lundi 30 mai 2011

Un Breton trompé, berné et ridiculisé par un reportage sur M6

+ Pour voir "Au secours, mon mari est un macho"

Les caméras avaient débarqué chez lui pour parler de sa passion du tuning au sein du couple. Depuis,un Costarmoricain fulmine : l'émission a été changée en « Au secours ! Mon mari est un macho ».
« Au secours ! Mon mari est un macho »
Au début du mois, François Runemberg était bien heureux d'accueillir une équipe de journalistes, chez lui à Loudéac. Six heures de tournage pour ce président de Dream Tuning, un club de tuning qui regroupe 25 membres et qui oeuvre aussi dans l'associatif, notamment en distribuant des jouets aux enfants dans le besoin.
« C'était pour l'émission 100 % Mag. On devait parler de la passion du tuning entre père et fils, et au sein du couple », rappelle François Runemberg. Mais lors de sa diffusion mercredi, surprise : le reportage est estampillé « Au secours ! Mon mari est un macho ».
«Je me suis fait pièger»
« Je me suis fait piéger, s'emporte le fan de tuning. On m'a diminué, fait passer pour quelqu'un que je ne suis pas ! » Au menu, coupures et paroles prises hors contexte. « Mon fils avait deviné... Il sentait que le journaliste allait parler de machisme », explique Christine, l'épouse de François. Lui, raconte que les deux journalistes de la société de production Spinnaker leur ont forcé la main. « Il fallait que les femmes soient au barbecue et les hommes devant leurs voitures... »
« Le mal est fait »
Du coup, le reportage le ridiculise complètement. Ses « paroles de macho » sont même reprises sur deux radios nationales. Malgré la centaine de messages de soutien sur son blog et son mur Facebook, François Runemberg doit encaisser d'autres coups : dans le supermarché où il travaille, il a entendu des gens dire « c'est le macho de Loudéac ! »
Hier, François a reçu des appels du producteur de l'émission et du rédacteur en chef de la chaîne. « Les deux s'excusent. Ils veulent me dédommager en passant trois minutes sur le vrai sujet », précise-t-il. Mais sa femme « ne les veut plus ici ».
M6 dit comprendre la «déception»
Contacté par la rédaction, M6 assure « comprendre sa déception, mais les témoignages évoluent parfois dans le temps. Il y a eu incompréhension entre lui et la société de production. Le but n'était pas de le décevoir ». Le fan de tuning, lui, lâche laconiquement que « le mal est fait ».

dimanche 29 mai 2011

Ils importent illégalement de la viande d'éléphant

C'est une saisie pour le moins incongrue. Quelque 460 kg de viandes dont 260 kg portant sur des espèces protégées, 540 kg de poissons, 450 kg de fruits et légumes ont été saisis à l'aéroport de Roissy lors d'une opération de contrôle du 17 au 26 mai, selon l'Office central de lutte contre les atteintes à l'environnement et à la santé publique (Oclaesp).

Neuf personnes ont également été interpellées lors cette opération de contrôle des importations de viandes de brousse en provenance d'Afrique, précise l'OCLAESP dans un communiqué. Parmi les denrées alimentaires interceptées par les agents de contrôle se trouvaient des primates, des antilopes, des pangolins, des serpents, des
crocodiles, des éléphants, des rats des sables, ainsi que des poissons frais et fumés et des mangues, bananes, ignames en grandes quantités.

Des marchandises parfois porteuses de maladies
Ces denrées transportés illégalement "sont susceptibles d'introduire sur le territoire d'une part des maladies graves (virus de type Ebola, grippe aviaire, fièvre aphteuse et d'agents pathogènes...), d'autre part des insectes potentiellement vecteurs de maladies humaines, animales et végétales", selon les autorités. Cette pratique contribue aussi à l'appauvrissement des écosystèmes, une partie significative des viandes saisies étant issue d'espèces protégées par la Convention de Washington.

Revendue en toute illégalité, elle contribue aussi de façon non négligeable à une forme d'économie parallèle, ajoute l'Oclaesp. Le 20 mai dernier, un homme a été condamné par le tribunal correctionnel de Bobigny à huit mois de prison avec sursis et 20.000 euros d'amende pour avoir introduit de la viande de brousse sur le territoire national. L'homme avait été arrêté à l'aéroport de Roissy transportant 21 kg de viande de porc-épic, 15 kg de viande de pangolin et 7,5 kg de poisson séché.

samedi 28 mai 2011

Mariage gay : une députée UMP compare les homosexuels aux animaux

La députée UMP Brigitte Barèges, membre de La Droite populaire, a provoqué un tollé mercredi en lançant, à propos d'un texte PS visant à autoriser le mariage homosexuel, "et pourquoi pas des unions avec des animaux ?", avant de se rétracter, ont affirmé plusieurs de ses collègues.
Alors que la commission des Lois de l'Assemblée nationale examinait à huis clos une proposition de loi pour "ouvrir le mariage aux couples de même sexe", la députée-maire de Montauban s'est exclamée: "et pourquoi pas des unions avec des animaux ? ou la polygamie ?".

