Le parquet de Girona a ouvert deux instructions, ce jeudi, au sujet de deux étranges affaires d'enfants volés il y a plusieurs décennies, lors des années les plus dures du régime du général Franco. L'enquête, qui concerne les hôpitaux de Figueres et de Girona, devrait présenter une somme de complications, car elle concerne deux nouveaux-nés, subitement disparus dans les années 1960. Selon deux plaintes, un premier cas aurait été observé à la "Résidence de Girona", ancêtre de l'Hôpital Josep Trueta, situé à l'entrée Nord de la ville, tandis que la seconde concernerait l'Hôpital de Figueres. Selon la justice de la région, d'autres affaires du genre devraient être révélées dans les prochaines semaines. En effet, l'Association Nationale espagnole de Victimes d'Adoptions Irrégulières (ANADIR), fortement mobilisée sur la question, comptabilise actuellement 300.000 graves litiges sur l'ensemble des territoires espagnols. Il s'agit ainsi d'un gigantesque scandale, qui dépasse les limites de l'entendement, et se nourrit d'affaires localisées dans de nombreuses villes.
L'essentiel de ces vols d'enfants, placés à la hâte dans des familles, s'est déroulé il y 50 ans et plus. De la sorte, le travail mené par le parquet général de l'Etat espagnol, saisi le 27 janvier par l'ANADIR, comporte de nombreuses embûches, spécifiquement en matière de recherche d'extraits de naissances et autres documents, authentiques ou maquillés. La justice madrilène s'emploie à étudier concrètement une plainte collective, qui porte 300 situations, mais les enlèvements davantage avoir obéi à une pratique couverte par le régime franquiste qu'à un trafic organisé. La volonté courageuse de l'ANADIR, qui consiste à rapprocher les enfants volés de leur famille, malgré de très longues périodes de séparation, éclaire une nouvelle fois sur la volonté espagnole de se heurter aux pires atrocités d'autrefois, au nom du devoir de mémoire. A Figueres, une enfant volée il a 47 ans, c'est à dire en 1964, aurait été déclarée morte auprès de sa mère, et supposément enterrée dans une fosse attenante à l'hôpital. Une plainte, déposée par son frère, pourrait déboucher sur la responsabilité des religieuses de l'établissement, peut-être habituées à placer des enfants à l'insu de leurs parents biologiques
http://www.la-clau.net/info/6149/etrange-scandale-denfants-voles-a-figueres-et-girona-6149
lundi 14 mars 2011
dimanche 13 mars 2011
Polémique à Bruxelles : des fraises du Roussillon maquillées en fraises de Belgique
Le site de La Clau rapporte le cas d'un agriculteur belge au centre d'une polémique qui a éclaté mercredi à Bruxelles... sur la mise en valeur des produits du Roussillon. Depuis 2010, cet homme produit des fraises dans les Pyrénées-Orientales pour les commercialiser sous le label "Fraises de Wépion".
Pourtant, ces dernières profitent de conditions climatiques tout ce qu'il y a de plus catalanes, à 1 000 kilomètres de là ! Le procédé, explique La Clau, permet à l'agriculteur de vendre ces produits à la criée de Wépion (aux alentours de Namur) dès le mois d'avril, et de ne pas attendre le mois de mai comme l'exigent les saisons belges.
Cela revient à utiliser un territoire sans lui rendre la moindre part de
notoriété, ce qui a poussé une vingtaine de concurrents belges de cet agriculteur à remettre en cause la moralité de sa stratégie. Ils réclament l'officialisation de l'appellation "Fraises de Wépion", qui n'est aujourd'hui qu'un label informel.
Actuellement, rappellent nos confrères de La Clau, ce type d'incohérence est parfois toléré. L'article rappelle que les vins de Pays d'Oc viennent en partie du Roussillon... et que les anchois de Collioure sont majoritairement pêchés en Amérique du Sud, mais justifient leur appellation par leur méthode de conditionnement, issue de la tradition catalane.
http://www.midilibre.com/articles/2011/03/11/A-LA-UNE-Des-fraises-du-Roussillon-maquillees-en-fraises-de-Belgique-1562746.php5
Pourtant, ces dernières profitent de conditions climatiques tout ce qu'il y a de plus catalanes, à 1 000 kilomètres de là ! Le procédé, explique La Clau, permet à l'agriculteur de vendre ces produits à la criée de Wépion (aux alentours de Namur) dès le mois d'avril, et de ne pas attendre le mois de mai comme l'exigent les saisons belges.
Cela revient à utiliser un territoire sans lui rendre la moindre part de
notoriété, ce qui a poussé une vingtaine de concurrents belges de cet agriculteur à remettre en cause la moralité de sa stratégie. Ils réclament l'officialisation de l'appellation "Fraises de Wépion", qui n'est aujourd'hui qu'un label informel.
Actuellement, rappellent nos confrères de La Clau, ce type d'incohérence est parfois toléré. L'article rappelle que les vins de Pays d'Oc viennent en partie du Roussillon... et que les anchois de Collioure sont majoritairement pêchés en Amérique du Sud, mais justifient leur appellation par leur méthode de conditionnement, issue de la tradition catalane.
http://www.midilibre.com/articles/2011/03/11/A-LA-UNE-Des-fraises-du-Roussillon-maquillees-en-fraises-de-Belgique-1562746.php5
samedi 12 mars 2011
Appartement dégradé et inadapté : « On s'est moqué de moi »
L'Opal lui avait promis que des travaux seraient faits avant qu'il emménage. Il a signé le bail en toute confiance, mais quand il a pris possession des lieux…
BRUNO vient d'emménager dans un appartement de l'Opal, situé rue Nestor-Gréhant. Mais pas question pour lui de s'installer. « J'ai sorti le minimum, juste un peu de vaisselle et des vêtements, mais je ne compte pas vider les cartons », assure cet homme de 70 ans, qui espère quitter les lieux dès que possible. Il estime avoir été berné par le bailleur social. « Quand j'ai visité l'appartement en janvier, j'ai constaté qu'il y avait beaucoup de dégradations, mais on m'a assuré que des travaux allaient être faits. »
Handicap
Alors quand, le 1er mars, il a rendez-vous pour signer le bail, non pas à l'appartement, mais dans les bureaux de l'agence, il ne se méfie pas. Lors de la remise des clés, sur place, il tombe des nues. Le papier peint, en plus d'être vieillot, se décolle en de nombreux endroits, les peintures s'écaillent, une vitre est cassée, sans compter les inscriptions sur le plafond du salon et sur l'une des portes d'un placard de cuisine, pas des plus poétiques… « On a même tué des cafards », assure le vieil homme, qui se sent piégé, maintenant qu'il a signé les papiers.
Bruno est handicapé à 80 %. À cause d'un accident du travail survenu il y a plus de trente ans, il a été amputé d'une jambe. Autant dire qu'il a besoin d'un logement adapté. De citer le problème de la salle de bain qui est équipée non pas d'une baignoire, mais d'un sabot.
