dimanche 19 septembre 2010

Cinq soldats américains inculpés pour le meurtre de civils afghans

Cinq soldats américains, servant dans la province de Kandahar, dans le sud de l'Afghanistan, ont été inculpés du meurtre de trois civils afghans, rapporte dimanche le Washington Post. Ces civils ont été assassinés de janvier à mai derniers. Les cinq hommes sont également accusés d'avoir mutilé des cadavres.
Les accusés, au nombre desquels un sergent-chef, démentent avoir commis quoi que ce soit de mal, et se renvoient la responsabilité des tirs fatals. Les cinq membres de la section d'infanterie accusés des meurtres avaient, selon les informations du Washington Post, commencé en décembre 2009 à parler de créer un 'escadron de tueurs' et ils ont assassiné leur première victime le 25 janvier, dans le village de La Mohammed Kalay.

Décrits comme d'importants consommateurs de drogue et d'alcool, les soldats n'ont pas fourni d'explication cohérente aux trois meutres. D'après les premiers éléments de l'enquête, ils auraient été motivés par le seul plaisir de tuer.

Sept autres soldats sont accusés d'avoir tenté d'entraver l'enquête sur ces meurtres, et notamment d'avoir passé à tabac un soldat qui avait tenté d'alerter sa hiérarchie, sans suites. Une enquête sur le troisième meurtre n'a finalement été ouverte par la police militaire que par coïncidence : alors qu'elle menait une enquête sur la consommation de haschich dans l'unité, elle a pu entendre le soldat qui avait tenté de sonner l'alerte.

A l'époque, les suspects étaient chargés d'assurer la sécurité d'une rencontre entre des officiers américains et des anciens de tribus afghanes. Le Pentagone, accusé de ne pas avoir réagi assez vite alors que plusieurs indices indiquaient que les soldats avaient commis des crimes, n'a pas commenté les informations du Washington Post.
http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2010/09/19/cinq-soldats-americains-inculpes-pour-le-meurtre-de-civils-afghans_1413223_3222.html#xtor=AL-32280184

Du rififi à la mairie de Paris : la gestion Delanoë prise pour cible

"Irrégularités dans les créations d'emploi et les recrutements", coût salarial jugé bien trop élevé des 20 directeurs généraux les mieux rémunérés : la gestion des ressources humaines de la ville de Paris est dans le collimateur de la Chambre régionale des comptes. Dévoilé jeudi, ce rapport porte sur la période qui court de 2002 à 2010. Il a aussitôt dégénéré en controverse politique : Valérie Pécresse, présidente du groupe UMP au conseil régional d'Ile-de-France a estimé que ces "irrégularités constatées" étaient, "par les montants en jeu, un affront pour les Franciliens qui peinent à joindre les deux bouts, plus particulièrement en période de crise". Selon elle "ce rapport pointe les dérives d'une mauvaise gestion et rappelle la nécessité d'une plus grande transparence de l'utilisation de l'argent public". Elle a invité "l'exécutif régional (de gauche) à lever le voile de l'opacité et à se soumettre dans les meilleurs délais au contrôle de la Chambre régionale des comptes".

Jean-Didier Berthault, porte-parole du groupe UMP au conseil de Paris, a estimé pour sa part auprès que ce rapport "ne fait que confirmer les multiples interrogations que nous avons depuis le début de la mandature sur l'inflation des emplois au cabinet du maire et dans les cabinets de ses adjoints". Le porte-parole, exigeant "une totale transparence", a demandé à "auditionner une seconde fois Maïté Errecart, adjointe du maire de Paris en charge des ressources humaines, pour la mission d'information sur les personnels de la ville que l'UMP conduit actuellement au conseil de Paris".

Ce que pointe la Chambre régionale des comptes

Dans le détail, selon ce rapport d'observations définitives transmis récemment aux conseillers de Paris, "177 emplois de chargés de mission sont déclarés pourvus, alors que leur création n'a pas été autorisée par le conseil de Paris". Pour les collaborateurs de cabinet, "les 132 postes pourvus dépassent le nombre des emplois régulièrement autorisés (...), soit 129". La Chambre régionale des comptes rappelle que "lorsque le maire recrute pour son cabinet, les fonctionnaires doivent être affectés sur des postes de collaborateurs de cabinet. Or l'examen de la gestion des emplois de direction a mis en évidence que ce sont des emplois permanents et non des postes de collaborateurs de cabinet qui ont servi de support au recrutement de cadres au cabinet du maire". Ainsi, "le directeur de cabinet a été recruté sur un emploi de secrétaire général adjoint de la commune", ce qui lui a permis de toucher une haute rémunération, dont une "prime départementale" de 30.000 euros.

Le rapport souligne en outre qu'il "n'existe pas de direction générale, mais seulement des directions". Par conséquent, "il ne devrait donc pas y avoir d'emploi de directeur général, mais seulement des emplois de directeurs". La Chambre régionale des comptes chiffre à 1,8 million d'euros le coût de cette anomalie. Elle constate que des fonctionnaires, nommés délégué ou délégué général, ont été détachés sur des emplois de directeur ou directeur général alors qu'ils n'en "remplissent aucunement les fonctions". Trois d'entre eux sont "rémunérés en dépassement de l'autorisation donnée par le conseil de Paris".

