mardi 19 octobre 2010

Un téléfilm polémique sur le prince Harry

Le chef des forces armées britanniques a demandé dans un courrier à la chaîne privée Channel 4 de déprogrammer un docu-fiction dans lequel le prince Harry est enlevé lors d'une mission en Afghanistan. Harry, deuxième fils du prince Charles et de la princesse Diana, a passé dix semaines en Afghanistan avec les forces britanniques, avant que sa présence soit éventée. Le risque qu'il constitue une cible privilégiée pour les talibans ou qu'il soit enlevé a justifié son rapatriement en janvier 2008. Le téléfilm de 90 minutes programmé jeudi soir relate l'enlèvement fictif du prince par les talibans et les négociations pour le faire libérer. Une scène montre un pistolet braqué sur la tempe de l'acteur qui joue le prince. Le général Jock Stirrup a écrit au président de la chaine privée, Lord Terry Burns, pour demander le retrait du film qui porterait atteinte, selon lui, à la sécurité et au moral des troupes britanniques en Afghanistan. Quelque 10.000 soldats britanniques participent à la coalition internationale en Afghanistan.
 http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/10/18/97001-20101018FILWWW00528-un-telefilm-polemique-sur-le-prince-harry.php

lundi 18 octobre 2010

Église: un évêque veut bouter la pop

L'évêque de Ratisbonne (sud de l'Allemagne) veut le retour à la musique liturgique pendant les mariages et l'abandon de la pop, des bandes originales de comédies romantiques ou des compositeurs classiques.



"Une chanson, fût-elle aussi émouvante que celles d'Elton John ou d'Andrea Bocelli, n'est absolument pas adaptée aux besoins de la liturgie", a plaidé l'évêque, Gerhard Ludwig Müller, dans une contribution à la revue spécialisée "Service religieux" (Gottesdienst) citée par le quotidien Süddeutsche Zeitung lundi.

"L'organisation d'un mariage ne peut s'affranchir des règles générales de la liturgie et de la musique d'Eglise", affirme le diocèse dans un texte mis en ligne sur son site internet. En cas de doute, les prêtres peuvent se référer au carnet de chants habituels de l'Eglise ou à l'Instruction publiée par le Vatican en 1967 "Musicam sacram", rappelle le document.


Même les morceaux classiques comme "La marche nuptiale "de Felix Mendelssohn ou "La marche des fiancés" de Richard Wagner ne trouvent pas grâce aux yeux du prélat, qui rejette en bloc "tout ce qui serait classé par n'importe quel auditeur sous le nom de musique de divertissement". "La fête civile de mariage est le bon lieu pour cette musique, mais en tout cas pas la cérémonie religieuse", conclut le texte.
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/10/18/97001-20101018FILWWW00537-eglise-un-eveque-veut-bouter-la-pop.php

Gérard Depardieu juge «ridicule» la mobilisation contre la réforme des retraites

Et une nouvelle provocation signée Géard Depardieu, une. L’acteur français, en promotion à Abou Dhabi, a jugé dimanche que le mouvement de protestation contre la réforme des retraites en France est «ridicule». «Ce qui se passe aujourd'hui en France est ridicule. Il s'agit d'une manipulation de la part des syndicats», a expliqué l'acteur à son arrivée au Festival international du cinéma, où il est venu présenter son film, Potiche, dans lequel il joue le rôle d’un maire... communiste. Récidiviste «En Espagne, l'âge de la retraite est de 67 ans», a insisté l’acteur qui, le mois dernier, a été l’auteur d’une sortie douteuse sur le thème «tous les politiques, c’est de la merde» et «Martine Aubry a une haleine de bière». Quelques jours auparavant, c'était Juliette Binoche qui en avait pris pour son grade, l'acteur estimant qu'«elle n'est rien». Après ces sorties, Annie Duperey avait rétorqué: «A un stade de notoriété et peut-être d’ébriété, (…) on se sent tout permis, on est au-dessus de tout, (…) on adore cracher dans la soupe, juge l’actrice et romancière Annie Duperey. Ça a été un formidable acteur, mais il faut qu’il ferme sa gueule.»
 http://www.20minutes.fr/article/609535/people-gerard-depardieu-juge-ridicule-mobilisation-contre-reforme-retraites

