Des incidents ont éclaté mercredi autour et dans le stade Charléty, à Paris, où était retransmis en direct le Mondial de football, après la défaite de l'Algérie face aux Etats-Unis (0-1), selon des sources policières. Le responsable d'un garage, situé près du stade, contacté par 20minutes.fr, raconte: «c'était l'apocalypse: plusieurs milliers de personnes défilaient devant mon centre, la police chargeait. J'ai fait rentrer des femmes et des enfants».
«Une vingtaine de jeunes m'ont volé des pneus, ils ont cassé des vitres, au moins quatre voitures ont brûlé dans la rue», poursuit le commerçant. «La voiture d'un de mes clients n'est plus utilisable: ils l'ont retournée», raconte-t-il, sous le choc.
Des voitures ont été renversées et des vitrines brisées près du stade, confirment les sources policières qui ont évoqué d'autres incidents provoqués par des supporteurs algériens près de la Cité universitaire, située à proximité.
«Climat tendu»
De nombreuses forces de police étaient sur place peu avant 19h, selon ces sources, qui ont évoqué un «climat tendu» après la défaite. Une autre source policière explique les incidents par des tensions lors de la «régulation des personnes quittant le stade». «Certaines personnes n'étaient pas contentes de devoir attendre», précise cette source.
La mairie de Paris et la FIFA ont ouvert le stade Charléty où sont retransmis de nombreux matches du Mondial sur écran géant.
http://www.20minutes.fr/article/580577/Incidents-a-Paris-apres-le-match-Etats-Unis-Algerie.php
jeudi 24 juin 2010
mercredi 23 juin 2010
L'Italie va "acheter" sa qualification, selon un ministre
En Italie aussi, l'équipe nationale déchaîne les passions. Le chef du parti populiste italien de la Ligue du nord, Umberto Bossi, allié-clé du gouvernement Berlusconi, a affirmé que l'équipe italienne allait "acheter" le match crucial contre la Slovaquie en Afrique du Sud, a rapporté mercredi Il Corriere della Sera."Ils achèteront le match. Vous verrez, la saison prochaine il y aura des joueurs slovaques évoluant dans des clubs italiens", a déclaré le ministre des Réformes.
Pour assurer leur qualification en huitièmes de finale de la Coupe du monde, les champions du monde en titre doivent impérativement battre la Slovaquie jeudi, après leurs deux matchs nuls contre le Paraguay (1-1) et la Nouvelle-Zélande (1-1). Qualifiant ces déclarations de "déconcertantes et insultantes", la Fédération italienne de football a jugé que "Bossi a dépassé les limites cette fois ci".
Scandale des matchs truqués
La Ligue du Nord ne cesse de plaider pour plus de fédéralisme et ne goûte guère les célébrations nationales. Depuis que la fièvre du football a pris d'assaut l'Italie, ses responsables n'ont pas caché qu'ils ne soutenaient pas l'équipe nationale. Les commentateurs de la radio du parti ont même acclamé le but marqué contre l'Italie pendant le match contre le Paraguay. Le fils de Bossi a dit qu'il ne soutiendrait pas l'équipe nationale, et un autre ministre de la Ligue du Nord a proposé de réduire les bonus de l'équipe.
L'Italie a connu un gros scandale de matchs truqués en 2006 impliquant non pas la sélection mais des clubs de premier plan évoluant en première division. Au final, la Juventus Turin avait été reléguée en 2e division tandis que le Milan AC, la Lazio Rome, la Fiorentina et la Reggina avaient également été sanctionnés pour leurs rôles dans cette affaire.
http://lci.tf1.fr/monde/europe/l-italie-va-acheter-sa-qualification-selon-un-ministre-5896633.html
Pour assurer leur qualification en huitièmes de finale de la Coupe du monde, les champions du monde en titre doivent impérativement battre la Slovaquie jeudi, après leurs deux matchs nuls contre le Paraguay (1-1) et la Nouvelle-Zélande (1-1). Qualifiant ces déclarations de "déconcertantes et insultantes", la Fédération italienne de football a jugé que "Bossi a dépassé les limites cette fois ci".
Scandale des matchs truqués
La Ligue du Nord ne cesse de plaider pour plus de fédéralisme et ne goûte guère les célébrations nationales. Depuis que la fièvre du football a pris d'assaut l'Italie, ses responsables n'ont pas caché qu'ils ne soutenaient pas l'équipe nationale. Les commentateurs de la radio du parti ont même acclamé le but marqué contre l'Italie pendant le match contre le Paraguay. Le fils de Bossi a dit qu'il ne soutiendrait pas l'équipe nationale, et un autre ministre de la Ligue du Nord a proposé de réduire les bonus de l'équipe.
L'Italie a connu un gros scandale de matchs truqués en 2006 impliquant non pas la sélection mais des clubs de premier plan évoluant en première division. Au final, la Juventus Turin avait été reléguée en 2e division tandis que le Milan AC, la Lazio Rome, la Fiorentina et la Reggina avaient également été sanctionnés pour leurs rôles dans cette affaire.
http://lci.tf1.fr/monde/europe/l-italie-va-acheter-sa-qualification-selon-un-ministre-5896633.html
Dimanche, les Bleus ont failli en venir aux mains
La solidarité entre les Bleus lors du refus de s'entraîner a été bien moins grande que ce qu'en a montré leur communiqué. Le ton est vite monté entre les cadres et les plus jeunes joueurs.
L'ambiance au sein de l'équipe de France a été bien plus tendue encore que ne l'a relaté la presse la semaine dernière. Selon nos informations, les joueurs ont failli en venir aux mains lors du désormais fameux épisode du boycott de l'entraînement dimanche 20 juin.
Ce jour-là, les joueurs ont refusé de s'entraîner pour protester contre l'exclusion du groupe de Nicolas Anelka. Ils sont donc remontés dans le bus.
Et c'est là que les choses ont dégénéré: dans le bus de la "prise d'otages", le ton est vite monté entre certains joueurs emmenés par Hugo Lloris, Bacary Sagna et Yoann Gourcuff, qui ont voulu descendre et retourner à l'entraînement, et les cadres de l'équipe, Franck Ribéry, Eric Abidal et Patrice Evra, qui les en ont empêchés. Ces derniers ont même menacé physiquement les premiers et le tout a failli tourner à la bagarre générale.
Finalement, les cadres ont obtenu gain de cause, ce qui a donné lieu au communiqué surréaliste lu par Raymond Domenech: "Tous les joueurs de l'équipe de France sans exception souhaitent affirmer leur opposition à la décision prise par la Fédération Française de Football d'exclure Nicolas Anelka". "En conséquence, et pour marquer leur opposition à l'attitude adoptée par les plus hautes instances, l'ensemble des joueurs a décidé de ne pas participer à la séance programmée aujourd'hui".
Les révélations n'en sont qu'à leurs débuts après la défaite des bleus mardi face à l'Afrique du Sud et leur élimination du Mondial.
(Nouvelobs.com)
http://tempsreel.nouvelobs.com/dossier/foot-le-mondial-2010/20100623.OBS6014/info-obs-dimanche-les-bleus-ont-failli-en-venir-aux-mains.html
L'ambiance au sein de l'équipe de France a été bien plus tendue encore que ne l'a relaté la presse la semaine dernière. Selon nos informations, les joueurs ont failli en venir aux mains lors du désormais fameux épisode du boycott de l'entraînement dimanche 20 juin.
Ce jour-là, les joueurs ont refusé de s'entraîner pour protester contre l'exclusion du groupe de Nicolas Anelka. Ils sont donc remontés dans le bus.
Et c'est là que les choses ont dégénéré: dans le bus de la "prise d'otages", le ton est vite monté entre certains joueurs emmenés par Hugo Lloris, Bacary Sagna et Yoann Gourcuff, qui ont voulu descendre et retourner à l'entraînement, et les cadres de l'équipe, Franck Ribéry, Eric Abidal et Patrice Evra, qui les en ont empêchés. Ces derniers ont même menacé physiquement les premiers et le tout a failli tourner à la bagarre générale.
Finalement, les cadres ont obtenu gain de cause, ce qui a donné lieu au communiqué surréaliste lu par Raymond Domenech: "Tous les joueurs de l'équipe de France sans exception souhaitent affirmer leur opposition à la décision prise par la Fédération Française de Football d'exclure Nicolas Anelka". "En conséquence, et pour marquer leur opposition à l'attitude adoptée par les plus hautes instances, l'ensemble des joueurs a décidé de ne pas participer à la séance programmée aujourd'hui".
Les révélations n'en sont qu'à leurs débuts après la défaite des bleus mardi face à l'Afrique du Sud et leur élimination du Mondial.
(Nouvelobs.com)
http://tempsreel.nouvelobs.com/dossier/foot-le-mondial-2010/20100623.OBS6014/info-obs-dimanche-les-bleus-ont-failli-en-venir-aux-mains.html
Le trafic de viande exotique se chiffre en tonnes
L'aéroport Charles-de-Gaulle serait une plaque-tournante du commerce illégal de viande d'animaux sauvages, selon une étude qui pointe l'impunité des trafiquants.
Des carcasses de singes, d'antilopes, de pangolins ou encore de crocodiles, et même une trompe d'éléphant. Les coulisses des aéroports Charles-de-Gaulle et Toulouse-Blagnac prendraient presque l'allure d'un zoo funéraire. Et les quantités de viande d'animaux sauvages acheminées illégalement sont gargantuesques. Une étude de l'Institut de zoologie de Londres publiée vendredi par la revue britannique «Conservation letters», estime à cinq tonnes hebdomadaires la quantité de «viande de brousse» dissimulée dans les bagages réceptionnés à l'aéroport Charles-de-Gaulle. Si chaque cargaison de viande pèse en moyenne 20 kg, certains voyageurs peuvent transporter jusqu'à 50 kg dans des bagages uniquement dédiés à ce trafic.
Le Congo, la République centrafricaine et le Cameroun comptent parmi les principaux fournisseurs des amateurs de viandes exotiques résidant en France. Un business clandestin mais non moins lucratif émerge dans certains quartiers de Paris. A Château Rouge, la commande de morceaux de primates ou de porcs-épics se fait sous le manteau dans les marchés africains, pour des prix oscillant entre 20 et 40 euros le kilo.
