont on dépend, par mail ou par courrier, en joignant des copies des courriels frauduleux. Cette dernière fait remonter le tout à la Caisse Nationale, située dans le 14 e arrondissement de Paris. « C’est dans la capitale que la Caisse porte plainte contre X puisqu’il s’agit d’une affaire nationale. » Camille Robert, 25 ans, allocataire de la CAF de Lille, témoigne : «J’ai reçu le mail d’avertissement, mais pas la malversation. Par contre, l’an passé, j’avais ouvert un courriel que je croyais de la CAF, mais qui venait de Russie. Je ne suis pas tombée dans le panneau ». Que les allocataires se rassurent, ce n’est pas le fichier de la CAF qui est piraté. Il n’en reste pas moins que l’organisme se retrouve complètement démuni face à ce phénomène. Un phénomène qu’il n’affronte pas pour la première fois. En 2010, le même type de courriel était reçu par certains allocataires, les incitant à donner directement leurs coordonnées bancaires. La Loire compte actuellement 136 488 allocataires, et que les avantages vacances sont pilotés par les structures associatives qui redistribuent elles-mêmes les aides de la CAF.
http://www.leprogres.fr/loire/2011/07/26/escroquerie-vous-avez-droit-a-152-45-euros-d-aide-aux-vacances

mardi 26 juillet 2011

Pédophilie: le Vatican rappelle le nonce apostolique en Irlande

Le Vatican a décidé de rappeler son nonce apostolique, ambassadeur du Saint-Siège, en Irlande "pour consultations", après les violentes critiques du Premier ministre irlandais contre le Saint-Siège dans une affaire de pédophilie, a indiqué lundi Radio Vatican. Le 20 juillet, le Premier ministre avait accusé l'Eglise catholique et le Saint-Siège en particulier d'avoir entravé les enquêtes après la publication d'un rapport sur des actes pédophilies commis en 1996 et 2009 par 19 prêtres du diocèse de Cloyne, dans le sud de l'Irlande.

lundi 25 juillet 2011

FIFA: Bin Hammam clame son innocence dans un scandale de corruption

A la FIFA, une suspicion de pots-de-vin antérieure à la réélection de Sepp Blatter, continue de miner les instances du football. Au cœur de la tourmente, Mohamed Bin Hammam, président de la Confédération asiatique de football.
Le président de la Confédération asiatique de football Mohamed Bin Hammam se trouve au cœur d'une affaire de corruption et pourrait être sévèrement sanctionné. Il est accusé d'avoir voulu acheter des voix à l'issue d'une réunion du football caribéen. La FIFA l'a suspendu. L'intéressé clame fermement son innocence: "Je suis suspendu depuis sept semaines parce que j'aurais soudoyé des personnes. Et ça ne surprend personne que ceux qui prétendent avoir reçu ces supposés pots-de-vin ne soient pas frappés de la même sanction que moi ?", a-t-il déclaré à l'AFP.

Mohamed Bin Hammam a ajouté: "Pourquoi le comité d'éthique de la FIFA était si pressé de me suspendre avant l'élection à la présidence, puis commence seulement à chercher des preuves de ma culpabilité ou de mon innocence ?". A ce jour, seuls des clichés montrant Bin Hammam disposant d'enveloppes font office de preuves. Également suspendu dans cette affaire, le vice-président Trinitéen de la FIFA Jack Warner, avait démissionné de ses fonctions il y a un mois.
http://www.chronofoot.com/corruption/fifa-bin-hammam-clame-son-innocence-dans-un-scandale-de-corruption_art16214.html

dimanche 24 juillet 2011

Une salariée d'Ed à Nieppe licenciée parce qu'elle avait dans son coffre des légumes destinés à son lapin

Tout s'est passé le 1er juin. Peggy Gérard venait de terminer sa matinée. Il est 12 h 30 et elle se dirige vers son véhicule quand un chef de secteur de l'enseigne l'interpelle et lui demande d'ouvrir son coffre. Elle refuse par trois fois, mais ce dernier insiste et, finalement, la salariée obtempère.
Le chef de secteur fouille les marchandises et trouve un sac poubelle contenant des salades défraîchies, du persil et des poireaux. Aussitôt, il rapporte le sac dans le magasin et le vide sur un tapis de caisse. D'emblée, il accuse Peggy Gérard d'avoir sorti ces légumes du magasin. « Je suis quand même rentrée chez moi et quand je suis revenue à 14 heures pour reprendre le travail, c'est là qu'il m'a simplement dit que j'étais mise à pied. Je n'ai pas eu le temps de m'expliquer ! »
Employée depuis 2005 dans le magasin nieppois, Peggy Gérard était adjointe et n'avait jamais eu de soucis auparavant. Le 23 juin, elle a reçu une lettre de convocation pour sanction. Elle a alors demandé l'appui d'un représentant syndical, trouvé en la personne de Nathalie Lerouge, déléguée régionale Ed pour Force ouvrière. Pour l'entretien de convocation, son interlocuteur est un autre chef de secteur qui n'a pas l'air au courant de l'affaire. Mais le 15 juillet, le couperet tombe : Peggy Gérard est licenciée pour faute grave, donc sans préavis ni indemnités.