Ces propos ont été entendus par plusieurs députés, comme Bruno Le Roux (PS) et George Pau-Langevin (PS), qui les ont confirmés, en les condamnant. Dans un communiqué publié dans la soirée, Mme Barèges a indiqué "qu'elle retire ses propos maladroits dont elle conteste qu'ils présentaient un caractère homophobe".
Elle "souhaite aussi le cas échéant s'excuser auprès de ceux qu'ils auraient pu blesser car telle n'était pas son intention". "Ce sont des propos honteux, ignobles, que je condamne fermement", avait réagi un peu plus tôt le député UMP Franck Riester.
De son côté, le secrétaire général de l'UMP Jean-François Copé, tout en "prenant acte" des excuses de Mme Barèges, a "condamné ses propos à l'encontre des homosexuels". "Ces propos inacceptables ne sont évidemment en rien le reflet d'une quelconque position de l'UMP", a souligné M. Copé dans un communiqué. Lors de la réunion, comme plusieurs élus de gauche protestaient, Mme Barèges a rétorqué qu'elle avait dit cela sur le "ton de la plaisanterie", qu'elle était personnellement "favorable à tous types de relations sexuelles entre adultes consentants" et que l'on "ne pouvait pas la suspecter d'être homophobe".
Gêné, le président de la commission des Lois Jean-Luc Warsmann (UMP) a alors suggéré de retirer les propos de la députée UMP du compte-rendu de la réunion. La proposition de loi, qui sera discutée en séance publique le 6 juin, a sans surprise été rejetée.
Elle proposait que le mariage puisse être contracté "par deux personnes de sexes différents ou de même sexe". "Un choix politique au sens le plus noble qui soit", a dit Patrick Bloche (PS) tandis que l'écologiste Noël Mamère lançait : "Ne soyez pas réactionnaires! La société est en avance par rapport au politique".
Le député UMP Etienne Blanc a pour sa part jugé qu'"avec le Pacs, de nouveaux droits ont été consentis" aux homosexuels et qu'"ils répondent suffisamment aux besoins". Mme Barèges, avocate de formation, avait apporté mardi son soutien au manifeste contre le sexisme, lié au traitement de l'affaire DSK. Elle regrettait "que les mentalités n'aient pas évolué" en ce domaine et déplorait "cette culture gauloise, certainement responsable du fait qu'encore aujourd'hui, les femmes se sentent culpabilisées" dans les affaires d'agressions sexuelles.
Dans son communiqué publié mercredi soir, la députée UMP a précisé, à propos de ses déclarations controversées, qu'elle avait voulu "poser la question de la pertinence d'adapter systématiquement la loi et les institutions à l'évolution des moeurs". Elle "a poursuivi son raisonnement par l'absurde en se demandant s'il faudrait aussi institutionnaliser un jour le mariage avec les animaux".
"Brigitte Barèges regrette néanmoins que cet échange serve de contre-feu aux députés socialistes pour détourner l'attention des déchirements qui traversent leur parti et des pérégrinations judiciaires de leur ex-futur héraut" Dominique Strauss-Kahn, peut-on encore lire dans le communiqué.
Jean-Michel Baylet, président du Parti Radical de Gauche (PRG) : "Les déclarations de Brigitte Barèges, comparant le mariage homosexuel à des unions avec des animaux, illustrent bien toute la subtilité et la délicatesse dont elle est capable. Les Radicaux de Gauche, profondément attachés à l'Humanisme, condamnent avec la plus grande fermeté ces propos. Les outrances de la député-maire UMP de Montauban à propos des homosexuels relèvent des mêmes mécanismes que le racisme en déniant à l'autre son humanité !" (communiqué)
Jean-Luc Romero, conseiller régional PS d'Ile-de-France, et président de l'assocation Elus Locaux Contre le Sida, se dit "consterné" par ces propos et demande à l'UMP de "réagir enfin!". "Depuis quelques années, l'UMP laisse nombre de ses parlementaires tenir des propos mettant en cause les personnes LGBT (lesbienne, gay, bi et transsexuelle) à l'image de Christian Vanneste qui n'a jamais été sanctionné par son parti pour avoir notamment estimé que les homosexuels étaient inférieurs aux hétérosexuels". "Cette situation est devenue insupportable (...) Jean-Luc Romero s'inquiète de savoir jusqu'où iront les parlementaires UMP dans l'expression de l'homophobie et demande à l'UMP de se ressaisir et d'exclure enfin ces élus qui déshonorent la République". (communiqué)
Christophe Girard, adjoint au maire de Paris Bertrand Delanoë (PS), publie sur son blog un message intitulé "pathétique et vulgaire". "Dans un grand élan de vulgarité et de bêtise, (Mme Barèges) a comparé le mariage des personnes de même sexe à une union entre animaux et l'a assimilé à la polygamie. Nous voilà revenus aux dérapages des débats sur le Pacs de 98. Mme Barèges, inconnue des Français, recherche sans doute la publicité. Elle venait d'échouer avec ses commentaires sur les radars pédagogiques du professeur Guéant. Quel sera son combat de demain? Qu'il y a trop de Chinois sur la planète ? Que les transsexuels la font rire ? (...) La droite la plus conne du monde vient de se réveiller à visage découvert".
http://www.midilibre.fr/2011/05/26/mariage-gay-une-deputee-ump-compare-les-homosexuels-aux-animaux,325089.php