dimanche 17 octobre 2010

Quand des (nègres) clandestins travaillaient pour Mr Guerlain

Vendredi Jean-Paul Guerlain commet un dérapage non contrôlé sur le plateau du 13h de France 2. Le parfumeur déclare "Pour une fois, je me suis mis à travailler comme un nègre. Je ne sais pas si les nègres ont toujours travaillé, mais enfin...". En fin de journée, il présente ses excuses "Mes paroles ne reflètent en aucun cas ma pensée profonde mais relèvent d’un dérapage hors de propos que je regrette vivement". SOS Racisme et le CRAN entendent porter plainte. En 2002, l'inspection du travail de Mayotte l'épingle pour employer des ouvriers clandestins dans sa plantation. Jean-Paul Guerlain n'exprime alors aucun regret . Sur RFO tout juste se montre-t-il fataliste: "On sait très bien qu'ici la main d'œuvre clandestine est un mal endémique". Comores Info rapporte le transfert de ses activités sur l'île voisine d'Anjouan... d'où sont originaires ses ouvriers clandestins.
 http://www.lepost.fr/article/2010/10/16/2267183_quand-des-negres-clandestins-travaillaient-pour-monsieur-guerlain.html#xtor=AL-235

samedi 16 octobre 2010

Deux ex-candidats de «Secret Story» devant le tribunal

Cindy Lopes est accusée d'avoir diffusé la vidéo de ses ébats avec Jonathan Cannarsa-Hirschberg sur Internet... Elle était bisexuelle, il avait le QI d’Einstein... Deux ex-candidats de «Secret Story 3» se retrouvent au tribunal correctionnel de Créteil ce vendredi. Rien à voir avec l’émission, même si ça y ressemble. Cindy Lopes est accusée d’avoir filmé ses ébats avec Jonathan Cannarsa-Hirschberg dans les coulisses d’une boîte de nuit et d’avoir diffusé les images sur Internet. Une «sex-tape» revendiquée ensuite par la sulfureuse blonde dans Voici. 1.500 euros de dommages et intérêts Jonathan Cannarsa-Hirschberg, poète à ses heures, a moyennement apprécié et a porté plainte pour «atteinte à la vie privée». Selon Le Parisien, il réclame 1.500 euros de dommages et intérêts. «La question de ce procès, c’est un peu de savoir jusqu’où on peut aller dans le respect de la vie privée de jeunes gens qui ont justement décidé de la mettre sur la place publique», explique Stéphane Zerbib, l’avocat de Cindy Lopes dans les colonnes du quotidien. En dehors de cet épisode judiciaire, les deux ex-candidats, l’une origine de Choisy-le-Roi, l’autre de Saint-Tropez, tentent de surfer sur la vague de l’après «Secret Story». Sur son blog, Cindy Lopes affirme être «en négociation avec différentes productions pour des projets d’émissions télé» et être «très occupée par [ses] projets de création de vêtements et de produits cosmétiques». Jonathan Cannarsa-Hirschberg a quitté sa petite amie Sabrina, également candidate de «Secret Story 3», et publié un recueil de poèmes (ed.La Bruyère), vendu selon Pure People à ... 160 exemplaires
 http://www.20minutes.fr/article/609257/societe-deux-ex-candidats-secret-story-devant-tribunal