Si l'étude a permis de dégager par extrapolation des chiffres inédits sur le sujet, elle met en lumière «une pratique qui n'est pas nouvelle», explique Yves Lignereux, co-auteur de l'étude et responsable du muséum d'histoire naturelle de Toulouse. Malgré la récurrence des saisies, les douaniers n'accordent qu'un intérêt très relatif au trafic d'animaux sauvages : «Ce n'est pas leur priorité, explique le spécialiste des sciences animales. Ils préfèrent traquer les montres Cartier fabriquées en Chine ou le trafic de drogue.» Contrairement aux saisies de stupéfiants ou d'objets contrefaits, l'activité est moins alléchante pour les douaniers, car «elle ne leur ouvre pas le droit aux primes», note l'étude.
Le VIH a été transmis par le singe
Si les contrebandiers risquent une amende comprise entre 150 à 450 euros suivant la quantité transportée, ils bénéficieraient d'une certaine complaisance de la part de la police des marchandises. En deux semaines et demie d'enquête à l'aéroport Charles-de-Gaulle, les chercheurs ont relevé l'application d'une seule amende, alors que les douaniers ont procédé à une dizaine de saisies de viande de brousse. «Les transporteurs de viande ressentent les saisies comme un vol», explique la chercheuse en sciences vétérinaires Anne-Lise Chaber, qui a piloté l'étude. C'est une décision qu'ils ne comprennent pas et le font savoir haut et très fort. Les douaniers pensent peut-être que la saisie est une punition suffisante», admet-elle. Sollicités par le figaro.fr, les services des douanes n'ont pas souhaité réagir dans l'immédiat.
Ce commerce frauduleux n'est pourtant pas dénué de risques. Risque sanitaire tout d'abord, puisque les carcasses de viande n'ont pas subi les contrôles d'hygiène drastiques prévus par un règlement européen de 2004. «Faut-il rappeler que le VIH a été transmis par le singe ?» s'étonne Yves Lignereux. Sans parler du virus Ebola qui a fait des ravages chez les mangeurs de primates», insiste-t-il.
40% des espèces protégées
La viande d'animaux sauvages se présente certes sous la forme de pièces fumées et séchées, ce qui facilite la conservation de la denrée mais n'écarte pas la présence de virus très résistants comme la variole, précise Anne-Lise Chaber. «Et comment garantir que le fumage n'a pas été réalisé grâce à la combustion de pétrole ?» s'interroge Yves Lignereux. Au quel cas le consommateur pourrait en effet être exposé à des substances cancérigènes.
Autre préoccupation : le maintien des effectifs d'animaux sauvages en Afrique sub-saharienne. 40% des spécimens interceptés lors de l'enquête étaient en effet protégés par la Convention internationale CITES, qui restreint voire interdit le commerce de certaines espèces d'animaux.
«Faute de temps et de moyens», l'enquête n'a pas porté sur les marchandises transportées par fret, cargo ou colis postaux. «Mais je ne doute pas que la viande de brousse arrive aussi par ces moyens», avance Anne-Lise Chaber. Afin de mieux prendre la mesure du phénomène, la chercheuse souhaite se lancer dans une étude plus ambitieuse qui se déroulera sur un an afin de passer au crible plusieurs aéroports et marchés européens.
http://www.lefigaro.fr/international/2010/06/22/01003-20100622ARTFIG00612-le-trafic-de-viande-exotique-se-chiffre-en-tonnes.php
Des carcasses de singes, d'antilopes, de pangolins ou encore de crocodiles, et même une trompe d'éléphant. Les coulisses des aéroports Charles-de-Gaulle et Toulouse-Blagnac prendraient presque l'allure d'un zoo funéraire. Et les quantités de viande d'animaux sauvages acheminées illégalement sont gargantuesques. Une étude de l'Institut de zoologie de Londres publiée vendredi par la revue britannique «Conservation letters», estime à cinq tonnes hebdomadaires la quantité de «viande de brousse» dissimulée dans les bagages réceptionnés à l'aéroport Charles-de-Gaulle. Si chaque cargaison de viande pèse en moyenne 20 kg, certains voyageurs peuvent transporter jusqu'à 50 kg dans des bagages uniquement dédiés à ce trafic.
Le Congo, la République centrafricaine et le Cameroun comptent parmi les principaux fournisseurs des amateurs de viandes exotiques résidant en France. Un business clandestin mais non moins lucratif émerge dans certains quartiers de Paris. A Château Rouge, la commande de morceaux de primates ou de porcs-épics se fait sous le manteau dans les marchés africains, pour des prix oscillant entre 20 et 40 euros le kilo.
Si l'étude a permis de dégager par extrapolation des chiffres inédits sur le sujet, elle met en lumière «une pratique qui n'est pas nouvelle», explique Yves Lignereux, co-auteur de l'étude et responsable du muséum d'histoire naturelle de Toulouse. Malgré la récurrence des saisies, les douaniers n'accordent qu'un intérêt très relatif au trafic d'animaux sauvages : «Ce n'est pas leur priorité, explique le spécialiste des sciences animales. Ils préfèrent traquer les montres Cartier fabriquées en Chine ou le trafic de drogue.» Contrairement aux saisies de stupéfiants ou d'objets contrefaits, l'activité est moins alléchante pour les douaniers, car «elle ne leur ouvre pas le droit aux primes», note l'étude.
Le VIH a été transmis par le singe
Si les contrebandiers risquent une amende comprise entre 150 à 450 euros suivant la quantité transportée, ils bénéficieraient d'une certaine complaisance de la part de la police des marchandises. En deux semaines et demie d'enquête à l'aéroport Charles-de-Gaulle, les chercheurs ont relevé l'application d'une seule amende, alors que les douaniers ont procédé à une dizaine de saisies de viande de brousse. «Les transporteurs de viande ressentent les saisies comme un vol», explique la chercheuse en sciences vétérinaires Anne-Lise Chaber, qui a piloté l'étude. C'est une décision qu'ils ne comprennent pas et le font savoir haut et très fort. Les douaniers pensent peut-être que la saisie est une punition suffisante», admet-elle. Sollicités par le figaro.fr, les services des douanes n'ont pas souhaité réagir dans l'immédiat.
Ce commerce frauduleux n'est pourtant pas dénué de risques. Risque sanitaire tout d'abord, puisque les carcasses de viande n'ont pas subi les contrôles d'hygiène drastiques prévus par un règlement européen de 2004. «Faut-il rappeler que le VIH a été transmis par le singe ?» s'étonne Yves Lignereux. Sans parler du virus Ebola qui a fait des ravages chez les mangeurs de primates», insiste-t-il.
40% des espèces protégées
La viande d'animaux sauvages se présente certes sous la forme de pièces fumées et séchées, ce qui facilite la conservation de la denrée mais n'écarte pas la présence de virus très résistants comme la variole, précise Anne-Lise Chaber. «Et comment garantir que le fumage n'a pas été réalisé grâce à la combustion de pétrole ?» s'interroge Yves Lignereux. Au quel cas le consommateur pourrait en effet être exposé à des substances cancérigènes.
Autre préoccupation : le maintien des effectifs d'animaux sauvages en Afrique sub-saharienne. 40% des spécimens interceptés lors de l'enquête étaient en effet protégés par la Convention internationale CITES, qui restreint voire interdit le commerce de certaines espèces d'animaux.
«Faute de temps et de moyens», l'enquête n'a pas porté sur les marchandises transportées par fret, cargo ou colis postaux. «Mais je ne doute pas que la viande de brousse arrive aussi par ces moyens», avance Anne-Lise Chaber. Afin de mieux prendre la mesure du phénomène, la chercheuse souhaite se lancer dans une étude plus ambitieuse qui se déroulera sur un an afin de passer au crible plusieurs aéroports et marchés européens.
http://www.lefigaro.fr/international/2010/06/22/01003-20100622ARTFIG00612-le-trafic-de-viande-exotique-se-chiffre-en-tonnes.php
Afghanistan : Karzaï laisse Morin et Carolis en plan
Le ministre français de la Défense, Hervé Morin, et le président de France Télévisions,
Patrick de Carolis, sont venus mardi à Kaboul plaider la cause de deux journalistes français enlevés il y a près de six mois en Afghanistan. Ils ont tenté, en vain, d'être reçus par Hamid
Karzaï. La rencontre prévue dans la matinée au palais présidentiel a tout d'abord été reportée à l'après-midi avant d'être finalement annulée pour des raisons d'agenda du président afghan.
Dans la matinée, après une rencontre informelle avec des membres des services de renseignements français sur le terrain, Hervé Morin et Patrick de Carolis ont dit avoir bon espoir de recueillir des preuves de vie des captifs, apparus dans une vidéo
diffusée au mois d'avril.
Hervé Ghesquière et Stéphane Taponnier, journalistes à France 3, ont été capturés le 29 décembre dans la province de Kapisa, au nord-est de Kaboul, avec deux accompagnateurs
afghans.
http://lci.tf1.fr/filnews/monde/karzai-laisse-morin-en-plan-5896253.html
Patrick de Carolis, sont venus mardi à Kaboul plaider la cause de deux journalistes français enlevés il y a près de six mois en Afghanistan. Ils ont tenté, en vain, d'être reçus par Hamid
Karzaï. La rencontre prévue dans la matinée au palais présidentiel a tout d'abord été reportée à l'après-midi avant d'être finalement annulée pour des raisons d'agenda du président afghan.
Dans la matinée, après une rencontre informelle avec des membres des services de renseignements français sur le terrain, Hervé Morin et Patrick de Carolis ont dit avoir bon espoir de recueillir des preuves de vie des captifs, apparus dans une vidéo
diffusée au mois d'avril.