L'équipe Delanoë contre-attaque

Le rapport dénombre 10 directeurs adjoints au 31 décembre 2008, "recrutés sans emplois budgétaires correspondants", "avec dans certains cas des compléments indemnitaires". Il relève que malgré la disparition de la questure du conseil de Paris et de ses particularismes, les emplois de secrétaire général et de secrétaire général adjoint des services du conseil de Paris "ont été maintenus", alors que ce "sont des services administratifs comme les autres". La chambre dénonce la "dénaturation de la prime départementale", qui coûte aujourd'hui près de 13 millions d'euros, contre 5 millions en 2002, à cause de l'extension du nombre de bénéficiaires mais aussi des hausses accordées à l'encadrement supérieur. La prime du secrétaire général de la commune est ainsi, actuellement, de 40.000 euros.

La mairie de Paris, pour sa part, se justifie. Elle avait déjà répondu aux critiques de la Chambre régionale des comptes, Bertrand Delanoë assurant "qu'en aucun cas des emplois permanents de la collectivité n'ont été détournés au profit du cabinet" et soulignant que "depuis 2001, le directeur de cabinet ne bénéficie plus d'avantages en nature" (logement, véhicule) et que son "détachement sur un emploi de secrétaire général adjoint ne contrevient à aucune règle". Réagissant en outre aux propos de Valérie Pécresse, l'entourage du maire a "dénoncé l'exploitation fallacieuse et même caricaturale" faite d'un rapport "qui souligne au contraire qu'à Paris la part des personnels dans les dépenses de gestion est de 10 points inférieure à la moyenne des autres collectivités". Et d'ajouter cette pique : "Puisque Mme Pécresse semble lancer un appel à la transparence, ce que nous avons fait nous dès 2001 en rompant avec les pratiques qui prévalaient quand ses amis dirigeaient cette ville, qu'elle veille à ce que ce principe s'applique d'abord aux cadres dirigeants de l'Etat, notamment aux directeurs de cabinet des ministres, puisqu'on a là un domaine où l'opacité est totale
http://lci.tf1.fr/politique/2010-09/du-rififi-a-la-mairie-de-paris-la-gestion-delanoe-prise-pour-cible-6071432.html

samedi 18 septembre 2010

Montpellier : un défilé de models crée la polémique

Alors que Georges Frêche, président de l'agglomération de Montpellier, dévoile les bronzes des cinq grands hommes du XXe siècle (De Gaulle, Jaurès, Churchill, Roosevelt, Lénine), la mairie de sa rivale socialiste Hélène Mandroux est prise dans le tourbillon d'une extravagante polémique autour d'un reportage photo réalisé le 6 août dernier dans les salons et sur la terrasse de la Maison des relations internationales de la ville avec l'assentiment de Charles Khoury, le chef de cabinet. Lire la suite l'article
Lors de cette séance photo, des mannequins de Tendrissima Lingerie avaient posé en sous-vêtements et en maillots de bain dans l'enceinte municipale. Les photos de ces jeunes filles en petite tenue avaient été exposées sur les sites Facebook du proche collaborateur de la maire et de son frère Michel Khoury, responsable de MCK Event, société de communication et d'événementiel.

«C'est une cabale»

Après avoir ouvert une enquête administrative mercredi, qui décrit une «situation regrettable», Hélène Mandroux a demandé le lendemain et obtenu sur le champ la démission de Charles Khoury. Celui-ci dément catégoriquement que la société de son frère, dont il détient 49 %, ait eu un lien commercial avec cette opération, comme le soutient le journal L'Agglorieuse à l'origine de cette tonitruante révélation. «Tout cela a été orchestré. Je me suis fait avoir. C'est une cabale montée contre moi pour atteindre le maire Hélène Mandroux dont j'étais le plus proche collaborateur» estime Charles Khoury, qui décrit un monde politique calculateur et sans pitié.
http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2010/09/17/01016-20100917ARTFIG00610-montpellier-un-defile-de-models-cree-la-polemique.php

La Ville de Paris épinglée sur ses dépenses de personnel

Voilà un rapport qui va ébranler l’Hôtel de Ville. La chambre régionale des comptes (CRC) a enquêté sur la gestion des ressources humaines de la mairie de Paris. Le document de 62 pages est particulièrement critique. Il est fait état « d’irrégularités ».

Les magistrats pointent notamment des primes versées dans des conditions « critiquables ».
Ces 62 pages, que tous les élus n’ont pas encore entre les mains, devraient être présentées au prochain Conseil de Paris. La droite ne va sans doute pas manquer d’attaquer le maire de Paris et d’exiger de sa part plus de transparence.