vendredi 27 mai 2011

Scandale sexuel: La défaite du footballeur Ryan Giggs

C’est un parlementaire britannique qui a fait définitivement éclater l’omerta médiatique. John Hemming, élu libéral démocrate aux Communes, a usé de son immunité légale pour dévoiler le nom de la célébrité à l’origine d’une série d’injonctions contre la presse britannique et surtout, contre le réseau social Twitter et ses utilisateurs. Ryan Giggs, la star galloise de Manchester United, ne voulait pas que soit rendue publique sa liaison avec Imogen Thomas, une top model de 28 ans et ancienne star de télé-réalité.
Alors que l’information relevait du secret de polichinelle depuis plusieurs jours, la justice britannique avait eu recours à une mesure particulière et plutôt fréquente outre-Manche, une injonction interdisant aux médias d’utiliser le nom de la personne visée lorsqu’ils relatent les faits. Ainsi, «The Sun» n’évoquait jusqu’à présent qu’«un footballeur», sans plus de précisions. Dimanche, le journal écossais «Sunday Herald» avait pris ses libertés avec ces injonctions, citant son nom dans ses colonnes et publiant en Une une photographie à peine masquée de Ryan Giggs et barrée du mot «censored», «censuré». Sur Twitter, en revanche, le nom de la star infidèle circulait allègrement et, selon «The Sun», plus de 75 000 tweets le citaient.

Un joueur très respecté

Salué comme un joueur hors norme, très respecté, Ryan Giggs a néanmoins déclenché une intense polémique sur les injonctions de «silence». John Hemming, le député lib dem qui a rendu public le nom du joueur, s’est exprimé pour justifier son initiative: «D’un côté, vous avez un footballeur mécontent que les gens colportent des ragots sur lui, de l’autre, il y a des gens ordinaires qui risquent deux ans de prison. Je pense que c’est une mauvaise chose qu’il ait la possibilité de faire ça», a-t-il expliqué selon le «Sun». Quant à la presse, elle saisit l’occasion pour dénoncer une procédure liberticide, à l’image du «Sunday Herald», qui veut «alimenter le débat sur les lois relatives à la vie privée».
Quelles que soient les suites judiciaires de l’affaire, Ryan Giggs a déjà perdu la bataille médiatique. Alors que même son amante, Imogen Thomas, n’a pas le droit, elle non plus, de mentionner son nom, l’image du footballeur risque d’être doublement ternie. Père de deux enfants, marié depuis quatre ans à Stacey Cooke et fidèle à Manchester United depuis ses débuts, le sportif apparaît aujourd’hui comme un mari volage, mais également comme celui qui a tenté de bâillonner la presse. Son échec sur ce dernier point est évident.
Le «Daily Mail», par exemple, ne manque pas de rappeler que la vie amoureuse de Ryan Giggs a été pour le moins tumultueuse. Au début de sa carrière, Ryan Giggs a acquis une réputation de séducteur irrésistible -et d’amant très endurant-, amplement relayée par la presse. Un premier mariage avec Stacey Cooke avait finalement été annulé en 2004. Et en 2005, le couple a traversé une crise. Ryan Giggs avait alors dû quitter le foyer familial pendant un temps, avant de revenir et d’épouser la jeune femme en 2007, lors d’une cérémonie que le «Daily Mail» décrit comme «étonnamment peu romantique». Mais même après ce dernier scandale, Stacey Cooke n’en reste pas moins à ses côtés, pour le moment. Comme si elle en avait pris son parti.
http://www.parismatch.com/People-Match/Sport/Actu/Ryan-Giggs-empetre-dans-un-scandale-sexuel-et-mediatique-294945/

mercredi 25 mai 2011

Eglise : scandale de pédophilie aux Pays-Bas

L'ordre salésien a limogé son responsable aux Pays-Bas, le père Herman Spronck, et sanctionné un autre prêtre, le père Van B., 73 ans, tous deux ayant défendu publiquement la pédophilie, a-t-on appris lundi auprès de cet ordre catholique voué à l'éducation des jeunes.
Le scandale a éclaté durant le week-end lorsque la radio RTL a révélé que le père Van B. avait été membre de l'association "Martijn", qui milite pour la libéralisation et la décriminalisation de la pédophilie. Interrogé à ce sujet, le père Spronck avait dit comprendre l'attitude de ce religieux, estimant que "certaines relations n'étaient pas nécessairement dommageables". "Herman Spronck n'est plus le délégué des salésiens aux Pays-Bas", a annoncé lundi sur RTL le père Jos Claes, supérieur de l'ordre pour la Belgique et les Pays-Bas. "Nous nous dissocions totalement des propos tenus dans votre interview avec Herman Spronck", a-t-il ajouté.