vendredi 15 octobre 2010

Terrible méprise au cimetière de Limeil-Brévannes

Quatre à cinq fois par an, Jocelyne Delardière, 59 ans, a l'habitude de quitter sa petite ville de Clermont, dans l'Oise, pour se rendre une journée dans le Val-de-Marne, au cimetière de Limeil-Brévannes, où reposent ses aïeuls. Dimanche dernier, elle se dirige vers l'allée où se trouve la tombe de ses ancêtres. Mais arrivée devant, stupeur, la tombe a disparu ! "Il n'y avait plus rien : ni plaques, ni fleurs, ni coffrages, rien, rien. Cela fait 22 ans que je viens me recueillir auprès de mes proches, j'ai eu un vrai choc", raconte-t-elle à TF1 News. "Au cimetière, on m'a dit que toutes les tombes dont les frais de concession n'étaient plus réglés depuis longtemps avaient été enlevés quelques jours plus tôt par un entrepreneur, à la demande de la mairie, et que les corps étaient en train d'être incinérés au Père Lachaise. Je leur ai répondu que j'avais payé ma concession jusqu'en 2020 et qu'il y avait forcément erreur !". Jocelyne est encore plus choquée lorsque, rendue à la police puis la gendarmerie, personne n'accepte de recevoir sa plainte pour vol de dépouilles et de sépultures "parce qu'il n'y a pas eu d'acte malveillant m'a-t-on dit". Erreur de marquage Alertés, les services de la mairie, que la gendarmerie a quand même appelé, constatent la terrible méprise et demandent en urgence au prestataire de stopper toute manipulation sur les cercueils extraits du cimetière. Coup de chance : aucun corps n'est encore parti au crématorium, affirme-t-on. "Il y a eu une erreur matérielle incontestable, explique confuse à TF1 News Sabrina Touret, Directrice générale des services de la commune. Au total, 21 tombes et 37 corps, se trouvant dans la même partie du cimetière, étaient concernés par l'opération. Celle de Mme Delardière se trouvait au milieu. Sur les documents, il était bien précisé que cette tombe ne devait pas être touchée. Ce document était doublé d'un marquage sur chaque tombe et c'est là que l'erreur a été commise puisque la tombe de Mme Delardière a été marquée à la place d'une tombe voisine. Quand l'entreprise est venue, elle n'a suivi que les marquages". "Qui me dit que ce sont bien mes proches qui sont là-dedans ? A la demande de Jocelyne Delardière, la mairie a accepté de lui montrer, mercredi, ce qu'il restait des dépouilles de sa mère, son beau-père et sa grand-mère. "Dans la petite boîte, avec mon nom marqué dessus, il y avait trois crânes et des petits os, mais qui me dit que ce sont bien mes proches qui sont là-dedans ? Et où sont passées les alliances ?, s'étonne-t-elle au passage. Je me rends bien compte que la mairie est navrée. Je crois même qu'ils seraient prêts à me construire une chapelle pour me consoler mais je ne veux pas d'une autre sépulture, pour prier pour qui, pour quoi ?" "Nous avons eu l'assurance du prestataire que la boîte contenait bien les ossements des membres de sa famille, répond Sabrina Touret. Mais nous ne laisserons pas cette dame sans réponse à ses questions. Elle ne l'a pas demandé mais s'il faut aller jusqu'à faire des tests ADN, par exemple, nous le ferons car nous sommes totalement désolés". Afin d'"appeler à la vigilance" le personnel de la ville, une procédure disciplinaire a été ouverte à l'encontre de l'agent qui a coché la mauvaise tombe. Et les services de la mairie planchent déjà sur la façon d'améliorer la procédure de contrôle pour que cela ne se reproduise pas. Que cela ne se reproduise pas : c'est exactement ce que souhaite Jocelyne
 http://lci.tf1.fr/france/faits-divers/2010-10/terrible-meprise-au-cimetiere-de-limeil-brevannes-6098758.html

Une vidéo de Nagui récupérée par un parti régionaliste suisse

Mauvaise surprise pour Nagui ! Début octobre, il découvre que le parti régionaliste suisse MCG (mouvement citoyens genevois) a récupéré à des fins de propagande politique une séquence du jeu Tout le monde veut prendre sa place diffusé quotidiennement sur France 2. Après l'intervention conjointe de l'avocat de l'animateur et de la productrice Simone Harari, le MCG a finalement consenti à retirer la vidéo litigieuse de son site internet. Dans cet extrait vidéo, une candidate, travailleuse frontalière, explique à Nagui qu'elle possède un restaurant à Genève mais habite en France. Nagui l'interroge sur le but de cette organisation. "Parce que c'est moins cher d'habiter en France que d'habiter en Suisse. Je veux le beurre et l'argent du beurre. Et la crémière. Donc, voilà, je pique l'argent et je..." Éclats de rire dans le public. Nagui l'interrompt : "Pour une fois que c'est l'inverse, c'est bien." L'ambiance est à la bonne humeur. Cependant, la candidate réalise, dans un grand éclat de rire, que ses "clients" (suisses) vont être choqués. Le MCG s'incline après les premiers courriers d'avocats Elle ne croit pas si bien dire. À Genève, la séquence ne fait pas du tout rire le MCG. Le parti dont la devise est "ni gauche, ni droite, Genève d'abord" récupère donc l'extrait pour son site internet et ponctue la séquence par un panneau interpellant les électeurs genevois : "En mars 2011, je vote MCG. Et vous ?" La charte du MCG, dirigée par Éric Stauffer, dessine un programme nationaliste, donnant la priorité aux Suisses, revalorisant la police, avec pour objectif de "désamorcer l'immigration clandestine et le flux de requérants économiques." "L'utilisation de la vidéo de l'émission de Nagui constitue une violation du droit moral", indique l'avocate Fabienne Fajgenbaum qui agit pour le compte d'Effervescence, la société de production de Simone Harari. Le MCG a hésité entre retrait et maintien du clip, durant toute la semaine dernière. Les premières déclarations d'Éric Stauffer allaient dans le sens du maintien. Mais les premiers courriers d'avocats l'ont finalement dissuadé d'aller plus loin. Qu'importe puisque la vidéo a depuis fleuri sur les sites d'échange vidéo. "C'est vrai que là, nous avons moins de prise, reconnait Fabienne Fajgenbaum. De ce point de vue, l'Internet est un milieu irréel."
 http://www.lepoint.fr/chroniqueurs-du-point/emmanuel-berretta/une-video-de-nagui-recuperee-par-un-parti-regionaliste-suisse-14-10-2010-1249163_52.php