Bruno ne peut donc pas y installer le siège qui lui permet d'y accéder. « J'ai encore les clés de mon ancien logement donc pour l'instant, je vais me laver là-bas mais je dois les rendre le 15 mars. Comment vais-je faire après ? On s'est moqué de moi en me louant cet appartement. »
Possibilité de déménager
François Lesourd, chef d'agence Opal, concède que tous les travaux initialement prévus n'ont pas été terminés, mais que l'entreprise missionnée devrait bientôt revenir.
« Cela dit, même s'il avait signé le bail, ce monsieur aurait très bien pu refuser le logement ensuite, ou n'en prendre possession qu'une fois les travaux achevés. » Par ailleurs, Bruno n'aurait pas clairement expliqué de quels aménagements il avait besoin, compte tenu de son handicap. « Cela aurait dû faire l'objet d'une demande écrite, à laquelle nous aurions accédé, ou pas. »
François Lesourd assure que si ce logement ne convient vraiment pas, le dossier de Bruno pourrait rapidement repasser devant la commission d'attribution des logements et être prioritaire en raison de son handicap. « Le souci, c'est que nous ne maîtrisons pas les délais. Il se peut que nous ayons un logement adapté tout de suite ou dans un an. Mais pour que nous parvenions à un accord, il faut aussi que ce locataire mette de l'eau dans son vin car pour l'instant, il refuse d'aller dans un autre quartier alors forcément, cela réduit les chances de trouver ce qu'il lui faut. »
http://www.lunion.presse.fr/article/aisne/appartement-degrade-et-inadapte-%C2%AB-on-sest-moque-de-moi-%C2%BB
BRUNO vient d'emménager dans un appartement de l'Opal, situé rue Nestor-Gréhant. Mais pas question pour lui de s'installer. « J'ai sorti le minimum, juste un peu de vaisselle et des vêtements, mais je ne compte pas vider les cartons », assure cet homme de 70 ans, qui espère quitter les lieux dès que possible. Il estime avoir été berné par le bailleur social. « Quand j'ai visité l'appartement en janvier, j'ai constaté qu'il y avait beaucoup de dégradations, mais on m'a assuré que des travaux allaient être faits. »
Handicap
Alors quand, le 1er mars, il a rendez-vous pour signer le bail, non pas à l'appartement, mais dans les bureaux de l'agence, il ne se méfie pas. Lors de la remise des clés, sur place, il tombe des nues. Le papier peint, en plus d'être vieillot, se décolle en de nombreux endroits, les peintures s'écaillent, une vitre est cassée, sans compter les inscriptions sur le plafond du salon et sur l'une des portes d'un placard de cuisine, pas des plus poétiques… « On a même tué des cafards », assure le vieil homme, qui se sent piégé, maintenant qu'il a signé les papiers.
Bruno est handicapé à 80 %. À cause d'un accident du travail survenu il y a plus de trente ans, il a été amputé d'une jambe. Autant dire qu'il a besoin d'un logement adapté. De citer le problème de la salle de bain qui est équipée non pas d'une baignoire, mais d'un sabot.
Bruno ne peut donc pas y installer le siège qui lui permet d'y accéder. « J'ai encore les clés de mon ancien logement donc pour l'instant, je vais me laver là-bas mais je dois les rendre le 15 mars. Comment vais-je faire après ? On s'est moqué de moi en me louant cet appartement. »
Possibilité de déménager
François Lesourd, chef d'agence Opal, concède que tous les travaux initialement prévus n'ont pas été terminés, mais que l'entreprise missionnée devrait bientôt revenir.
« Cela dit, même s'il avait signé le bail, ce monsieur aurait très bien pu refuser le logement ensuite, ou n'en prendre possession qu'une fois les travaux achevés. » Par ailleurs, Bruno n'aurait pas clairement expliqué de quels aménagements il avait besoin, compte tenu de son handicap. « Cela aurait dû faire l'objet d'une demande écrite, à laquelle nous aurions accédé, ou pas. »
François Lesourd assure que si ce logement ne convient vraiment pas, le dossier de Bruno pourrait rapidement repasser devant la commission d'attribution des logements et être prioritaire en raison de son handicap. « Le souci, c'est que nous ne maîtrisons pas les délais. Il se peut que nous ayons un logement adapté tout de suite ou dans un an. Mais pour que nous parvenions à un accord, il faut aussi que ce locataire mette de l'eau dans son vin car pour l'instant, il refuse d'aller dans un autre quartier alors forcément, cela réduit les chances de trouver ce qu'il lui faut. »
http://www.lunion.presse.fr/article/aisne/appartement-degrade-et-inadapte-%C2%AB-on-sest-moque-de-moi-%C2%BB
vendredi 11 mars 2011
Quel avenir pour Brandao à l'OM ?
Hier matin, à l'Évêché, Brandao, effondré, a lâché à son avocate, Me Patricia Clusan : "Je ne jouerai certainement pas à Rennes, ce vendredi, et je ne pense pas que je serai en mesure de disputer le match à Manchester." Son conseil s'est, alors, voulu rassurant : "Mais si, vous allez jouer. Il faut s'accrocher". La question de l'avenir de Brandao à l'OM se pose forcément.
Il est fort probable que l'attaquant brésilien ne puisse plus porter le maillot olympien eu égard aux motifs qui lui ont été signifiés hier soir. Selon nos informations,le club cherche à évaluer l'impact de l'affaire sur le comportement de l'équipe et, surtout, l'image du club. Une réunion de direction doit avoir lieu à ce sujet. Les éventuelles propositions de clubs intéressés seront très attentivement étudiées.
La mise en examen du Sud-Américain ne sera, en tout cas, pas un frein à un transfert, l'actuel Olympien étant libre de quitter le territoire français, son passeport lui ayant été restitué hier soir par le juge Laëtitia Ugolini. Le marché russe est le seul à pouvoir permettre les transactions de joueurs jusqu'au 15 mars. Lors du dernier mercato d'hiver, on se souvient notamment que le Rubin Kazan avait fait part d'un vif intérêt pour l'ancien joueur du Shakhtar Donetsk.
http://www.laprovence.com/article/om-a-la-une/quel-avenir-pour-brandao-a-lom
Il est fort probable que l'attaquant brésilien ne puisse plus porter le maillot olympien eu égard aux motifs qui lui ont été signifiés hier soir. Selon nos informations,le club cherche à évaluer l'impact de l'affaire sur le comportement de l'équipe et, surtout, l'image du club. Une réunion de direction doit avoir lieu à ce sujet. Les éventuelles propositions de clubs intéressés seront très attentivement étudiées.