Hervé Ghesquière et Stéphane Taponnier, journalistes à France 3, ont été capturés le 29 décembre dans la province de Kapisa, au nord-est de Kaboul, avec deux accompagnateurs
afghans.
http://lci.tf1.fr/filnews/monde/karzai-laisse-morin-en-plan-5896253.html
mardi 22 juin 2010
La nouvelle présidente de la Halde double son salaire
La nouvelle présidente de la Halde, Jeannette Bougrab, a fait voter début mai par le collège de l'instance de lutte contre les discriminations une délibération visant à doubler son indemnité mensuelle, qui passe de 6 900 à 14 000 euros, selon Le Canard enchaîné à paraître mercredi 23 juin
L'hebdomadaire précise que cette délibération, en date du 3 mai et qui ne figure pas sur le site de la Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité, a été votée sous le titre de 'Modification de règlement de gestion des professionnels'. Toujours selon Le Canard enchaîné, la présidente de la Halde bénéficiera également d'une indemnité de résidence.
Jeannette Bougrab, 36 ans, a été nommée présidente de la Halde par un décret du 16 avril du président de la République, Nicolas Sarkozy. Créée par la loi du 30 décembre 2004, la Halde bénéficie d'un budget annuel de 11,9 millions d'euros et emploie 87 personnes. Elle était présidée depuis sa création par Louis Schweitzer dont le mandat est arrivé à échéance le 8 mars.
http://www.lemonde.fr/societe/article/2010/06/22/la-nouvelle-presidente-de-la-halde-double-son-salaire_1377163_3224.html#xtor=AL-32280184
L'hebdomadaire précise que cette délibération, en date du 3 mai et qui ne figure pas sur le site de la Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité, a été votée sous le titre de 'Modification de règlement de gestion des professionnels'. Toujours selon Le Canard enchaîné, la présidente de la Halde bénéficiera également d'une indemnité de résidence.
Jeannette Bougrab, 36 ans, a été nommée présidente de la Halde par un décret du 16 avril du président de la République, Nicolas Sarkozy. Créée par la loi du 30 décembre 2004, la Halde bénéficie d'un budget annuel de 11,9 millions d'euros et emploie 87 personnes. Elle était présidée depuis sa création par Louis Schweitzer dont le mandat est arrivé à échéance le 8 mars.
http://www.lemonde.fr/societe/article/2010/06/22/la-nouvelle-presidente-de-la-halde-double-son-salaire_1377163_3224.html#xtor=AL-32280184
La Biélorussie coupe le gaz à l'Europe
Le bras-de-fer qui oppose Minsk et Moscou a un sérieux air de déjà-vu pour l'Europe. Deux pays qui s'affrontent sur des questions de paiement de factures de gaz, et des Européens assistant de loin, en spectateurs impuissants mais néanmoins directement intéressés, à un conflit qui risque de les priver d'une partie de leur approvisionnement en gaz... Cette fois pourtant, les acteurs sont un peu différents : dans le rôle du pays de transit prêt à couper les vannes à l'Europe, on trouve, non plus l'Ukraine, mais la Biélorussie, autre pays par lequel passe une partie du gaz russe destiné à l'Europe. Le conflit a atteint un paroxysme ce mardi avec la décision de la Biélorussie, annoncée dans des termes presque guerriers par son dirigeant, d'arrêter officiellement le transit du gaz russe vers l'Europe. "Les déclarations des dirigeants russes humilient le peuple biélorusse. Ce n'est pas la Biélorussie qui a une dette envers Gazprom, c'est Gazprom qui en a une envers la Biélorussie", a lancé le président Loukachenko lors d'une rencontre avec le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov.
Ce coup d'éclat répondait à la décision de Gazprom de réduire ses exportations de gaz vers la Biélorussie - un procédé que le géant gazier russe a déjà expérimenté lors de son différend avec l'Ukraine. Avec des conséquences similaires : la Biélorussie, voyant ainsi se réduire drastiquement (la baisse atteignait 30% mardi) les livraisons destinées à sa consommation nationale, tout en continuant à devoir faire transiter le gaz destiné à l'Europe, avait menacé dans un premier temps de ponctionner une partie de ce combustible - avant l'annonce, mardi, d'une coupure totale des livraisons aux pays de l'UE.
Les plus menacés : Lituanie, Pologne et Allemagne
L'Union européenne, dont 20% des importations de gaz russe transitent par la Biélorussie et le reste par l'Ukraine voisine, a convoqué lundi à Bruxelles une réunion de crise entre experts européens et russes pour évaluer toute conséquence éventuelle de ce conflit. Les Européens avaient déjà subi en janvier 2009 une interruption de deux semaines des livraisons russes, en raison d'un conflit entre Moscou et Kiev. Les conséquences prévisibles de cette coupure devraient affecter en premier lieu la Lituanie, très dépendante de ces fournitures, avant d'atteindre, de manière atténuée, la Pologne et l'Allemagne.
Régulièrement confrontée à des problèmes d'arriérés de paiement de Minsk, la Russie lui avait donné jusqu'à lundi pour s'acquitter de sa dette gazière accumulée depuis le début de l'année et qui atteint selon Gazprom 192 millions de dollars. De son côté, Minsk réclame à Moscou 217 millions de dollars pour le transit de gaz vers l'Europe. Gazprom a reconnu lundi l'existence d'une dette d'un montant "comparable" à l'ardoise biélorusse, sans donner la date de son règlement. Le gouvernement biélorusse a promis lundi de payer son ardoise d'ici deux semaines, ce qui n'arrange pas Moscou.
Mais pour la presse russe, cette nouvelle guerre du gaz s'explique en bonne partie par le refus de la Biélorussie d'adhérer à une union douanière menée par Moscou. "La démarche biélorusse contre l'Union douanière a été la dernière goutte pour le Kremlin (...) Le président Medvedev semble en avoir assez de la formule argent contre promesses de l'amitié éternelle", commentait le quotidien populaire Moskovski Komsomolets.
http://lci.tf1.fr/economie/conjoncture/2010-06/la-bielorussie-coupe-le-gaz-a-l-europe-5895480.html
Ce coup d'éclat répondait à la décision de Gazprom de réduire ses exportations de gaz vers la Biélorussie - un procédé que le géant gazier russe a déjà expérimenté lors de son différend avec l'Ukraine. Avec des conséquences similaires : la Biélorussie, voyant ainsi se réduire drastiquement (la baisse atteignait 30% mardi) les livraisons destinées à sa consommation nationale, tout en continuant à devoir faire transiter le gaz destiné à l'Europe, avait menacé dans un premier temps de ponctionner une partie de ce combustible - avant l'annonce, mardi, d'une coupure totale des livraisons aux pays de l'UE.
Les plus menacés : Lituanie, Pologne et Allemagne
L'Union européenne, dont 20% des importations de gaz russe transitent par la Biélorussie et le reste par l'Ukraine voisine, a convoqué lundi à Bruxelles une réunion de crise entre experts européens et russes pour évaluer toute conséquence éventuelle de ce conflit. Les Européens avaient déjà subi en janvier 2009 une interruption de deux semaines des livraisons russes, en raison d'un conflit entre Moscou et Kiev. Les conséquences prévisibles de cette coupure devraient affecter en premier lieu la Lituanie, très dépendante de ces fournitures, avant d'atteindre, de manière atténuée, la Pologne et l'Allemagne.
Régulièrement confrontée à des problèmes d'arriérés de paiement de Minsk, la Russie lui avait donné jusqu'à lundi pour s'acquitter de sa dette gazière accumulée depuis le début de l'année et qui atteint selon Gazprom 192 millions de dollars. De son côté, Minsk réclame à Moscou 217 millions de dollars pour le transit de gaz vers l'Europe. Gazprom a reconnu lundi l'existence d'une dette d'un montant "comparable" à l'ardoise biélorusse, sans donner la date de son règlement. Le gouvernement biélorusse a promis lundi de payer son ardoise d'ici deux semaines, ce qui n'arrange pas Moscou.
Mais pour la presse russe, cette nouvelle guerre du gaz s'explique en bonne partie par le refus de la Biélorussie d'adhérer à une union douanière menée par Moscou. "La démarche biélorusse contre l'Union douanière a été la dernière goutte pour le Kremlin (...) Le président Medvedev semble en avoir assez de la formule argent contre promesses de l'amitié éternelle", commentait le quotidien populaire Moskovski Komsomolets.
http://lci.tf1.fr/economie/conjoncture/2010-06/la-bielorussie-coupe-le-gaz-a-l-europe-5895480.html
Les Bleus sont-ils trop payés?
Un salarié lambda devrait travailler 55.60 ans pour toucher une seule fois le salaire mensuel de Cristiano Ronaldo. Et pour celui d’un Bleu ? En période trouble de mi- Mondial, les salaires et le mode de vie des footballers sont remis en question par les Français. Ecotidien fait les calculs…
« Les footballers sont des esprits d’adolescents enfermés dans des corps d’adultes, avec des salaires de ministres ! » déplore Gabriel, 33 ans, supporter de l’OM vivant en région parisienne. Cristiano Ronaldo, 25 ans, touche ainsi 1 083 000 € de salaire… mensuel ! C’est 77 fois le salaire d’un ministre (en moyenne 13 000 € par mois) et même plus de 47.00 fois le salaire du président de Nicolas Sarkozy, qui gagne pourtant environ 21 000 brut par mois. Franck Ribéry, lui, vient de renouveler son contrat au Bayern de Munich pour un salaire de 10 millions d’euros brut par an. Des montants qui donnent le vertige.