Le cabinet du maire dans la ligne de mire
Depuis une délibération votée en 2001 pour limiter le nombre de collaborateurs du maire de Paris, les proches conseillers de Bertrand Delanoë sont limités à quarante. « Rien ne nous y obligeait », insiste-t-on dans l’entourage du maire.

La chambre régionale des comptes, elle, ne pointe pas l’effectif mais plutôt les rémunérations de ces personnes. Plutôt que d’être embauchés en tant que « collaborateurs » classiques, certains cadres ont été recrutés sur des emplois permanents de la fonction publique. La CRC reproche ainsi à ces conseillers de toucher des rémunérations plus élevées que ne l’aurait permis un simple poste de collaborateur.

L’explosion du nombre de chargés de mission
Ces personnes sont embauchées pour mener des études ponctuelles. Ils viennent s’ajouter aux effectifs de l’administration parisienne pour des missions spécifiques.

Le rapport souligne que « 177 emplois de chargés de mission sont déclarés pourvus, alors que leur création n’a pas été autorisée par le Conseil de Paris ».

Une envolée des hauts salaires?
Selon la CRC, de hauts salaires sont attribués de façon abusive. « Il n’existe pas de direction générale, mais seulement des directions (…). Il ne devrait donc pas y avoir d’emploi de directeur général mais seulement des emplois de directeurs », note ainsi un magistrat.



La chambre régionale des comptes chiffre à 1, 8 M€ le coût de cette anomalie. De même, des délégués ou délégués généraux sont détachés sur des emplois de directeur (aux rémunérations plus élevées) « alors qu’ils n’en remplissent aucunement les fonctions ».

« Les conclusions de ce rapport sont extrêmement troublantes » note David Alphand, élu UMP du XVIe. Depuis plusieurs mois, nous dénonçons l’explosion des dépenses de personnel à la mairie de Paris. Ce rapport semble abonder dans notre sens », note ce conseiller de Paris.
http://www.leparisien.fr/paris-75/la-ville-de-paris-epinglee-sur-ses-depenses-de-personnel-17-09-2010-1071240.php

vendredi 17 septembre 2010

Menace contre le pape: 5 arrestations

Cinq personnes ont été arrêtées aujourd'hui pour "suspicion de commission, préparation et instigation d'actes de terrorisme" en liaison avec la visite d'Etat qu'effectue actuellement le pape Benoît XVI au Royaume-Uni, a indiqué la police.

La police a précisé que les cinq hommes étaient âgés de 26 à 50 ans. Ils ont été interpellés à 5h45 dans le centre économique de Londres et emmenés au commissariat où "ils seront interrogés par des inspecteurs", a précisé Scotland Yard. Une perquisition a été menée dans les locaux d'une société, d'autres dans des habitations du nord et de l'est de la ville.

La police n'a pas voulu démentir ou confirmer les informations des médias selon lesquelles ces arrestations sont en lien avec la visite de quatre jours du souverain pontif. "A la suite des arrestations, nous avons réexaminé les procédures mises en place pour la visite papale et nous sommes satisfaits de constater que nos procédures restent adaptées", a déclaré la police dans un communiqué. "L'itinéraire n'a pas été modifié. Il n'y a pas de changement dans le niveau de sécurité au Royaume-Uni".
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/09/17/97001-20100917FILWWW00423-menace-contre-le-pape-5-arrestations.php

La propriétaire veut récupérer son bien squatté place des Vosges

Condamnés à payer 25 000 euros par mois, les occupants de l'hôtel particulier ont fait appel. L'audience se tient aujourd'hui.

Les banderoles n'ont pas été décrochées de la façade de brique rouge du 1 bis place des Vosges, à Paris. Un an après leur installation médiatisée, les étudiants du collectif Jeudi noir occupent toujours ce superbe hôtel particulier de 2 300 m², lieu de naissance de la marquise de Sévigné. En pleine crise du logement à Paris, l'hôtel, inhabité depuis quarante ans, est un beau symbole pour le collectif.

Le 25 janvier dernier, le tribunal d'instance du Ve arrondissement a ordonné l'évacuation du bâtiment historique, condamnant les militants à verser une indemnité de 25.000 euros par mois d'occupation. Depuis, leurs comptes en banque ont été saisis et les étudiants ont fait appel. L'audience se tiendra ce jeudi devant la cour d'appel de Paris.

«Tout cela doit maintenant prendre fin, demande Emmanuel Davout, neveu de la propriétaire. Ma tante, 88 ans, a été extrêmement perturbée par le squat de son hôtel particulier. C'est un lieu qu'elle aime énormément, qu'elle a passé sa vie à restaurer. Qu'on lui reconnaisse au moins cela !» Fille d'Emmanuel Derode, le fondateur de la Banque française pour le commerce extérieur, Béatrice Cottin a acheté l'hôtel de la place des Vosges sur un coup de foudre, en 1963. Le bâtiment est alors occupé et en ruine. «Depuis ce jour, son obsession sera de le restaurer à l'identique, en respectant au mieux son authenticité, raconte Emmanuel Davout. Ma tante n'a jamais agi avec un esprit immobilier, alors qu'elle aurait pu chercher à gagner le plus d'argent possible. Elle voulait simplement y vivre, en louer une partie et installer une Fondation pour les langues orientales.»