mardi 24 mai 2011

Clearstream: un ancien de la DGSE met en cause Villepin

L'ancien numéro trois de la DGSE, Alain Chouet, dont le nom a été cité dans les listings Clearstream, a rappelé lundi à la cour d'appel de Paris, par l'intermédiaire de son avocate, que la seule personne qui aurait pu lui en vouloir était Dominique de Villepin.
Alain Chouet était "un personnage secret de par ses fonctions, un personnage de l'ombre", a rappelé son avocate, Me Nathalie Boudjerada, alors, "comment se fait-il que son nom soit apparu sur le listing de l'infamie?"
Après deux procès, l'ancien fonctionnaire de la Direction générale de la sécurité extérieure "n'a malheureusement pas trouvé de réponse", a-t-elle dit. Elle a ajouté qu'il ne connaissait ni Jean-Louis Gergorin ni Imad Lahoud, les deux seules personnes condamnées en première instance pour avoir organisé la machination ayant consisté à ajouter des noms, dont celui de Nicolas Sarkozy, sur des listings bancaires afin de les discréditer.
En revanche, l'avocate a souhaité revenir sur "la fin brutale" qu'a connue son client, évincé de la DGSE en novembre 2002 par M. de Villepin sur ordre de Jacques Chirac. "C'est lui qui est à l'origine de son éviction dans des conditions scandaleuses, brutales, violentes", a-t-elle plaidé.
Alain Chouet "a été renvoyé dans ses foyers", a-t-elle affirmé, "car on a pu imaginer qu'il était déloyal à l'occasion de l'affaire japonaise" qui imputait à Jacques Chirac la détention d'un compte occulte dans une banque japonaise.
http://www.lepoint.fr/societe/clearstream-un-ancien-de-la-dgse-met-en-cause-villepin-23-05-2011-1333924_23.php

lundi 23 mai 2011

SCANDALE LARS VON TRIER : CATHERINE DENEUVE CHOQUÉE

Présente à Cannes pour "Les biens-aimés" la dernière réalisation de Christophe Honoré qui clôture le Festival cette année, Catherine Deneuve a réagi suite à la polémique provoquée par les propos de Lars von Trier. L'actrice française s'est dite "choquée" par le discours tenu du cinéaste danois, mais a jugé "encore plus choquante la façon dont ils ont été utilisés". "Ce qui me choque surtout, c'est l'utilisation absolument extravagante qui est faite, maintenant, de tous les propos tenus", a-t-elle dit. "Voyez, moi, j'ai tendance à parler très vite: donc je fais très, très attention. Parce que s'il y a, dans une phrase, quelque chose qui m'échappe et qui plaira à deux ou trois journalistes ou amateurs avec appareils photo ou caméras, je sais que ça pourra être repris, sorti de son contexte, balancé sur internet, au journal télévisé en boucle et en boucle, je trouve ça terriblement choquant", a-t-elle confié.
Lars von Trier, persona non grata à Cannes
Au cours de la conférence de presse de son film "
Melancholia", Lars von Trier a affirmé qu'il avait de la "sympathie" pour Hitler. "Je dis seulement que je comprends l’homme. Il n’est pas vraiment un brave type, mais je comprends beaucoup de lui et je sympathise un peu avec lui", a-t-il déclaré avant d'ajouter : "Bien sûr je ne suis pas pour la Deuxième Guerre mondiale, je ne suis pas contre les juifs. Comment est-ce que je vais m'en sortir ? Bon ok, je suis un nazi". Silence et malaise dans la salle. Très vite, le réalisateur, déjà récompensé à Cannes, s'est excusé mais le mal était déjà fait. Ainsi, il a été viré du Festival.Son film lui, fait toujours partie de la compétition.

dimanche 22 mai 2011

Du lait « premier âge » pour bébé avarié

Après avoir donné du lait en poudre à son bébé de 5 mois, Mélanie Lefebvre a constaté qu'il souffrait de problèmes de digestion dus à la boisson.

Jeudi 9 mai, Mélanie Lefebvre, qui demeure 1 rue des Templiers à Lahoussoye, dans le canton de Corbie, achète en pharmacie, rue Jean-Catelas, à Amiens, une boîte de lait en poudre, premier âge, à base de riz, fabriquée en Espagne, de marque Modilac-Expert, du lot 077109 dont la date limite d'utilisation optimale est donnée pour le 18 mars 2013. «J'ai bien remarqué une légère odeur à l'ouverture le soir mais, comme il s'agit d'un lait spécial anti-allergie dont a besoin ma fille Marion qui a 5 mois, je ne m'en suis pas inquiétée », précise Mélanie Lefebvre qui, le soir même, prépare un biberon. Problèmes de digestion, gaz : la santé de Marion se dégrade au fur et à mesure des biberons jusqu'à ce que, samedi midi, Mélanie Lefebvre ait l'idée d'ouvrir une seconde boîte : « J'ai tout de suite remarqué la différence. Le lait, dans la boîte ouverte le jeudi, était d'un blanc beaucoup plus sombre, et, surtout, il sentait très mauvais, comme de la nourriture à poissons... » Aussitôt, la jeune mère de famille emmène son bébé chez le pédiatre, qui constate que le côlon du bébé est abîmé et prescrit des analyses de selles (en cours).

Un problème d'hydrolyse


« Quand j'ai téléphoné au service consommateurs du laboratoire Sodilac, explique Mélanie, mon interlocuteur a reconnu qu'ils avaient été avertis par d'autres consommateurs que certaines boîtes similaires ne sentaient pas bon mais qu'aucun bébé n'en avait été malade. » Mais dans un premier temps, le fabricant, le laboratoire Sodilac, installé dans les Hauts-de-Seine, filiale du groupe espagnol Ordesa, affirme que «c'est la pharmacie qui a dû mal conserver la boîte ». Du côté, de la pharmacie, on assure qu'il s'agit «d'un problème de fabrication ».