Un Français gagnant 1500 € net par mois devrait travailler 55.60 ans pour toucher une seule fois le salaire mensuel de Cristiano Ronaldo ! Même Franck Riboud, PDG de Danone, dirigeant d’entreprise le mieux payé de France en 2009 ne gagne « que » (source : étude Les Echos relayée par Le Nouvel Obs) 366 000 € par mois, soit 2.73 fois moins que le footballer…
Quant à un éducateur sportif qui passe ses journées avec des enfants et des jeunes pour leur enseigner les valeurs du sport et l’esprit d’équipe avec un matériel low cost, il gagne péniblement… 1400 € brut par mois en début de carrière. Tous les sportifs ne sont donc pas logés à la même enseigne ! Et pourtant, c’est le 3ème secteur en intention d’embauches en région PACA, par exemple
Si Cristiano Ronaldo est le footballer le mieux payé du classement « top 50 » publié par le site portugais financefutbol.com, de nombreux autres noms célèbres y figurent aussi. Au hasard, Thierry Henry et ses plus de 600 000 € ou David Beckham et ses plus de 400 000 € : et nous ne parlons là que de leurs revenus liés aux clubs, auxquels il convient d’ajouter les primes de match, les revenus liés aux compétitions internationales (en équipe de France, d’Angleterre, d’Espagne) mais aussi et surtout les revenus issus de produits dérivés. Poupées à leur effigie, lignes de vêtements, droits concernant leur image (presse people, livres, jeux vidéos les mettant en scène, figuration dans des films ou séries) et contrats publicitaires pour toutes sortes d’objets (parfums, voyages, lunettes, chips, hamburgers, bœuf, liste non exhaustive)
Adrien est lycéen et jeune arbitre. Il a accepté de nous révéler les montants gagnés : « A mon niveau, je gagne 24 euros par match + 0.379 euros par km parcouru (aller-retour) avec un forfait de 15.20 euros si je vais arbitrer à moins de 40km (aller-retour) ça me permet déjà de gagner 40 euros minimum par samedi ! Mon record ? 87 Euros en allant arbitrer dans un bled paumé ! » Il poursuit : « un arbitre de L1 gagne en moyenne 6000 Euros par mois. Pour un match de finale de Champion’s League, la prime de match est à 10 000 euros minimum. Le budget est passé de 2,8 à 5,6 millions en 2007. Ca semble énorme mais comparé aux salaires des joueurs… » Pour lui c’est sûr, ils sont trop payés !
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http://www.ecotidien.fr/2010/06/les-bleus-sont-ils-trop-payes/
« Les footballers sont des esprits d’adolescents enfermés dans des corps d’adultes, avec des salaires de ministres ! » déplore Gabriel, 33 ans, supporter de l’OM vivant en région parisienne. Cristiano Ronaldo, 25 ans, touche ainsi 1 083 000 € de salaire… mensuel ! C’est 77 fois le salaire d’un ministre (en moyenne 13 000 € par mois) et même plus de 47.00 fois le salaire du président de Nicolas Sarkozy, qui gagne pourtant environ 21 000 brut par mois. Franck Ribéry, lui, vient de renouveler son contrat au Bayern de Munich pour un salaire de 10 millions d’euros brut par an. Des montants qui donnent le vertige.
Un Français gagnant 1500 € net par mois devrait travailler 55.60 ans pour toucher une seule fois le salaire mensuel de Cristiano Ronaldo ! Même Franck Riboud, PDG de Danone, dirigeant d’entreprise le mieux payé de France en 2009 ne gagne « que » (source : étude Les Echos relayée par Le Nouvel Obs) 366 000 € par mois, soit 2.73 fois moins que le footballer…
Quant à un éducateur sportif qui passe ses journées avec des enfants et des jeunes pour leur enseigner les valeurs du sport et l’esprit d’équipe avec un matériel low cost, il gagne péniblement… 1400 € brut par mois en début de carrière. Tous les sportifs ne sont donc pas logés à la même enseigne ! Et pourtant, c’est le 3ème secteur en intention d’embauches en région PACA, par exemple
Si Cristiano Ronaldo est le footballer le mieux payé du classement « top 50 » publié par le site portugais financefutbol.com, de nombreux autres noms célèbres y figurent aussi. Au hasard, Thierry Henry et ses plus de 600 000 € ou David Beckham et ses plus de 400 000 € : et nous ne parlons là que de leurs revenus liés aux clubs, auxquels il convient d’ajouter les primes de match, les revenus liés aux compétitions internationales (en équipe de France, d’Angleterre, d’Espagne) mais aussi et surtout les revenus issus de produits dérivés. Poupées à leur effigie, lignes de vêtements, droits concernant leur image (presse people, livres, jeux vidéos les mettant en scène, figuration dans des films ou séries) et contrats publicitaires pour toutes sortes d’objets (parfums, voyages, lunettes, chips, hamburgers, bœuf, liste non exhaustive)
Adrien est lycéen et jeune arbitre. Il a accepté de nous révéler les montants gagnés : « A mon niveau, je gagne 24 euros par match + 0.379 euros par km parcouru (aller-retour) avec un forfait de 15.20 euros si je vais arbitrer à moins de 40km (aller-retour) ça me permet déjà de gagner 40 euros minimum par samedi ! Mon record ? 87 Euros en allant arbitrer dans un bled paumé ! » Il poursuit : « un arbitre de L1 gagne en moyenne 6000 Euros par mois. Pour un match de finale de Champion’s League, la prime de match est à 10 000 euros minimum. Le budget est passé de 2,8 à 5,6 millions en 2007. Ca semble énorme mais comparé aux salaires des joueurs… » Pour lui c’est sûr, ils sont trop payés !
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http://www.ecotidien.fr/2010/06/les-bleus-sont-ils-trop-payes/
Les salaires des fonctionnaires vont-ils être gelés?
Après l'annonce d'une hausse de leurs cotisations retraites, les fonctionnaires vont-ils devoir geler leur salaire?
Les négociations salariales pour la période 2011-2013 ont commencé et des voix s'élèvent pour ne pas augmenter les rémunérations dans le public, selon des informations publiées mardi par le journal Les Echos.
Gel du point d'indice
La pilule aura en tout cas du mal à passer alors qu'une manifestation contre la réforme des retraites est déjà prévue pour jeudi.
Le point d'indice de la fonction publique qui sert de base au calcul des salaires devrait être augmenté de 0,5% au 1er juillet. Mais en cette période d'économies et de rigueur budgétaire, Bercy et Matignon réfléchiraient à le geler dès cette année et ce jusqu'en 2013.
Fermeté pour 2011-2013
Selon le journal, le ministre du travail, Eric Woerth, et son secrétaire d'Etat à la Fonction publique, Georges Tron, comptent cependant respecter leurs engagements pour 2010 et augmenter l'indice de 0,5% dans quelques semaines.
Pour 2011-2013, en revanche, la fermeté serait de mise, à l'exemple de pays comme le Royaume-Uni, l'Espagne ou l'Italie qui ont, eux, décidé de baisser les rémunérations dans le public.
Hausse des cotisations retraites
Ce gel des salaires devrait provoquer les foudres des syndicats. Les arbitrages finaux ne seront dévoilés que d'ici le 5 juillet, selon Les Echos, mais dépendront beaucoup de l'ampleur de la mobilisation de jeudi.
Car les fonctionnaires ont déjà dû encaisser une autre mauvaise nouvelle. Le gouvernement a annoncé la semaine dernière qu'il allait augmenter le montant des cotisations retraites dans le public pour l'aligner sur celui du privé.
Et contrairement aux revendications des syndicats, Georges Tron a exclu de compenser cette hausse par une augmentation des salaires. «La question des retraites est pour Eric Woerth et moi, déconnectée de celle des salaires. Il n'est pas question de compenser la première par la seconde», a-t-il déclaré vendredi der ... lire la suite de l'article sur 20minutes.fr
http://20min.fr/a/580125
Les négociations salariales pour la période 2011-2013 ont commencé et des voix s'élèvent pour ne pas augmenter les rémunérations dans le public, selon des informations publiées mardi par le journal Les Echos.
Gel du point d'indice
La pilule aura en tout cas du mal à passer alors qu'une manifestation contre la réforme des retraites est déjà prévue pour jeudi.
Le point d'indice de la fonction publique qui sert de base au calcul des salaires devrait être augmenté de 0,5% au 1er juillet. Mais en cette période d'économies et de rigueur budgétaire, Bercy et Matignon réfléchiraient à le geler dès cette année et ce jusqu'en 2013.
Fermeté pour 2011-2013
Selon le journal, le ministre du travail, Eric Woerth, et son secrétaire d'Etat à la Fonction publique, Georges Tron, comptent cependant respecter leurs engagements pour 2010 et augmenter l'indice de 0,5% dans quelques semaines.
Pour 2011-2013, en revanche, la fermeté serait de mise, à l'exemple de pays comme le Royaume-Uni, l'Espagne ou l'Italie qui ont, eux, décidé de baisser les rémunérations dans le public.
Hausse des cotisations retraites
Ce gel des salaires devrait provoquer les foudres des syndicats. Les arbitrages finaux ne seront dévoilés que d'ici le 5 juillet, selon Les Echos, mais dépendront beaucoup de l'ampleur de la mobilisation de jeudi.
Car les fonctionnaires ont déjà dû encaisser une autre mauvaise nouvelle. Le gouvernement a annoncé la semaine dernière qu'il allait augmenter le montant des cotisations retraites dans le public pour l'aligner sur celui du privé.
Et contrairement aux revendications des syndicats, Georges Tron a exclu de compenser cette hausse par une augmentation des salaires. «La question des retraites est pour Eric Woerth et moi, déconnectée de celle des salaires. Il n'est pas question de compenser la première par la seconde», a-t-il déclaré vendredi der ... lire la suite de l'article sur 20minutes.fr
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Bachelot aux Bleus : «C'est l'image de la France que vous avez ternie»
Manifestement, l'heure est grave. C'est une Roselyne Bachelot solennelle qui s'est présentée vers 21 heures devant la presse, au stade de Bloemfentein, là où les joueurs de l'équipe de France disputeront leur dernier match de poule contre l'Afrique du Sud, mardi à 16 heures.
La ministre des Sports avait rencontré les Bleus auparavant, et avait évidemment parlé avec eux de ce dimanche ahurissant vécu à Knysna. «J'ai donc indiqué (ndlr, aux joueurs) que le foot français affrontait un désastre non pas parce qu'il avait perdu un match mais parce que c'était un désastre moral».
La voix grave, Roselyne Bachelot a affirmé que ce n'était «pas qu'un mauvais moment à passer. Rien ne sera plus comme avant. Je l'ai dit aux joueurs dans un entretien extrêmement émouvant […] J'ai dit aux joueurs : "Ce sont vos gosses, nos enfants, pour qui vous ne serez peut-être plus des héros". Ce sont les rêves de vos compagnes, de vos amis, de vos supporteurs que vous avez peut-être brisés. C'est l'image de la France que vous avez ternie.»