jeudi 14 octobre 2010

Sihem Souid: «Le racisme est bien ancré dans la police»

Racisme, homophobie et humiliations. Un livre choc écrit par une ancienne de la Police aux frontières (PAF)... Scène d’ouverture frappante pour livre choc. Dès les premières pages de son témoignage, Sihem Souid, policière, raconte son propre viol. Après avoir franchi la porte d’un commissariat pour porter plainte, elle se bute à l’attitude de ses collègues, méprisants. «Tu n’as qu’à appeler SOS journaliste», lui balance une lieutenant avant de servir un café à son agresseur. Sihem Souid est un peu trop connue chez les bleus. A plusieurs reprises avant de se faire agresser, elle a osé briser «L’omerta dans la police», le titre de son livre (Ed du Cherche Midi). En uniforme «par vocation», elle a dénoncé les dysfonctionnements, comme l’on dit poliment. «Je me suis battu en interne. On m’a fait croire que l’on m’avait entendu mais rien n’a changé», explique-t-elle. Ecœurée, elle a donc décidé d’écrire. Au long des 265 pages, elle raconte le quotidien de la police aux frontières d’Orly. Racisme à l’encontre des passagers («Tiens, encore un avion de nègres» ), humiliation lors des contrôles d’immigration (une femme venant de Brazzaville filmée nue dans une cellule), homophobie, silence de la hiérarchie et corruption du grand patron… Un document accusateur. «Je détiens toutes les preuves et je les tiens à disposition de quiconque», explique l’ex-adjointe de sécurité, suspendue puis réintégrée grâce à la Halde. Interrogés sur son livre, les syndicats de policiers se disent «prudents», l’ancien directeur de la PAF, accusé dans le livre d’être couverts de cadeaux par les compagnies aériennes, réfléchit à porter plainte. Interview. Vos accusations sont très graves. Craignez-vous pour votre carrière? Je ne connais pas mon avenir dans la police. Ils peuvent m'accuser de violation du secret professionnel. Mais je détiens toutes les preuves et je les tiens à disposition de quiconque. Le JT de France 3, vendredi, a par exemple retrouvé la femme venant du Congo contrôlée de façon abusive à Orly. Elle leur a répété tout ce que je raconte dans le livre. Qu’on l’avait filmée toute nue, qu’on avait chanté sale nègre devant elle... Si ce livre permet d’aider les victimes, c’est déjà un combat de gagné. A Orly, peu à peu, c’est vous qui êtes devenue victime de discrimination. Au début, ça allait. Quand un policier disait: «Tiens voilà encore un avion de bougnoules.» Je lui répondais: «Eh, ho, ça va, je suis là…» «Oui mais toi tu n’es pas comme les autres», me souriait-il. En fait, je suis devenue l’Arabe de service le jour où j’ai témoigné par écrit pour dénoncer la discrimination que subissaient deux collègues homosexuelles. A partir de ce moment-là, l’institution m’a fait comprendre qu’on lavait son linge sale en famille. Et je suis devenue une traître doublée d’une sale Arabe. La pression du chiffre peut-elle favoriser de tels débordements? Oui, c’est une des raisons mais pas la seule. Parfois, les collègues n’en peuvent plus et ils font n’importe quoi. «Aujourd’hui, on en expulse 5, demain 6, après-demain 7.» Il faut en permanence rajouter un bâton à la liste, quitte à bafouer la dignité de l’homme. Mais ce n’est pas la seule raison. Le racisme est bien ancré dans la police. Un policier doit-il être plus exemplaire qu'un autre? Oui. La police doit véhiculer les valeurs de la République. A tous les niveaux. Mais même si Monsieur Hortefeux plaisantait à propos des Auvergnats , il n’a pas droit de tenir de tels propos. Ca libère la parole de certains. «Si le ministre le dit, on ne va pas nous embêter pour si peu», se disent certains. Comment voulez-vous qu’un policier soit exemplaire si son ministre ne l’est pas. Et comment voulez-vous qu’un citoyen soit exemplaire si un policier ne l’est pas? Pourquoi la hiérarchie reste-t-elle silencieuse? La hiérarchie est au courant mais ils n’interviennent pas parce que ça donnerait une très mauvaise image de la Police. Et quand le ministère de l’intérieur est au courant, que fait-il ? Et bien il s’en prend à la hiérarchie. Alors, nos chefs n’ont aucun intérêt à parler. Comment pourrait-on améliorer les choses? Je demande qu’un comité d’éthique soit créé. Un comité sans policier, sans membre nommé par le gouvernement, mais constitué de juristes avec par exemple un juge de Cour de Cassation à sa tête.
 http://www.20minutes.fr/article/608427/societe-sihem-souid-le-racisme-bien-ancre-police