Cette deuxième thèse s'est confirmée. Après enquête, Sodilac a identifié hier l'origine du problème que sa société estime « limité ». Sur 10 000 boîtes de lait en poudre produites, huit clients ont remarqué une anomalie et l'ont fait savoir. L'hypothèse retenue pour expliquer ce raté est celle d'un problème survenu au moment de l'hydrolyse des protéines. En fait, quand l'industriel retire l'eau contenue dans ces fameuses protéines végétales. Sodilac a donc prévenu les autorités compétentes et mis en branle la procédure qui s'impose en pareilles circonstances. Toutes les boîtes sur le marché sont actuellement retirées de la vente. Les commerces, comme les pharmacies ont donc été avisés de la situation qui ne nécessite pas un rappel des produits déjà vendus.

«J'ai voulu vous avertir pour que la même mésaventure n'arrive pas à une autre famille, nous confie-t-elle, tout ce que j'espère, aujourd'hui, c'est que la santé de ma fille soit préservée. Si ce n'est pas le cas, et même si je n'ai pas envie de me battre contre un laboratoire, je prendrai un avocat et je déposerai plainte. »
http://www.courrier-picard.fr/courrier/Actualites/Info-regionale/Du-lait-premier-age-pour-bebe-avarie

samedi 21 mai 2011

Cyclisme - "Je l'ai vu se l'injecter..."

"J'ai vu (de l'EPO) dans son réfrigérateur. J'ai vu (Armstrong) se l'injecter, plus d'une fois", déclare Hamilton dans l'émission d'enquête 60 minutes, qui sera diffusée dimanche mais dont un extrait est passé jeudi soir. "(S'injecter de l'EPO) Nous l'avons tous fait. Je l'ai fait, à de nombreuses reprises", ajoute le coéquipier d'Armstrong chez US Postal de 1998 à 2001. "(Armstrong) a pris ce que nous prenions tous... la majorité du peloton. Il y avait de l'EPO... testostérone... transfusion sanguine."     
Face au journaliste Scott Pelley, Tyler Hamilton ne laisse planer aucune ambiguïté et semble désolé de ce qu'il a à avouer :
- Il utilisait l'EPO lors du Tour de France 1999 ?
- Correct.
- Il a utilisé l'EPO lors du Tour de France 2000 ?
- Avant, pour se préparer pour le Tour.
- Et en 2001 ?
- Il l'a utilisé pour se préparer pour le Tour. Je ne peux pas dire qu'il l'a utilisé pendant le Tour.
- Qu'avez-vous vous de vos yeux ?
- Je l'ai vu (l'EPO) dans son réfrigérateur, je l'ai vu se l'injecter, plus d'une fois.
- Vous avez vu lance Armstrong s'injecter de l'EPO ?
- Oui, nous l'avons tous fait, moi aussi, tant et tant de fois.

Hamilton explique aussi qu'Armstrong a pris de l'EPO pour se préparer aux Tours de France 2000 et 2001 et qu'il avait été contrôlé positif en 2001 pendant le Tour de Suisse, une épreuve disputée avant la Grande Boucle. "20 ans plus de carrière. 500 contrôles antidopage dans le monde entier, hors et en compétition. Jamais contrôlé positif. Les faits parlent d'eux-mêmes", a vite réagi Armstrong, désormais retraité, via Twitter. Dans un communiqué sur le site www.facts4lance.com, son avocat Mark Fabiani indique: "L'attrait pour l'argent et la soif de publicité (de Hamilton) n'y peuvent rien: Lance Armstrong est le sportif le plus contrôlé de l'histoire."
Un an après Landis
Ces accusations interviennent un an après celles de Floyd Landis, vainqueur déchu pour dopage du Tour 2006 et équipier d'Armstrong à l'US Postal de 2002 à 2004. Sur cette base, une enquête fédérale avait été lancée aux Etats-Unis à l'été 2010 touchant à la possible utilisation de fonds publics à des fins illicites (par exemple trafic ou utilisation de produits dopants) et menée par le procureur Jeff Novitzky, l'homme de l'affaire Balco en 2003. Armstrong a en effet gagné le Tour de France à six reprises avec une équipe parrainée par US Postal, entreprise financée par le gouvernement américain. Le survivant du cancer (1996) a aussi gagné en 2005 avec Discovery Channel, avant de prendre sa retraite jusqu'en janvier 2009, date à laquelle il a repris la compétition pendant deux ans mais sans succès sportif.
"Soulagement"
Hamilton fait partie des témoins qui ont déposé devant le grand jury réuni à Los Angeles par les enquêteurs fédéraux. "Pendant six heures, j'ai dit toute la vérité et rien que la vérité, explique Hamilton dans une lettre adressée à sa famille et ses amis et publiée jeudi par le site spécialisé cyclingnews.com. J'ai senti une forme de soulagement que je n'avais pas sentie avant. Tous les secrets, le poids que je portais depuis des années, se sont envolés soudainement. J'ai compris que c'était ce chemin (de la confession) que je devais prendre." "Il est grand temps que cette enquête absurde s'arrête et que les énormes sommes d'argent (public) dépensées soit allouées à des enquêtes qui visent véritablement à défendre les Américains contre des méfaits", réclame Mark Fabiani sur facts4lance.com, un site lancé jeudi par le clan Armstrong.
Hamilton, 40 ans, avait toujours réfuté s'être dopé. Il a mis un terme à sa carrière après avoir été suspendu huit ans en 2009 en raison d'une seconde infraction aux règles antidopage. En 2004, il avait été le premier sportif convaincu de dopage par transfusion sanguine et en 2009, il avait contrôlé positif à un stéroïde anabolisant (DHEA), une substance contenue dans un médicament qu'il prenait pour soigner une dépression chronique. En 2004, l'Américain n'avait dû de garder sa médaille d'or olympique du contre-la-montre des Jeux d'Athènes que grâce à un problème de conservation de son échantillon B après un contrôle, malgré de très forts soupçons.
http://www.eurosport.fr/cyclisme/hamilton-accuse-armstrong_sto2798205/story-lci.shtml