« Je crois que j'ai vu des larmes dans les yeux de beaucoup »
Roselyne Bachelot a aussi évoqué avec eux le match de mardi, contre l'Afrique du Sud. Et la ministre leur a rapporté une anecdote que lui avait racontée Raphaël Ibanez, le capitaine du XV de France en 2007. «Je crois que j'ai vu des larmes dans les yeux de beaucoup, quand le leur ai raconté ce que m'avait raconté Raphaël Ibanez [...] Avant le match contre les All-Blacks à Cardiff (ndlr, en quart de finale de Coupe du Monde), sur le tableau, Raphaël Ibanez avait écrit "Comment voulez-vous qu'on se souvienne de vous ?" Je le leur ai répété en les regardant chacun dans les yeux», a-t-elle poursuivi. Et d'ajouter que le XV de France avait gagné ce match «ingagnable».
La ministre des Sports a également évoqué un « chantier de la rénovation », qui devrait intervenir rapidement après la Coupe du Monde. «L'heure du bilan va venir et depuis ces derniers jours, j'ai beaucoup consulté. Avec le président de la République, avec le Premier ministre, avec les responsables du sport français... Bien entendu, je recevrai le futur sélectionneur dans le prochains jours, puis je procéderai à un audit externe, avec un cabinet indépendant, et les joueurs seront évidemment écoutés.»
La ministre a promis de continuer «le combat de la moralisation financière du sport» et veut réhabiliter «une charte de la déontologie» instituée par la FFF après le fiasco de l'Euro-2008 et «foulée aux pieds». Roselyne Bachelot a précisé que le joueur qui ne se soumettrait pas à cette charte ne serait pas sélectionné «pour un Euro ou un Mondial».
«Une Coupe du monde, c'est la responsabilité de la FFF»
Interrogée sur une éventuelle responsabilité de son ministère dans les récents événements, Roselyne Bachelot a renvoyé la balle dans le camp de la Fédération Française de Football. «Il faut être clair. Une Coupe du monde n'implique pas de participation financière de l'Etat, la Coupe du monde c'est la responsabilité de la FFF, a-t-elle déclaré. La FFF dont aucun des membres n'est nommé par le politique».
Mardi après-midi, les Bleus disputent leur dernier match du premier tour de la Coupe du monde, alors qu'il reste une infime chance de les voir accéder aux 8e de finale. Deux heures auparavant, Raymond Domenech avait tenu sa traditionnelle conférence de presse d'avant-match. Le sélectionneur des Bleus avait qualifié la "mutinerie" de ses joueurs de «stupidité sans nom».
http://www.leparisien.fr/coupe-du-monde-2010-football/france/bachelot-aux-bleus-c-est-l-image-de-la-france-que-vous-avez-ternie-21-06-2010-972872.php
La ministre des Sports avait rencontré les Bleus auparavant, et avait évidemment parlé avec eux de ce dimanche ahurissant vécu à Knysna. «J'ai donc indiqué (ndlr, aux joueurs) que le foot français affrontait un désastre non pas parce qu'il avait perdu un match mais parce que c'était un désastre moral».
La voix grave, Roselyne Bachelot a affirmé que ce n'était «pas qu'un mauvais moment à passer. Rien ne sera plus comme avant. Je l'ai dit aux joueurs dans un entretien extrêmement émouvant […] J'ai dit aux joueurs : "Ce sont vos gosses, nos enfants, pour qui vous ne serez peut-être plus des héros". Ce sont les rêves de vos compagnes, de vos amis, de vos supporteurs que vous avez peut-être brisés. C'est l'image de la France que vous avez ternie.»
« Je crois que j'ai vu des larmes dans les yeux de beaucoup »
Roselyne Bachelot a aussi évoqué avec eux le match de mardi, contre l'Afrique du Sud. Et la ministre leur a rapporté une anecdote que lui avait racontée Raphaël Ibanez, le capitaine du XV de France en 2007. «Je crois que j'ai vu des larmes dans les yeux de beaucoup, quand le leur ai raconté ce que m'avait raconté Raphaël Ibanez [...] Avant le match contre les All-Blacks à Cardiff (ndlr, en quart de finale de Coupe du Monde), sur le tableau, Raphaël Ibanez avait écrit "Comment voulez-vous qu'on se souvienne de vous ?" Je le leur ai répété en les regardant chacun dans les yeux», a-t-elle poursuivi. Et d'ajouter que le XV de France avait gagné ce match «ingagnable».
La ministre des Sports a également évoqué un « chantier de la rénovation », qui devrait intervenir rapidement après la Coupe du Monde. «L'heure du bilan va venir et depuis ces derniers jours, j'ai beaucoup consulté. Avec le président de la République, avec le Premier ministre, avec les responsables du sport français... Bien entendu, je recevrai le futur sélectionneur dans le prochains jours, puis je procéderai à un audit externe, avec un cabinet indépendant, et les joueurs seront évidemment écoutés.»
La ministre a promis de continuer «le combat de la moralisation financière du sport» et veut réhabiliter «une charte de la déontologie» instituée par la FFF après le fiasco de l'Euro-2008 et «foulée aux pieds». Roselyne Bachelot a précisé que le joueur qui ne se soumettrait pas à cette charte ne serait pas sélectionné «pour un Euro ou un Mondial».
«Une Coupe du monde, c'est la responsabilité de la FFF»
Interrogée sur une éventuelle responsabilité de son ministère dans les récents événements, Roselyne Bachelot a renvoyé la balle dans le camp de la Fédération Française de Football. «Il faut être clair. Une Coupe du monde n'implique pas de participation financière de l'Etat, la Coupe du monde c'est la responsabilité de la FFF, a-t-elle déclaré. La FFF dont aucun des membres n'est nommé par le politique».
Mardi après-midi, les Bleus disputent leur dernier match du premier tour de la Coupe du monde, alors qu'il reste une infime chance de les voir accéder aux 8e de finale. Deux heures auparavant, Raymond Domenech avait tenu sa traditionnelle conférence de presse d'avant-match. Le sélectionneur des Bleus avait qualifié la "mutinerie" de ses joueurs de «stupidité sans nom».
http://www.leparisien.fr/coupe-du-monde-2010-football/france/bachelot-aux-bleus-c-est-l-image-de-la-france-que-vous-avez-ternie-21-06-2010-972872.php
lundi 21 juin 2010
«La risée du monde»
Les scandales autour de l'équipe de France ont été largement repris par la presse étrangère. Entre ironie et indignation, les Bleus en prennent unanimement pour leur grade
En Irlande, «la risée du monde»
Incapables de marquer un but, et encore moins de gagner un match, les Bleus ont au moins réussi quelque chose. Ils font parler d'eux dans le monde entier. L'avalanche de scandales, dont la grève d'entraînement dimanche a été une sorte d'apothéose, a été largement relayée par la presse internationale. Premier dégoûté par ce triste spectacle, l'Irish Times titre «La France est la risée du monde». Le quotidien irlandais reprend en réalité une déclaration de Francis Gillot, l'entraîneur de Sochaux, pour exprimer son sentiment. «Aujourd'hui, je pense aux Irlandais. Ils auraient dû être à notre place. La France est la risée du monde». «La seule consolation pour les supporters français est de voir que les joueurs sont enfin d'accord sur quelque chose», écrit le journal irlandais. Point d'orgue de l'emballement de la journée de dimanche pour le quotidien de Dublin, la lecture par Raymond Domenech de la lettre de protestation des joueurs. «Raymond Domenech est apparu humilié d'une façon telle que même Mick McCarthy n'a jamais été», faisant référence à l'accusation publique du sélectionneur irlandais par Roy Keane lors de la Coupe du Monde 2002.
Feuilleton télé et Hollywood
Finalement, son voisin écossais, le Herald Scotland, se montre bien plus virulent encore. «Jean-Louis Valentin a déclaré en démissionnant que c'était un scandale ? On aura une autre analyse en Irlande, pays injustement privé de la Coupe du Monde par la main d'Henry. A Dublin, Cork ou Limerick, on dirait que ce n'est que justice». La Gazzetta dello Sport ironise de son côté sur «de nouveaux épisodes dans la saga France-reality». Et le quotidien italien de décrire cette situation ubuesque en rapportant la proposition sur le site de paris William Hill de miser à 100/1 sur la présence ou non de la France mardi sur le terrain contre l'Afrique du Sud ! Sur le site de Marca, l'article relatant la déchéance des Bleus dimanche a été l'article le plus lu de la journée, suscitant plus de 950 commentaires, dont celui-ci. «Cela devrait encourager Hollywood à faire un bon film sur le ridicule de la France et de son entraîneur pathétique». En Belgique, La Dernière Heure note que «la France touche le fond mais creuse encore». La presse internationale se partage ainsi entre moquerie amusée et vraie indignation.
«Rentrez à la maison !»
«Rentrez à la maison !», clame Aline Häger, l'éditorialiste de Sport Bild. «L'ego semble plus important que les étoiles de la Coupe du Monde (...) Cette attitude n'est pas seulement extrêmement non professionnelle et indécente, c'est une insulte aux fans (...) Les fans sont les grands perdants de cette tragédie française», plaint la journaliste allemande. «Où est ma France ?», se demande un internaute de RDS au Canada. La décrépitude de l'équipe de France a cela d'universel qu'elle traverse les océans et les continents. Elle apparaît lundi matin en 3e position sur le site d'ESPN, où le «soccer» n'est pourtant pas le sport numéro un. «Un match, une défaite, une crise et maintenant le chaos pour Les Bleus», dépeint le média américain, dont l'incompréhension se traduit au travers d'une réaction d'Ottmar Hitzfeld, le sélectionneur allemand de la Suisse. «Qu'est-ce que je peux dire ? Si quelque chose comme cela arrive, moi j'aurais dit bye-bye aux joueurs. C'est ici que nos chemins se séparent».