La mise en examen du Sud-Américain ne sera, en tout cas, pas un frein à un transfert, l'actuel Olympien étant libre de quitter le territoire français, son passeport lui ayant été restitué hier soir par le juge Laëtitia Ugolini. Le marché russe est le seul à pouvoir permettre les transactions de joueurs jusqu'au 15 mars. Lors du dernier mercato d'hiver, on se souvient notamment que le Rubin Kazan avait fait part d'un vif intérêt pour l'ancien joueur du Shakhtar Donetsk.
http://www.laprovence.com/article/om-a-la-une/quel-avenir-pour-brandao-a-lom
jeudi 10 mars 2011
« Remettre les immigrés dans les bateaux »
La députée UMP Chantal Brunel a suggéré mardi de "remettre dans les bateaux" les immigrés "qui viendraient de la Méditerranée", réagissant aux sondages donnant Marine Le Pen en tête du premier tour en 2012, provoquant l'indignation de la gauche et un rappel à l'ordre de Jean-François Copé.
"Il faut rassurer les Français sur toutes les migrations de populations qui viendraient de la Méditerranée. Après tout remettons-les dans les bateaux!", a déclaré l'ancienne porte-parole de l'UMP dans les couloirs de l'Assemblée. "Le temps n'est plus à la parole mais aux actes et aux décisions", a ajouté Mme Brunel, soulignant : "Marine Le Pen n'a aucune solution à proposer. Nous, on doit montrer
qu'on a des solutions".
En fin de journée, l'intéressée a déclaré au site du Nouvel observateur qu'elle regrettait que ses propos aient choqué, mais sans s'amender sur le fond. "Si j'ai pu blesser quelqu'un en utilisant des mots qui ont pu choquer, je m'en excuse, mais vraiment, si on ne peut plus utiliser des mots qui ont été utilisés par le Front national, nous allons faire son lit", a-t-elle dit. Interrogé dans la soirée, le secrétaire général de l'UMP, Jean-François Copé, a déclaré qu'il "désapprouvait" les propos de la députée, ajoutant qu'il ne les comprenait "pas du tout". Et durant toute la journée l'opposition est tombée à bras raccourcis sur l'élue.
"Chantal Brunel est-elle passée de porte-parole de l'UMP à porte-parole du Front National?", s'est interrogé Harlem Désir, numéro deux du Parti socialiste. "Cet énième dérapage d'une responsable UMP montre le danger de la surenchère permanente entre la droite et l'extrême droite", selon l'eurodéputé. Les Jeunes socialistes ont "exigé des excuses de la députée", estimant que la majorité devait "immédiatement se désolidariser de Mme Brunel". Au MoDem, on estime que ces "paroles d'exclusion et de rejet à l'emporte pièce" ne sont "pas à la hauteur des solutions qu'il nous faut apporter avec les pays d'origine, pour résoudre ces exodes de guerre".
"Nous avons connu Chantal Brunel plus inspirée quand elle dénonçait les violences faites aux femmes", écrit Fadila Mehal, chargée de l'intégration au shadow cabinet du parti de François Bayrou. "Face au chômage", "il y a des solutions et les solutions, ce n'est pas de dire +renvoyons les immigrés dans des bateaux+ comme cette débile de députée UMP" Chantal Brunel, a lancé Cécile Duflot, secrétaire nationale d'Europe Ecologie-Les Verts. Pour le numéro un du PCF, Pierre Laurent, "cette sortie atroce de la part de la
députée UMP donne envie de vomir".
"L'affolement gagne les rangs de l'UMP", a-t-il poursuivi, appelant à voter Front de gauche le 20 mars prochain aux cantonales, "pour sanctionner les noces brunes entre l'UMP et le FN". De leur côté, les sénateurs du groupe CRC-SPG (communistes et Parti de gauche) ont estimé que Mme Brunel n'était "pas digne de demeurer rapporteur général de l'Observatoire de la Parité". Au NPA également, on a condamné "les propos racistes" d'une députée "sur les traces de Marine Le Pen".
"Cédant à la panique, la droite au pouvoir multiplie les déclarations ambiguës ou ouvertement racistes", dénonce le parti d'Olivier Besancenot. Pour la LICRA, "il est temps que les dirigeants de l'UMP remettent sérieusement de l'ordre dans leur parti", tandis que SOS Racisme a condamné des "propos d'inspiration lepéniste".
http://www.midilibre.com/articles/2011/03/09/A-LA-UNE-Chantal-Brunel-UMP-il-faut-mettre-les-immigres-dans-les-bateaux-1560829.php5
"Il faut rassurer les Français sur toutes les migrations de populations qui viendraient de la Méditerranée. Après tout remettons-les dans les bateaux!", a déclaré l'ancienne porte-parole de l'UMP dans les couloirs de l'Assemblée. "Le temps n'est plus à la parole mais aux actes et aux décisions", a ajouté Mme Brunel, soulignant : "Marine Le Pen n'a aucune solution à proposer. Nous, on doit montrer
qu'on a des solutions".
En fin de journée, l'intéressée a déclaré au site du Nouvel observateur qu'elle regrettait que ses propos aient choqué, mais sans s'amender sur le fond. "Si j'ai pu blesser quelqu'un en utilisant des mots qui ont pu choquer, je m'en excuse, mais vraiment, si on ne peut plus utiliser des mots qui ont été utilisés par le Front national, nous allons faire son lit", a-t-elle dit. Interrogé dans la soirée, le secrétaire général de l'UMP, Jean-François Copé, a déclaré qu'il "désapprouvait" les propos de la députée, ajoutant qu'il ne les comprenait "pas du tout". Et durant toute la journée l'opposition est tombée à bras raccourcis sur l'élue.
"Chantal Brunel est-elle passée de porte-parole de l'UMP à porte-parole du Front National?", s'est interrogé Harlem Désir, numéro deux du Parti socialiste. "Cet énième dérapage d'une responsable UMP montre le danger de la surenchère permanente entre la droite et l'extrême droite", selon l'eurodéputé. Les Jeunes socialistes ont "exigé des excuses de la députée", estimant que la majorité devait "immédiatement se désolidariser de Mme Brunel". Au MoDem, on estime que ces "paroles d'exclusion et de rejet à l'emporte pièce" ne sont "pas à la hauteur des solutions qu'il nous faut apporter avec les pays d'origine, pour résoudre ces exodes de guerre".
"Nous avons connu Chantal Brunel plus inspirée quand elle dénonçait les violences faites aux femmes", écrit Fadila Mehal, chargée de l'intégration au shadow cabinet du parti de François Bayrou. "Face au chômage", "il y a des solutions et les solutions, ce n'est pas de dire +renvoyons les immigrés dans des bateaux+ comme cette débile de députée UMP" Chantal Brunel, a lancé Cécile Duflot, secrétaire nationale d'Europe Ecologie-Les Verts. Pour le numéro un du PCF, Pierre Laurent, "cette sortie atroce de la part de la
députée UMP donne envie de vomir".
"L'affolement gagne les rangs de l'UMP", a-t-il poursuivi, appelant à voter Front de gauche le 20 mars prochain aux cantonales, "pour sanctionner les noces brunes entre l'UMP et le FN". De leur côté, les sénateurs du groupe CRC-SPG (communistes et Parti de gauche) ont estimé que Mme Brunel n'était "pas digne de demeurer rapporteur général de l'Observatoire de la Parité". Au NPA également, on a condamné "les propos racistes" d'une députée "sur les traces de Marine Le Pen".