Un cadre municipal au cœur d’un scandale

Alors que Mantes-la-Jolie s’est engagé dans une politique de rigueur budgétaire, voilà une facture qui passe mal. Un directeur général adjoint de la mairie, ancien bras droit du maire, a fait réaliser, entre 2008 et 2010, pour plusieurs dizaines de milliers d’euros de travaux dans son logement de fonction, le tout au frais de la municipalité. Située rue des Ecoles, près des bords de Seine, cette maison à l’aspect banal a coûté 70000 € en travaux, selon la mairie. L’opposition évoque, elle, un montant de presque 120000 €. Selon plusieurs sources, ces chiffres ont fait tousser parmi les hauts fonctionnaires de la mairie. L’addition révèle des travaux de peinture, réalisés pour 13600 €, ou la couverture de la maison, refaite pour près de 20000 €. Une cloison a été abattue pour agrandir une chambre. On note aussi des travaux dans la salle de bains, pour près de 3000 €, ou la pose d’une nouvelle cuisine, pour près de 5000 €. La mairie ne voit rien de choquant dans cette facture car cette maison, évaluée aujourd’hui à 360000 €, avait besoin d’une sérieuse rénovation : « Il ne s’agit pas d’un caprice, rétorque le maire (UMP), Michel Vialay. Tout cela était justifié. Pour la cuisine, par exemple, certains embarquent tout le matériel quand ils partent. Il est donc nécessaire d’en installer une nouvelle. » « Il y avait des infiltrations, des problèmes de fuites… Il était logique de réaliser ces travaux. Il n’y a vraiment pas matière à polémique », abonde un proche de l’édile. Pourtant, selon ceux qui l’ont déjà visité, ce pavillon ne présentait aucun défaut majeur. Une rénovation avait été lancée en 2000 pour près de 60000 €, et le précédent locataire, parti en 2008, n’avait jamais estimé nécessaire de réclamer de travaux. Selon Guillaume Quévarec, conseiller municipal (PS), cela confirme bien « des travaux de complaisance ». « C’est scandaleux, à l’heure où les Mantais et les employés municipaux doivent se serrer la ceinture. » Le fonctionnaire, occupant de la maison, est, lui, aujourd’hui, officiellement en « formation ». http://www.leparisien.fr/yvelines-78/un-cadre-municipal-au-coeur-d-un-scandale-14-10-2010-1108009.php

mercredi 13 octobre 2010

Agression d’un journaliste de Canal+ par les CRS

Dans une vidéo postée cette nuit sur Dailymotion, l’Agence Moas Press, qui se présente comme un collectif de journalistes indépendants, prouve que Thierry Vincent, reporter pour Canal +, a été victime de violences de la part des forces de l’ordre hier, après la manifestation contre la réforme des retraites, place de la Bastille à Paris. “La scène s’est déroulée mardi vers 19h30/20h alors que la majorité des manifestants s’étaient dispersés. Il y avait à peu près 300 personnes réunies autour d’un feu de joie, beaucoup d’étudiants notamment. La contestation était totalement pacifique”, explique Hugo Hayat, le journaliste qui a réussi à filmer la scène. Ce même journaliste précise : “Beaucoup de photographes et d’étudiants ont subi la même chose, j’ai même vu une femme et sa fille être victimes de violences policières (…) Ce n’était pas du maintien de l’ordre, c’était du “rentre chez toi”. On remarquera sur la vidéo que le journaliste a été matraqué alors qu’il brandissait sa carte de presse. Interrogé par Le Post, il raconte : “Je suis souvent allé dans des manifs violentes dans le cadre de mon métier, mais je n’avais jamais vécu ça. D’habitude, les CRS nous laissent passer, au pire ils nous demandent de nous mettre sur le bord. Je pensais que la carte de presse était censée protéger les journalistes. Car je répète, je n’étais pas du côté des manifestants”. Celui-ci ne donnera pas suite à l’affaire malgré une douleur aux genoux, il déclare avant tout “avoir été choqué par la violence des faits”. http://teleobs.nouvelobs.com/articles/agression-d%E2%80%99un-journaliste-de-canal-par-les-crs