vendredi 20 mai 2011

Il oblige son fils de 12 ans à s’alcooliser

Lors d’un apéro, un Rémois a forcé son fils de 12 ans à s’alcooliser. Sa concubine a également fait boire son propre enfant de 8 ans. Le couple a écopé d’une peine de prison avec sursis.

LES parents boivent, les enfants trinquent… Au sens propre comme au sens figuré dans cette lamentable affaire impliquant un couple de Rémois.
L’homme, 33 ans, déclare n’avoir aucun problème avec l’alcool, même s’il reconnaît boire « cinq à six apéros » tous les week-ends.
Père d’un garçon de douze ans, il s’est mis en ménage au mois de mars 2011 avec la mère de deux enfants de huit et six ans.
Le 15 mars tombe un mardi. Qu’importe, le couple décide de prendre l’apéro. Par le passé, l’homme a déjà initié son fils à l’alcool.
« J’ai goûté de la bière, du whisky, du vin et des tas d’autres choses », dira le gamin aux policiers. A son âge, il sait déjà faire la différence « entre le champagne classique et le champagne rosé ».

« Bois ou je te frappe ! »

Ce soir du 15 mars, le paternel ne se contente plus de faire goûter son fils. « Il l’a forcé à boire pas mal de saké, du cognac, du punch », accuse la concubine. « Bryan* n’a pas aimé le punch. Il se sentait très mal. Son père lui a donné de la vodka orange et lui a dit qu’il avait intérêt à finir son verre avant qu’il ne termine ses deux verres de punch, sinon il allait se prendre une tarte. »
Le demi-frère de 8 ans a confirmé : « Il était vraiment mal. Ça me faisait pleurer de le voir comme ça. » Lui aussi a bu. « Sa mère lui a versé un verre. Elle lui a dit que ça se buvait cul sec », dénonce le concubin. « Il est exact qu’elle l’a fait goûter et tremper ses lèvres », admet l’avocate de la jeune femme, « mais elle ne lui a jamais donné des verres à boire en entier. »
Voir son beau-fils grimacer, être obligé de boire, fait enfin réagir la concubine. Elle s’interpose. Une dispute éclate. L’homme lui donne plusieurs gifles, l’attrape par le cou, l’étrangle et la balance contre un mur. Il l’empêche de prévenir les secours. Elle fuit l’appartement et se réfugie chez les voisins du dessus. La police arrive. Fin de la beuverie.

Scène de ménage à la barre

Le couple formé par les deux prévenus n’a pas duré longtemps puisqu’ils se sont séparés après cette histoire. Aujourd’hui, ils se retrouvent ensemble devant le tribunal correctionnel de Reims pour avoir « compromis la santé, la sécurité, la moralité ou l’éducation de leurs enfants ». Le père se voit également reprocher les violences conjugales.
Tout le procès n’est qu’une confrontation entre les ex-conjoints. Ils se déchirent à la barre, s’accusent mutuellement d’avoir servi le premier verre.
La femme est condamnée à quatre mois de prison avec sursis, l’homme à huit mois de prison avec sursis. Elle a pu garder ses deux enfants tandis que le garçon de douze ans a été retiré à son père.
F.C.
* Prénom modifié


http://www.lunion.presse.fr/article/marne/il-oblige-son-fils-de-12-ans-a-s%E2%80%99alcooliser

jeudi 19 mai 2011

Vatican : les évêques soupçonnés de pédophilie devant la justice civile

Dans une « lettre circulaire », le préfet de la Congrégation, le cardinal William Levada, ordonne aux évêques de déférer à la justice civile les membres du clergé soupçonnés de pédophilie et de les empêcher d’exercer un ministère dangereux pour les mineurs. La lettre prône des « procédures claires et coordonnées » et demande aux évêques de les « compléter » d’ici à un an, en tenant compte des législations et réalités de chaque diocèse et pays.
Pour le vaticaniste Bruno Bartoloni, cette lettre constitue « une nouveauté historique ». « Dans la tradition de l’Église, on cachait le scandale, on envoyait les fautifs autre part, l’excuse était de ne pas choquer les fidèles ».
Ce document a été critiqué par des associations de victimes comme un « écran de fumée » qui ne met pas fin à la culture de l’impunité, depuis qu’il y a un an, Benoît XVI avait promis une tolérance zéro contre les prêtres pédophiles. Certaines victimes regrettent que l’évêque soit pour le Vatican le référent et donc le responsable essentiel dans la lutte contre ce fléau. D’autres déplorent qu’il faille encore attendre un an pour que les mesures soient affinées. « De bonnes choses pourraient bien résulter de ces directives, mais ce n’est pas venu assez tôt pour empêcher réellement les enfants d’être aujourd’hui victimes de viols de la part de prêtres », remarque le réseau américain d’anciennes victimes de prêtres SNAP. Pour Marco Politi, vaticaniste à Il Fatto Quotidiano, c’est la fin des alibis : « les évêques devront suivre les consignes. »
http://www.leprogres.fr/france-monde/2011/05/18/vatican-les-eveques-soupconnes-de-pedophilie-devant-la-justice-civile