Un chantier qui n'en finit pas

Personnalité atypique, plutôt bohème et peu pragmatique, la propriétaire met beaucoup d'énergie dans la réfection de son hôtel particulier. Elle supprime toutes les modifications apportées depuis le XVIIe siècle. «Il lui a fallu trouver l'argent et les autorisations nécessaires. Elle ne voulait pas louer avant d'avoir fini les travaux» , souligne Me François Ameli, son avocat.

De fait, le chantier n'en finit pas. Après avoir investi plusieurs millions d'euros, Béatrice Cottin se trouve finalement en manque de liquidités. L'hôtel particulier, qui compte quinze appartements - du studio au six pièces - quasiment refaits à neuf, est toujours vide. Il sera squatté une première fois dans les années 1990.

«Quelle que soit la sincérité de la propriétaire, il n'est pas normal que ces appartements soient vides dans une ville où les étudiants n'arrivent plus à se loger, plaide Margaux, une militante âgée de 24 ans, diplômée en géographie et sans logement. Les appartements vacants contribuent à la flambée des prix» . Le collectif Jeudi noir assure qu'il quittera les lieux dès que le chantier aura repris. En échange d'un abandon des poursuites judiciaires, les trente occupants proposent de payer 3300 euros par mois à la propriétaire qui, désormais placée sous tutelle, vit dans une maison de retraite. «Son vœu le plus cher est aujourd'hui de finir les travaux» , assure Emmanuel Davout, précisant que la vente imminente d'un autre immeuble permettra de les financer.
http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2010/09/15/01016-20100915ARTFIG00715-la-proprietaire-veut-recuperer-son-bien-squatte-place-des-vosges.php

jeudi 16 septembre 2010

PÉDOPHILIE - Benoît XVI : "L'Église n'a pas été assez vigilante"

L'Église "n'a pas été assez vigilante" dans les scandales pédophiles impliquant des prêtres, a admis jeudi le pape Benoît XVI dans l'avion le conduisant à Edimbourg (Écosse), et il s'est dit "sous le choc" après les révélations sur les abus sexuels. "L'autorité de l'Église n'a pas été assez vigilante", a déclaré le souverain pontife à un groupe de journalistes l'accompagnant dans l'avion qui le menait en Écosse, première étape d'une visite d'État de quatre jours en Grande-Bretagne.

L'Église n'a "pas été suffisamment rapide et ferme pour prendre les mesures nécessaires", a-t-il ajouté. "Ces révélations ont été pour moi un choc et une grande tristesse", a dit Benoît XVI. Ces propos du pape sont d'autant plus forts qu'il évoque la responsabilité de "l'autorité de l'Église", à savoir la hiérarchie catholique, dans laquelle il s'inclut de même que les évêques. La publication en novembre 2009 en Irlande d'un rapport révélant des centaines d'abus sur des enfants par des prêtres couverts par la hiérarchie a entraîné la plus grave crise de l'Église ces dernières années. Le scandale s'est depuis étendu à d'autres pays, l'Allemagne et tout récemment la Belgique, où des centaines d'autres cas ont été révélés.

"Ces révélations ont été pour moi un choc et une grande tristesse", a déclaré le pape, qui s'exprimait en italien, ajoutant qu'il était "difficile" de comprendre comment cela a été "possible". "Nous sommes dans un moment de pénitence, d'unité et de sincérité", a-t-il affirmé. Le pape a été accueilli à l'aéroport d'Edimbourg à 11 h 20 (heure de Paris) au son des cornemuses par le prince Philip, duc d'Edimbourg et époux de la reine Elizabeth II qui devait le recevoir en audience en fin de matinée en son palais de Holyroodhouse. Dans un télégramme au président italien Giorgio Napolitano divulgué par le Vatican, Benoît XVI avait déclaré se rendre en Grande-Bretagne pour notamment y rencontrer les habitants de ce "noble pays".
http://www.lepoint.fr/monde/pedophilie-benoit-xvi-l-eglise-n-a-pas-ete-assez-vigilante-16-09-2010-1237049_24.php

Classement Fifa : la France chute à la 27ème place

L'équipe de France continue de chuter au classement Fifa. 21ème à l'issue du catastrophique Mondial sud-africain, les Bleus, et ce malgré leur brillante victoire en Bosnie, continue leur dégringolade. Le nouveau classement publié mercredi 15 septembre par la Fifa est sans appel, la sélection de Laurent Blanc est aujourd'hui 27ème.

La défaite concédée face à la Biélorussie (0-1) au stade de France a évidemment pesée lourd. L'Espagne, pourtant lourdement défaite en Argentine (4-1) conserve sa première place depuis sa victoire face aux pays-bas en Coupe du monde. Les Pays-Bas et l'Allemagne complètent le podium.