La Légion du Déshonneur
Le Suisse Fabiano Citroni annonce, lui, la mort de l'équipe de France dans Le Matin. «L'équipe de France de football n'est plus (...) De cette équipe, que reste-t-il ? Des stars de pacotille et un entraîneur lâché par son groupe et lynché par les médias. La France a mal à son football», décrit le journaliste helvétique. «La France en a marre de ces millionnaires qui snobent le monde entier et d'un entraîneur masochiste qui passe plus de temps à chercher des bons mots pour se mettre la terre entière à dos qu'à réfléchir à une tactique pour s'imposer sur le terrain», argumente Citroni. Enfin, si le site sud-africain Sport24 retient que si «l'esprit de révolution français» existe toujours, «ces Bleus rebelles ne sont pas des paysans affamés réclamant des morceaux de brioche et un minimum de justice, ce sont des multi millionnaires bénis de la vie, pour lesquels de nombreux fans seraient prêts à donner leur jambe pour vivre leur fantasme». «Maintenant, la France est une nation unie dans la désillusion», cite le média sud-africain en comparaison à la France black-blanc-beur de 1998. «L'esprit de 1998 est vraiment mort», déplore Sport24, pour qui «Les Bleus agissent comme des marmots». «La honte. Oubliez les médailles pour services rendus à la Belle France. Monsieur Sarkozy, s'il vous plaît, prenez-note : ces gens méritent la Légion du Déshonneur», suggère enfin le média de Johannesburg.
http://coupe-du-monde-2010.sport24.com/article/-la-risee-du-monde--480225
En Irlande, «la risée du monde»
Incapables de marquer un but, et encore moins de gagner un match, les Bleus ont au moins réussi quelque chose. Ils font parler d'eux dans le monde entier. L'avalanche de scandales, dont la grève d'entraînement dimanche a été une sorte d'apothéose, a été largement relayée par la presse internationale. Premier dégoûté par ce triste spectacle, l'Irish Times titre «La France est la risée du monde». Le quotidien irlandais reprend en réalité une déclaration de Francis Gillot, l'entraîneur de Sochaux, pour exprimer son sentiment. «Aujourd'hui, je pense aux Irlandais. Ils auraient dû être à notre place. La France est la risée du monde». «La seule consolation pour les supporters français est de voir que les joueurs sont enfin d'accord sur quelque chose», écrit le journal irlandais. Point d'orgue de l'emballement de la journée de dimanche pour le quotidien de Dublin, la lecture par Raymond Domenech de la lettre de protestation des joueurs. «Raymond Domenech est apparu humilié d'une façon telle que même Mick McCarthy n'a jamais été», faisant référence à l'accusation publique du sélectionneur irlandais par Roy Keane lors de la Coupe du Monde 2002.
Feuilleton télé et Hollywood
Finalement, son voisin écossais, le Herald Scotland, se montre bien plus virulent encore. «Jean-Louis Valentin a déclaré en démissionnant que c'était un scandale ? On aura une autre analyse en Irlande, pays injustement privé de la Coupe du Monde par la main d'Henry. A Dublin, Cork ou Limerick, on dirait que ce n'est que justice». La Gazzetta dello Sport ironise de son côté sur «de nouveaux épisodes dans la saga France-reality». Et le quotidien italien de décrire cette situation ubuesque en rapportant la proposition sur le site de paris William Hill de miser à 100/1 sur la présence ou non de la France mardi sur le terrain contre l'Afrique du Sud ! Sur le site de Marca, l'article relatant la déchéance des Bleus dimanche a été l'article le plus lu de la journée, suscitant plus de 950 commentaires, dont celui-ci. «Cela devrait encourager Hollywood à faire un bon film sur le ridicule de la France et de son entraîneur pathétique». En Belgique, La Dernière Heure note que «la France touche le fond mais creuse encore». La presse internationale se partage ainsi entre moquerie amusée et vraie indignation.
«Rentrez à la maison !»
«Rentrez à la maison !», clame Aline Häger, l'éditorialiste de Sport Bild. «L'ego semble plus important que les étoiles de la Coupe du Monde (...) Cette attitude n'est pas seulement extrêmement non professionnelle et indécente, c'est une insulte aux fans (...) Les fans sont les grands perdants de cette tragédie française», plaint la journaliste allemande. «Où est ma France ?», se demande un internaute de RDS au Canada. La décrépitude de l'équipe de France a cela d'universel qu'elle traverse les océans et les continents. Elle apparaît lundi matin en 3e position sur le site d'ESPN, où le «soccer» n'est pourtant pas le sport numéro un. «Un match, une défaite, une crise et maintenant le chaos pour Les Bleus», dépeint le média américain, dont l'incompréhension se traduit au travers d'une réaction d'Ottmar Hitzfeld, le sélectionneur allemand de la Suisse. «Qu'est-ce que je peux dire ? Si quelque chose comme cela arrive, moi j'aurais dit bye-bye aux joueurs. C'est ici que nos chemins se séparent».
La Légion du Déshonneur
Le Suisse Fabiano Citroni annonce, lui, la mort de l'équipe de France dans Le Matin. «L'équipe de France de football n'est plus (...) De cette équipe, que reste-t-il ? Des stars de pacotille et un entraîneur lâché par son groupe et lynché par les médias. La France a mal à son football», décrit le journaliste helvétique. «La France en a marre de ces millionnaires qui snobent le monde entier et d'un entraîneur masochiste qui passe plus de temps à chercher des bons mots pour se mettre la terre entière à dos qu'à réfléchir à une tactique pour s'imposer sur le terrain», argumente Citroni. Enfin, si le site sud-africain Sport24 retient que si «l'esprit de révolution français» existe toujours, «ces Bleus rebelles ne sont pas des paysans affamés réclamant des morceaux de brioche et un minimum de justice, ce sont des multi millionnaires bénis de la vie, pour lesquels de nombreux fans seraient prêts à donner leur jambe pour vivre leur fantasme». «Maintenant, la France est une nation unie dans la désillusion», cite le média sud-africain en comparaison à la France black-blanc-beur de 1998. «L'esprit de 1998 est vraiment mort», déplore Sport24, pour qui «Les Bleus agissent comme des marmots». «La honte. Oubliez les médailles pour services rendus à la Belle France. Monsieur Sarkozy, s'il vous plaît, prenez-note : ces gens méritent la Légion du Déshonneur», suggère enfin le média de Johannesburg.
http://coupe-du-monde-2010.sport24.com/article/-la-risee-du-monde--480225
"L'opéra-bouffe" des Bleus vu par la presse étrangère
Le thème de la révolution française revient souvent dans les commentaires de la presse étrangère sur la crise que viennent de vivre les Bleus à Knysna
Immense gâchis
Le Herald Scotland se demande ce que peuvent bien penser les Irlandais face à cet immense gâchis, de sélection et de talent. Le journal accable Domenech. "Si les Bleus sont allés en finale en 2006, c'est malgré lui et non grâce à cet excentrique froid, adepte de l'astrologie."
"Révolution française" titre le Scottish Sun, qui relate le nouvel épisode du "feuilleton mélodramatique" des Bleus et l'humiliation subie par Raymond Domenech, qui, après s'être fait insulter, a d'abord soutenu la décision de la fédération d'exclure Anelka, puis a dû lire la lettre des Bleus quand ils ont boycotté leur entraînement.
"Si vous trouvez que l'équipe d'Angleterre a des problèmes, ayez une pensée pour la France", se moque le Daily Mirror, faisant allusion aux problèmes que traverse actuellement la sélection de Fabio Capello.
Opéra-bouffe
"La France brûle" selon El Pais (Espagne). "L'équipe de France est condamnée depuis que la Fédération a renouvelé le mandat de Domenech en 2006". "Plus qu'un opéra bouffe, le ton qu'a pris le contentieux depuis l'expulsion d'Anelka annonce une fin dramatique".
Pour La Vanguardia, il s'agit d'une nouvelle démonstration de l'individualisme français. Le quotidien catalan rappelle les précédents d'Eric Cantona, qui avait traité le sélectionneur national de "sac à merde"; de Zidane et son coup de boule, "grandiose sur le plan littéraire , mais égoïste footballistiquement parlant ". Mais pour le journal, c'est Domenech le champion des individualistes. "Son incompétence n'a d'équivalent que celle des bureaucrates qui ont rapatrié Anelka."
"Les Français se rebellent" titre The Irish independent (Irlande). "Plutôt que de galvaniser les Bleus, leur qualification sur le fil du rasoir aux dépens de l'Irlande n'a fait que retarder la décomposition de l'esprit d'équipe. Même selon les critères français de disputes, les événements d'hier sont particulièrement chaotiques."
"La seule consolation pour les supporteurs français est que les joueurs, pour une fois, ont paru d'accord sur quelque chose: le rejet de la décision de la Fédération", moque le Irish Times.
La guillotine pour Domenech
The Independent(Grande-Bretagne) imagine une conversation téléphonique entre Nicolas Sarkozy, qui n'a pas suivi le début de la coupe du Monde, et Domenech. Le chef de l'Etat apprend la défaite face au Mexique: "Comment cette magnifique équipe a-t-elle pu perdre face à des marchands de sieste porteurs de sombreros?". Et menace ensuite de remettre en marche la guillotine, spécialement pour Domenech.
"Mon dieu, les Bleus" (en français dans le texte) titre Die Welt (Allemagne). "L'équipe de France, autrefois si fière, ressemble de plus en plus à une cage remplie de fous". Et le journal de conclure: "Au Cap de Bonne espérance, l'équipe tricolore ressemble chaque jour davantage au Titanic..."
"La France s'enfonce dans le chaos", souligne le Süddeutsche Zeitung. Le journal s'intéresse au cas Anelka et à sa carrière "en dents de scie", qu'il qualifie d'"erreur coûteuse" pour le Real. Quant à l'ambiance générale de cette équipe "hors de contrôle", le journal allemand met en relief la déclaration de Sarkozy - qui a jugé le dérapage verbal du joueur "inacceptable".
http://www.lexpress.fr/actualite/sport/l-opera-bouffe-des-bleus-vu-par-la-presse-etrangere_900646.html
Immense gâchis
Le Herald Scotland se demande ce que peuvent bien penser les Irlandais face à cet immense gâchis, de sélection et de talent. Le journal accable Domenech. "Si les Bleus sont allés en finale en 2006, c'est malgré lui et non grâce à cet excentrique froid, adepte de l'astrologie."
"Révolution française" titre le Scottish Sun, qui relate le nouvel épisode du "feuilleton mélodramatique" des Bleus et l'humiliation subie par Raymond Domenech, qui, après s'être fait insulter, a d'abord soutenu la décision de la fédération d'exclure Anelka, puis a dû lire la lettre des Bleus quand ils ont boycotté leur entraînement.