mercredi 18 mai 2011

Affaire DSK : l'attitude ambiguë des médias français pointée du doigt

L'affaire DSK secoue les médias français, habituellement très silencieux sur la vie privée des politiques, une attitude ambiguë relevant d'une "sacralisation" du pouvoir qui doit changer, estiment plusieurs de leurs représentants interrogés par l'AFP.
"C'est une claque et il était temps !" gronde Jean Quatremer, correspondant de Libération à Bruxelles, auteur en 2007 d'une note sur son blog "le point faible" de Dominique Strauss-Kahn avec les femmes dans laquelle il écrivait : "trop pressant (...) il frôle souvent le harcèlement".
"A l'époque je disais tout ce que tout le monde savait de DSK - arrêté dimanche à New York, après avoir été accusé d'agression sexuelle, ndlr - qui risquait de déraper aux Etats-Unis mais personne n'a enquêté, les journalistes américains étaient sidérés", ajoute-t-il, en dénonçant les "tabous" et la "frilosité" de journalistes qui "n'ont pas osé en parler de peur de déplaire" et ont utilisé la "vie privée comme cache-sexe de leur lâcheté".
L'affaire DSK donne des arguments à ceux qui souhaitent que les médias français évoluent sur ce point.
"La presse française est très en retard"
"La protection de la vie privée ne doit pas servir de prétexte à cacher des pans entiers de la personnalité de politiciens qui sont candidats à diriger le pays. Cela doit être la leçon de l'affaire DSK", s'insurge le routard de l'information Pierre Haski auteur d'un éditorial très critique sur le site rue 89, qu'il a co-fondé.
"La presse française est très en retard dans sa lucidité sur sa société à dominante masculine et blanche qui sacralise le monde du pouvoir, ses préjugés dominants et minimise les violences faites aux femmes", commente de son côté Edwy Plenel, ancien directeur de la rédaction du journal Le Monde et fondateur du site d'informations Médiapart. Si "chacun a droit au respect de sa vie privée, il y a une nécessité absolue de révéler des faits d'intérêt public. C'est une question de culture démocratique", ajoute-t-il.
Mazarine
Olivier Royan, directeur de la rédaction de l'hebdomadaire Paris-Match, déplore de son côté une "sacralisation extraordinaire de la politique en France : l'homme politique ne représente que ses idées". "Ce tabou a sauté une première fois avec la révélation de Mazarine" (en 1994), la fille "cachée" de François Mitterrand, rappelle-t-il.
"J'ai regretté qu'on en n'ait pas parlé à l'époque", confesse Michel Gaillard, directeur du journal satirique Le Canard Enchaîné. "Mais on s'est dit que si on faisait cela, tout serait permis".
"L'attitude de la presse n'a pas vraiment changé depuis. Angeli (Claude Angeli, ancien patron du Canard Enchaîné) disait que la vie privée s'arrête à la chambre à coucher... La presse française s'honorait en fermant les yeux sur la vie privée quand elle n'avait pas de répercussion sur la vie de l'Etat", ajoute-t-il, sans dévoiler la Une du prochain Canard.
"En Angleterre, on est toujours étonné"
Pour Christophe Deloire, auteur en 2006 avec Christophe Dubois du livre "Sexus politicus" qui consacrait un chapitre à DSK, la patron du FMI "a été l'objet d'analyses très élogieuses mais de bien peu d'enquêtes". Dans un point de vue publié dans Le Monde, il regrette "une classe médiatique qui n'agit pas, ne cherche pas la vérité mais ratiocine".
Henry Samuel, correspondant du Daily Telegraph à Paris, estime pourtant que l'attitude des médias français a un peu changé avec la campagne présidentielle de 2007. "Avec Nicolas Sarkozy les magazines et les journaux s'y risquent plus. Mais en Angleterre, on est toujours étonné de voir combien vous laissez les politiques et les personnalités tranquilles en général".
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/l-affaire-dsk/20110516.OBS3283/affaire-dsk-l-attitude-ambigue-des-medias-francais-pointee-du-doigt.html

mardi 17 mai 2011

Boghossian, la montre du scandale...