"Cédant à la panique, la droite au pouvoir multiplie les déclarations ambiguës ou ouvertement racistes", dénonce le parti d'Olivier Besancenot. Pour la LICRA, "il est temps que les dirigeants de l'UMP remettent sérieusement de l'ordre dans leur parti", tandis que SOS Racisme a condamné des "propos d'inspiration lepéniste".
http://www.midilibre.com/articles/2011/03/09/A-LA-UNE-Chantal-Brunel-UMP-il-faut-mettre-les-immigres-dans-les-bateaux-1560829.php5
mercredi 9 mars 2011
Le «Mistral» s'est pris un vent
Le porte-hélicoptères est arrivé en Tunisie, mais les réfugiés égyptiens étaient partis...
L'officier sort de la salle d'état-major, la mine défaite. «Il n'y a personne à quai!» Lundi matin, les 670 militaires du porte-hélicoptères Mistral ont appris la nouvelle à quelques milles nautiques de la côte tunisienne: il n'y a plus de réfugiés égyptiens à acheminer du petit port de Zarzis, dans le Sud tunisien, à Alexandrie, en Egypte. Pourtant, depuis leur départ de Toulon samedi, l'équipage se préparait à secourir 900 hommes ayant fui le chaos libyen.
Tout était prêt à bord du deuxième bâtiment le plus gros de la marine française pour une opération humanitaire XXL: latrines et lits de camp montés, blocs opératoires et hôpital en état de recevoir les cas les plus graves. Même les cuisines étaient prêtes à faire face aux 140 kg de viande supplémentaire à préparer pour chaque repas. Mais lundi matin, les réfugiés égyptiens avaient déjà été tous secourus. Par voie aérienne – dont 3.711 transportés par des avions français entre Djerba et Le Caire – ou maritime. Trois navires égyptiens et deux allemands ont acheminé 2.100 réfugiés ces derniers jours.
«Tant mieux pour les Egyptiens»
«Le pont aérien a très bien fonctionné», reconnaît le lieutenant Thierry Delorme, porte-parole. La circulation d'informations beaucoup moins. La faute, selon une source diplomatique, à l'armée libyenne, qui verrouille et déverrouille la frontière de façon «volatile». «Certains membres de l'équipage ont des états d'âme de ne pas avoir été jusqu'au bout de la mission, reconnaît Xavier Moreau, le commandant du vaisseau. Mais ça fait partie du métier de militaire de voir sa mission changer en cours de route.»
«Tant mieux pour les Egyptiens: deux heures d'avion, c'est mieux que deux jours de mer par force 5», sourit Nordine Messili, l'aumônier musulman. Restent les 130 m3 de fret humanitaire que le Mistral a pu débarquer à Zarzis: couvertures, médicaments, denrées. «Vu la situation, il sera toujours le bienvenu dans la région», fait valoir Thierry Delorme. A ses côtés, une responsable du Secours islamique acquiesce: il resterait 12.000 Bangladais dans des camps de fortune à la frontière libyo-tunisienne. Mais le Mistral, qui doit mettre le cap sur Suez, ne les prendra pas en charge. «Le Bangladesh, c'est un pays lointain.»
http://www.20minutes.fr/article/682868/monde-le-mistral-prend-vent
L'officier sort de la salle d'état-major, la mine défaite. «Il n'y a personne à quai!» Lundi matin, les 670 militaires du porte-hélicoptères Mistral ont appris la nouvelle à quelques milles nautiques de la côte tunisienne: il n'y a plus de réfugiés égyptiens à acheminer du petit port de Zarzis, dans le Sud tunisien, à Alexandrie, en Egypte. Pourtant, depuis leur départ de Toulon samedi, l'équipage se préparait à secourir 900 hommes ayant fui le chaos libyen.
Tout était prêt à bord du deuxième bâtiment le plus gros de la marine française pour une opération humanitaire XXL: latrines et lits de camp montés, blocs opératoires et hôpital en état de recevoir les cas les plus graves. Même les cuisines étaient prêtes à faire face aux 140 kg de viande supplémentaire à préparer pour chaque repas. Mais lundi matin, les réfugiés égyptiens avaient déjà été tous secourus. Par voie aérienne – dont 3.711 transportés par des avions français entre Djerba et Le Caire – ou maritime. Trois navires égyptiens et deux allemands ont acheminé 2.100 réfugiés ces derniers jours.
«Tant mieux pour les Egyptiens»
«Le pont aérien a très bien fonctionné», reconnaît le lieutenant Thierry Delorme, porte-parole. La circulation d'informations beaucoup moins. La faute, selon une source diplomatique, à l'armée libyenne, qui verrouille et déverrouille la frontière de façon «volatile». «Certains membres de l'équipage ont des états d'âme de ne pas avoir été jusqu'au bout de la mission, reconnaît Xavier Moreau, le commandant du vaisseau. Mais ça fait partie du métier de militaire de voir sa mission changer en cours de route.»
«Tant mieux pour les Egyptiens: deux heures d'avion, c'est mieux que deux jours de mer par force 5», sourit Nordine Messili, l'aumônier musulman. Restent les 130 m3 de fret humanitaire que le Mistral a pu débarquer à Zarzis: couvertures, médicaments, denrées. «Vu la situation, il sera toujours le bienvenu dans la région», fait valoir Thierry Delorme. A ses côtés, une responsable du Secours islamique acquiesce: il resterait 12.000 Bangladais dans des camps de fortune à la frontière libyo-tunisienne. Mais le Mistral, qui doit mettre le cap sur Suez, ne les prendra pas en charge. «Le Bangladesh, c'est un pays lointain.»
http://www.20minutes.fr/article/682868/monde-le-mistral-prend-vent
mardi 8 mars 2011
Il enlève à un patient un rein sain
Un chirurgien du centre hospitalier régional de La Réunion a été suspendu pour avoir enlevé le rein gauche sain d'un patient au lieu du rein droit malade, a indiqué aujourd'hui la direction du CHR, confirmant une information du Journal de l'île de la Réunion.
"C'est une erreur médicale particulièrement grave", a affirmé le directeur général du CHR Michel Calmon. Lors d'un point de presse à Saint-Denis, il a annoncé la "suspension immédiate de toute activité" du chirurgien en cause.
La victime, un homme de 71 ans, avait été opérée le 14 février dans le service d'urologie pour une néphrectomie (ablation d'un rein malade). Le chirurgien a fait une "erreur de côté" en prélevant le rein gauche, parfaitement sain, au lieu du rein droit malade, s'étant trompé dans les notes qu'il avait établies pour l'intervention, selon la direction. "La palpation aurait pu permettre de corriger le tir lors de l'intervention.
Malheureusement cela n'a pas été le cas. Quand le chirurgien a eu connaissance de l'erreur, il était trop tard pour réimplanter le rein", a expliqué le docteur Tawfiq Henni, président de la Commission médicale d'établissement. Cette commission a conclu que "le lien direct avec l'erreur relève d'une cause individuelle mise sur le compte de la fatigue et de l'inattention" du chirurgien, a-t-il ajouté.