Le prochain classement est attendu pour le 20 octobre. Entre-temps, la France aura affronté la Roumanie à Paris (9 octobre) et le Luxembourg à Metz (le 12 octobre). Deux succès et les Bleus pourraient entamer une nouvelle marche en avant.
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/sport/20100915.OBS9868/classement-fifa-la-france-chute-a-la-27eme-place.html

mercredi 15 septembre 2010

Angleterre: une pub avec une nonne enceinte interdite

Cette publicité pour les glaces de la marque Italienne Antonio Federeci montrait, dans une église, une nonne enceinte, une crème glacée et une cuillère à la main, avec les mentions « immaculée conception » et « la glace est notre religion ».

Cette pub qui est parue dans les magasines The Lady et Gracia, a été interdite par l’autorité de régulation de la publicité, précise Le Figaro.

Motif de la censure ?

L'autorité de régulation estimant que cette publicité portait atteinte aux valeurs des Catholiques.

Une dizaine de lecteurs des magazines s'étaient plaints de cette pub qui, selon eux, porte atteinte aux sentiments religieux des chrétiens.

Réponse du fabricant de glace :

Il persiste et signe.

Une porte-parole de la société a indiqué qu’une autre publicité serait publiée, sur le même thème, samedi.

Une publicité qui devrait s’afficher, samedi, le long du parcours du pape Benoît XVI en visite à Londres.

Le Figaro rappelle que ce fabricant italien de glaces est coutumier des pubs provocatrices mettant en scène la religion.
http://www.lepost.fr/article/2010/09/15/2222295_angleterre-une-pub-avec-une-nonne-enceinte-interdite.html#xtor=AL-235

Burqa : les intégristes prêts à défier la loi

Le texte interdisant de dissimuler son visage dans l'espace public doit être définitivement adopté ce mardi.

La loi interdisant de dissimuler son visage dans l'espace public pourrait être adoptée ce mardi, si les sénateurs approuvent le texte déjà voté à l'Assemblée, sans le modifier. Toute personne contraignant une femme à se dissimuler sous un voile intégral sera immédiatement passible d'un an de prison et de 30.000 euros d'amendes. En revanche, les femmes portant le niqab ne seront verbalisées qu'au printemps. Car la loi prévoit six mois de médiation.

Sans préciser qui doit porter la bonne parole aux intéressées. Le Conseil français du culte musulman a déjà mobilisé ses imams pour qu'ils «engagent le dialogue théologique avec ces femmes pour les convaincre que ce voile n'est pas le vêtement préconisé», explique son président, Mohammed Moussaoui. Avec un succès mitigé. Les salafistes, ce courant radical qui prône le niqab, jugent les musulmans traditionnels «ignorants» voire mécréants.

Quant aux policiers qui devront informer d'abord, puis appliquer une amende de 150 euros ou préconiser un «stage de citoyenneté», beaucoup avouent en aparté «n'avoir reçu aucune consigne et ne pas savoir comment s'y prendre». Avec la crainte d'embraser des quartiers déjà sous tension.

Car les salafistes n'entendent pas déserter la voie publique. Au contraire. Certains sont prêts à contester la loi. «Les provocations se multiplient, affirme Michèle Vianès, qui dirige l'ONG Regards de femmes, avant on voyait des burqas surtout dans les périphéries. Maintenant, j'en croise dans le centre de Lyon.» Leurs silhouettes sombres semblent également plus nombreuses dans la capitale. Mais la dernière estimation remonte au printemps dernier. Quelque 2000 femmes portaient alors le voile intégral en France selon les policiers. «Je pense qu'il y a en plus aujourd'hui», avance le député PCF André Gerin. L'ancien maire de Vénissieux est convaincu «que le combat contre l'intégrisme ne fait que commencer». «J'en croise de plus en plus», confirme Françoise Kayser, de l'association Femmes contre les intégrismes. «Elles sont en tout cas plus visibles», reconnaît une fonctionnaire du conseil général des Hauts-de-Seine, qui œuvre dans les quartiers de Nanterre où des salafistes sont implantés de longue date.

«Je rencontre ces femmes dans mon cabinet, raconte le docteur Emmanuelle Piet, installée depuis quarante ans en Seine-Saint-Denis. Beaucoup n'osent pas penser leur situation. La loi va en aider. Sinon, il faut attendre des années, pour que certaines abandonnent le voile intégral et finissent par lâcher: c'était mon mari.» Au-delà du niqab, qui reste une pratique minoritaire, ce médecin comme les responsables d'associations féministes s'inquiètent d'une «pression intégriste croissante». Certains citent des remarques adressées aux mangeurs durant le ramadan et la nouvelle doxa qui fait du voile une obligation. «La burqa n'est qu'une partie du problème. Les hommes politiques ne doivent pas s'en tenir là», lance Michèle Vianès, de Regard de femmes. L'interdiction du voile intégral a pourtant provoqué des mois de débats houleux. Pour mettre un terme aux incertitudes juridiques, le président de l'Assemblée nationale, Bernard Accoyer, a fait savoir qu'il saisirait le Conseil constitutionnel. On connaîtra l'avis des Sages mi-octobre.
http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2010/09/13/01016-20100913ARTFIG00662-burqa-les-integristes-prets-a-defier-la-loi.php

mardi 14 septembre 2010

Fillon trouve que le cabinet de MAM fuit un peu trop

Toujours une pluie de critiques, de la gauche à l’extrême droite, contre le «cafouillage», voire l'«effondrement moral» de l’exécutif, ce mardi, au lendemain des accusations d’espionnages lancées par le Monde contre l’Elysée. Et, en prime, le recadrage fracassant, par François Fillon, de Michèle Alliot-Marie.