"Si vous trouvez que l'équipe d'Angleterre a des problèmes, ayez une pensée pour la France", se moque le Daily Mirror, faisant allusion aux problèmes que traverse actuellement la sélection de Fabio Capello.
Opéra-bouffe
"La France brûle" selon El Pais (Espagne). "L'équipe de France est condamnée depuis que la Fédération a renouvelé le mandat de Domenech en 2006". "Plus qu'un opéra bouffe, le ton qu'a pris le contentieux depuis l'expulsion d'Anelka annonce une fin dramatique".
Pour La Vanguardia, il s'agit d'une nouvelle démonstration de l'individualisme français. Le quotidien catalan rappelle les précédents d'Eric Cantona, qui avait traité le sélectionneur national de "sac à merde"; de Zidane et son coup de boule, "grandiose sur le plan littéraire , mais égoïste footballistiquement parlant ". Mais pour le journal, c'est Domenech le champion des individualistes. "Son incompétence n'a d'équivalent que celle des bureaucrates qui ont rapatrié Anelka."
"Les Français se rebellent" titre The Irish independent (Irlande). "Plutôt que de galvaniser les Bleus, leur qualification sur le fil du rasoir aux dépens de l'Irlande n'a fait que retarder la décomposition de l'esprit d'équipe. Même selon les critères français de disputes, les événements d'hier sont particulièrement chaotiques."
"La seule consolation pour les supporteurs français est que les joueurs, pour une fois, ont paru d'accord sur quelque chose: le rejet de la décision de la Fédération", moque le Irish Times.
La guillotine pour Domenech
The Independent(Grande-Bretagne) imagine une conversation téléphonique entre Nicolas Sarkozy, qui n'a pas suivi le début de la coupe du Monde, et Domenech. Le chef de l'Etat apprend la défaite face au Mexique: "Comment cette magnifique équipe a-t-elle pu perdre face à des marchands de sieste porteurs de sombreros?". Et menace ensuite de remettre en marche la guillotine, spécialement pour Domenech.
"Mon dieu, les Bleus" (en français dans le texte) titre Die Welt (Allemagne). "L'équipe de France, autrefois si fière, ressemble de plus en plus à une cage remplie de fous". Et le journal de conclure: "Au Cap de Bonne espérance, l'équipe tricolore ressemble chaque jour davantage au Titanic..."
"La France s'enfonce dans le chaos", souligne le Süddeutsche Zeitung. Le journal s'intéresse au cas Anelka et à sa carrière "en dents de scie", qu'il qualifie d'"erreur coûteuse" pour le Real. Quant à l'ambiance générale de cette équipe "hors de contrôle", le journal allemand met en relief la déclaration de Sarkozy - qui a jugé le dérapage verbal du joueur "inacceptable".
http://www.lexpress.fr/actualite/sport/l-opera-bouffe-des-bleus-vu-par-la-presse-etrangere_900646.html
Un adolescent interpellé alors qu'il urinait sur la flamme du Mont-Valérien
Un adolescent a été interpellé dimanche soir alors qu'il urinait sur la flamme du souvenir du (Hauts-de-Seine), haut lieu de la Résistance, a-t-on appris lundi de source policière. Lire la suite l'article
Le jeune homme, originaire de Seine-Saint-Denis, a été interpellé dimanche vers 23h00 par une patrouille de police qui passait à proximité du mémorial, a précisé cette source. Il a été placé en garde à vue au commissariat de Suresnes (Hauts-de-Seine), selon cette source.
Le Mont-Valérien, où un millier de résistants et otages ont été fusillés par les Allemands de janvier 1941 à juin 1944, abrite le Mémorial de la France combattante, monument commémoratif élevé à la demande du général de Gaulle après la seconde guerre mondiale.
Vendredi, le président Nicolas Sarkozy s'était rendu sur place à l'occasion de la traditionnelle cérémonie de commémoration de l'Appel du 18 juin. En présence du chancelier de l'ordre des Compagnons de la Libération François Jacob, il avait ravivé la flamme du souvenir.
http://www.lepoint.fr/societe/un-adolescent-interpelle-alors-qu-il-urinait-sur-la-flamme-du-mont-valerien-21-06-2010-468683_23.php
Le jeune homme, originaire de Seine-Saint-Denis, a été interpellé dimanche vers 23h00 par une patrouille de police qui passait à proximité du mémorial, a précisé cette source. Il a été placé en garde à vue au commissariat de Suresnes (Hauts-de-Seine), selon cette source.
Le Mont-Valérien, où un millier de résistants et otages ont été fusillés par les Allemands de janvier 1941 à juin 1944, abrite le Mémorial de la France combattante, monument commémoratif élevé à la demande du général de Gaulle après la seconde guerre mondiale.
Vendredi, le président Nicolas Sarkozy s'était rendu sur place à l'occasion de la traditionnelle cérémonie de commémoration de l'Appel du 18 juin. En présence du chancelier de l'ordre des Compagnons de la Libération François Jacob, il avait ravivé la flamme du souvenir.
http://www.lepoint.fr/societe/un-adolescent-interpelle-alors-qu-il-urinait-sur-la-flamme-du-mont-valerien-21-06-2010-468683_23.php
Bleus : l'affaire tourne au séisme, Bachelot réunit les Bleus lundi
L'affaire est si incroyable qu'elle dépasse le monde du sport. Quelques heures après que les Bleus ont fait "la grève" de l'entraînement dimanche, en soutien à Nicolas Anelka, exclu la veille de l'Equipe, et que le n°2 de la FFF a démissioné (lire notre article), les réactions ont plu de toutes parts dans la classe politique, l'Exécutif en premier lieu. La ministre des Sports a affirmé, dimanche soir sur TF1, avoir évoqué la crise que traversent les Bleus avec Nicolas Sarkozy, qui lui demandé de prolonger son séjour en Afrique du Sud, ainsi qu'à Patrice Evra, qui "est décidé à faire un bon match" mardi. D'ici là, elle réunira l'ensemble des responsables des Bleus (Evra, le président de la Fédération française de football (FFF) Jean-Pierre Escalettes et Raymond Domenech, a-t-elle dit, appelant les joueurs "à la dignité et à la responsabilité".
Le gouvernement avait promis samedi que le fiasco probable des Bleus au Mondial et les insultes proférées par l'attaquant français envers le sélectionneur Raymond Domenech ne resteraient pas sans conséquences. Mais cet incident a été suivi dimanche du refus des joueurs de s'entraîner et d'une altercation entre le capitaine des Bleus Patrice Evra et le préparateur physique Robert Duverne.
Cohn-Bendit : "ça devient comique"
Le ministre du Travail, Eric Woerth, a dit qu'il n'imaginait "pas un instant" que le match de mardi contre l'Afrique du sud "soit menacé". Invité sur France 5, il a appelé les joueurs qui "ont peut-être perdu le ballon ou la boule" à "retrouver leur calme". "Il faut que les joueurs comprennent pourquoi ils sont sur le terrain, ce que veut dire le maillot de l'équipe de France. Les joueurs ne sont pas là pour décider", a-t-il insisté. Elle-même ancienne nageuse de l'Equipe de France, la ministre de l'Economie, Christine Lagarde, s'est déclarée lors du Grand Jury RTL/LCI/Le Figaro, "consternée par ce comportement" des Bleus. "J'appelle à resserrer les rangs (pour mardi) et à faire ce qu'il faut faire quand on est sportif de haut niveau", a-t-elle dit. Bernard Kouchner, de son côté, a estimé sur TV5, que la crise était une "caricature" et un "feuilleton épouvantable". Le sélectionneur de la Suisse, Ottmar Hitzfeld, lui, aurait certainement dit "bye-bye aux joueurs" s'il avait été dans la situation de son homologue.
Nicolas Sarkozy avait déjà estimé samedi depuis Saint-Pétersbourg, en Russie, que si Nicolas Anelka a vraiment insulté son sélectionneur, ces événements "sont inacceptables". Son conseiller spécial, Henri Guaino, a cependant douté dimanche qu'une intervention éventuelle du chef de l'Etat puisse apaiser la crise au sein de l'équipe de France de football. "Ce n'est plus du football, ce n'est plus du sport, ce n'est
plus une équipe", a-t-il poursuivi sur i>Télé, ajoutant : "Je ne suis pas convaincu qu'une intervention politique soit de nature à régler un probème de ce type". La veille, Roselyne Bachelot avait soutenu l'éviction d'Anelka par la Fédération française de football (FFF), lui reprochant d'avoir insulté le sélectionneur.
Ailleurs que dans l'équipe gouvernementale, le président du MoDem, François Bayrou, estimait dans le Parisien de dimanche qu'on "en fait trop" avec le football en France et qu'il y a "trop de communication et trop d'argent" autour de la sélection française. "Le match (la défaite contre le Mexique jeudi), les insultes, cette ambiance de décomposition, tout cela est révoltant", disait-il. Et Daniel Cohn-Bendit, intervenant sur LCI le temps du Mondial, a trouvé que l'affaire devenait "comique" tant elle a pris une tournure fantasque.
Dans un communiqué, Marine Le Pen (FN) est allée jusqu'à demander la démission de la ministre des Sports, Roselyne Bachelot, pour "l'humiliation mondiale" subie par le pays. Et le socialiste Jérôme Cahuzac s'est fait très mordant sur le thème d'une équipe contaminée par le "bling-bling", déjà soulevé lors de la polémique sur le coût de leur hôtel. "Il règne en équipe de France un climat qu'au fond Nicolas Sarkozy a exalté : c'est l'individualisme, l'égoïsme, le chacun pour soi, et la seule échelle de valeur de la réussite humaine c'est le chèque touché en fin de mois", a-t-il assuré à Radio J.
http://lci.tf1.fr/politique/2010-06/ebahis-les-politiques-appellent-les-bleus-a-se-ressaisir-5886454.html
Le gouvernement avait promis samedi que le fiasco probable des Bleus au Mondial et les insultes proférées par l'attaquant français envers le sélectionneur Raymond Domenech ne resteraient pas sans conséquences. Mais cet incident a été suivi dimanche du refus des joueurs de s'entraîner et d'une altercation entre le capitaine des Bleus Patrice Evra et le préparateur physique Robert Duverne.