Le 22 février, la direction de l'hôpital, accompagnée du chirurgien fautif, a informé le malade et sa famille de la bavure et des excuses leur ont été présentées. Une indemnisation leur a en outre été proposée par une société d'assurances.
"Il leur appartient désormais de choisir entre cette indemnisation et une procédure contentieuse. Il ne s'agit nullement d'une manoeuvre pour éviter un procès", a déclaré le directeur du CHR. Les chirurgiens vont "essayer de sauver le rein malade" pour éviter que le patient soit dialysé, a-t-il précisé
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2011/03/07/97001-20110307FILWWW00417-il-enleve-a-un-patient-un-rein-sain.php
"C'est une erreur médicale particulièrement grave", a affirmé le directeur général du CHR Michel Calmon. Lors d'un point de presse à Saint-Denis, il a annoncé la "suspension immédiate de toute activité" du chirurgien en cause.
La victime, un homme de 71 ans, avait été opérée le 14 février dans le service d'urologie pour une néphrectomie (ablation d'un rein malade). Le chirurgien a fait une "erreur de côté" en prélevant le rein gauche, parfaitement sain, au lieu du rein droit malade, s'étant trompé dans les notes qu'il avait établies pour l'intervention, selon la direction. "La palpation aurait pu permettre de corriger le tir lors de l'intervention.
Malheureusement cela n'a pas été le cas. Quand le chirurgien a eu connaissance de l'erreur, il était trop tard pour réimplanter le rein", a expliqué le docteur Tawfiq Henni, président de la Commission médicale d'établissement. Cette commission a conclu que "le lien direct avec l'erreur relève d'une cause individuelle mise sur le compte de la fatigue et de l'inattention" du chirurgien, a-t-il ajouté.
Le 22 février, la direction de l'hôpital, accompagnée du chirurgien fautif, a informé le malade et sa famille de la bavure et des excuses leur ont été présentées. Une indemnisation leur a en outre été proposée par une société d'assurances.
"Il leur appartient désormais de choisir entre cette indemnisation et une procédure contentieuse. Il ne s'agit nullement d'une manoeuvre pour éviter un procès", a déclaré le directeur du CHR. Les chirurgiens vont "essayer de sauver le rein malade" pour éviter que le patient soit dialysé, a-t-il précisé
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2011/03/07/97001-20110307FILWWW00417-il-enleve-a-un-patient-un-rein-sain.php
lundi 7 mars 2011
Encore un scandale judiciaire
Voici une nouvelle affaire, passée inaperçue, alors qu'elle devrait susciter colère et incompréhension.
La cour d'appel de Paris vient de déclarer l'Etat irresponsable du meurtre de Mireille Bernard, violée et assassinée par son mari en 2007. Encore en vie, cette femme avait dénoncé les sévices et viols dont elle était victime. Elle décidait de quitter le domicile conjugal accompagnée de ses trois enfants. Mis en examen pour viols avec actes de barbarie et menaces de mort, son mari avait néanmoins été laissé en liberté par le juge des libertés et de la détention. C'est ainsi qu'en juin 2007, il retrouve Mireille Bernard à Vannes, qu'il tue, avant de se suicider.
La soeur de Mireille Bernard a assigné l'Etat pour faute lourde, son avocate estimant que le juge avait tous les élements - notamment des cassettes - pour prendre conscience du danger que représentait le meurtrier.
En premier instance, les magistrats lui donneront tort : "Rien ne pouvait permettre de présager un passage à l'acte". La Cour d'appel estime, quant à elle, qu'il n'y a "aucune déficience caractérisée de l'institution judiciaire", le meurtrier n'ayant manifesté aucune agressivité pendant l'enquête.
Corporatisme et aveuglement des magistrats, faillite de la chaîne judiciaire : cette affaire résume tous les maux dénoncés avec force depuis Outreau, scandale dont les enseignements ne servent décidément à rien.
http://blog.lefigaro.fr/threard/2011/03/encore-un-scandale-judiciaire.html
La cour d'appel de Paris vient de déclarer l'Etat irresponsable du meurtre de Mireille Bernard, violée et assassinée par son mari en 2007. Encore en vie, cette femme avait dénoncé les sévices et viols dont elle était victime. Elle décidait de quitter le domicile conjugal accompagnée de ses trois enfants. Mis en examen pour viols avec actes de barbarie et menaces de mort, son mari avait néanmoins été laissé en liberté par le juge des libertés et de la détention. C'est ainsi qu'en juin 2007, il retrouve Mireille Bernard à Vannes, qu'il tue, avant de se suicider.
La soeur de Mireille Bernard a assigné l'Etat pour faute lourde, son avocate estimant que le juge avait tous les élements - notamment des cassettes - pour prendre conscience du danger que représentait le meurtrier.
En premier instance, les magistrats lui donneront tort : "Rien ne pouvait permettre de présager un passage à l'acte". La Cour d'appel estime, quant à elle, qu'il n'y a "aucune déficience caractérisée de l'institution judiciaire", le meurtrier n'ayant manifesté aucune agressivité pendant l'enquête.
Corporatisme et aveuglement des magistrats, faillite de la chaîne judiciaire : cette affaire résume tous les maux dénoncés avec force depuis Outreau, scandale dont les enseignements ne servent décidément à rien.
http://blog.lefigaro.fr/threard/2011/03/encore-un-scandale-judiciaire.html
dimanche 6 mars 2011
Et Zahia créa son site internet...
Un noeud rose se délace et une voix murmure un «chut» évocateur. Le site internet de Zahia est désormais en ligne. L'ex-escort girl qui avait défrayé la chronique des Bleus dans le cadre d'une affaire supposée de proxénétisme sur mineure se veut désormais habile femme d'affaires. Ce site internet, zahia.com, est destiné à modifier son image sulfureuse et à la tourner vers le monde de l'art glamour. La tentative est osée, le résultat est habile : comme un propos liminaire, la jeune femme cite Rodin dans un univers rose poudré au joli graphisme. On avance dans la découverte, accompagné de petites notes comme une souris qui visiterait l'opéra sur demi-pointes, jusqu'à la série de photos réalisées pour le très trendy magazine américain V.