 
Un journaliste de Canal+ matraqué par les CRS à Paris
envoyé par TELEOBS. - L'actualité du moment en vidéo.

Pédophilie/Belgique: l'enquête relancée

La plus haute juridiction belge a potentiellement relancé aujourd'hui une enquête ouverte pour savoir si l'Eglise catholique a cherché à étouffer des scandales de pédophilie en son sein, en annulant une décision ayant invalidé des perquisitions spectaculaires. La Cour de Cassation a cassé deux arrêts rendus en août et en septembre par une autre juridiction, la chambre des mises en accusation qui contrôle le travail des juges d'instruction, en lui demandant de réexaminer le dossier dans de nouvelles conditions. La Cour a reproché à la chambre d'avoir refusé d'entendre les parties civiles avant de prendre sa décision. Les avocats des parties civiles sont à l'origine du recours devant la plus haute juridiction. Au centre de la controverse: des saisies effectuées le 24 juin sur ordre du juge d'instruction en charge de l'enquête au siège de l'Eglise belge, l'archidiocèse de Malines, au domicile de l'ancien primat de Belgique, le cardinal Godfried Danneels, ainsi que dans les locaux d'une commission chargée de recueillir les plaintes de victimes. L'archevêché et le cardinal Danneels avaient demandé que ces perquisitions et tous les dossiers saisis à cette occasion soient frappés de nullité, obtenant gain de cause: la chambre des mises en accusations avait estimé que le magistrat avait outrepassé ses prérogatives. Le juge incriminé avait dû rendre tous les documents saisis. Le 24 juin, l'opération de police qu'il avait diligentée avait fait sensation. Le juge avait choisi de viser au coeur de l'Eglise, allant jusqu'à faire forer les tombes de deux anciens primats de Belgique dans la cathédrale de Malines pour voir si des dossiers secrets n'y étaient pas dissimulés. Les policiers avaient perquisitionné le palais épiscopal au moment où s'y déroulait une réunion des évêques belges et en présence du nonce apostolique, représentant du Vatican. A la recherche de documents, notamment de courriers échangés par des victimes présumées de prêtres pédophiles et les autorités catholiques, ils avaient confisqué les téléphones des évêques belges et les avaient empêchés de quitter les lieux pendant plusieurs heures. Cette opération avait suscité l'indignation du Vatican.
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/10/12/97001-20101012FILWWW00579-pedophiliebelgique-l-enquete-relancee.php