Le Premier ministre s'est en effet payé sa garde des Sceaux - souvent citée parmi les premiers ministrables - ce matin, lors de la réunion à huis clos des députés UMP. Il y a déploré «les fuites répétées émanant du cabinet de la garde des Sceaux», qui sont «contraires à la législation». Rappelons qu'en l'occurrence, la fuite de trop est attribuée à David Sénat, magistrat, conseiller pénal de MAM et tout récemment mis sur la touche.

«La République ne peut pas accepter» que soit «violé le secret de l'enquête, a appuyé Fillon selon des participants. Que les journalistes recherchent, c'est normal. On ne peut pas laisser un magistrat violer le secret de l'enquête. Quelle République accepterait cela?»

«C’est sans aucune preuve
La petite phrase lancée sur le cabinet de MAM a surpris salle Colbert. «C'était très dur, très violent cette charge contre MAM», commente un élu UMP. «Quand on connaît un peu François, on sait qu'il ne dit jamais rien au hasard. Cette phrase n'en prend que plus de poids», ajoute un autre.

D’autant que la majorité, pendant ce temps, est priée d’ograniser la contre-attaque. Démenti formel du côte de l’UMP: «Tout ce qui a été dit, écrit par le journal Le Monde, c’est sans aucune preuve», récuse le secrétaire général, Xavier Bertrand, rappelant que «l’Elysée a démenti, il n’y a pas eu intervention de l’Elysée».

Le président de l’Assemblée nationale Bernard Accoyer (UMP), adopte la même stratégie, arguant que les accusations de violation du secret des sources sont «avancées sans la moindre preuve». Et quand bien même... Accoyer trouve «bien normal qu’un ministère, un gouvernement, les pouvoirs publics veillent au fonctionnement normal des institutions» en diligentant des enquêtes pour s’assurer du «respect des règles», notamment «le devoir de réserve» des fonctionnaires.

«On s’asseoit sur l’Etat de droit»
A gauche, en revanche, où l’on avait déjà réagi vivement après la sortie du Monde, on continue à enfoncer le clou. La première secrétaire, Martine Aubry, pointe «une atteinte supplémentaire au bon fonctionnement de l’Etat de droit» si les faits étaient avérés: «On change de République. On s’asseoit sur l’Etat de droit, on s’asseoit sur la loi, et donc il faut que toute la lumière soit faite», demandait-elle, en sortant de la réunion hebdomadaire du groupe PS à l’Assemblée. «Ca ne tourne plus rond au sommet de l’Etat», déplore son prédécesseur à la tête du parti, François Hollande, appelant à l’ouverture d’une information judiciaire pour clarifier l’affaire.

«Jamais nous n’avons eu un tel spectacle de dévoiement» de la politique, a renchéri Ségolène Royal. Le patron des députés socialistes, Jean-Marc Ayrault, parle, lui, d’une «affaire d’Etat» et somme l’exécutif de «s’expliquer».

A droite, l’ancien Premier ministre, Dominique de Villepin, rival de Nicolas Sarkozy, évoque, sur Europe 1, un «cafouillage et une pagaille». «Trois principes sont bafoués», a-t-il dit, citant «l’impartialité de l’Etat», le «secret de l’instruction» et le «secret des sources».
http://www.liberation.fr/politiques/01012290096-fillon-trouve-que-le-cabinet-de-mam-fuit-un-peu-trop

Teddy Riner : "Je suis en colère, je me suis fait voler !"

Le quadruple champion du monde français, Teddy Riner, battu en finale des toutes catégories des Mondiaux 2010 de judo sur décision des arbitres par le Japonais Daiki Kamikawa, a crié sa colère après le combat, estimant qu'il s'était "fait voler", lundi à Tokyo. "Je suis en colère, je me suis fait voler ! Je ne pensais pas que ça m'arriverait au Japon. Je fais tout le combat et c'est lui qui gagne", a lancé, très énervé, Riner. "Ce qu'il faut retenir c'est le match. Qui avait la garde, qui a attaqué le plus, qui a mis le plus en danger. C'est pas lui. Il devait prendre des pénalités ! Le match, je devais le gagner depuis longtemps !", a poursuivi le Français.