Une muse est-elle en train de naître ? Dans la foulée, elle dévoile aussi un cliché de Nick et Chloé. Intitulé «Run rabbit, run run», le tableau revisite le conte d'Alice au pays des Merveilles avec quelques clins d'oeil (le noeud dans les cheveux, le flamant rose, le réveil, les lapins). Elle annonce avoir été croquée par Pierre et Gilles, célèbres photographes au style onirique, voire mystique.
http://www.leparisien.fr/laparisienne/actu-people/et-zahia-crea-son-site-internet-05-03-2011-1344569.php
Une muse est-elle en train de naître ? Dans la foulée, elle dévoile aussi un cliché de Nick et Chloé. Intitulé «Run rabbit, run run», le tableau revisite le conte d'Alice au pays des Merveilles avec quelques clins d'oeil (le noeud dans les cheveux, le flamant rose, le réveil, les lapins). Elle annonce avoir été croquée par Pierre et Gilles, célèbres photographes au style onirique, voire mystique.
http://www.leparisien.fr/laparisienne/actu-people/et-zahia-crea-son-site-internet-05-03-2011-1344569.php
samedi 5 mars 2011
Scandale du faux thon rouge maquillé : "un mal pour un bien", selon un restaurateur
Le procédé peut prendre différentes formes, selon nos informations : le thon frelaté peut être chimiquement modifié par un cocktail contenant de la bétanine - un colorant à base de betterave interdit pour le poisson - et/ou de l'antiseptique Bétadine, parfois accompagnés d'un autre adjuvant. A ce jour, le service des fraudes mène toujours l'enquête.
Au lendemain de notre enquête sur le thon commun transformé artificiellement en thon rouge (notre édition d’hier), les réactions sont nombreuses.
Le prud’homme major, Raphaël Scannapiéco, confirme le trafic
Au lendemain de notre enquête sur le thon commun transformé artificiellement en thon rouge (notre édition d’hier), les réactions sont nombreuses. Des restaurateurs
sétois se disent « écœurés » par cette pratique qui utiliserait un cocktail chimique à base de nitrates, nitrites et de Bétadine pour “rougir” un poisson bas de gamme, le faire passer pour un poisson de catégorie supérieure et le vendre plus cher. Mais en deçà du prix du marché.
Des mareyeurs s’élèvent contre ces pratiques
« C’est peut-être un mal pour un bien », se demande le patron d’un restaurant. « On peut espérer que les amateurs mangeront de la qualité, une fois le ménage fait. Les professionnels en pêcheront moins mais le vendront plus cher. Tout le monde y trouvera son compte. »
« Le trafic se porte plutôt sur des longes de thon albacore transformé en faux thon rouge », confirme le prud’homme Raphaël Scannapiéco. Il ajoute : « Un thon rouge, il n’y en a qu’une espèce, un thon albacore et yellow-fin (jaune) aussi. » Précisant qu’il ne faut pas s’arrêter à l’origine géographique des prises, mise en avant par certains revendeurs.
Plusieurs mareyeurs s’étaient élevés contre ces pratiques « frauduleuses sur le marché européen et français ». À l’image d’Henri Barba, mareyeur à Frontignan (Hérault), qui a écrit à ses clients : « Ces produits chimiques dangereux sont importés en France à des prix incohérents avec la vérité du marché et peuvent entraîner des risques sanitaires. »
Chargée de l’enquête, la Direction de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes à Paris n’a pas répondu à nos sollicitations.
http://www.midilibre.com/articles/2011/03/02/A-LA-UNE-Faux-thon-rouge-maquille-a-la-betadine-un-mal-pour-un-bien-1554222.php5
Au lendemain de notre enquête sur le thon commun transformé artificiellement en thon rouge (notre édition d’hier), les réactions sont nombreuses.
Le prud’homme major, Raphaël Scannapiéco, confirme le trafic
Au lendemain de notre enquête sur le thon commun transformé artificiellement en thon rouge (notre édition d’hier), les réactions sont nombreuses. Des restaurateurs
sétois se disent « écœurés » par cette pratique qui utiliserait un cocktail chimique à base de nitrates, nitrites et de Bétadine pour “rougir” un poisson bas de gamme, le faire passer pour un poisson de catégorie supérieure et le vendre plus cher. Mais en deçà du prix du marché.
Des mareyeurs s’élèvent contre ces pratiques
« C’est peut-être un mal pour un bien », se demande le patron d’un restaurant. « On peut espérer que les amateurs mangeront de la qualité, une fois le ménage fait. Les professionnels en pêcheront moins mais le vendront plus cher. Tout le monde y trouvera son compte. »
« Le trafic se porte plutôt sur des longes de thon albacore transformé en faux thon rouge », confirme le prud’homme Raphaël Scannapiéco. Il ajoute : « Un thon rouge, il n’y en a qu’une espèce, un thon albacore et yellow-fin (jaune) aussi. » Précisant qu’il ne faut pas s’arrêter à l’origine géographique des prises, mise en avant par certains revendeurs.
Plusieurs mareyeurs s’étaient élevés contre ces pratiques « frauduleuses sur le marché européen et français ». À l’image d’Henri Barba, mareyeur à Frontignan (Hérault), qui a écrit à ses clients : « Ces produits chimiques dangereux sont importés en France à des prix incohérents avec la vérité du marché et peuvent entraîner des risques sanitaires. »
Chargée de l’enquête, la Direction de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes à Paris n’a pas répondu à nos sollicitations.
http://www.midilibre.com/articles/2011/03/02/A-LA-UNE-Faux-thon-rouge-maquille-a-la-betadine-un-mal-pour-un-bien-1554222.php5
vendredi 4 mars 2011
Le fonctionnaire cleptomane piégé par les libraires
Un quadragénaire a été démasqué par un commerçant après un vol : un larcin en totale contradiction avec cet être respectable et féru de littérature.
«UN représentant d'une maison d'édition m'a confié une fois que le plus gros voleur dans ma librairie serait très probablement mon meilleur client. » Fabrice Armbruster, à la tête de la librairie du Centre à Soissons, n'a jamais vraiment voulu le croire, jusqu'au jour où il a pris son plus fidèle client la main dans le sac, ou plutôt les livres sous le bras.
« C'est quelqu'un de cultivé, très féru de littérature. Vu son statut, sa façade, nous ne l'aurions jamais suspecté… De surcroît, il achetait énormément de livres chez nous. » Le vendredi 18 février, le libraire a dû pourtant se rendre à l'évidence.
L'homme, un quadragénaire fonctionnaire du Trésor public, a été « piqué » à la sortie du magasin avec un roman pour adolescents et un essai littéraire dissimulés sous le manteau et coincés sous le bras. Il a été interpellé par les policiers soissonnais.
Aux yeux de la loi, c'est un vol simple. Le préjudice n'excède pas 40 euros. Pour plusieurs professionnels du livre de la ville, c'est la confirmation des soupçons qui se portaient sur l'homme depuis un long moment. « Cela faisait des années que des vols « étranges » avaient lieu », raconte Fabrice Armbruster.
Le commerçant estime à 87 le nombre de références susceptibles d'avoir été chapardées par le « monsieur » l'année dernière. « En fonction du style de certains livres, c'était signé. Il était d'ailleurs le seul à acheter quelques-uns des ouvrages volés ! Mais personne n'a pu le prendre sur le fait… »
De fortes présomptions
Deux autres commerçants de la cité du Vase ont eu également à faire au « voleur ». Sans jamais le surprendre. « J'ai eu des doutes, il y a environ trois ans, indique une autre libraire. Il manquait un livre sur une pile que je venais de ranger. Or, il était le seul client qui était passé entre le rangement et le moment où j'ai constaté le vol… » Depuis cette mésaventure, cette dernière le surveille attentivement.