Une attestation

L'explication qu'elle aurait aimé fournir au chef de secteur, c'est que les légumes qui étaient dans son coffre lui avaient été offerts par un primeur d'Armentières chez qui elle se rend régulièrement. Ce dernier a d'ailleurs accepté d'attester par écrit que les légumes provenaient de chez lui.
Ils étaient destinés au lapin de l'employée... Aujourd'hui, l'ex-salariée d'Ed est appuyée par FO qui compte déposer plainte pour violation de biens privés. Selon les syndicalistes, le chef de secteur n'avait pas le droit de fouiller dans les sacs se trouvant dans le coffre de la salariée. Si la plainte n'est pas acceptée, ils iront jusqu'aux prud'hommes pour que Peggy Gérard réintègre son emploi.
Le service communication du siège d'Ed à Paris, que nous avons contacté mais qui ignorait les faits, n'a pas su répondre à nos questions.
http://www.lavoixdunord.fr/Region/actualite/Secteur_Region/2011/07/23/article_une-salariee-d-ed-a-nieppe-licenciee-par.shtml

samedi 23 juillet 2011

Russie : la vidéo d'un policier urinant dans son bureau fait scandale

Les journées de travail acharné du colonel Alexeï Issakov" : c'est sous cet intitulé qu'a été postée sur internet la vidéo qui fait scandale à Saint-Pétersbourg, le 14 juillet dernier. On y voit le chef de la police du district de Lomonossov tituber dans le couloir, avant d'uriner contre un mur, à moitié nu. La scène a été immortalisée par les caméras de surveillance du commissariat, tout comme la réaction médusée de ses collègues.
"L'enquête lancée sur cet incident a confirmé l'authenticité de la vidéo. Les policiers du département de la police de Lomonossov ont également confirmé la présence ce jour là du colonel Issakov dans le bureau de la police, en état d'ébriété", a expliqué le service de presse de la police locale.

Limogé pour immoralité
Devant la polémique provoquée par ses images, le policier incriminé a demandé à partir dans le cadre de réductions d'effectifs. Sauf que le chef de la police de Saint-Petersbourg ne l'entendait pas de cette oreille et a annoncé jeudi qu'il serait "limogé pour immoralité."

Les scandales impliquant des policiers se multiplient en Russie. Le président
Dmitri Medvedev a lancé une vaste réforme des forces de l'ordre, impliquant notamment une réduction de 20% des effectifs, en raison des affaires de corruption, meurtres, tortures et falsification de preuves qui se multiplient au sein de la police.http://lci.tf1.fr/insolite/russie-la-video-d-un-policier-urinant-dans-son-bureau-fait-scandale-6593104.html

vendredi 22 juillet 2011

GB: une infirmière arrêtée après le décès suspect de trois patients

 La police britannique a annoncé mercredi l'arrestation d'une infirmière de 26 ans soupçonnée de meurtre après le décès inexpliqué de trois patients d'un hôpital près de Manchester.

Ce matin (mercredi), une femme de 26 ans a été arrêtée pour suspicion de meurtre. Elle est détenue par la police pour être interrogée. L'enquête se poursuit, a déclaré un porte-parole de la police de Manchester.

Les enquêteurs se penchent sur trois décès suspects au Stepping Hill Hospital à Stockport, celui d'une femme de 44 ans le 7 juillet et ceux de deux personnes âgées, deux hommes de 71 et 84 ans, morts la semaine dernière.

Un quatrième patient, un homme d'une quarantaine d'années, se trouve dans un état grave.

Au total, les cas de quatorze patients traités depuis le 7 juillet sont actuellement examinés par la police.

Une infirmière avait donné l'alerte la semaine dernière après avoir constaté que dans son service, un nombre de patients supérieur à la normale présentaient, sans raison apparente, un faible taux de sucre dans le sang.

De l'insuline avait alors été découverte dans un lot d'ampoules de sérum physiologique stockés dans une réserve de l'établissement.