Cohn-Bendit : "ça devient comique"
Le ministre du Travail, Eric Woerth, a dit qu'il n'imaginait "pas un instant" que le match de mardi contre l'Afrique du sud "soit menacé". Invité sur France 5, il a appelé les joueurs qui "ont peut-être perdu le ballon ou la boule" à "retrouver leur calme". "Il faut que les joueurs comprennent pourquoi ils sont sur le terrain, ce que veut dire le maillot de l'équipe de France. Les joueurs ne sont pas là pour décider", a-t-il insisté. Elle-même ancienne nageuse de l'Equipe de France, la ministre de l'Economie, Christine Lagarde, s'est déclarée lors du Grand Jury RTL/LCI/Le Figaro, "consternée par ce comportement" des Bleus. "J'appelle à resserrer les rangs (pour mardi) et à faire ce qu'il faut faire quand on est sportif de haut niveau", a-t-elle dit. Bernard Kouchner, de son côté, a estimé sur TV5, que la crise était une "caricature" et un "feuilleton épouvantable". Le sélectionneur de la Suisse, Ottmar Hitzfeld, lui, aurait certainement dit "bye-bye aux joueurs" s'il avait été dans la situation de son homologue.
Nicolas Sarkozy avait déjà estimé samedi depuis Saint-Pétersbourg, en Russie, que si Nicolas Anelka a vraiment insulté son sélectionneur, ces événements "sont inacceptables". Son conseiller spécial, Henri Guaino, a cependant douté dimanche qu'une intervention éventuelle du chef de l'Etat puisse apaiser la crise au sein de l'équipe de France de football. "Ce n'est plus du football, ce n'est plus du sport, ce n'est
plus une équipe", a-t-il poursuivi sur i>Télé, ajoutant : "Je ne suis pas convaincu qu'une intervention politique soit de nature à régler un probème de ce type". La veille, Roselyne Bachelot avait soutenu l'éviction d'Anelka par la Fédération française de football (FFF), lui reprochant d'avoir insulté le sélectionneur.
Ailleurs que dans l'équipe gouvernementale, le président du MoDem, François Bayrou, estimait dans le Parisien de dimanche qu'on "en fait trop" avec le football en France et qu'il y a "trop de communication et trop d'argent" autour de la sélection française. "Le match (la défaite contre le Mexique jeudi), les insultes, cette ambiance de décomposition, tout cela est révoltant", disait-il. Et Daniel Cohn-Bendit, intervenant sur LCI le temps du Mondial, a trouvé que l'affaire devenait "comique" tant elle a pris une tournure fantasque.
Dans un communiqué, Marine Le Pen (FN) est allée jusqu'à demander la démission de la ministre des Sports, Roselyne Bachelot, pour "l'humiliation mondiale" subie par le pays. Et le socialiste Jérôme Cahuzac s'est fait très mordant sur le thème d'une équipe contaminée par le "bling-bling", déjà soulevé lors de la polémique sur le coût de leur hôtel. "Il règne en équipe de France un climat qu'au fond Nicolas Sarkozy a exalté : c'est l'individualisme, l'égoïsme, le chacun pour soi, et la seule échelle de valeur de la réussite humaine c'est le chèque touché en fin de mois", a-t-il assuré à Radio J.
http://lci.tf1.fr/politique/2010-06/ebahis-les-politiques-appellent-les-bleus-a-se-ressaisir-5886454.html
dimanche 20 juin 2010
Nouveau "scandale" : refus de s'entraîner !
Normalement, quand on touche le fond, on remonte. Mais avec les Bleus, tout est possible. Au rythme où ils vont, ils risquent de trouver du pétrole et même de percer la croûte terrestre de l'autre côté du globe. Dimanche, à la surprise générale, ils ont refusé de s'entraîner pour contester la décision de la FFF d'expulser Nicolas Anelka du groupe suite aux propos tenus à l'encontre du sélectionneur à la mi-temps de France - Mexique (0-2). Comble du comble : c'est Raymond Domenech lui-même qui a lu à la presse le "communiqué des joueurs" annonçant cette décision. Jean-Louis Valentin, le directeur général de la FFF, chef de la délégation, a crié sa "honte" face a un tel spectacle et annoncé son retour à Paris en même temps que sa volonté de démissionner. Récit des minutes les plus improbables de la semaine.
Dimanche à 16 heures, après le départ de Nicolas Anelka vers Londres, les joueurs de l'équipe de France se sont présentés comme prévu au Field of Dreams de leur complexe du Pezula Hotel, pour une séance d'entraînement en public deux jours avant leur match contre l'Afrique du Sud. Ils ont traversé le terrain dans la largeur pour aller signer quelques autographes à certaines des 250 personnes présentes. Tous sauf un : Patrice Evra. Le capitaine, pendant ce temps, se trouvait au centre du terrain pour une discussion avec Raymond Domenech. Robert Duverne, le préparateur physique, s'y est joint, et le ton a changé. L'ambiance est devenue tendue, menaçante. L'ex-préparateur de l'OL a brandi son doigt d'un ton moralisateur et de façon si pressante que le sélectionneur a dû s'interposer entre les deux hommes. Fabrice Grange, l'un des entraîneurs des gardiens, s'est chargé de son côté d'éloigner Evra d'un Duverne excédé qui, sur le chemin du retour, a jeté son chronomètre de rage.
"Un scandale"selon le chef de la délégation
Dans la foulée, Evra a stimulé une discussion avec ses partenaires. Après quelques minutes de palabres, le capitaine a tendu à François Manardo, l'attaché de presse des Bleus, un petit papier au contenu mystérieux. Un communiqué des joueurs, visiblement préparé à l'avance, et qui formulait par écrit une décision incroyable : refus de s'entraîner ! Les Français, alors, sont rentrés dans le bus qui les avait déposés là dix minutes plus tôt. Sans toucher un ballon ni même entamer l'échauffement. Rideaux tirés. Le véhicule est reparti une heure plus tard, après que les mutins eurent obtenu de Raymond Domenech, hors de la présence du reste du staff, qu'il lise lui-même à la presse internationale le texte produit par ses joueurs. Le sélectionneur a rassuré sur une chose : les joueurs joueront mardi contre l'Afrique du Sud, après avoir mis "tous les atouts de (leur) côté".
Le symbole de cette montée en puissance dans l'absurde, c'est cette scène montrant Jean-Louis Valentin, abasourdi, remontant péniblement la butte qui entoure la pelouse, à peine connue le choix des joueurs. "J'ai honte, je rentre à Paris, les joueurs vous diront eux-mêmes ce qui se passe, a presque sangloté le directeur général de la FFF et chef de la délégation tricolore. C'est un scandale pour les Français et les jeunes qui sont ici, ils ne veulent pas s'entraîner. Pour ce qui me concerne, je quitte la Fédération." Depuis samedi, l'équipe de France s'est lancée, de l'aveu même d'Evra, à une chasse à la "taupe" après la parution dans L'Equipe des insultes d'Anelka à Domenech. Cette cause transcende visiblement toutes les autres.
http://eurosport.coupe-du-monde.tf1.fr/football/coupe-du-monde/2010/refus-de-jouer-absolu_sto2369474/story.shtml
Dimanche à 16 heures, après le départ de Nicolas Anelka vers Londres, les joueurs de l'équipe de France se sont présentés comme prévu au Field of Dreams de leur complexe du Pezula Hotel, pour une séance d'entraînement en public deux jours avant leur match contre l'Afrique du Sud. Ils ont traversé le terrain dans la largeur pour aller signer quelques autographes à certaines des 250 personnes présentes. Tous sauf un : Patrice Evra. Le capitaine, pendant ce temps, se trouvait au centre du terrain pour une discussion avec Raymond Domenech. Robert Duverne, le préparateur physique, s'y est joint, et le ton a changé. L'ambiance est devenue tendue, menaçante. L'ex-préparateur de l'OL a brandi son doigt d'un ton moralisateur et de façon si pressante que le sélectionneur a dû s'interposer entre les deux hommes. Fabrice Grange, l'un des entraîneurs des gardiens, s'est chargé de son côté d'éloigner Evra d'un Duverne excédé qui, sur le chemin du retour, a jeté son chronomètre de rage.
"Un scandale"selon le chef de la délégation
Dans la foulée, Evra a stimulé une discussion avec ses partenaires. Après quelques minutes de palabres, le capitaine a tendu à François Manardo, l'attaché de presse des Bleus, un petit papier au contenu mystérieux. Un communiqué des joueurs, visiblement préparé à l'avance, et qui formulait par écrit une décision incroyable : refus de s'entraîner ! Les Français, alors, sont rentrés dans le bus qui les avait déposés là dix minutes plus tôt. Sans toucher un ballon ni même entamer l'échauffement. Rideaux tirés. Le véhicule est reparti une heure plus tard, après que les mutins eurent obtenu de Raymond Domenech, hors de la présence du reste du staff, qu'il lise lui-même à la presse internationale le texte produit par ses joueurs. Le sélectionneur a rassuré sur une chose : les joueurs joueront mardi contre l'Afrique du Sud, après avoir mis "tous les atouts de (leur) côté".
Le symbole de cette montée en puissance dans l'absurde, c'est cette scène montrant Jean-Louis Valentin, abasourdi, remontant péniblement la butte qui entoure la pelouse, à peine connue le choix des joueurs. "J'ai honte, je rentre à Paris, les joueurs vous diront eux-mêmes ce qui se passe, a presque sangloté le directeur général de la FFF et chef de la délégation tricolore. C'est un scandale pour les Français et les jeunes qui sont ici, ils ne veulent pas s'entraîner. Pour ce qui me concerne, je quitte la Fédération." Depuis samedi, l'équipe de France s'est lancée, de l'aveu même d'Evra, à une chasse à la "taupe" après la parution dans L'Equipe des insultes d'Anelka à Domenech. Cette cause transcende visiblement toutes les autres.
http://eurosport.coupe-du-monde.tf1.fr/football/coupe-du-monde/2010/refus-de-jouer-absolu_sto2369474/story.shtml
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