Dans un autre magasin, des soupçons se sont aussi portés vers l'homme. « Un magazine littéraire très pointu était régulièrement volé. Nous n'avions qu'un ou deux exemplaires, que nous ne vendions jamais, se remémore Claudine Postel, gérante à la Maison de la presse. Nous avons décidé de le mettre en réserve et de le vendre uniquement sur demande… L'unique client qui l'a demandé, c'était lui. » C'était il y a un peu plus de deux ans. La gérante a interdit « de séjour » le quadra dans sa boutique, et a remis le magazine convoité en rayon. « Et il ne disparaît plus », remarque-t-elle.
Ces observations sont arrivées aux oreilles de Fabrice Armbruster. « J'ai commencé à le surveiller de plus près. Surtout quand il allait dans le fond du magasin. En vain… » Jusqu'au vendredi fatidique, où le commerçant a mis en place un guet-apens. « Un ami se faisait passer pour un client et restait dans la boutique. Lui ne s'est pas méfié. Il l'a surveillé et a vu les ouvrages disparaître. Lorsqu'il est sorti du magasin, nous lui avons demandé les livres. Il s'est exécuté rapidement. » En attendant l'arrivée de la police, le libraire a eu le temps de s'entretenir avec l'homme. « Il m'a expliqué que c'était maladif, qu'il s'agissait de cleptomanie. »
Beaucoup de constatations désignent le féru de littérature comme responsable de nombreux vols, pendant plusieurs années. Néanmoins, les commerçants floués n'ont jamais déposé plainte, ni de main courante au commissariat. Du coup, difficile pour la justice de sévir. D'après nos informations, l'enquête est close. Le fonctionnaire visé devra donc répondre d'un seul vol. Des sanctions disciplinaires sont envisageables, étant donné que les « victimes » ont averti sa hiérarchie.
http://www.lunion.presse.fr/article/aisne/le-fonctionnaire-cleptomane-piege-par-les-libraires
«UN représentant d'une maison d'édition m'a confié une fois que le plus gros voleur dans ma librairie serait très probablement mon meilleur client. » Fabrice Armbruster, à la tête de la librairie du Centre à Soissons, n'a jamais vraiment voulu le croire, jusqu'au jour où il a pris son plus fidèle client la main dans le sac, ou plutôt les livres sous le bras.
« C'est quelqu'un de cultivé, très féru de littérature. Vu son statut, sa façade, nous ne l'aurions jamais suspecté… De surcroît, il achetait énormément de livres chez nous. » Le vendredi 18 février, le libraire a dû pourtant se rendre à l'évidence.
L'homme, un quadragénaire fonctionnaire du Trésor public, a été « piqué » à la sortie du magasin avec un roman pour adolescents et un essai littéraire dissimulés sous le manteau et coincés sous le bras. Il a été interpellé par les policiers soissonnais.
Aux yeux de la loi, c'est un vol simple. Le préjudice n'excède pas 40 euros. Pour plusieurs professionnels du livre de la ville, c'est la confirmation des soupçons qui se portaient sur l'homme depuis un long moment. « Cela faisait des années que des vols « étranges » avaient lieu », raconte Fabrice Armbruster.
Le commerçant estime à 87 le nombre de références susceptibles d'avoir été chapardées par le « monsieur » l'année dernière. « En fonction du style de certains livres, c'était signé. Il était d'ailleurs le seul à acheter quelques-uns des ouvrages volés ! Mais personne n'a pu le prendre sur le fait… »
De fortes présomptions
Deux autres commerçants de la cité du Vase ont eu également à faire au « voleur ». Sans jamais le surprendre. « J'ai eu des doutes, il y a environ trois ans, indique une autre libraire. Il manquait un livre sur une pile que je venais de ranger. Or, il était le seul client qui était passé entre le rangement et le moment où j'ai constaté le vol… » Depuis cette mésaventure, cette dernière le surveille attentivement.
Dans un autre magasin, des soupçons se sont aussi portés vers l'homme. « Un magazine littéraire très pointu était régulièrement volé. Nous n'avions qu'un ou deux exemplaires, que nous ne vendions jamais, se remémore Claudine Postel, gérante à la Maison de la presse. Nous avons décidé de le mettre en réserve et de le vendre uniquement sur demande… L'unique client qui l'a demandé, c'était lui. » C'était il y a un peu plus de deux ans. La gérante a interdit « de séjour » le quadra dans sa boutique, et a remis le magazine convoité en rayon. « Et il ne disparaît plus », remarque-t-elle.
Ces observations sont arrivées aux oreilles de Fabrice Armbruster. « J'ai commencé à le surveiller de plus près. Surtout quand il allait dans le fond du magasin. En vain… » Jusqu'au vendredi fatidique, où le commerçant a mis en place un guet-apens. « Un ami se faisait passer pour un client et restait dans la boutique. Lui ne s'est pas méfié. Il l'a surveillé et a vu les ouvrages disparaître. Lorsqu'il est sorti du magasin, nous lui avons demandé les livres. Il s'est exécuté rapidement. » En attendant l'arrivée de la police, le libraire a eu le temps de s'entretenir avec l'homme. « Il m'a expliqué que c'était maladif, qu'il s'agissait de cleptomanie. »
Beaucoup de constatations désignent le féru de littérature comme responsable de nombreux vols, pendant plusieurs années. Néanmoins, les commerçants floués n'ont jamais déposé plainte, ni de main courante au commissariat. Du coup, difficile pour la justice de sévir. D'après nos informations, l'enquête est close. Le fonctionnaire visé devra donc répondre d'un seul vol. Des sanctions disciplinaires sont envisageables, étant donné que les « victimes » ont averti sa hiérarchie.
http://www.lunion.presse.fr/article/aisne/le-fonctionnaire-cleptomane-piege-par-les-libraires
jeudi 3 mars 2011
Un train aurait été arrêté spécialement pour Martine Aubry
Le groupe «Majorité départementale Initiative Côte-d'Or» est en colère. Il dénonce l'avantage dont aurait bénéficié ce mercredi une délégation du PS pour laquelle un train aurait fait un arrêt exceptionnel en gare de Monbard. «Nous venons d’apprendre que le train de la première secrétaire du Parti Socialiste, Martine Aubry s’est arrêté en gare de Montbard alors qu’il n’existe pas d’arrêt sur les grilles TGV de la SNCF à cette heure [TGV Paris-Dijon 10 h 28 – 12 h 05 (source Site internet SNCF)]. C’est proprement scandaleux. Les Montbardois, privés de TGV à la mi-journée pendant les vacances, apprécieront les privilèges de la première secrétaire du PS. Y-aurait-il deux France ? Une pour madame Aubry, l’autre pour les citoyens ? Y-aurait-t-il deux mondes ? Un pour ceux qui peuvent arrêter le train là où ils le souhaitent ? Un autre pour ceux qui le regardent passer?» a réagi, par communiqué, la liste Initiatives Côte-d'Or.