Nos équipes sont sous le choc, horrifiées et en colère, a déclaré à la presse Chris Burke, un responsable de l'hôpital. Elles sont émues de savoir qu'un lieu de soins puisse devenir une scène de crime.
http://www.romandie.com/news/n.asp?n=_GB_une_infirmiere_arretee_apres_le_deces_suspect_de_trois_patients200720111407.asp

jeudi 21 juillet 2011

L'écriture de faux avis sur Internet, un business lucratif

Vous n’avez jamais eu le sentiment, en parcourant des sites d’e-commerce ou de vente de voyages en ligne, de tomber des avis de consommateurs vantant un peu trop ostensiblement les mérites de tels services ou de tels produits ? C’est normal. Des agences de communication spécialisées dans l’e-reputation en feraient une partie de leur métier.
Pratique démocratisée
Une enquête des Inrocks révèle ainsi que la pratique, malgré sa totale illégalité et punie au maximum d’un emprisonnement de deux ans et d’une amende de 37 500 euros, est devenue courante sur Internet. Les sociétés incriminées, basées en France ou non, proposent ainsi d’écrire des commentaires sur mesures, aussi bien négatifs que positifs.
3 750 euros les 250 commentaires
Certaines d’entre elles, contactées par le journaliste qui s’est fait passer pour un client, offrent ses services sous diverses formes (billets de blog, commentaires, messages courts ou forums spécialisés) et sur divers critères (choix de la période, du rythme, du nombre de caractères par messages). 250 commentaires peuvent ainsi coûter 3 750 euros. Une estimation « d’une agence parisienne d’e-reputation ayant pignon sur les Champs Elysées » écrit le site.
Un stratagème bien rodé
L’illégalité de la pratique étant connue, les agences redoublent d’efforts pour ne pas se faire repérer. Une agence missionne l’un de ses salariés qui se rend dans un cybercafé pour ne pas mettre en péril l’adresse IP de son employeur, une autre utilise une clé 3G permettant le renouvellement de l’adresse à chaque nouvelle connexion, ou encore en passant par des serveurs proxy situés dans divers pays en Europe ou en Amérique du Nord.
Une enquête en cours
Ces « pratiques déviantes » sont connues de la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF). Elle mène actuellement une enquête sur le sujet mais prévient toutefois qu’il est difficile d’obtenir la liste des clients, « aussi fautifs » de ces entreprises, qui ont recourt à ces services illégaux.

mercredi 20 juillet 2011

Italie: des mannequins vivants en vitrine

La présence de mannequins vivants dans les vitrines de grands magasins italiens Coin à Milan, dans le nord de l'Italie, a suscité une polémique à laquelle le patron du groupe a répondu aujourd'hui affirmant que "c'est juste du business".

Les détracteurs "nous ont juste fait de la publicité. On nous a accusé de commercialiser le corps humain, mais nous n'avons rien inventé, ça se fait partout dans le monde. C'est juste du business", a déclaré devant des journalistes Stefano Beraldo, administrateur délégué de Coin.

La principale confédération syndicale italienne, la CGIL (gauche), avait protesté contre la présence de mannequins vivants dans les vitrines, assurant "vouloir défendre le décorum des travailleurs et l'intelligence des clients".

"Même faire le mannequin est un travail"

A la suite de cette protestation syndicale, les mannequins, vêtus de maillots de bain dans une vitrine simulant une plage, ont repris leur travail en tenant à la main une pancarte proclamant "même faire le mannequin est un travail".

"Je ne vois aucun scandale, nous faisons notre travail et il y a beaucoup d'autres magasins qui font la même chose. Notre travail c'est de faire de la publicité pour les objets et les vêtements. Certains passants sont amusés, d'autres non, mais beaucoup de jeunes nous soutiennent", a déclaré à l'AFP un des mannequins, Matteo Cupelli, 19 ans.

Stefano Beraldo a par ailleurs affirmé que le groupe poursuivrait sa campagne publicitaire qui offre du travail aux jeunes et les paye dans le respect de toutes les règles.
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2011/07/18/97001-20110718FILWWW00391-italie-des-mannequins-vivants-en-vitrine.php