Riner a attaqué à plusieurs reprises lors des 5 premières minutes réglementaires et le Japonais a contré, sans attaquer, ce qui aurait pu le rendre passible de pénalités qu'il n'a pas reçues. À la fin des 5 minutes, le score était toujours nul et les deux judokas sont allés en prolongations de 3 minutes, à la fin desquelles Kamikawa a fait tomber Riner, mais sans marquer au score. Le vainqueur a été désigné à l'issue de ces 3 minutes sur décision des trois arbitres. Deux d'entre eux ont estimé que le Japonais était victorieux.

Un peu plus tard, alors qu'il assistait à une réception à l'ambassade de France à Tokyo, Riner s'est dit "amer". "Je suis déçu. Je préfère perdre sur ippon que de cette manière, que ce soit aussi litigieux. Ça reste vraiment très amer", a-t-il déclaré. "Je suis fier de moi, bien sûr. Je me suis battu toute la journée. J'ai fait du beau judo. J'ai essayé d'aller au bout et perdre de cette manière...", a-t-il souligné, très marqué. Riner a échoué à devenir le premier judoka de l'histoire à détenir cinq couronnes mondiales. Il était tenant du titre en toutes catégories et est triple champion du monde en titre en +100 kg.
http://www.lepoint.fr/societe/teddy-riner-je-suis-en-colere-je-me-suis-fait-voler-13-09-2010-1235732_23.php

lundi 13 septembre 2010

RDC : les soldats de l'Onu indifférents au sort des femmes ?

À quoi servent les soldats de la Monusco (Mission de l'Onu pour la stabilisation en République démocratique du Congo) ? C'est ce que se demandent les femmes de Kivu, région plongée depuis plus d'une décennie dans des combats entre des factions qui exécutent et terrorisent les civils. Entre le 30 juillet et le 3 août dernier, plus de 200 femmes et jeunes garçons ont été violés dans le district de Walikale, au Nord-Kivu. Des atrocités perpétrées à moins de 30 kilomètres d'une base de l'Onu, sans que les " soldats de la paix " ne s'interposent pour faire cesser les crimes. Non seulement, la Monusco n'est pas intervenue pendant les trois longs jours qu'a duré le calvaire, mais elle n'a pas immédiatement révélé le drame. Ce sont des ONG locales et internationales sur place qui s'en sont chargées. Depuis des années, ces dernières dénoncent régulièrement l'immobilisme des troupes internationales de maintien de la paix face aux massacres et viols collectifs. Une véritable non-assistance à personne en danger, dans ce conflit africain qui a déjà fait des millions de victimes et dans lequel, chaque mois, des centaines de femmes et d'adolescents sont violés en toute impunité
http://www.elle.fr/elle/Societe/News/RDC-les-soldats-de-l-Onu-indifferents-au-sort-des-femmes/(gid)/1339009

Murakami, l’expo qui fait tousser Versailles

Un conseil : oubliez les polémiques, lâchez prise et foncez sur le toboggan des vingt-deux œuvres ludiques et colorées de Takashi Murakami, qui bousculent les habitudes du château de Versailles. Deux ans après le homard géant de l’Américain Jeff Koons, le parfum de scandale renaît avec les monstres séduisants et les lutins inquiétants sortis d’un manga de la star japonaise de l’art contemporain.
Une pétition qui a réuni plus de quatre mille signatures s’oppose à l’exposition et une manifestation est annoncée mardi, jour de son ouverture officielle.

Observons la supposée « scène du crime »… de lèse-majesté. Les indices? Des fleurs. Une pin-up un peu provocante. Kiki et Kaikai, sphinx farceurs qui encadrent le buste de Louis XIV dans la salle de Vénus. Les enfants risquent d’adorer ces garnements sculptés et acidulés, culottés et féroces, qui semblent braver l’interdit, comme un jeu de piste d’une salle à l’autre du château. Même les puristes devront reconnaître la sophistication extrême des centaines de nuances de couleurs de « Flower Matango », sculpture monumentale de fleurs-soleils-personnages installée dans la galerie des Glaces.

Les fans du cinéaste d’animation Miyazaki, l’auteur de « Mon voisin Totoro » et d’un « Château dans le ciel », retrouveront dans ce château bien réel et ses invités-intrus la même fantasmagorie, la même magie. Murakami se représente lui-même comme une sorte de Totoro, ou en empereur ridicule, avec une toute petite couronne sur une très grosse tête. Salle du Sacre, face à celui de Napoléon par David, peinture officielle reproduite dans tous les manuels scolaires, l’offense malicieuse de ces « Nouveaux Vêtements de l’empereur » — titre de la sculpture — agacera ou réjouira.

« Il existe une profonde connivence entre Murakami et l’esprit de Versailles, qui n’est ni Port-Royal ni Saint-Cyr. Ce n’est pas un carmel ni une abbaye. On voudrait imposer une pudibonderie qui n’a jamais eu cours. Versailles a été voulu pour la fête, le bonheur, la profusion », défend Jean-Jacques Aillagon, président du château.