mardi 12 octobre 2010

Polémique : des milliers d'élèves privés de cantine

Ils préféreraient manger à la cantine, « avec les copains et les copines », comme le chantait Carlos. Mais ils n’y ont pas accès. Plusieurs milliers d’enfants se retrouvent, en effet, exclus des restaurants scolaires depuis la rentrée faute de places suffisantes pour les accueillir. Plus que jamais, ça bouchonne dans les selfs des écoles qui nourrissent quotidiennement 6 millions de demi-pensionnaires et, dans une moindre mesure, les collèges et lycées de l’Hexagone. C’est dans les grandes villes et leurs banlieues que les privés de « cantoche » sont les plus nombreux. A Lyon, par exemple, les cantines des écoles servaient il y a quatre ans 7 500 petits gourmands. Mais la crise a fait exploser les demandes au point qu’en 2009 le nombre d’inscriptions est passé brutalement à 19 000 et, en cette rentrée 2010, à 19 700, majoritairement en maternelle. Résultat : les cantines ne sont plus en mesure de satisfaire tout le monde et, en septembre, pour la première fois, quelque 300 enfants se sont vu refuser leur inscription. Déjà des recours en justice A Paris, ce ne sont pas seulement les maternelles qui sont concernées par le phénomène, mais aussi les collèges. « Jugeant ma fille assez grande pour manger seule à 13 ans et comme nous habitons près de l’établissement, la direction nous a indiqué qu’elle ne pourrait aller à la cantine que deux fois par semaine », s’indigne Coralie, qui réside dans l’est de la capitale. Face à l’afflux de candidats aux plateaux-repas, de plus en plus de communes décident d’établir des critères d’accès. En Seine-Saint-Denis, par exemple, on privilégie les enfants dont les deux parents travaillent, ceux qui vivent dans une famille monoparentale dont l’adulte a un travail et, parfois, ceux dont les parents sont en recherche d’emploi. A Lyon, la ville a choisi de donner la priorité aux critères sociaux, c’est-à-dire aux couples au chômage, aux familles monoparentales et aux quotients familiaux les plus bas. Ces catégories passent ainsi devant les foyers dont le père et la mère travaillent. En décidant de restreindre son accès aux cantines, Lyon, comme de nombreuses autres communes de France, s’expose à des recours devant la justice. « Les parents d’élèves évincés qui portent l’affaire devant le tribunal administratif sortent gagnants à tous les coups », reconnaît Christophe Hébert, président de l’Association nationale des directeurs de la restauration municipale. Ces dernières années, au nom du principe d’égalité des usagers devant le service public, les juges ont donné tort à Béziers (Hérault), Versailles (Yvelines) ou Oullins (Rhône). La liste pourrait s’allonger ces prochaines semaines. Pour faire face aux engorgements, les collectivités n’ont d’autres solutions que d’agrandir leurs cantines, en construire de nouvelles. Ou d’opter pour un deuxième service de coquillettes ou de hachis parmentier.
 http://www.leparisien.fr/laparisienne/maman/polemique-des-milliers-d-eleves-prives-de-cantine-11-10-2010-1104323.php

Marseille : les patrons ironisent sur le métier de grutier

«Congés: 8 semaines/an, horaires: 18 H/semaine, rémunération: 4000 euros bruts/mois, emploi garanti à vie» : travailler comme grutier sur le port de Marseille serait un poste de rêve. Voilà le contenu d'une page de publicité très ironique publiée lundi dans le journal Les Echos par le collectif «Touche pas à mon port» qui regroupe le patronat local, des associations et des salariés. Sur fond d'une photo d'île paradisiaque, la page détaille les avantages à être grutier à Marseille. Une façon de fustiger les privilèges de ce métier par rapport aux autres salariés du port de Marseille. Pour ce collectif «Touche pas à mon port» qui sera lancé officiellement ce lundi matin à Marseille par l'Union pour les entreprises des Bouches-du-Rhône (UPE13), les grutiers sont responsables des mouvements de grève contre la réforme des retraites et la réforme portuaire qui paralyse le port plusieurs jours. Il «exige une reprise immédiate et durable des activités pétrole, fret et croisière, et une application urgente de la réforme portuaire». Le collectif a compilé les «preuves» des conditions de travail des grutiers sur leur site Internet (www.collectifport.com). «Stigmatiser une lutte exemplaire» Pour l'union départementale de la CGT des Bouches-du-Rhône, cette publicité n'est que «mensonges». «Le Medef et l'Upe-13 (Union pour les entreprises des Bouches-du-Rhône) cherchent à stigmatiser une lutte exemplaire contre la réforme des retraites et la réforme portuaire, estime Eric Chenais, secrétaire départemental de l'UD-CGT. Les grutiers travaillent en trois huit, six jours sur sept et gagne 2100 euros net par mois». «L'idée était de casser les non-dits, rétorque-t-on à l'union pour les entreprises (UPE13) des Bouches-du-Rhône, qui appartient au collectif «Touche pas à mon port». La grève sur le port de Marseille est le fait de quelques privilégiés qui défendent leurs intérêts propres alors que les 3000 entreprises qui sont liées de près ou de loin à l'activité du port sont pénalisées». «Ce n’est pas de la provocation, renchérit Laurence Parisot, la présidente du Medef, sur France Info. C’est une façon de dire : Attention, le port de Marseille est en danger». Plus de 50 navires bloqués Plusieurs mouvements de grève affectent actuellement le fonctionnement du port de Marseille-Fos. Plus de 50 navires sont actuellement bloqués dans les rades de Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône) et de Marseille du fait d'une grève des terminaux pétroliers à l'appel de la CGT, qui proteste contre la création d'une filiale pour gérer ces terminaux. Un autre mouvement à l'appel de la fédération nationale CGT des ports et docks afin de réclamer une cessation anticipée d'activité au titre de la pénibilité se matérialise par 48 heures de grève par semaine menées le week-end. Ce week-end, seules les croisières ont fonctionné normalement.
http://www.leparisien.fr/marseille-13000/marseille-les-patrons-ironisent-sur-le-metier-de-grutier-11-10-2010-1104961.php