mardi 19 juillet 2011

David Cameron, au coeur du scandale des écoutes

Le scandale des écoutes du News of the World, qui a déjà suscité plusieurs démissions en cascade, fragilise de plus en plus le Premier ministre britannique David Cameron, dont les liens étroits avec le groupe Murdoch apparaissent au grand jour.
La démission du chef de Scotland Yard, Sir Paul Stephenson, mis en cause dans l'affaire des écoutes au sein du groupe Murdoch, dimanche 17 juillet, plonge ainsi encore un peu plus le chef du gouvernement dans la tourmente.
Paul Stephenson est accusé d'avoir employé un ancien rédacteur en chef adjoint du News of the World, Andy Coulson, soupçonné aujourd'hui "d'avoir conspiré en vue d'intercepter des communications."
Or ce dernier avait démissionné en 2007 du tabloïd et était devenu ensuite directeur de la communication de David Cameron, poste qu'il a dû abandonner en janvier à cause de cette affaire.
Face à la polémique, le Premier ministre britannique a estimé lundi à Johannesburg qu'il "pourrait être bien" de prolonger la session parlementaire d'une journée mercredi afin qu'il puisse s'exprimer sur le sujet à son retour d'Afrique.
Un directeur de la comm' encombrant
Les liens de David Cameron avec Murdoch ont été mis en évidence par la publication vendredi de la liste de ses rencontres avec les dirigeants du groupe qui avait soutenu sa campagne électorale.
D'après cette liste, il les a rencontré 26 fois en quinze mois, dont Rebekah Brooks à deux reprises et James Murdoch à trois.
Il a aussi invité Andy Coulson, ancien rédacteur en chef du NotW, devenu ensuite son directeur de la communication, deux mois après sa démission pour cause de scandale en janvier.
Coulson, qui est soupçonné de "participation" à des écoutes et de "corruption", a été arrêté dernièrement, puis libéré sous caution.
L'opposition a fustigé à moult reprises le "manque de discernement" de David Cameron, d'autant que le gouvernement devait donner son feu vert à l'opération BskyB.
Cameron "mouillé" selon la presse
Lundi, la presse britannique prédit le pire au Premier ministre.
Le départ du patron de Scotland Yard "montre que la crise se propage maintenant aux médias, à la politique et la police", estime le Guardian (gauche) dans son éditorial, ajoutant que "maintenant le Premier ministre se trouve vraiment sur la sellette".
Le Daily Telegraph (centre droit) prédit des temps durs à venir pour Cameron. "Loin de faire baisser la pression sur David Cameron, le départ de Sir Paul l'augmente", juge le quotidien.
"Depuis que M. Cameron a fait la fatale erreur de nommer Andy Coulson (...) il a commencé à être mouillé dans cette ténébreuse affaire. Il n'y a pas de signe que cela cesse ", ajoute le Daily Telegraph.
De son côté, le Daily Mail (conservateur) titre en une "Désintégration de la police londonienne", tandis que que le Times, propriété de Murdoch, estime que Stephenson "avait raison de démissionner", mais que la police "a un long chemin à faire pour regagner la confiance du public".
Le quotidien juge "terrifiant" que ce scandale se soit propagé à la police.
"La police, en tant que dépositaire de la force au sein de l'Etat, est tenue d'avoir la confiance du public comme aucune autre institution. "Sir Paul a pris un bon départ (en démissionnant) mais il est peu probable que ce soit la fin de l'affaire".
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/media/20110718.OBS7214/david-cameron-au-coeur-du-scandale-des-ecoutes.html

lundi 18 juillet 2011

Murdoch/GB: le démantèlement réclamé

Le patron de l'opposition travailliste britannique, Ed Miliband, a réclamé le démantèlement de la division britannique du groupe de presse du magnat Rupert Murdoch à la suite du scandale des écoutes téléphoniques pratiquées dans un de ses tabloïds, News of the World.

"Je pense, a-t-il déclaré à l'Observer, qu'une telle concentration de pouvoir dans les mains d'une personne est malsaine et que cela a conduit à des abus de pouvoir au sein de son organisation". "Je pense, a poursuivi Ed Miliband, qu'on doit regarder avec attention quand une personne peut détenir plus de 20% du marché de la presse". "Cette sorte de concentration du pouvoir est vraiment dangereuse", a-t-il estimé.

Dès que le scandale de News of the World a éclaté, Ed Miliband avait pris la tête de l'offensive contre le magnat australo-américain, en réclamant haut et fort la démission de Rebekah Brooks, directrice des journaux britanniques du groupe Murdoch.