Après l'affaire des quotas, la FFF se retrouve avec une nouvelle polémique sur les bras, celle de la participation d'un des adjoints de Laurent Blanc, Alain Boghossian, à un match organisé mercredi dernier par le peu fréquentable président la république de Tchétchénie, Ramzan Kadyrov. S'il avait affirmé vendredi ne pas avoir été payé, un reportage diffusé dimanche dans Canal Football Club le montre en train de recevoir une montre sertie de diamants...
L'incendie autour de l'affaire des quotas n'est pas encore éteint que Fernand Duchaussoy, le président de la Fédération française de football, doit une nouvelle fois endosser le costume du pompier de service pour circonscrire une polémique qui risque de ternir encore plus le tableau d'une fédération qui, depuis bientôt un an et la Coupe du monde en Afrique du Sud, vit la période la plus sombre de son histoire. Pas question de primes ou d'accusations de discrimination cette fois-ci, mais un reportage on ne peut plus gênant diffusé dimanche dans l'émission Canal Football Club où l'on peut voir Alain Boghossian, adjoint de Laurent Blanc en équipe de France, recevoir des mains du chef de la police de Grozny une montre sertie de diamants en guise de remerciement pour sa participation à un match organisé mercredi dernier par le président de la république de Tchétchénie, Ramzan Kadyrov, pour l'inauguration du nouveau stade de Grozny.

Or, Kadyrov n'est pas n'importe qui, puisque ce très proche du président du gouvernement russe Vladimir Poutine, qui l'a installé à la tête de la république de Tchétchénie en 2007, est dans le viseur de nombreuses ONG de défense des droits de l'homme en raison de sa participation présumée à des enlèvements et assassinats à caractère politiques. Agé de 34 ans, Kadyrov est aussi un grand fan de football et préside à ce titre le club phare de la région, le Terek Grozny, pour lequel il dépense sans compter, comme en témoigne le recrutement en début d'année de Ruud Gullit pour diriger la formation caucasienne. Celui qui se fait une spécialité d'arriver au stade avec une Kalachnikov en bandoulière ne lésine pas devant les moyens pour assouvir sa passion du ballon rond et c'est à ce titre qu'il organise, moyennant espèces sonnantes et trébuchantes, des matches de gala avec des anciennes stars internationales du ballon rond, comme celui de mercredi dernier.

Boghossian explique n'avoir "pas pris un euro"

Un match auquel l'intéressé a participé à la tête d'une sélection locale opposée à une équipe dans laquelle on trouvait en «vedette américaine» Diego Maradona, qui aurait empoché un million d'euros pour sa venue, mais également
Luis Figo (qui aurait touché une «pige» proche de celle de Maradona), Zico, Ivan Zamorano, Franco Baresi, Steve McManaman, Robbie Fowler, Alessandro Costacurta, Enzo Francescoli et une brochettes d'anciens internationaux français, parmi lesquels Manuel Amoros, Jean-Pierre Papin, Fabien Barthez (qui n'a pas joué mais était, d'après nos informations, présent pour TF1) et Alain Boghossian, rétribués, selon le reportage diffusé par Canal + entre 20000 et 50000 euros.

Ce qu'Alain Boghossian, interrogé dans L'Equipe de vendredi, réfutait, expliquant n'avoir "pas pris un euro et ne rien avoir à se reprocher", avant d'expliciter les raisons de sa participation à cette rencontre: "C'est une initiative privée, indépendante de la FFF, il y a quelques jours, un joueur (Manuel Amoros, d'après nos informations) m'a appelé et m'a proposé de participer à un match à but humanitaire en Tchétchénie. Moi, je viens d'Arménie, où le peuple a souffert comme c'est le cas dans cette région très proche. J'ai donc répondu que j'irai. J'ai pris des jours de congés et j'y suis allé. Gratuitement, c'est évident."

"Moi, ils m'ont donné des diamants, c'est que j'ai été bon..."

Pas tout à fait gratuitement, car dimanche, dans le reportage diffusé dans Canal Football Club, on voit l'adjoint de Laurent Blanc et les autres «stars» conviées recevoir, alors qu'ils sont à l'aéroport en attente de l'avion du retour, une montre incrustée de diamants. Les images sont cruelles pour l'intéressé qui commente, admiratif: "Tous ces diamants, les gars... Moi, ils m'ont donné des diamants, c'est que j'ai été bon..." On voit également Fabien Barthez qui, rappelons-le, «pige» régulièrement auprès de Laurent Blanc, adresser un regard approbateur au chef de la police locale, tandis que Luis Figo admire l'objet (selon nos informations, la valeur des montres, du joallier suisse Franck Muller, variait de 12.000 à... 700.000 euros pour celle de Maradona). Bref, pas un pour refuser, même s'il faut souligner, comme l'a dit Boghossian, que ce présent n'était pas "prévu au programme", alors que d'autres, comme Zinédine Zidane, avaient su prendre les devants pour décliner l'invitation.

Cette affaire a en tout cas alerté la FFF puisque vendredi, Fernand Duchaussoy, interrogé dans L'Equipe, avait parlé d'un comportement "maladroit" et "gênant" tout en annonçant son intention de recevoir le champion du monde 1998 pour une explication. Au vu des images diffusées sur Canal +, le président de la FFF va sans doute être contraint de se montrer plus sévère à l'encontre d'un Alain Boghossian qui pourrait être rapidement poussé vers la sortie des Bleus. Dimanche sur Canal+, l'intéressé s'est encore défendu: "Oui, on a reçu une montre juste avant de partir, mais personne ne savait qu'on aurait un tel cadeau. Quant à moi, je n'ai pas touché d'argent pour jouer." Peut-être, mais la prochaine fois, l'ancien Marseillais serait bien avisé de réviser sa géopolitique avant d'accepter une telle invitation.

http://www.sports.fr/cmc/football/201120/boghossian-le-match-de-trop-_352335.html?coverhome-page