lundi 11 octobre 2010

Les médias s'emparent du scandale halal

«Les dessous du business halal», une enquête diffusée ce lundi soir à 22h40 sur Canal+... Un «halalgate» serait sur le point ­d'exploser. L'expression est signée Fateh Kimouche. Fondateur de l'influent blog al-kanz.org, il offre depuis 2006 des informations sur le marché des consommateurs musulmans. Objet du scandale: plus de la moitié des produits proposés dans le commerce n'auraient de halal que le nom, et ne seraient en rien préparés selon les règles rituelles. C'est ce que montre, avec moult images et témoignages éloquents, «Les dessous du business halal», enquête signée Feurat Alani et Florent Chevolleau, diffusée ce lundi soir à 22h40 sur Canal+. Un marché de plus en plus médiatisé «J'ai rarement trouvé autant d'éléments confondants au cours d'une enquête », explique Florent Chevolleau. « Ce reportage peut faire l'effet d'une bombe, affirme Fateh Kimouche. Aujourd'hui, les journalistes ont compris qu'on avait affaire à un panier de crabes.» Aujourd'hui, mais pourquoi pas avant? «Il y a une vraie crainte à la télé d'aborder ce qui touche à la religion, et aux musulmans en particulier. On a peur que cela stigmatise», avance Jean-Charles Doria. Journaliste de l'agence Tony Comiti, il avait enquêté sur le thème en début d'année, mais son reportage, mettant notamment en cause les produits de KFC, n'avait pas été diffusé. Autre explication, «avant, le marché du halal n'était pas médiatisé, note Florent Chevolleau. La première publicité grand public date de l'an dernier, les campagnes d'affichage de cette année.» Fateh Kimouche confirme. Dans la revue de presse qu'il tient sur son blog, il a d'ailleurs observé une évolution. «Pendant le ramadan 2009, il commence à y avoir beaucoup d'articles sur le halal, mais ils parlent de l'importance du marché, de son dynamisme. En 2010, les journalistes ont cherché d'autres angles, et se sont penchés sur les problèmes de certification.» France 24 y a par exemple consacré une émission cet été. Pour l'instant, les industriels ou associations de certification, responsables des arnaques, refusent de répondre aux journalistes. Peut-être l'enquête de ce lundi soir les incitera-t-elle à parler davantage. http://www.20minutes.fr/article/607343/media-les-medias-emparent-scandale-halal

Salaires dans les ministères : tout le monde ne connaît pas la crise

C'est la crise, le déficit explose. Mais non, soyez rassurés : nous avons maintenant la rigueur budgétaire. Et l'Etat s'est engagé à réduire et rationaliser ses dépenses (donc les nôtres). 
 Mais pas pour tout le monde… René Dosière, député apparenté socialiste et spécialiste de finances publiques, est allé décortiquer les comptes des ministères… et ses découvertes sont pour le moins étonnantes. Baroin paye mieux que Kouchner et Fillon Vous voulez un poste dans un cabinet ministériel, choisissez donc celui de François Baroin. En effet, le ministère du Budget paye en moyenne mieux ses collaborateurs (15.117 € par mois de moyenne pour les trois plus gros salaires) que le cabinet du Premier ministre (14.086 € par mois) ou le ministère de l'Economie (13.948 € par mois tout de même). Pas tous logés à la même enseigne Ainsi, la moyenne des trois plus gros salaires est de 11.221 € par mois pour les anciens combattants… Alors qu'elle n'est "que" de 6.995 € par mois aux Affaires européennes. Pas de grille de salaire Les collaborateurs de ministres ne sont en effet pas soumis à une "grille de salaire". C'est donc, comme le note i>télé "en fonction de leur parcours, et selon la difficulté qu'ont eu leur supérieurs à les débaucher" qu'ils sont rémunérés. (Images : I>Télé) Préconisation de René Dosière: une grille de salaire, et un plafond à ne pas dépasser. Il serait peut-être temps non ?
 http://www.lepost.fr/article/2010/10/10/2257812_salaires-dans-les-ministeres-tout-le-monde-ne-connait-pas-la-crise.html#xtor=AL-235