C'est ensuite à sa demande pressante que le premier ministre britannique David Cameron avait annoncé la création d'une commission d'enquête. Et c'est encore Ed Miliband qui avait déposé une motion au Parlement demandant à News Corp., le groupe de Rupert Murdoch, de retirer son offre pour le rachat complet de BSkyB, au vu des pratiques au sein de ses journaux.
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2011/07/17/97001-20110717FILWWW00007-murdochgb-le-demantelement-reclame.php

dimanche 17 juillet 2011

Un orphelinat russe fournissait des enfants à un pédophile

Le comité d'enquête russe pour la ville de Ekaterinbourg (Oural) a annoncé l'arrestation d'un homme suspecté de violences sexuelles sur dix garçons de moins de 14 ans, qui obtenait certaines de ses victimes auprès d'un orphelinat. "Le citoyen T. attirait les garçons mineurs grâce à son fils adoptif (...) qui invitait des garçons à venir chez lui", a expliqué le comité dans un communiqué daté de jeudi.
"Pour plusieurs cas, le criminel s'était mis d'accord avec la direction d'un orphelinat pour qu'il lui fournisse des enfants durant les week-end", poursuit la même source. Le comité a indiqué qu'une enquête visant cet orphelinat avait été ouverte. Selon les statistiques officielles, le nombre de crimes sexuels visant les enfants a été multiplié par 30 en Russie depuis 2003. Il n'est pas clair cependant dans quelle mesure cette hausse est liée à un meilleur recensement de ce type d'agressions.

http://www.midilibre.fr/2011/07/15/un-orphelinat-russe-fournissait-des-enfants-a-un-pedophile,355905.php

samedi 16 juillet 2011

Pédophilie : la nouvelle affaire qui ternit l'Eglise d'Irlande

Le chef de la diplomatie irlandaise, Eamon Gilmore, a annoncé jeudi au Parlement qu'il allait rencontrer le représentant du pape à Dublin pour lui faire part de son "inquiétude" quant à l'attitude de l'Eglise dans une nouvelle affaire d'abus sexuels impliquant des prêtres. Il a souligné qu'il partageait "le sentiment d'indignation" suscité par la publication la veille d'une enquête gouvernementale portant sur des accusations d'abus sexuels sur des enfants qu'auraient commis 19 religieux. Ce rapport concluait que la réponse des autorités catholiques irlandaises à ces affaires avait été "inadéquate et inappropriée".
L'enquête, qui a duré deux ans, portait sur des plaintes déposées entre 1996 et 2009 dans le diocèse de Cloyne, dans le sud de l'Irlande. Les quarante victimes identifiées au cours de l'enquête se sont senties "abandonnées par l'Eglise", selon le rapport de 400 pages publié mercredi. "Elles ont eu l'impression (...) que la seule préoccupation (de l'Eglise catholique) était la protection de l'institution plutôt que le bien-être des enfants", notaient les auteurs de ce document.

Le Vatican n'a été "d'absolument aucune aide"

Les révélations d'agressions sexuelles commises par des prêtres dans le passé ont déjà ébranlé, ces dernières années, l'autorité de l'Eglise catholique en Irlande et dans le monde. Mais le rapport rendu public mercredi montre que les responsables du clergé irlandais ont tenté d'étouffer des affaires jusque très récemment. "Il ne s'agit pas d'une énumération de dysfonctionnements remontant à une époque différente de la nôtre. Il ne s'agit pas de l'Irlande d'il y a 50 ans. Il s'agit de l'Irlande d'aujourd'hui", a souligné la ministre de l'Enfance, Frances Fitzgerald, lors d'une conférence de presse.

L'évêque anciennement responsable du diocèse de Cloyne, John Magee, ancien secrétaire particulier de trois papes, a assuré à tort à la police qu'il lui signalait tous les cas supposés de pédophilie portés à sa connaissance, est-il notamment écrit dans le rapport. Il a démissionné en mars 2010 à la suite d'une enquête interne à l'Eglise soulignant que son traitement des accusations de pédophilie avait exposé des enfants au danger d'en être victime. John Magee a présenté des excuses aux victimes mercredi et a formulé l'espoir que ce rapport gouvernemental marquerait "le nouveau commencement que nous avions tous espérés en 1996".

A la suite de la publication de ce rapport, le ministre de la Justice, Alan Shatter, a fait savoir que le gouvernement irlandais soumettrait au parlement un projet de loi prévoyant cinq ans d'emprisonnement pour les ecclésiastiques ne partageant pas avec les autorités leurs informations au sujet d'actes de pédophilie. Mais le document n'accuse pas seulement l'attitude de l'Eglise d'Irlande : il souligne aussi que le Vatican n'a été "d'absolument aucune aide" lorsqu'il a qualifié de "simple document d'étude" les directives de l'Eglise irlandaise quant au traitement des affaires de pédophilie. Et le ministre de la Justice d'accuser : "Les directives de l'Eglise n'ont pas été appliquées et il est assez évident que le Vatican s'est fait le complice de cette situation".