Les visiteurs venus au château ces derniers jours sont plus divisés lorsqu’ils découvrent les œuvres, déjà installées, de l’artiste japonais. « Je n’ai rien contre l’artiste, mais je me demande : «Qu’est ce que ça fait là ? », clame Alain, 89 ans. Ca ne met pas en valeur ce que l’on vient voir ici ». Même son de cloche chez Emilie, 21 ans: « Je verrais plutôt ça dans un musée d’art moderne. Je ne suis pas venue au château voir ça», glisse la jeune femme qui avoue toutefois «ne pas être choquée du tout». Yoshi, Japonais venu de Tokyo, n’apprécie pas non plus les sculptures de son compatriote : «Tous ces objets gâchent les lieux. » Hervé, 49 ans, s’avoue séduit par « Miss Ko2 », fantasme sexy sorti d’un manga. «C’est un peu surprenant dans ce décor, mais j’aime bien», sourit le visiteur. Et Carole, 35 ans, est interpellée par l’immense bouddha ovale qui trône entre les deux petites pièces d’eau du jardin, « joli mais un peu étrange ». Les autres ont trois mois pour se faire leur opinion. Seule certitude : avant même son ouverture officielle, l’exposition Murakami à Versailles s’impose déjà comme un phénomène médiatique. Au-delà des amateurs d’art moderne, l’effet de curiosité est garanti.
Du 14 septembre au 12 décembre. Toutes les œuvres de Murakami (à l’exception d’une salle spéciale qui ouvrira mardi) sont déjà visibles ce week-end, sur le parcours de la visite des grands appartements et de la galerie des glaces.
http://www.leparisien.fr/loisirs-et-spectacles/murakami-l-expo-qui-fait-tousser-versailles-12-09-2010-1064575.php

dimanche 12 septembre 2010

PÉDOPHILIE - "L'Église belge a rencontré son affaire Dutroux"

L'Église catholique belge est dans la tourmente. L'une de ses figures, l'évêque de Bruges, a dû démissionner pour avoir violé son neveu pendant treize ans, tandis que son supérieur hiérarchique a refusé d'exiger sa démission. Cette affaire est loin d'être un cas isolé. Un rapport publié vendredi 10 septembre met en lumière des centaines d'actes de pédophilie commis par des ecclésiastiques.


Ce document accablant de la Commission pour le traitement des plaintes pour abus sexuels dans une relation pastorale, mise en place au premier semestre 2010 par l'Église, publie 124 témoignages d'anciennes victimes de viols et autres actes pédophiles graves. Les deux tiers proviennent d'hommes, le reste de femmes. L'âge moyen des victimes est de douze ans. Pour certains, les faits ont été subis dès l'âge de 5 ans, voire 2 ans. Aujourd'hui, la plupart ont entre 50 et 60 ans. Tous relatent leur douleur et leur désarroi. "L'Église a rencontré son affaire Dutroux, affirme le pédopsychiatre Peter Adriaenssens, responsable du rapport. Ces gens sont des survivants, qui sont toujours en souffrance." Certains n'ont pas supporté : la Commission évoque 13 cas de suicide "en relation avec l'abus sexuel d'un prêtre." La plupart des cas présentés dans le rapport font l'objet d'une prescription. Et un agresseur sur deux serait aujourd'hui décédé.


La presse accusée "d'assassinat moral"

Sans attendre, l'évêque de Tournai, chargé de la question de la pédophilie au sein de l'Église belge, a réagi : "C'est extrêmement grave. On se rend compte qu'on était tout à fait mal informé et que l'on ne savait pas la gravité des choses, ainsi que le fait que ces victimes étaient blessées à vie", affirme Guy Harpigny. Cette réactivité tranche avec l'attitude du cardinal Danneels. Des enregistrements publiés sur deux pages dans le journal flamand De Standaard montrent que l'ancien primat de l'Église belge a voulu étouffer une grave affaire de pédophilie. Le bourreau s'appelle Roger Vangheluwe, évêque de Bruges à l'époque de l'enregistrement, réalisé à l'insu de tous par sa victime, son neveu, régulièrement violé par le prélat quand il avait de 5 à 18 ans. En avril 2010 - un quart de siècle plus tard -, la victime réclame auprès du cardinal Danneels une forme de réparation, même minime : la démission de son violeur.


Réponse du chef de l'Église : "Il vaut mieux attendre l'année prochaine, quand il sera naturellement amené à se retirer." La victime insiste. C'est un minimum. Réponse de Danneels : "C'est humiliant. Les gens finiront par savoir. Il sera dans de sales draps." Plus encore, le cardinal propose à la victime : "Vous pourriez aussi demander pardon, et vous repentir...". Dans une première réaction, le cardinal accuse la presse "d'assassinat moral". Quelques jours plus tard, il se livre à un timide mea culpa : "J'ai manqué de respect et de compassion. J'aurais dû demander sa démission." Monseigneur Vangheluwe pourrait faire l'objet d'un procès canonique
http://www.lepoint.fr/monde/pedophilie-l-eglise-belge-a-rencontre-son-affaire-dutroux-10-09-2010-1234937_24.php