http://www.lejdd.fr/Politique/Depeches/Un-train-aurait-ete-arrete-specialement-pour-Martine-Aubry-277783
http://www.lejdd.fr/Politique/Depeches/Un-train-aurait-ete-arrete-specialement-pour-Martine-Aubry-277783
Karachi : les révélations de l'ex-trésorier de Balladur
René Galy-Dejean, trésorier de la campagne présidentielle d'Edouard Balladur en 1995, a assuré devant le juge Renaud van Ruymbeke être incapable d'expliquer un versement en espèces de 7 millions de francs (un peu plus d'un million d'euros) en faveur du candidat battu en 1995. Galy-Dejean a été entendu le 15 février comme témoin assisté, par le juge van Ruymbeke, chargé d'enquêter sur un volet financier de l'affaire Karachi. Au printemps 2010, le quotidien Libération avait révélé l'existence d'un document récapitulant un versement de 10 millions de francs (1,5 million d'euros) au Crédit du Nord, le 26 avril 1995. Je n'avais jamais vu ce document et ma surprise est totale parce que je n'ai jamais déposé 10 millions de francs au Crédit du Nord», a dit M. Galy-Dejean au juge, selon son PV d'audition cité mardi par le site Mediapart et Le Monde. L'ex-trésorier a précisé se souvenir uniquement d'un versement de 3 millions de francs (environ 461 000 euros). Il explique être allé le 26 avril 1995 déposer 3 millions de francs en espèces au siège du Crédit du Nord à Paris. «C'est la seule fois où je suis allé déposer de l'argent au Crédit du Nord», explique t-il, selon son PV d'audition. Dans les mois qui suivent, René Galy-Dejean s'inquiète de ne pas voir d'arrêté des comptes du candidat Balladur, qu'il est censé signer en vue d'un dépôt au Conseil constitutionnel au plus tard le 13 juillet. «Le 7 ou 8 juillet, je suis allé aux nouvelles auprès de M. Bienaimé (expert-comptable, ndlr) que j'ai trouvé embarrassé puisqu'il m'a indiqué que les comptes avaient été déposés le 5 juillet. Je réalise à ce moment-là que je n'avais pas vu l'arrêté des comptes, que je ne l'avais pas signé et que je ne l'avais pas déposé», dit-il. Il découvre alors qu'il n'a pas été désigné comme représentant du candidat Balladur devant le Conseil constitutionnel. Interrogé sur la provenance de 7 millions de francs déposés en coupures de 500 francs, il répond: «Je l'ignore. Je suis incapable de vous dire d'où vient cet argent que je n'ai pas déposé». De son côté, l'ancien Premier ministre Edouard Balladur a jugé, ces derniers mois, «parfaitement infondées» les allégations d'un financement politique occulte. Le quotidien Libération avait suggéré qu'ils pourraient provenir de commissions versées sur le contrat de vente de sous-marins au Pakistan en 1995. Parallèlement, l'avocat des parties civiles, Me Olivier Morice, a annoncé qu'il allait demander l'audition de Gérard Longuet, en tant que président du Parti républicain de 1990 à 1995, par le juge en charge de l'enquête sur l'attentat de Karachi, Marc Trévidic. Le nouveau ministre de la Défense avait succédé à la tête du Parti républicain à François Léotard, qui a récemment été entendu par le juge.
http://www.leparisien.fr/faits-divers/karachi-les-revelations-de-l-ex-tresorier-de-balladur-01-03-2011-1337855.php
http://www.leparisien.fr/faits-divers/karachi-les-revelations-de-l-ex-tresorier-de-balladur-01-03-2011-1337855.php
mercredi 2 mars 2011
Rennes. Atteint d’une maladie nosocomiale, il fait la grève de la faim devant l’hôpital
Depuis hier matin 7 h 30, Dominique Fouquet, 56 ans, a entamé une grève de la faim sur le parking de l’hôpital privé Sévigné à Cesson. En 2004, alors qu’il se fait opérer de la hanche, il est victime d’une maladie nosocomiale. Une infection par un staphylocoque doré. « J’ai été ensuite hospitalisé pendant près de 18 mois. Je ne peux plus travailler et je n’ai toujours pas été indemnisé malgré toutes mes démarches. » Marié et père d’une fille de 12 ans, il se déclare « au bout du rouleau mais je n’ai plus le choix. Ca ne m’amuse pas de dormir dans le froid et de ne pas m’alimenter. Mais je ne vois pas d’autres solutions pour me faire entendre. »
http://www.ouest-france.fr/actu/actualite-video_-Rennes.-Atteint-d’une-maladie-nosocomiale-il-fait-la-greve-de-la-faim-devant-l’hopital_40823-1711216_actu.Htm
http://www.ouest-france.fr/actu/actualite-video_-Rennes.-Atteint-d’une-maladie-nosocomiale-il-fait-la-greve-de-la-faim-devant-l’hopital_40823-1711216_actu.Htm
mardi 1 mars 2011
Scandale John Galliano : une vidéo accablante
Quelques jours après la plainte déposée contre John Galliano pour propos antisémites, une vidéo où on l’entend proférer des propos extrêmement choquants vient d’être dévoilée… L’étau se resserre autour de John Galliano. La semaine dernière, on apprenait qu’après une altercation avec un couple dans un bar du marais, John Galliano faisait l’objet d’une plainte pour violences légères et injures à caractère antisémite. Le couple accusateur fait état d’une dispute particulièrement violente où le designer, en état d’ébriété, aurait multiplié les insultes et même tiré la jeune femme de 35 ans par les cheveux. John Galliano, arrêté et conduit au commissariat du VIIIe arrondissement, nie les faits en bloc et a porté plainte à son tour pour insultes et diffamation. Pourtant, depuis, les langues se délient. Ainsi vient-on tout juste d’apprendre qu’une autre jeune femme accuse John Galliano de l’avoir agressée verbalement sans raison dans le même bar parisien au mois d’octobre dernier. A présent, c'est une vidéo mettant en scène Galliano publiée par nos confrères britanniques du Sun que l’on découvre avec stupeur. Dans ce document, on voit le (futur ex ?) directeur artistique de la Maison Dior s’en prendre de façon tout à fait honteuse à deux clientes d’un bar qu'il invective après avoir affirmé qu’il « aime Hitler ». Pas de bol, un ami des jeunes femmes – une Française et une Italienne, mais pas de confession juive précise le quotidien - probablement amusé de voir le célèbre créateur attablé près d’eux, a filmé la scène et le moment où tout a dérapé sans raison. Cette vidéo tend ainsi à prouver que John Galliano, lorsqu’il a un coup dans le nez, est capable de proférer les pires insultes. Et crédibilise la version du couple qui a porté plainte contre lui. On voit mal comment le créateur pourra nier cette fois-ci…
http://www.voici.fr/potins-people/les-potins-du-jour/scandale-john-galliano-une-video-accablante-396637
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